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Nous étions, comme de nombreux francophones, à la conférence sur « L’avenir du sionisme », organisée par Abraham et Brigitte Bliah, avec ces orateurs : Georges Weisz, Eliezer Cherqui, Eliezer Shargorodsky et le rav Elie Kling. Comme le disait Elie Kling, alors que la simple évocation du mot « Herzl » peut faire bondir des religieux, le « sionisme » n’est plus à la mode.
Pourtant l’on sait combien Herzl, par sa détermination qu’on peut qualifier de prophétique, força les portes de l’Histoire et provoqua le jaillissement du sionisme moderne, amenant, 50 ans plus tard à la création de l’État hébreu.
Qui peut nier le rôle incroyablement puissant de cet homme solitaire, frappé par l’injustice et l’antisémitisme liés à l’affaire Dreyfus en France ? Avec son pamphlet politique, Der Judenstaat (L’État juif), Herzl développa sa vision d’un retour des Juifs en Terre d’Israël. Il écrivit également un roman, Altneuland, l’un des textes fondateurs du sionisme, décrivant « un Israël moderne, libre, juste et cosmopolite ». A Bâle, au premier Congrès sioniste, du 23 au 24 août 1897, Herzl posa la pierre de fondation d’Israël, réunissant plus de 200 délégués juifs de 17 pays d’Europe.
La rencontre d’un homme de foi
En tant que croyant, je voudrais mettre en lumière le fait « miraculeux » du rôle d’Herzl, qui eut, tel Moïse, sa révélation/son Buisson ardent, comme le souligne Eliezer Shargorodsky. Je parlerai également du rôle clé d’un chrétien, le révérend William Hechler, qui croyait en lui : « Dieu a fait de toi le nouveau Moïse ». La comparaison avec « Moshe Rabbenu » n’est pas trop forte, quand on sait que Moïse a été soutenu par Jéthro le Madianite. Après deux mille ans d’exil et de persécutions, semblables à celles vécues en Égypte, il fallait un homme investi de Dieu, capable d’ouvrir « la mer Rouge » pour permettre la création d’un État juif. L’enjeu est de la même dimension prophétique. On le sait, Herzl peina à obtenir l’approbation des siens, notamment des grands financiers comme Rothschild ou le baron de Hirsch.
William Hechler, né en Inde durant l’Empire britannique d’un père allemand et d’une mère anglaise, était pasteur anglican, parlant 8 langues. Il avait déjà écrit en 1884 « La restauration des Juifs en Palestine », déclarant en outre : « Il est du devoir de tout chrétien d’aimer les Juifs ». Après ses études de théologie, Hechler se rendit en Allemagne et devint précepteur du fils de Frédéric I, prince allemand et Grand-duc de Bade.
En 1896, il rencontra Theodor Herzl à Vienne, juste après avoir lu son livre L’État des Juifs. Hechler lui proposa alors son aide pour la réalisation du projet sioniste. Il utilisa ainsi son réseau politique et international pour le soutenir et organisa des réunions avec le duc de Bade, le Kaiser allemand et le britannique Arthur Balfour. Justifiant sa position, Hechler écrivit : « Selon la Bible, les Juifs doivent retourner en Palestine. Par conséquent, je viens en aide à ce mouvement, en tant que chrétien pleinement convaincu de la vérité de la Bible ». Pour le remercier de cette aide précieuse, Herzl l’invitera au premier Congrès sioniste à Bâle en 1897. Ils resteront amis par la suite. Après la mort de Herzl en 1904, Hechler jouera un petit rôle dans le mouvement sioniste. En 1910, il quitte Vienne et rejoint Londres. Il meurt en 1931, seul, oublié et dans la pauvreté.
Le Sionisme demeure vivant
Comme l’a souligné Elie Kling, le 7/10 a porté un coup sévère au sionisme. Le « refuge des Juifs » en Israël n’était plus ! La faillite de l’armée, du renseignement et du politique a fait voler en éclats le sentiment de sécurité et la confiance en l’Etat. Pourtant, nous pouvons déjà constater que le « Shabbat noir » a produit un réveil. La société israélienne s’est mobilisée avec une force remarquable. Des centaines de milliers de réservistes ont répondu à l’appel, des milliers de bénévoles ont remplacé les services défaillants, des initiatives de solidarité se sont multipliées dans tout le pays. Face à la tragédie, une partie du peuple d’Israël a retrouvé le sens de son unité et de sa responsabilité collective.
À l’étranger également, de nombreux Juifs ont redécouvert le lien profond qui les unit à Israël. La montée spectaculaire de l’antisémitisme, dans de nombreux pays occidentaux, a rappelé avec brutalité que les intuitions de Herzl n’appartiennent pas seulement au passé. Plus d’un siècle après L’État juif, sa conviction demeure d’une troublante actualité : le peuple juif a besoin d’un foyer national où il puisse vivre libre et assurer lui-même sa défense.
