souffle de vie – 19 et 20 avril 2008 – PRIEZ POUR JÉRUSALEM – par David Wilkerson

Transmis par Remy- Message du pasteur David Wilkerson donné le lundi 16 avril 2007 à Jérusalem

– « Que chaque pasteur, chaque chrétien, prenne position pour Israël et transmette le message de ce soir à son pays respectif ».

C’est ce soir au grand auditorium de Jérusalem, le Binianei haHouma, qu’a débuté la conférence du pasteur David Wilkerson qui a duré trois jours.

La salle était pleine et des chrétiens de toutes les nations étaient présents, enthousiastes. Avec beaucoup de passion, David Wilkerson, l’auteur du best-seller « la Croix et le poignard » nous a exhortés à bénir Israël et à prier pour la paix de Jérusalem

– « Il n’y a pas de moment plus critique pour Israël que ces jours-ci. »


Il y a 20 ans, lorsque David Wilkerson vint à New-York, le Seigneur lui avait dit clairement :

– « Honore Israël et Je bénirai ton assemblée ! ».

Et David Wilkerson de résumer les choses :

– « Un chrétien n’est véritable que s’il aime et bénit Israël ! ».

Après avoir passé en revue tout ce que la Parole dit à propos de la nécessité de bénir Israël et de rendre grâce à Dieu pour Son peuple, qui nous a transmis les Ecritures, nous a fait connaître les Patriarches, les saintes alliances, et le Messie Lui-même, David Wilkerson a alors posé la question que Paul exprime dans Romains 11 :13 en l’actualisant :

– « Comment l’Eglise peut-elle rendre jaloux Israël aujourd’hui ?… ».

Avec émotion, David Wilkerson a parlé de tous les pasteurs, évêques et responsables chrétiens se disant « de Christ », qui s’entêtent à ne pas bénir Israël, et le critiquent. Il a fustigé notamment le matérialisme et la « théologie de la prospérité », qui, selon lui, a terni l’image de la simplicité évangélique.

C’est aussi, dit David Wilkerson, la théologie de St Jean Chrysostome qui refait surface et nourrit l’antisémitisme chrétien.

Cet évêque du IVe siècle, appelé « bouche d’or », l’un des « plus grands Pères de l’Eglise », parlait des Juifs d’une manière odieuse jusqu’à les traiter de porcs :

– « La synagogue est pire qu’un bordel. c’est l’antre de vauriens et le repaire de bêtes sauvages. le temple de démons se consacrant à des cultes idolâtres ».

Cette théologie antisémite a perduré jusqu’à la Réforme et renaît à présent dans le monde chrétien et jusque dans la famille évangélique !

Pour David Wilkerson, le « temps des Gentils » s’est achevé en 1967 avec la libération de Jérusalem – la ville de David a été rendue à Israël.

Dieu n’a jamais « abandonné » Israël, et, alors que toutes les nations se détournent d’elle, le temps est venu où les chrétiens doivent prendre parti clairement et avec force pour le peuple de Dieu et sa terre.

Ministère Juif Messianique Francophone Israélite » Sar Shalom Ministry » Siège Social: 5, rue Maurice Denis 75012 Paris France-Association J.O.06/00171317 (France)

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  17Comments

  1. Mestchersky Boris   •  

    Hier, Dimanche, au culte de l’assemblée locale, aucune pensée pour Israël et son peuple.

    Alors que la fête de Pâque pour les juifs était à son dernier jour.
    De plus, cette année, c’est l’anniversaire de la création de l’état d’Israël, quand je dis création, je pense surtout à résurrection, renouvellement de vie du peuple juif sur les terres que L’Eternel D.ieu, le Saint d’Israël, L’Eternel des armées, que son nom soit béni, aitdonné en héritage, en partage à Israël.

    Pas une parole, est-ce malgré l’actualité de ces deux dernières années, au Moyen-Orient.

    Alors que des pans entiers de la prophétie se décachettent au fur et à mesure des actualités.

    Silence radio dans nos assemblées, comme si ces choses se passaient très très loin, sur une autre galaxie,
    sommes-nous devenus étrangers aux choses de D.ieu ?
    A l’action prophétique du D.ieu révélé de la Bible ?

    Quelle tristesse, mais aussi quel signe !

    L’apostasie se manifeste aussi de cette manière-là !

    Ne l’oublions pas et relevons nos têtes.

    Ah oui, savez-vous qu’ il restera six mois et trois ans à partir du mois de juillet 2008, pour arriver à l’année 2012 ?
    Soit la moitié d’une semaine, celle où Israël va être séduit ?

    Toutes les guerres se sont déroulées contre Israël depuis sa création, dans le mois de juin !

    Les feuilles s’attendrissent, sont les signes avant-coureurs de la venue de Jésus-Christ dans sa gloire s’accélèrent aussi.

    Que la paix de Notre Seigneur et Sauveur , le Fils unique du Père soit avec vous et tous vos biens-Aimés.

    Mestchersky Boris

  2. miche   •  

    Petite rectification pour Boris concernant Pessah.
    Hier, 20 avril, c’était le 1er grand jour. Toutefois, ce n’est pas le dernier. Nos frères juifs fêtent la Pâque toute la semaine.
    Voilà encore du temps devant vous pour sensibiliser votre assemblée et votre berger aussi..

  3. Mestchersky Boris   •  

    Merci de rectifier l’erreur, c’est une semaine de fête, et je n’ai pas bien déterminé le début et la fin, étant artiste-peintre , la notion du temps et du calendrier me perturbe, et me rend confus quelques fois.

    Mais le résultat reste dramatiquement le même, le manque d’intérêt, est un constat évident dans nos assemblées chrétiennes, pour les prophéties sur les temps de la fin, et de ce qui doit arriver en Israël, avant le retour glorieux de l’Epoux, qu’est notre Sauveur et Seigneur, Jésus-Christ.

    Affectueusement en Christ-Jésus,

    Boris Mestchersky.

