Ces pages sont issues de mon livre : Pilule, IVG. L’électrochoc.
La contraception et l’avortement, passeports pour la disparition des familles et des nations.
Revenons à la succession d’événements que j’ai vécus de près, mais dans l’aveuglement, durant des décennies, même quand j’étais chrétienne née de nouveau. Car les forteresses de pensée ont la vie dure, il faut « la Vertu de Dieu » et Sa puissance de vérité pour les mettre à terre (2Corinthiens 10 : 4-5)
La ruse dans la séduction
En mai 68, j’avais 27 ans. Depuis l’âge de 20 ans, j’étais ulcérée, comme beaucoup de jeunes femmes de mon âge, parce que les hommes avaient le droit de faire ce qu’ils voulaient, sexuellement, pendant que nous, les filles, nous avions la terreur d’avoir un enfant non désiré. Car, avec un enfant hors mariage, nous pouvions être rejetées par notre famille, par la société, être un objet d’opprobre familial et social et montrées du doigt. Une fille-mère, ce n’était même pas mariable, et l’être pouvait aliéner à tout jamais études, carrière, et statut social honorable.
Ce fut mon cas. J’ai eu un enfant hors mariage et mes parents, durant ma grossesse, ont exercé une énorme pression à cause du « qu’en dira-t-on ? » pour que j’abandonne mon enfant à la naissance. J’ai heureusement tenu bon, merci Seigneur !
Par ce sentiment de peur, d’injustice et de frustration, le diable a préparé le terrain chez la plupart de mes congénères pour l’arrivée de la pilule en tant que progrès moderne, et, enfin, liberté de choix pour la femme d’avoir ou non un enfant dans les rapports sexuels, ou d’en avoir à l’heure de son choix, de préférence encore, tout de même, à l’époque, dans le cadre du mariage. Mais cela ouvrait immédiatement la route à la légalisation de l’avortement, pour les mêmes motifs.
Jusqu’alors, quand les femmes voulaient se faire avorter, elles avaient recours aux « faiseuses d’anges ». Cela pouvait provoquer des septicémies – j’en ai vécu une – qui pouvaient être mortelles, ou d’autres infections graves entraînant parfois une stérilité à vie. En sus, les femmes, souvent malades après ce type d’intervention faite en cachette et dans des conditions sanitaires désastreuses, étaient expédiées à l’hôpital. Il y avait encore à l’époque en France un héritage catholique très fort, omniprésent depuis des siècles, qui avait pour dogme que le péché originel provenait de la femme[1]. Dans un cas de grossesse hors mariage, cela devenait : « C’était la femme qui devait être punie puisque c’était elle, forcément, la fautive ». On procédait dans les hôpitaux publics à des curetages à vif, « pour que les coupables n’y reviennent pas ». C’était une torture ignoble !
Quand des hommes politiques, des scientifiques, des sociologues… ont annoncé « d’autres solutions », pratiquement toutes les femmes – les hommes aussi, puisque cela allait les décharger du devoir de « faire attention » – ont proclamé : enfin la liberté de faire ce qui nous plaît, c’est la fin de l’obscurantisme moyenâgeux, la fin de jougs religieux archaïques !
Pour moi, Mai 68 a été le plus grand happening qui soit. J’étais de tous les côtés, sur les barricades, en tête durant toutes les grandes manifs, à la Sorbonne dans les comités secrets, je pouvais rentrer partout avec ma carte de journaliste et grâce à mon nom de famille, très connu à l’époque. J’ai vécu Mai 68 comme un bouleversement cosmique qui allait changer, en bien, la face du monde…
Il m’a fallu attendre quelque vingt-cinq ans et ma rencontre avec Jésus-Christ[2] pour prendre conscience que l’avortement était un assassinat et encore près de trente ans de plus pour que je réalise les catastrophes que la pilule, à elle seule, a engendrées.
On citera plus loin la Parole de Dieu pour comprendre ce qui se passe en arrière-plan spirituel de la pilule, face au plan parfait que Dieu avait prévu et qui n’a rien à voir avec ce que l’homme en a fait. Car Dieu n’a jamais voulu que les femmes fussent accablées par les grossesses, encore moins que la femme devînt un « paquet de chair » que le mari peut utiliser quand il veut, quand bien même cela peut entraîner des grossesses à répétition, comme cela se produit dans beaucoup de pays sous la coupe de religions ou de philosophies sataniques. Mais sous l’emprise du catholicisme, cela arrivait aussi. La pilule, de ce côté-là, a semblé avoir un rôle positif, car il y a encore cinquante ans, l’Église catholique interdisait la pilule : elle ne donnait pas d’autre consigne à la femme que de se soumettre à son mari docilement… sans pour autant exiger de lui qu’il respecte sa femme, contrairement à ce qu’enseigne l’apôtre Pierre » :