Le sionisme n’est donc pas une idéologie du passé. Il demeure l’expression de la volonté d’un peuple de vivre sur sa terre, dans la liberté et la sécurité. Les événements du 7 octobre 2023 ne l’ont pas fait disparaître ; ils lui ont, au contraire, redonné une nouvelle raison d’être. L’Histoire retiendra sans doute le nom de Theodor Herzl comme celui du visionnaire qui osa rêver l’impossible. Mais il serait injuste d’oublier celui qui marcha discrètement à ses côtés. Le pasteur William Hechler fait partie de ces chrétiens qui, par fidélité à leur lecture de la Bible et par amour du peuple juif, choisirent de soutenir la renaissance d’Israël. Aujourd’hui, son exemple rappelle qu’il est possible, sans renoncer à sa foi, d’aimer Israël, de bénir le peuple juif et d’encourager son avenir. L’amitié entre Herzl et Hechler demeure l’un des plus beaux témoignages de ce que Juifs et chrétiens peuvent accomplir lorsqu’ils marchent ensemble au service d’une même espérance.
« Tu te lèveras, tu auras pitié de Sion. Car le temps d’avoir pitié d’elle, le temps fixé est à son terme … Que cela soit écrit pour la génération dernière, et que le peuple ainsi créé célèbre l’Eternel » – Psaume 102
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Dieu est le maître absolu du jeu. Les gens qui ne sont pas spirituels n’arriveront jamais à comprendre cela. Ce qui semble n’avoir été que le fruit d’initiatives et de volontés humaines concourt quand même à réaliser Sa volonté. La crucifixion en est un exemple éclatant. Caïphe, Judas avaient des raisons humaines de manoeuvrer les événements comme ils l’avaient fait mais cela s’inscrivait quand même dans l’exacte réalisation de ce que Dieu avait voulu et prévu depuis le commencement.
Il en va exactement de même de la restauration d’Israël. Elle est promise dans Esaïe 43 entre autre. Herzl a fait par des moyens humains ce que Dieu avait arrêté. C’est pourquoi remettre en cause l’existence de l’Etat d’Israël, la légitimité du retour du peuple juif sur cette terre revient à se rebeller contre Dieu. Je le dis sous cette forme parce que cet état d’esprit domine à des degrés divers. Il me suffit d’entendre parler d’intercession pour Israël-Palestine pour saisir qu’il y a un ver dans la pomme. Israël n’est pas un peuple composé de saints au sens actuel du terme. Toute la Bible nous montre, sans fard, leurs chûtes. C’est à cela que nous connaissons que ce livre vient de Dieu car tous les livres des hommes servent à glorifier leur chair. Mais c’est un peuple composé d’appelés.
Oui, des Epstein et bien d’autres disent par leur vie qu’ils préfèrent servir satan. Mais cela ne change rien aux promesses et aux appels de Dieu pour les Juifs. Je suis sûr que Dieu ne me demande pas de juger Israël mais de prier pour Israël, ce que je fais chaque samedi justement. Netanyahu avait livré son peuple à Pfizer pendant le coronacircus. Je n’avais pas du tout aimé cela. Alors, peut-être qu’un tel homme avait planifié de baisser la garde la veille du 7 octobre pour pouvoir nettoyer Gaza. Dieu le sait. Mais s’il devait en avoir été ainsi, cela ne changerait rien aux promesses et aux appels de Dieu.
Il faut regarder beaucoup, beaucoup, beaucoup plus haut. Combien il me peine que tant d’églises évangéliques aient un regard à ce point charnel sur ces événements sans jamais voir la grande perspective d’ensemble de Dieu. Non, non et non, on ne peut pas faire balance égale entre les fils de Jacob et les fils d’Ismaël. Pour les rabbins, Esaü représente spirituellement les Chrétiens, le faux frère charnel qui veut tuer Jacob par jalousie et qui se marie avec une fille d’Ismaël. Et je lisais justement Abdias hier, en mettant ces lunettes. L’Edom historique a complètement disparu, comme Moab et Ammon. Il n’en reste absolument rien. Mais Abdias dit autre chose: « Voici, je te rendrai petit parmi les nations, Tu seras l’objet du plus grand mépris ». Nous Chrétiens sommes devenus une minorité raillée en Europe. Par curiosité, regardez sur x/Twitter le compte de Christine Boutin et voyez comment on répond à ses prises de position éthiquement, chrétiennement droites. « L’orgueil de ton coeur t’a égaré, Toi qui habites le creux des rochers, Qui t’assieds sur les hauteurs, Et qui dis en toi-même: Qui me précipitera jusqu’à terre? ». Oh oui, qu’est-ce qu’il y a d’orgueil spirituel et dans toutes les dénominations ! « Tous tes alliés t’ont chassé jusqu’à la frontière, Tes amis t’ont joué, t’ont dominé, Ceux qui mangeaient ton pain t’ont dressé des pièges, Et tu n’as pas su t’en apercevoir! ».