  4. MEEK88= Jean Yves   •  

    Je me pose une question toute bête depuis mon enfance!
    Le catéchisme m’apprenait que Jésus serait au tombeau pendant 3 jours ( 3 jours et 3 nuits= signe de Jonas: Math 12v39,40) et moi, je ne comptais que un jour et demi, du vendredi après-midi au dimanche matin!
    Y avait-il un Shabbat " annuel" pour Pessah? Et donc, 2 Shabbat, cette semaine-là? Jésus a bien participé au repas du Seder, a partagé l’Aficomen (l’un des pains) et partagé aussi l’une des 4 coupes (la coupe de délivrance)…et puis, le lendemain aurait forcément été un vendredi?…alors que ces fêtes annuelles se décalent tous les ans?
    Bon, je ne veux pas pinailler, ce n’est pas une question de Salut,… mais pour nos amis juifs…On pourrait, dans ce cas, leur dire qu’un faux christianisme leur a menti, et que nous nous intéressons vraiment à eux et à leur histoire..
    En espérant ne pas être ridicule…
    JY

    Michelle : Ta question est juste. Je n’ai pas la réponse. Ce que l’on sait, c’est que sa résurrection était le troisième jour… Les linguistes grecs sont peut-être qualifiés !

  5. MEEK88= Jean Yves   •  

    Ce n’est pas pour insister bêtement,mais en Genese 1:"il y eut un soir,il y eut un matin.Ce fut le premier jour"…Puis,"il y eut un soir,il y eut un matin.Ce fut le deuxième jour"…Puis,"il y eut un soir,il y eut un matin.Ce fut le troisieme jour".
    C’est bien pour cela que chez les Hebreux,et les Juifs,le "jour" commence..le soir!
    Si Jésus est mis au tombeau avant la tombée de la nuit du "vendredi saint",le "troisième jour est.. un lundi! On n’en sort pas!Mais peut-être que "les linguistes hébreux sont qualifiés"!
    Allez,j’arrête! ça ne gêne que moi,et ça ne doit pas être tres grave.

    Michelle : à moins qu’il ne faille calculer à partir de l’arrestation de Jésus: car le premier jour de la semaine , dans la Bible, correspond bien à notre dimanche… ou qu’il y ait eu effectivement deux sabbat cette semaine là (c’était la pâque juive !!!!)

  6. BCARDI   •  

    C’est mon amie Élisabeth qui a attiré mon attention sur ton commentaire, Jean Yves. En fait,les "linguistes/exégètes" de tout "poil" s’arrachent depuis longtemps les cheveux sur le "signe de Jonas", et aussi sur un autre problème : la date de la Pâque de cette année-là. Le dernier repas de Jésus rapporté par les Synoptiques est bien un "Seder de Pessach" ; or d’après Jean, la Pâque n’a pas encore eu lieu… En fait, on a découvert que, à l’époque de Jésus, cohabitaient plusieurs calendriers religieux (dont un essénien) : cela explique que Jean ne considère pas le dernier repas de Jésus comme un vrai Seder de Pessach et date le début de la fête de la Pâque au vendredi soir, après la mort de Jésus. Mais ça ne donne toujours pas "trois jours et trois nuits". Pour cette question, il faut remettre "à plat" toutes les données des Évangiles, et on s’aperçoit alors, si on remet les événements dans leur contexte d’époque, que le dernier repas de Jésus n’a pas pu avoir lieu le jeudi, mais plutôt le mardi soir de cette semaine-là. Et que Jésus a été appréhendé et "mis en garde à vue" depuis le mardi dans la nuit… Ce qui fait qu’il est resté aux mains de ceux qui voulaient sa mort trois nuits (mardi, mercredi et jeudi) et trois jours (mercredi, jeudi et vendredi). CQFD.
    On peut noter aussi que Jean qualifie le samedi (samedi saint), premier jour de Pessach selon son calendrier (celui du Temple), de "grand jour" (Jean 19.31). C’est parce que le premier jour de Pessach, considéré par la Loi comme un jour de shabbat, tombait cette année-là un samedi, un jour de shabbat normal, d’où sa qualification de "grand jour", en hébreu "shabbat hagadol"…
    Quant au manque d’intérêt manifesté par la plupart des assemblées chrétiennes envers le peuple juif en général et Israël en particulier, je le déplore moi aussi. J’aime à me dire, en tant que chrétien, non pas seulement "descendant spirituel d’Abraham", mais "descendant spirituel d’Abraham, d’Isaac, et d’Israël", en donnant à Jacob le nom même que lui a donné l’Ange de l’Éternel au gué du Yabbok.
    BC
    PS1 : il existe une autre signification à donner au signe de Jonas : celui de l’ouverture des promesses de Dieu aux païens que nous sommes, nous autres "ninivites"…
    PS2 : dorénavant, j’essayerai de lire un peu plus les commentaires suscités par tes messages Michelle…

    Michelle : Merci Bernard, pour ces explications. Il est peut-être une donnée que l’on n’a pas pris en compte. Dans les trois premiers évangiles il nous est dit, quand Jésus était sur la croix, QUE DE LA SIXIÈME HEURE À LA NEUVIEME HEURE il y eut des ténèbres sur toute la terre (Mt 27:45). Je crois qu’il s’agit d’une précision très importante. Pour Dieu, mille ans sont comme un « quart de veille ». Ces trois heures-là, que représentent -elles ? La nuit la plus sombre qu’il y ait jamais eu sur toute la terre ? Trois heures terribles. Pourtant, Jésus n’était pas encore mort… Il y a certainement une clé extraordinaire du mystère, dans ces trois heures de ténèbres, mentionnées trois fois….

