Ces pages sont issues de mon livre : Pilule, IVG. L’électrochoc.
L’avortement, c’est un fardeau sur mon cœur depuis bien des années. J’ai écrit beaucoup d’articles sur ce sujet mais depuis quelque temps le Seigneur me travaille d’une manière approfondie sur la cause de la dislocation de nos mœurs et de la dénatalité dramatique qui s’ensuit, en me faisant remonter jusqu’à la pilule !
Jusqu’ici, quand des Chrétiens m’interrogeaient : « Que penses-tu de la pilule ? », je répondais : « Je n‘y vois pas de mal ! ». Et soudain, fin 2019, le Seigneur m’a révélé les choses cachées derrière la pilule, vraiment terribles. C’est ce que je veux partager dans ce livre.
Je vais parler essentiellement de ce qui s’est produit en France : c’est ce que je connais le mieux. En outre, la France a un puissant rayonnement dans le monde. Ce qui s’y passe a souvent des répercussions très larges. La France a aussi une mission particulière, par le fait qu’elle a été remise au Seigneur Jésus à deux reprises, à mille ans d’écart, par deux rois de France : Clovis et Charles VII. Jésus est, par acte notarié irréfutable, Roi de France. Tous ceux qui se sont emparés du trône sans son consentement sont des usurpateurs. Mais les yeux du Seigneur sont sur ce pays, et quand la France a été nommée « fille aînée de l’Église », c’était une parole prophétique qui dépasse totalement le cadre de l’Église catholique, le Vatican n’étant pas propriétaire de l’Église : elle n’appartient qu’à Jésus-Christ.
Dieu a beaucoup donné à la France, ce pays est un joyau : le monde entier le reconnaît. Mais cela confère aussi à cette nation une responsabilité particulière, celle d’être, à l’instar de l’Église de Christ, « la colonne et l’appui de la vérité » (1Tim 3:15). Son nom même, France, vient étymologiquement d’un mot germanique, « Francs », qui signifie « hommes libres », et dont un des dérivés est « franchise »
Avec, en échange des dons reçus, des interdits de Dieu:
Deut 18:10: 2 Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel; et c’est à cause de ces abominations que l’Éternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. 13 Tu seras entièrement à l’Éternel, ton Dieu. 14 Car ces nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins; mais à toi, l’Éternel, ton Dieu, ne le permet pas.
« Mais à toi, l’Éternel, ton Dieu, ne le permet pas. »…
Ce que Dieu tolère, pour un temps, chez certaines nations païennes, Il ne le permet pas à des nations qui ont été fortement christianisées, durant des siècles. Pas plus qu’Il ne le permettait à l’époque aux Hébreux, car Il leur donnait, par Moïse, Ses lois et préceptes.
Je suis au tout début de ce que Dieu me révèle. C’est impressionnant. Je vais de révélation en révélation à travers la Parole de Dieu et je suis stupéfaite de voir à quel point nous avons pu être aveuglés, génération après génération. Beaucoup éprouveront certainement des réticences au départ de la lecture, tant nous avons tous été formatés dans le même moule, et tant nous prenons pour progrès, acquis sociaux définitifs, libération de la femme, etc., ce qui a abouti à la destruction de nos racines judéo-chrétiennes, et conduit à un tel mépris de la vie qu’on sacrifie aujourd’hui les enfants par millions en France, par milliards dans le monde. Nous avons abouti au suicide de nos nations, par extinction des générations. C’est en état de quasi-achèvement.
Associons-y la dévalorisation de la femme, comme dans les pays les plus barbares, mais sous une forme nouvelle. Désormais, depuis la pilule, disponible sexuellement « sans risque », elle est devenue une partenaire de plaisir, fût-ce un plaisir fugace. Elle-même se considère comme telle, d’autant que le monde autour d’elle, un monde tombé en quelques décennies dans une perversion morale qui suffoque les consciences pas encore totalement anesthésiées, lui renvoie cette image de ce qu’elle se doit d’être : une femme libérée de tous tabous, et qui a, elle aussi, un droit inaliénable au plaisir sexuel. Dès l’école, elle est pervertie et si jamais elle déclare vouloir rester vierge jusqu’à son mariage, elle sera moquée, marginalisée, traitée de dinosaure, peut-être harcelée sur des réseaux sociaux. Sa dimension d’épouse et de mère, de fait sa mission divine première, est remisée au second plan, loin derrière le droit de « s’éclater », tout en bâtissant sa propre carrière, souvent dans un désir impérieux d’indépendance vis-à-vis de l’homme, ou même avec l’envie d’en démontrer aux hommes. Mariage et enfants ? On verra plus tard !