1 Pierre 3:7 Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières.
Pierre, en parlant de sagesse, devait concevoir le terme dans le même sens que Jacques qui, parlant de la sagesse humaine, déclare « 3:15 Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. », soulignant ensuite :
17 La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie.
Il se référait forcément à ce qu’en dit le Lévitique, que nous traiterons plus loin, puisque puisqu’il avait entendu Jésus proclamer que pas un iota de la loi ne disparaîtrait. Il savait aussi qu’il s’agissait de la loi morale, essentiellement, puisqu’il l’avait aussi entendu, dans un songe, abolir les lois alimentaires en vigueur (Actes 10 et 11)
Paul a des paroles encore plus fortes concernant les maris :
Ephésiens 5:25 Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle.
Dans toutes les religions, on est prompt à exiger des femmes une soumission absolue à leur mari, sans contrepartie. Dans le domaine sexuel, elles pouvaient donc tout subir, y compris des grossesses multiples et épuisantes.
Revenons au fardeau mis sur les femmes par le catholicisme de l‘époque, jusqu’aux années 1970, et ce, depuis des siècles. Pour exemple, ma grand-mère était d’une fratrie de dix-neuf enfants, de la même mère ! Beaucoup sont morts prématurément, d’autres de maladies durant l’enfance. Plusieurs ont été tués durant la guerre, une fille a choisi le couvent. Au final, sur les dix-neuf enfants, seuls trois ont eu une descendance. Ce qui signifie que cette « surabondance » d’enfants n’était vraiment pas de Dieu, comme dans ces familles africaines, asiatiques ou musulmanes où la mortalité infantile est souvent dramatique, faute pour les parents de pouvoir nourrir autant d’enfants. Je n’ai pas connu cette arrière-grand-mère mais je peux facilement imaginer qu’elle a eu une vie difficile. Sans doute était-elle résignée, comme la majorité des femmes pour lesquelles subir une ribambelle de grossesses était une norme « chrétienne ». C’était une bonne catholique mais je doute qu’elle ait jamais perçu que Dieu était amour !
Parlons d’abord de l’extrême valeur de chaque vie pour Dieu.
Marc 8 : 36 Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme? 37 Que donnerait un homme en échange de son âme?
Pour Dieu, tout ce que le monde contient de richesses ne vaut pas le prix d’une seule âme ! C’est diamétralement opposé à l’esprit du monde, et surtout du monde de la fin des temps – le nôtre -, dont Jean a prophétisé en Apocalypse 18 que la valeur d’une âme humaine arriverait au vingt-neuvième rang, en terme de valeur par ordre décroissant des marchandises, en commençant bien sûr par l’or. L’âme humaine arrive en dernière position, bien après les aromates, la farine, le bois, les bœufs…
Dans notre fin du temps des nations, les corps et les âmes d’hommes ne valent plus rien pour les « grands marchands », de fait, aujourd’hui, les consortiums internationaux.
Dieu dit de l’homme qu’Il a créé qu’il est : « Une créature si merveilleuse ! » Ce que fait Dieu est toujours parfait et chaque être a été prévu de longtemps avant même qu’il soit conçu.
Jérémie 1:5 Avant que je t’eusse formé dans le ventre de ta mère, je te connaissais.
Si notre corps, qui est une enveloppe destinée à retourner en poussière, est unique, ô combien davantage est unique notre âme. Dieu connaît chaque âme avant même la venue au monde de l’enfant. Elle a déjà, pour Lui, un appel, une vocation, une élection.
« …et avant que tu fusses sorti de son sein, je t’avais consacré, je t’avais établi Prophète des nations. » (Jérémie 1)
Un jour, le Seigneur m’a dit personnellement la même chose, et ce fut un grand choc. C’était en l’an 2000. J’étais à Pointe Noire pour un séminaire. Chaque jour, les gens se pressaient pour écouter la Parole de Dieu dont ils avaient été privés depuis des années en raison de la guerre civile. C’était une foule innombrable devant laquelle j’ai parlé une semaine durant. Les gens se convertissaient par milliers, on voyait des miracles se produire de tous côtés. C’était vraiment fou à vivre. Sortant à peine de massacres effroyables, leur pays en miettes, ces survivants au cœur brisé avaient une telle faim, une telle soif du Seigneur, que la puissance de Dieu avait déferlé. Nous étions dépassés.