  7. MEEK88= Jean Yves   •  

    Merci vraiment beaucoup, Bernard et Michelle, pour toutes ces explications.
    J’avais également déduit que Jésus avait pris le repas un mardi soir, mais j’en avais conclu qu’il était mort un mercredi, et ressuscité un samedi soir (jour de shabbat), en me disant que le fait que"les femmes" découvrent le tombeau vide, et qu’un ange leur dise:"il EST ressuscité"(un dimanche) ne donnait aucune indication sur le jour et l’heure.
    J’en avais également conclu que le"grand jour" était un jeudi, et que les femmes étaient allées chercher les arômates le vendredi.
    Je remarque, par ailleurs, que en Jean 18v28, les pharisiens ne veulent pas entrer dans le prétoire "afin de ne pas se souiller et de pouvoir manger la Pâque",ce qui confirmerait les différences de calendrier.
    Je me rend compte aussi que mes motivations étaient trop anti-catholiques. Toutefois, et de toutes les façons, cela met hors-jeu (ou plutôt hors Parole de Dieu)le jeudi saint eucharistique du catholicisme.
    Je ressens avec d’autant plus de douloureuse réalité cette Passion de notre Seigneur (bien pire qu’une "garde à vue" de trois jours, et rien à voir avec ce film de Mel Gibson, puisque le poids de nos péchés était le plus lourd à porter)
    Je prends bien note aussi de ces fameuses "trois heures de ténèbres"!! Impressionnant! Et j’y ajoute qu’après la mort de Jésus, non seulement le voile du temple s’est déchiré,mais"plusieurs saints qui étaient décédés ressuscitèrent"(Matt 27v51a53) L’Esprit de Vie en Jésus-Christ ne pouvait sans doute que commencer immédiatement à se répandre.
    Merci encore. JY

  8. MEEK88= Jean Yves   •  
  9. MEEK88=Jean Yves   •  

    Je disais "garde à vue" (entre guillemets) parce que BCARDI avait utilisé ce terme. Et il m’avait touché quand j’ai pensé à la durée et à l’horreur de cette "Passion" dont je parle d’ailleurs.
    On se comprend. JY

  10. BCARDI   •  

    En remerciant Jean Yves pour ses développements sur mon commentaire, je prends conscience et je me réjouis du fait que "le voile se déchire" sur le "vécu" de Jésus il y a 2000 ans, et que ces événements, qui bouleversent, au sens propre, nos vies d’aujourd’hui se dégagent petit à petit de leur gangue millénaire. Certes, comme tu le remarques Michelle, il y a encore beaucoup de choses qui nous sont cachées, mais ce qui est merveilleux, c’est que plus nous nous approchons avec un coeur sincère et enthousiaste et une intelligence respectueuse de la clé de ces mystères, plus nous nous approchons de leur source : Jésus qui a dit "Je suis la vérité…".
    BC

  11. tomer   •  

    J’ai lu l’article et à la demande de Miche, à mon tour, je voudrais donner une petite explication du déroulement des événements lors du sacrifice de Yeshoua pendant la fête de pessah.

    Relire Exode 20:8-11; Exode 31:13-17; Lev. 23:4-8; Matt. 26.17.

    Tout le monde connaît la théorie de l’église catholique mettant en évidence le vendredi saint et la résurrection le dimanche. Outils utilisés par les pères de l’église pour justifier le changement de jour du repos du shabbat en dimanche.
    Le quatrième commandement dit : « Souviens–toi du jour du repos, pour le sanctifier »
    Précisons que « le jour du repos » est une explication et non une traduction. Si nous retournons à l’hébreu, le texte stipule « Shabbat ».
    Shabbat est un mot intraduisible mais s’il faut lui donner une explication on dirait en effet : jour du repos.
    Mais le shabbat est le samedi et nullement le dimanche. L’interprétation qu’ont fait les chrétiens du sacrifice de Yeshoua a permis au christianisme de « se libérer » du shabbat……

    2 théories circulent dans les milieux nazaréens par rapport à l’explication du cours des événements. Nous allons les analyser l’une après l’autre.

    1ère théorie : la plus probable (ma préférée).
    Yeshoua a mangé le seder le 13 Nissan (mercredi).
    Le lendemain, 14 Nissan , Il est crucifié pendant la journée ( jeudi).
    Au même moment où les animaux des pharisiens étaient sacrifiés dans le temple. Petite précision : les saduccéens, eux, le faisaient le 13 un jour avant – le jour où Yeshoua et les disciples l’auraient fait.
    Ils Le mettent dans le sépulcre dans la nuit du 14 Nissan (en fait le 15 dans le judaïsme cela commence à la tombée du jour)
    Le soir du 14 (15 Nissan), c’est le 1er jour de Hag Hamatsot (pains sans levain) shabbat gadol ! Gadol en hébreu est l’adjectif « grand ». (Double shabbat) .
    C’est ce qu’a précisé l’apôtre Jean dans son épître :
    Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, –car c’était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour (shabbat gadol), –les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlevât. Jean 19 :21.
    Le lendemain, shabbat hebdomadaire, les femmes ne peuvent toujours pas se rendre au sépulcre (parce que c’est un shabbat).
    Vendredi et samedi sont donc des shabbat. le shabbat commence à la tombée du soleil –au début du 1er jour de Hag hamatsot.
    Elles ne peuvent s’y rendre que le 3ième jour.
    Yeshoua ressuscite samedi soir avant l’aube du dimanche. D.ieu a utilisé le shabbat afin que cela se fasse à l’écart des hommes.
    Le premier jour de la semaine, Myriam de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre. Jean 20 :1.
    Le soleil n’est pas encore levé.
    HIC : quand on compte comme ça, en calculant avec précision, il ne reste pas exactement 3 jour et 3 nuits dans le tombeau (jour et nuit de 12h ).

    Pour corriger ce décalage vient alors la 2ième théorie qui tente de pallier à ce problème.
    Pour cela, il faut tout remonter d’une journée.
    Le Seigneur mange le mardi et est crucifié le mercredi 14 Nissan.
    Dans ce cas- là, il reste bien 3 jours et 3 nuits dans le tombeau ; mais il y a un problème…
    C’est que le vendredi qui est un 16 Nissan, ce n’est pas un shabbat !
    Donc les femmes pouvaient aller voir le corps de Yeshoua déjà à partir de Vendredi.
    Alors, pourquoi ont-elles été après la fin du shabbat si elles pouvaient y aller le vendredi ??
    Si on veut chercher la petite bête pour justifier cette théorie on peut dire qu’au premier siècle, le vendredi était considéré par les galiléens presque comme un shabbat. Ce qui n’était pas le cas des judéens du sud !
    Comme la majorité des disciples de Yeshoua étaient des galiléens …
    … mais je n’y crois pas car c’est un peu tiré par les cheveux, je suis donc favorable à la première théorie.