En 1973, avec la politique euro-arabe, nous avons décidé de lâcher Israël contre du pétrole. Nous avons ouvert grand nos portes aux fils d’Ismaël. Que vivons-nous? « N’est-ce pas en ce jour, dit l’Eternel, que je ferai disparaître d’Edom les sages, et de la montagne d’Esaü l’intelligence? Tes guerriers, ô Théman, seront dans l’épouvante, car tous ceux de la montagne d’Esaü périront dans le carnage. A cause de ta violence contre ton frère Jacob, Tu seras couvert de honte, Et tu seras exterminé pour toujours. Le jour où tu te tenais en face de lui, Le jour où des étrangers emmenaient captive son armée, Où des étrangers entraient dans ses portes, Et jetaient le sort sur Jérusalem, Toi aussi tu étais comme l’un d’eux. Ne repais pas ta vue du jour de ton frère, du jour de son malheur, Ne te réjouis pas sur les enfants de Juda au jour de leur ruine, Et n’ouvre pas une grande bouche au jour de la détresse! ».
Il y a bien longtemps, j’avais lu un honnête livre allemand. Je ne pouvais pas le croire. Hitler avait été soutenu par des églises protestantes et par des membres du clergé catholique. Cela n’arriva pas seulement en Allemagne. Je suis abasourdi parce que je lis sur x/Twitter de la part de catholiques traditionalistes. Leur encre est remplie de haine antisémite. Et je suis aussi un moine russe orthodoxe. Ce n’est pas beaucoup mieux. Il est plein d’indulgence pour l’Iran mais ses mots maudissent Israël. » N’entre pas dans les portes de mon peuple au jour de sa ruine, Ne repais pas ta vue de son malheur au jour de sa ruine, Et ne porte pas la main sur ses richesses au jour de sa ruine! Ne te tiens pas au carrefour pour exterminer ses fuyards, Et ne livre pas ses réchappés au jour de la détresse! ». Soros, originaire d’une famille juive hongroise, a dit dans des interviews qu’il avait trouvé exaltant le moment où, adolescent, il aidait un Hongrois non-juif à piller les biens des Juifs qui avaient été déportés. Combien de non-juifs, parfois pratiquants dominicaux, ont perpétré ce dont parle Abdias 13? « Car le jour de l’Eternel est proche, pour toutes les nations; Il te sera fait comme tu as fait, Tes oeuvres retomberont sur ta tête.
Car, comme vous avez bu sur ma montagne sainte, Ainsi toutes les nations boiront sans cesse; Elles boiront, elles avaleront, Et elles seront comme si elles n’avaient jamais été. Mais le salut sera sur la montagne de Sion, elle sera sainte, Et la maison de Jacob reprendra ses possessions ». Je ne peux pas voir autre chose qu’une prophétie pour la fin des temps et pour Israël. Alors, il y aura bien longtemps que l’Edom historique aura disparu. Partant, oui, Esaü/Edom représnte bien spirituellement autre chose. « La maison de Jacob sera un feu, et la maison de Joseph une flamme; Mais la maison d’Esaü sera du chaume, Qu’elles allumeront et consumeront; Et il ne restera rien de la maison d’Esaü, Car l’Eternel a parlé. Ceux du midi posséderont la montagne d’Esaü, Et ceux de la plaine le pays des Philistins; Ils posséderont le territoire d’Ephraïm et celui de Samarie; Et Benjamin possédera Galaad. Les captifs de cette armée des enfants d’Israël Posséderont le pays occupé par les Cananéens jusqu’à Sarepta, Et les captifs de Jérusalem qui sont à Sepharad posséderont les villes du midi ». Prophétiquement, c’est si riche. Il y a une église d’Edom et de Balaam que Dieu va faire disparaître. Je pense que nous devrions en prendre bien conscience car cela pourrait être imminent.
Savez-vous que le son « P » a disparu de l’arabe et que « palestinien » se dit « filistiun », exactement comme le nom du peuple cananéen maudit? Les Philistins historiques ont eux aussi disparu de l’histoire depuis fort longtemps. Pourtant, la prophétie d’Abdias dit que les Juifs de la plaine posséderont le pays des Philistins … Et Sarepta ! Il n’en est pas question souvent dans la Bible. Nous connaissons bien l’histoire d’Elie et de la veuve de Sarepta. Derrière la localité libanaise (Luc 4:26 confirme qu’elle était au pays de Sidon), il y a aussi une troublante analogie avec le nom de la France en hébreu, tsarfat qui s’écrit avec les mêmes consonnes. Or, Abdias parle aussi de Sepharad qui désigne l’Espagne dans l’hébreu d’aujourd’hui et, partant, le monde hispanique. La population juive en Argentine est de l’ordre de la moitié de la population juive en France. Tout cela interpelle ou devrait interpeller. Enfin, Edom est apparenté à plusieurs mots. Il y a « adom », rouge et « dam » le sang. Comment ne pas penser à la bénédiction du sang de Jésus qui est venue sur les « Grecs » au sens large. Mais il y a aussi « adama », la terre et donc « adam ». C’est cette pesanteur du charnel qui fait tomber Esaü.