Quel étrange changement de mentalité ! De mon temps, et durant tous les siècles qui l’avaient précédé, les jeunes filles, presque depuis le berceau, rêvaient du prince charmant et des bébés à venir. La plus grande fierté des femmes était alors d’être le soutien de la réussite de leur mari. La femme était bien alors, comme Dieu l’avait voulu en la créant, une « aide semblable à lui » (Genèse 2:18), Dieu ayant jugé à juste titre que l’homme tout seul, ce n’était pas bon. Notons qu’en Genèse ce n’est qu’après avoir décidé de la création de cette « aide » que Dieu a conféré à l’homme la responsabilité de nommer tous les animaux qu’Il avait créés. Par extension l’homme pourra donner désormais un nom à chaque plante, à chaque arbre, et bien sûr, par la suite, à ses enfants. Notons au passage que c’est Adam qui a nommé Ève (Genèse 3:20). Donner un nom, c’est attribuer une identité existentielle, c’est aussi avoir désormais une obligation de protection sur toute la création de Dieu.
Oh! Comme tout cela paraît désuet aujourd’hui !
Progrès ?
La « porteuse de vie », signification du nom d’Ève, s’est métamorphosée, sous prétexte de libération sexuelle, en porteuse de mort, avec l’assentiment, la complicité et même l’encouragement des hommes, ceux-ci y perdant progressivement, mais de manière accélérée, la responsabilité d’être des protecteurs de la vie, et, de fait, le droit d’être des pères, au sens biblique de la fonction.
Il se passe même depuis peu de curieux phénomènes, très révélateurs. Une gamine autiste, Greta, est reçue partout en grande pompe, dans les assemblées de représentants des nations, dans le Sénat en France, et peut se permettre, sous prétexte de « sauver la planète », d’admonester ceux qui sont censés être les dépositaires de l’autorité nationale et de les accuser de ne pas faire ce qu’il faut pour l’écologie; et eux de baisser la tête comme des gamins pris en faute. On voit en Francophonie une publicité avec une gamine de dix ans parler à son père avec une insolence effarante, lui reprochant de ne pas faire les gestes nécessaires pour participer au sauvetage de la planète. Elle mériterait une paire de claques pour oser parler à son père sur ce ton, mais lui, baisse la tête et obtempère aux ordres de sa fille. C’est peut-être d’ailleurs le père, en l’occurrence, qui mériterait une paire de claques, pour n’avoir pas su apprendre à son enfant à le respecter !
Va-t-on en arriver à voir des gamines effrontées à la tête des familles ou des nations ?
Cela en dit long sur le constat que les pères, qui devraient être pères de familles ou pères de villages, de villes, de régions, de nations, ont perdu tout crédit, à de rares exceptions près. Ils ont failli dans leur mission de pères, d’époux, de protecteurs de leur pays ou même de gardiens de la planète, rôle que Dieu leur avait attribué. Ils ont perdu ce statut dès lors qu’ils ont décidé de ne pas sauver la vie de leurs propres enfants, à naître ou en gestation, et qu’ils les ont livrés à la mort.
En tant que femme de près de quatre-vingts ans, qui a beaucoup roulé sa bosse, je peux affirmer que j’ai rencontré bien peu de « vrais » hommes, dans la dimension biblique du terme, tout au long de ma vie. Oh, j’en ai rencontré, mais cela rendait plus criant l’absence généralisée d’hommes responsables et ayant pleinement conscience de leur mission d’être protecteurs de la vie, et défenseurs des plus faibles.
Nous verrons à quel cataclysme cela conduit, aujourd’hui, sous nos yeux.
Suite demain
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