  12. BCARDI   •  

    Tomer, ce qui me gène dans l’une et l’autre des hypothèses que tu exposes, et dont j’avais déjà connaissance, c’est qu’elles ne donnent qu’une demi journée (si on ne compte pas la nuit, où ni Pilate, ni le sanhédrin ne rendaient la justice…) pour "caser" une grande quantité d’événements :
    1) la comparution de Jésus devant le sanhédrin (dont les synoptiques soulignent la durée (Matthieu 28.59-60 notons le "enfin" (usteron) au début du v60),
    2) une première comparution devant Pilate,
    3) le renvoi de Jésus par Pilate devant Hérode (si on fait confiance à Luc) chez qui il a dû passer un long moment, pressé de questions (Luc 23.9),
    4) le retour de Jésus devant Pilate,
    5) la montée au Golgotha et la crucifixion (vers neuf heures du matin selon les synoptiques).
    Tous ces rendez-vous et ces allées et venues dans une Jérusalem bondée de pèlerins et aux rues très étroites, c’est difficile à imaginer en six heures d’horloge, même au pas de course (et comment peut-on marcher au pas de course avec un condamné à mort entouré de soldats qui devaient se frayer un chemin au milieu de la foule compacte). Je suis allé à Jérusalem plusieurs fois et j’ai pu le vérifier, même si les rues de la Jérusalem moderne (dont la fameuse "via dolorosa") sont à quelque huit mètres au dessus du niveau de la Jérusalem de l’époque de Jésus (voir les fouilles du Cardo), ce qui semble ne gèner en rien la plupart des "pèlerins chrétiens marchant sur les pas du Christ" que j’ai pu y rencontrer…
    D’autant plus que Jean nous signale que Pilate a été obligé de recevoir les accusateurs de Jésus "le matin" (Jean 18.28), et note même que "c’était la sixième heure" (Jean 19.14), soit, comme il donnait certainement l’heure à la manière romaine (autrement il est en contradiction avec les synoptiques), vers six heures du matin le jour précis de la crucifixion…
    Finalement, je préfère en rester à mes suggestions, qui me semblent plus conformes aux temps et aux lieux, évidemment, sans en faire un "article de foi"…
    Quant au fait de qualifier le début des fêtes de Pessach de "shabbat hagadol" comme le fait Jean (Jean 19.31), il n’est attesté que lorsque le 14 nisan tombe en même temps qu’un shabbat normal. Ce qui tend à montrer que cette année-là, il n’y a pas eu deux shabbat (un pour le début de la fête de Pessach et un pour la fin de la semaine) mais un seul, "superposition" des deux : les "saintes femmes" n’ont effectivement pas attendu plus d’un jour pour se rendre au tombeau, "le premier jour de la semaine", c’est à dire notre "dimanche", et constater qu’"il n’est plus ici, il est ressuscité".
    J’espère pour ma part que, de la confrontation des idées, surgira une plus grande lumière sur cette semaine cruciale (au sens propre), et je m’en réjouis d’avance.
    cependant je ne sais pas si les commentaires sont le lieu idéal pour débattre de la question et supporter les échanges un peu "pointus" que nous commençons à avoir. Je suggère donc aux lecteurs désireux de me donner leur opinion d’utiliser mon mail, à moins que tu ne désires, Michelle, que ces échanges continuent sur ton blog pour le plus grand éclairage de tous et "la plus grande gloire de Dieu".
    BC

  13. Laurence (Vannypen)   •  
  14. MEEK88=Jean Yves   •  

    Merci beaucoup à Tomer et à BCARDI pour leurs commentaires.
    Je souhaitais qu’au moins un "juif messianique" puisse apporter une contribution à cette recherche, et je suis heureux que ce soit le cas, tout en souhaitant que beaucoup d’autres juifs puissent connaitre cet intérêt que nous leur portons (nota: je pense qu’un juif messianique est un"chrétien" mais je comprends l’attachement au mot, je me faisais même appeler "catholique messianique" après ma conversion).
    Je possède un calendrier juif, et une bible Chouraki (parmi une dizaine d’autres), j’utilise souvent le nom de Yeshua dans ma prière"personnelle"(juste pour me dégager des notions et images romaines) et cela ne pousse pas à "judaïser".La "romanisation" de beaucoup me semble plus inquiétante.
    Bref, encore merci, même si j’ai encore des questions à poser. Comme le dit Bernard, on pourrait correspondre directement (mon E-mail est à disposition si Michelle préfère ainsi).

  15. tomer   •  

    Merci pour ton commentaire Jean-Yves !
    Ce que tu as écris sur le fait de judaïser est très beau et j’ajouterai pour compléter ton commentaire si tu me le permets :

    La culture païenne présente dans le christianisme est BEAUCOUP PLUS DANGEREUSE que la culture juive et la culture biblique qui sont d’origines DIVINES. Et s’il est dit que les gestes liés à la culture juive sont de l’idolâtrie, il faudra donc repréciser ce qui est avancé afin de ne pas traiter le judaïsme d’idolâtrie si je l’ai bien compris comme cela.

    J’aimerais réagir à certaines choses sur les derniers commentaires ayant été apposés sur le blog et tiens à préciser mon cheminement. Mes frères en Yeshoua et moi, essayons du mieux que nous le pouvons d’observer la Torah comme notre maître Yeshoua nous l’a enseigné.
    Cela fait-il de nous des croyants snob, arrogants ou orgueilleux ?
    Méprisant le fait que les autres ne le font pas ?
    LOIN DE LA !, nous ne sommes en rien différents des autres croyants, et avons besoin autant que les autres de la miséricorde de notre père !
    Tout autant que les autres nous gardons comme objectif de gagner cette course même si parfois nous chutons.