À l’aéroport, alors que j’attendais l’avion qui me ramènerait en France, je pleurais devant le Seigneur, encore sous le choc de toute la gloire de Dieu à laquelle j’avais assisté. Je Lui demandais : « Pourquoi, moi ? Je ne suis rien ! ». Je ne comprenais même pas pourquoi le Seigneur m’avait choisie, moi, une femme déjà âgée et qui revenait de si loin, pour participer en tant qu’oratrice à un tel réveil. J’ai alors ouvert ma Bible et suis tombée sur Jérémie 1 : « …avant que tu fusses sortie de son sein, je t’avais consacrée, je t’avais établie… pour abattre, pour arracher, pour planter et pour construire ! »
Dieu me parlait en direct, et là, comme j’étais seule dans le salon privé où l’on m’avait mise pour que j’y sois tranquille, je suis tombée au sol, prosternée. Les paroles sont tombées dans mon cœur et y sont restées gravées à jamais. Cela a aussi changé radicalement mon regard sur la valeur de chaque vie. Nous existons dans le cœur de Dieu avant même que nous soyons à l’état embryonnaire dans le sein de notre mère.
Chaque vie a une valeur incommensurable aux yeux de Dieu. Mais à nos yeux ?
Psaume 139:13 C’est toi qui as formé mes reins, Qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse…
Pendant très longtemps, j’ai eu beaucoup de mal à lire ce passage biblique, je ne me sentais vraiment pas concernée. D’autres peut-être, mais sûrement pas moi ! Même convertie et dans le ministère depuis des années, je gardais de moi une image de créature exécrable, qui n’était vraiment pas digne d’être aimée, surtout pas de moi-même, encore moins de Dieu. Bien sûr, je savais intellectuellement que j’étais aimée de Dieu, non à cause de moi, mais uniquement à cause du fait que Jésus ayant pris ma place à Golgotha, mes péchés étaient effacés. J’étais blanchie, donc acceptable par Dieu, mais de là à penser que j’étais « une créature merveilleuse », il y avait des années-lumière !
Maintenant, ma compréhension de la Bible et ma connaissance du cœur du Père s’étant beaucoup approfondies, je peux affirmer que je suis une créature merveilleuse, parce que Dieu le dit, parce que c’est Lui qui m’a faite et parce que ce qu’Il fait est parfait. Je n’ai pas à croire ce que moi, je ressens, mais ce que Dieu dit ! Oui, nous sommes tous pécheurs et sales, sans repentance et sans une nouvelle naissance. Mais Dieu a décrété en faisant l’homme (et la femme) que c’était « très bon » (Genèse 1). Oui Dieu a fait l’homme droit mais c’est l’homme qui fait beaucoup de détours, explique la Parole. Il est devenu « tordu ». Il ne fallait rien moins que le sacrifice de Jésus à Golgotha pour racheter ceux qui croiraient.
Ah ! Quel amour de Dieu pour chacune de Ses créatures, qu’Il attire sans jamais la contraindre, et dans la seule espérance de pouvoir en faire, patiemment, une nouvelle créature, à l’image de Christ, de gloire en gloire.
Le psaume 139 continue:
« …Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n’était point caché devant toi, Lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre… »
Avant qu’on soit dans le sein de notre mère, on était déjà « tissé dans les profondeurs de la terre. »
Alors qu’on n’existait pas encore :
« …Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux existât. »
Je partage cela pour que nous comprenions les événements d’aujourd’hui, qui mettent nos nations sous la condamnation. Les cataclysmes s’enchaînent et prennent de l’ampleur. Dieu est en colère. Car on méprise et on jette comme déchet ce qui est irremplaçable : la vie.
Esaïe 66:9 « Ouvrirais-je le sein maternel, pour ne pas laisser enfanter ? dit l’Eternel; moi, qui fais naître, empêcherais-je d’enfanter ? dit ton Dieu. »
On ouvre le sein maternel quand on avorte ! On se donne le droit de faire ce que Dieu n’a jamais autorisé, jeter aux ordures, ou au feu, ou brûler par solution saline, ce qui est infiniment précieux aux yeux de Dieu. Certes, ce n’est pas Dieu qui empêche d’enfanter.
Job 31:15 « Celui qui m’a créé dans le ventre de ma mère ne l’a-t-il pas créé ? Le même Dieu ne nous a-t-il pas formés dans le sein maternel ? »
[1] Dogme contraire à Romains 5:12 : « C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,… »
[2] Le témoignage de Michelle d’Astier de la Vigerie fait l’objet du premier de ses livres, « Te tourment et la grâce », paru chez Fayard en mars 1993. Il lui a valu de passer à l’époque dans l’émission « ex Libris », avec Patrick Poivre d’Arvor.
La suite est dans mon livre : Pilule, IVG. L’électrochoc., à la C.L.C. Dieu m’a donné des révélations bibliques sur ces sujets, qui ont été un véritable choc pour moi, et pour des lecteurs qui m’en ont parlé, y comprils des médecins (amen !). J’ai achevé ce livre très exactement la veille du confinement, en février 2020.
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