    Pourquoi est-ce que j’utilise des mots hébraïques ? Ou le nom Yeshoua ?
    Tout simplement parce que c’est son vrai nom !! … et parce qu’il est préférable de ne pas changer son nom.
    En effet le mot dieu est utilisé pour parler de notre Dieu. Si le fait d’utiliser son nom d’origine n’est pas si important alors il conviendrait sans problème que l’on utilise le nom de a.l.l.a.h. pour décrire notre Adonaï Elohim.

    Une raison secondaire me motivant à appeler Jésus -> Yeshoua c’est pour la même raison que j’ai évoqué dans mon commentaire à propos du shabbat.
    En effet je ne veux pas remplacer le mot « shabbat » dans mon vocabulaire par « jour du repos » ou pire : « dimanche », de la même manière je veux remettre en place des mots d’origine et non des traductions.
    Est-ce pour cela que je suis contre les traductions ?
    Pas pour autant, mais celles-ci sont souvent tendancieuses et ne sont pas aussi riches que leurs mots d’origine.

    Riche à quel point ?
    Savez-vous que dans le seul nom de Yeshoua est implanté tout le plan divin pour le monde ? Et ce dans chaque signification des lettres. Le nom de Jésus peut-il nous l’enseigner ?
    Malheureusement pas.

    Je suis surpris de voir que le sens que l’on donne aux trois mots « sous la loi » n’a pas le sens que Paul a voulu lui donner.
    Je vais ci-dessous, si vous me le permettez approfondir le sens profond de ces trois mots.

    L’expression « sous la loi ».
    C’est une phrase un peu passe-partout car, en fait, peu de personnes savent réellement ce qu’elle veut dire. Elles sont persuadées par leurs traditions chrétienne que « sous la loi » signifie « observer la loi »; et donc, quand Paul dit « nous ne sommes plus sous la loi », ça signifierait naturellement « qu’il ne faut plus observer la loi de Dieu. » Il n’y a rien de plus faux!!!
    Voir Romains 3 :19 ; Paul nous permet ici de comprendre la phrase « sous la loi ». En effet, Paul met en parallèle le fait d’être « sous la loi », et d’être « reconnu coupable devant Dieu ».
    Donc, si on est sous la loi, on est coupable aux yeux de Dieu.
    De plus, Paul fait le lien entre « tout le monde est reconnu coupable devant Dieu » et la phrase « tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché » voir le verset 9.
    Donc, tout le monde, Juifs et Grecs, est reconnu coupable devant Dieu parce que tout le monde est sous la loi. Et pourquoi sont-ils tous sous la loi? Parce qu’ils sont « tous sous l’empire du péché », ou plus simplement comme le traduit Darby: « tous sous le péché ».
    Donc, être « sous la loi » signifie la même chose qu’être « sous le péché » (ou sous l’empire du péché).
    Et si on est sous l’empire du péché, alors on est reconnu coupable devant Dieu car on est pécheur.
    Pourquoi celui qui commet un péché est-il appelé « transgresseur »? Transgresseur de quoi?
    De Sa Torah évidemment !
    Celui qui est sous la loi, c’est celui qui transgresse la Torah et non celui qui l’observe comme l’enseigne le christianisme!
    Revenons à Romains 3:19,
    Le mot « coupable » utilisé dans ce verset traduit le Grec: « hupodikos ». Ce mot est composé de deux mots Grecs: « hupo » qui signifie « par ou sous », et « dike » qui signifie « droit, un procès, une décision judiciaire, une sentence de condamnation ».
    Donc, littéralement, « hupodikos » signifie « être sous une décision judiciaire » ou « sous une sentence de condamnation ».
    Pour prendre cette décision judiciaire ou cette sentence de condamnation, Dieu se base sur Sa Loi, Sa Torah pour juger et condamner.
    Donc, l’expression « être sous la loi » signifie « être en procès avec Dieu!! » Cela signifie « subir une décision judiciaire nous condamnant, car nous avons été reconnu coupable par Dieu de transgresser Sa Torah!! »
    Paul nous enseigne donc que tous, Juifs et Grecs, ont transgressé la Torah, et sont donc coupables devant Dieu. Nous sommes donc tous sous l’empire du péché car nous avons tous péché!
    Et nous sommes donc tous « sous la loi », c’est-à-dire, sous la condamnation à mort de la Torah pour transgression.
    Cette expression existe même dans la langue française: En effet, on dit d’une activité condamnée par la loi des hommes, qu’elle « tombe sous le coup de la loi ».
    Je remarque que la compréhension chrétienne des épîtres de Paul est trop superficielle. A ma connaissance,limitée comme tous, aucun pasteur ne s’est donné la peine de chercher à réellement comprendre cette phrase. Et le christianisme continue à l’utiliser pour justifier son enseignement anti-Torah erroné!

    J’encourage donc à aller plus loin dans sa compréhension de la parole.
    J’espère avoir été bien compris, et dans le cas contraire, je serais heureux de pouvoir continuer aussi à en discuter par mails comme le disait Bernard et Jean-Yves

    Michelle: Bonjour Tomer. Entièrement d’accord avec toi sur le nom de Yeshua que l’on ne peut prononcer qu’avec respect, car, comme tu le dis, il contient à lui seul, d’immenses signification, et d’accord sur le sujet de la loi: La démonstration même que l’on est né de nouveau est qu’on observe les commandements divins par amour pour Christ, et on peut le faire car ces commandements, comme promis par Jérémie (par Dieu ! en Jérémie Heb 8 et 10) sot inscrits DANS NOS COEURS.

    Pour le reste, tu es bien placé pour savoir qu’il existe – chez certains « goys » – un vrai snobisme judaïque, à celui qui sera plus juif que les juifs … Il paraît que certains goys se font même circoncire ! Ils mettent leur spiritualité chrétienne dans l’observance des rituels juifs… niant ainsi l’oeuvre de la croix.

    Merci pour ton commentaire Jean-Yves !
    Ce que tu as écris sur le fait de judaïser est très beau et j’ajouterai pour compléter ton commentaire si tu me le permets :

    La culture païenne présente dans le christianisme est BEAUCOUP PLUS DANGEREUSE que la culture juive et la culture biblique qui sont d’origines DIVINES. Et s’il est dit que les gestes liés à la culture juive sont de l’idolâtrie, il faudra donc repréciser ce qui est avancé afin de ne pas traiter le judaïsme d’idolâtrie si je l’ai bien compris comme cela.

    J’aimerais réagir à certaines choses sur les derniers commentaires ayant été apposés sur le blog et tiens à préciser mon cheminement. Mes frères en Yeshoua et moi, essayons du mieux que nous le pouvons d’observer la Torah comme notre maître Yeshoua nous l’a enseigné.
    Cela fait-il de nous des croyants snob, arrogants ou orgueilleux ?
    Méprisant le fait que les autres ne le font pas ?
    LOIN DE LA !, nous ne sommes en rien différents des autres croyants, et avons besoin autant que les autres de la miséricorde de notre père !
    Tout autant que les autres nous gardons comme objectif de gagner cette course même si parfois nous chutons.

    Pourquoi est-ce que j’utilise des mots hébraïques ? Ou le nom Yeshoua ?
    Tout simplement parce que c’est son vrai nom !! … et parce qu’il est préférable de ne pas changer son nom.
    En effet le mot dieu est utilisé pour parler de notre Dieu. Si le fait d’utiliser son nom d’origine n’est pas si important alors il conviendrait sans problème que l’on utilise le nom de a.l.l.a.h. pour décrire notre Adonaï Elohim.

    Une raison secondaire me motivant à appeler Jésus -> Yeshoua c’est pour la même raison que j’ai évoqué dans mon commentaire à propos du shabbat.
    En effet je ne veux pas remplacer le mot « shabbat » dans mon vocabulaire par « jour du repos » ou pire : « dimanche », de la même manière je veux remettre en place des mots d’origine et non des traductions.
    Est-ce pour cela que je suis contre les traductions ?
    Pas pour autant, mais celles-ci sont souvent tendancieuses et ne sont pas aussi riches que leurs mots d’origine.

    Riche à quel point ?
    Savez-vous que dans le seul nom de Yeshoua est implanté tout le plan divin pour le monde ? Et ce dans chaque signification des lettres. Le nom de Jésus peut-il nous l’enseigner ?
    Malheureusement pas.

    Je suis surpris de voir que le sens que l’on donne aux trois mots « sous la loi » n’a pas le sens que Paul a voulu lui donner.
    Je vais ci-dessous, si vous me le permettez approfondir le sens profond de ces trois mots.

    L’expression « sous la loi ».
    C’est une phrase un peu passe-partout car, en fait, peu de personnes savent réellement ce qu’elle veut dire. Elles sont persuadées par leurs traditions chrétienne que « sous la loi » signifie « observer la loi »; et donc, quand Paul dit « nous ne sommes plus sous la loi », ça signifierait naturellement « qu’il ne faut plus observer la loi de Dieu. » Il n’y a rien de plus faux!!!
    Voir Romains 3 :19 ; Paul nous permet ici de comprendre la phrase « sous la loi ». En effet, Paul met en parallèle le fait d’être « sous la loi », et d’être « reconnu coupable devant Dieu ».
    Donc, si on est sous la loi, on est coupable aux yeux de Dieu.
    De plus, Paul fait le lien entre « tout le monde est reconnu coupable devant Dieu » et la phrase « tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché » voir le verset 9.
    Donc, tout le monde, Juifs et Grecs, est reconnu coupable devant Dieu parce que tout le monde est sous la loi. Et pourquoi sont-ils tous sous la loi? Parce qu’ils sont « tous sous l’empire du péché », ou plus simplement comme le traduit Darby: « tous sous le péché ».
    Donc, être « sous la loi » signifie la même chose qu’être « sous le péché » (ou sous l’empire du péché).
    Et si on est sous l’empire du péché, alors on est reconnu coupable devant Dieu car on est pécheur.
    Pourquoi celui qui commet un péché est-il appelé « transgresseur »? Transgresseur de quoi?
    De Sa Torah évidemment !
    Celui qui est sous la loi, c’est celui qui transgresse la Torah et non celui qui l’observe comme l’enseigne le christianisme!
    Revenons à Romains 3:19,
    Le mot « coupable » utilisé dans ce verset traduit le Grec: « hupodikos ». Ce mot est composé de deux mots Grecs: « hupo » qui signifie « par ou sous », et « dike » qui signifie « droit, un procès, une décision judiciaire, une sentence de condamnation ».
    Donc, littéralement, « hupodikos » signifie « être sous une décision judiciaire » ou « sous une sentence de condamnation ».
    Pour prendre cette décision judiciaire ou cette sentence de condamnation, Dieu se base sur Sa Loi, Sa Torah pour juger et condamner.
    Donc, l’expression « être sous la loi » signifie « être en procès avec Dieu!! » Cela signifie « subir une décision judiciaire nous condamnant, car nous avons été reconnu coupable par Dieu de transgresser Sa Torah!! »
    Paul nous enseigne donc que tous, Juifs et Grecs, ont transgressé la Torah, et sont donc coupables devant Dieu. Nous sommes donc tous sous l’empire du péché car nous avons tous péché!
    Et nous sommes donc tous « sous la loi », c’est-à-dire, sous la condamnation à mort de la Torah pour transgression.
    Cette expression existe même dans la langue française: En effet, on dit d’une activité condamnée par la loi des hommes, qu’elle « tombe sous le coup de la loi ».
    Je remarque que la compréhension chrétienne des épîtres de Paul est trop superficielle. A ma connaissance,limitée comme tous, aucun pasteur ne s’est donné la peine de chercher à réellement comprendre cette phrase. Et le christianisme continue à l’utiliser pour justifier son enseignement anti-Torah erroné!

    J’encourage donc à aller plus loin dans sa compréhension de la parole.
    J’espère avoir été bien compris, et dans le cas contraire, je serais heureux de pouvoir continuer aussi à en discuter par mails comme le disait Bernard et Jean-Yves

    Michelle: Bonjour Tomer. Entièrement d’accord avec toi sur le nom de Yeshua que l’on ne peut prononcer qu’avec respect, car, comme tu le dis, il contient à lui seul, d’immenses signification, et d’accord sur le sujet de la loi: La démonstration même que l’on est né de nouveau est qu’on observe les commandements divins par amour pour Christ, et on peut le faire car ces commandements, comme promis par Jérémie (par Dieu ! en Jérémie Heb 8 et 10) sot inscrits DANS NOS COEURS.

    J’ai vu dans le NT, à ce sujet, écrit que ce fut une véritable lutte , parmi les juifs convertis, pour qu’ils abandonnent certains rituels. Pierre a commencé par être horrifié devant l’ordre de manger de tout, et Paul a dû le reprendre vertement et « à la vue de tous » en Galates, parce que pour être bien vu des chrétiens de Rome (qui étaient retournés à beaucoup de pratiques judaïques, lui aussi s’est mis à « judaïser « …

    Vingt siècles plus tard, ce sont des goys qui veulent « judaïser »… et qui souvent en tirent de l’orgueil !

    C’est hélas un simple constat à faire… Je me permets d’autant plus de le dire que j’ai un profond amour pour Israël, mais je ne me suis pas cru obligée de changer mon prénom, et de faire les rituels et les fêtes juives…. Elles sont bien plus belles en Jésus Christ qui, en les accomplissant, leur a donné un autre sens, bien plus immense… les dernières auront aussi une tout autre signification, car les rites, le temple et les fêtes juives n’étaient que l’ombre des choses à venir …

  16. tomer   •  

    Bonjour BCARDI,

    Beaucoup de choses que tu mentionnes sont vraies.

    Il est vrai que tant d’éléments se déroulant en 6h, est quelque chose d’invraisemblable ; j’en suis tout à fait d’accord !

    Cependant, cela s’est produit et c’est ce que les évangiles précisent; je ne pense pas que l’on puisse en dire plus, à moins d’avoir d’autres écrits qui en parleraient.

    Le jugement de Yeshoua a été fait très rapidement comme si on voulait en être débarrassé au plus vite. En effet, les éléments concentrés en peu de temps nous montrent que le jugement a été fait de nuit, alors que la halacha ne stipule pas qu’il faille exercer des jugements pendant la nuit. C’est louche ! Est-ce que le Sanhédrin voulait cacher quelque chose ? Cela montre que le jugement ayant été réalisé n’a pas été fait de manière légale selon la Torah.

    Les juifs le savent très bien ; le talmud en parle.

    L’une des histoires très intéressantes, qui parlent de la crucifixion de Yeshoua, peut se trouver dans le Talmud de Babylone, Traité Sanhédrin 43a.

    L’un des rabbins, le Rabbi Abaye, qui vivait à Babylone au 4ème siècle dit, en plus que ce que dit le Talmud : « on devrait aussi annoncer à tel ou tel jour, à telle ou telle heure et à tel ou tel lieu ou tel lieu ont eu lieu le crime. »

    En d’autres mots, il ne s’agit pas seulement d’un crime abstrait. Le crime est attaché à un lieu et à un moment bien précis. Abaye continue et dit : « ceci, afin que s’il existe des preuves contraires, qu’ils viennent et qu’ils prouvent que les témoins sont yomemim » (en gros, si on se rend compte que les témoins se trouvaient à Beer Sheva alors que le crime a eu lieu à Jérusalem, ils ne seraient plus Kasher, ils seraient yomemim). Yomemim est un terme qui signifie que, dans le contexte du procès, le témoin a commis un parjure, ou un témoignage dans le seul but de condamner l’accusé. C’est seulement après ça, que le Talmud raconte l’histoire avec le héraut qui doit crier, et le texte poursuit en disant :

    « Ceci implique que tout cela doit se faire immédiatement avant l’exécution, et pas à un autre moment. En contradiction avec ceci, il a été dit : à la veille de Pessa’h, Yeshou fut pendu. Durant les quarante jours qui ont précédé son exécution, le héraut s’avançait et criait : « Il va être lapidé parce qu’il a pratiqué la sorcellerie et amené Israël à l’apostasie ». »

    Cette phrase est une phrase standard dans le talmud qui revient à chaque fois que le Talmud parle d’un hérétique. Ce n’était donc pas l’accusation exacte pour laquelle Yeshoua fut condamné, mais sur quasi tous les gens qui furent jugés pour hérésie, il est donné la même accusation. Un autre détail important dans cette histoire est que, durant 40 jours, le héraut s’avança et demanda si il y avait quelqu’un pour témoigner en faveur de l’accusé, mais que personne ne vint se présenter au bout des 40 jours. En gros, c’est une manière, peut être, de justifier la crucifixion de Yeshoua en disant : « vous voyez, nous lui avons donné une chance, nous avons donné au public une chance de venir le défendre, mais personne ne se présenta au bout de 40 jours. Nous avons rempli notre devoir d’être juste lors de son procès. » C’est ici le but de cette histoire. Elle n’est peut-être pas historique, mais son but est de tenter de légitimer la crucifixion de Yeshoua. Certains juifs avaient compris que le jugement n’était pas super légal, c’est la raison pour laquelle le Talmud utilise cette histoire pour « camoufler l’affaire ».

    Pour finir, je ne suis pas d’accord quand tu dis qu’il n’y avait qu’un seul shabbat; car si c’était le cas, Yeshoua ne serait resté dans le tombeau que deux jours voire même 1 jour 1/2.

    Tu écrivais ceci :

    1) la comparution de Jésus devant le sanhédrin (dont les synoptiques soulignent la durée (Matthieu 28.59-60 notons le "enfin" (usteron) au début du v60),
    je me permets de préciser que le chapitre 28 de Matthieu ne comporte que 20 versets. Ne serait-ce pas le chapitre 26 par hasard ?

  17. BCARDI   •  

    Merci Tomer pour ta réponse : je me réjouis de ce dialogue. En fait, à la demande de ma soeur en Christ Élisabeth de ne surtout pas continuer ces échanges par mail car elle suit ces commentaires avec attention, je vais essayer de le poursuivre.
    Sans rentrer dans les détails, c’est la la synopse complète des 4 Évangiles que je suis en train de peaufiner qui m’a permis de baliser la "semaine sainte" de façon relativement précise et d’avancer tout ce que j’ai dit dans ces commentaires. Les indications des dates et heures des Évangiles prises séparément peuvent en effet laisser à penser que tous les procès de la fin de vie terrestre de Jésus ont été condensés en une demi-journée, mais un regard synoptique demande plus de vigilance et montre le contraire.
    De plus, prendre le "signe de Jonas" comme mesure de temps (d’ailleurs seul l’Évangile de Matthieu parle des trois jours et trois nuits, Luc n’en parle pas) me semble un peu léger. À ce propos, une seule remarque : Jonas était vivant dans le "ventre du poisson", comment est-il possible d’appliquer cela à un Jésus "mort" : la "descente aux Enfers" dont on parle parfois ne me semble pas attestée dans la Parole et une interprétation de 1Pierre 3.19 dans ce sens n’est pas très probante. L’Épître de Pierre fait allusion à mon avis à un autre profond mystère : le salut de ceux qui ont vécu AVANT la venue de Jésus. Mais ce serait le sujet d’un blog tout entier (peut-être déjà évoqué dans ton blog, Michelle, mais je n’ai pas encore lu tous les commentaires !).
    Il me semble plus correct de prendre comme signification du "signe de Jonas", le fait que la Parole de Dieu soit apportée à des païens, signification qui est rapporté par les deux Évangiles de Matthieu et Luc. En effet, les Ninivites sont des païens, j’allais dire "comme vous et moi", mais je ne peux évidemment pas dire "comme toi Tomer", et le salut leur est apporté à eux-aussi à condition qu’ils se repentent (au grand dam de Jonas d’ailleurs !).
    En ce qui concerne le "procès religieux" de Jésus, je ne ferai pas injure à mes frères juifs du temps de Jésus en soutenant qu’une réunion du Sanhédrin ait pu avoir lieu la nuit en violation de la Parole. Mais quand on scrute attentivement les textes, on voit qu’il y a bien eu réunion du Sanhédrin, mais que cette réunion ne s’est pas déroulée "dans les formes". Les Actes des Apôtres nous décrivent deux réunions du Sanhédrin "en bonne et due forme", la première en Actes 4.5-22 et la seconde en Actes 5.27-41. Dans ces deux cas, elles se déroulent conformément à ce qu’on sait des délibérations du Sanhédrin à cette époque :
    1) convocation des 70 juges,
    2) prise de connaissance de l’accusation (avec au minimum deux témoignages concordants selon la Torah (Deutéronome 17.6)),
    3) parole donnée à la défense,
    4) délibération du Sanhédrin à huis-clos (ce n’est pas comme chez nous la "cour" qui sort pour délibérer mais l’inverse, car les membres du Sanhédrin sont "dans la chaire de Moïse" sur leurs sièges en demi-cercle et le restent jusqu’à la fin du procès),
    5) signification du jugement et de la condamnation aux prévenus,
    6) temps de parole laissé au condamné pour des commentaires de sa part,
    7) congédiement de tout le monde et exécution de la sentence.
    Or, dans le cas de Jésus, un peu comme dans le cas d’Étienne d’ailleurs (Actes 6.12-7.58), cette procédure n’a pas été respectée car :
    1) il a été impossible de trouver deux témoignages concordants (Marc 14.55-56),
    2) Caïphe, grand-prêtre de cette année-là et donc président du Sanhédrin précipite le mouvement en interrompant la procédure, accusant lui-même Jésus de blasphème et anticipant la sentence de mort (le fait de déchirer ses vêtements signifie porter par avance le deuil de Jésus),
    3) la séance se termine en "queue de poisson", dans le brouhaha général sans délibération à huis-clos du Sanhédrin.
    On peut supposer que Caïphe, au vu de la tournure que prenaient les débats, savait que les membres du Sanhédrin ne seraient pas tous contre Jésus et que la machination ourdie par une partie de sa famille (puisque Anne était "dans le coup") contre Jésus était vouée à l’échec.
    Pas la peine d’invoquer le Talmud pour prouver que ce n’est pas le "judaïsme" qui a conduit Jésus à la mort : il suffit de lire les Évangiles. Même l’Évangile de Jean ne fait pas l’amalgame entre une poignée de personnages haut-placés et corrompus qui ont décidé de supprimer Jésus par peur "du Romain", et le peuple juif dans son entier.
    Toutefois le Talmud a raison : il ne s’est trouvé personne pour justifier Jésus, ni parmi ses disciples, ni ailleurs ; même pas celui qu’il appelle "mon Père" dans les Cieux n’est venu à son secours (Matthieu 27.46). Il fallait qu’il en soit ainsi, pour notre salut. Il y a encore beaucoup à méditer sur ce mystère.
    Sur un tout autre sujet abordé dans le même commentaire, je suis tout à fait d’accord avec les commentateurs et avec toi aussi, Michelle : il faut en finir avec cette propension idiote de certains "chrétiens issus du paganisme" à judaïser à tour de bras. Mais, dans le même mouvement, je me réjouis que certains "juifs croyant en Yeshoua" (et pas en "Yeshou" comme il est écrit dans le Talmud un peu par dérision ce qui fausse le sens du nom) et tu en fais partie, Tomer, continuent ou retrouvent la "tradition des Pères". C’est un bienfait pour le christianisme que cet apport d’une vision juive authentique, car la vision de la création et de l’humanité que tu transmets, Tomer, vient de l’Éternel lui-même, et pas des dieux de l’Olympe. Tu as raison : les idées païennes présentes dans le christianisme sont un poison mortel. Ce qu’il nous faut assimiler, nous autres issus du paganisme, ce ne sont pas les PRATIQUES, mais la PENSÉE du judaïsme. Merci en cela de nous aider.
    BC
    PS Avec, par avance, toutes mes excuses si j’ai à nouveau fait quelque erreur de numérotation de chapitre ou de verset.

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