Victoire sur les démons, la maladie et la mort, par John G. LAKE – 3 –

Transmis par Lorraine – Source Parole de vie – Traduction : Henri Viaud-Murat. ISBN 2-909100-14-6

Note: Compte tenu de son volume, ce livre est donné ici par parties successives. Quatrième et cinquième chapitres

Chapitre 4

N’essayez pas, mais croyez !

Nous lirons le chapitre 12 du livre des Nombres.

Ce passage de l’Ecriture commence lorsque Marie et Aaron murmurèrent contre Moïse. Beaucoup de gens perdent la bénédiction quand ils se mettent à s’occuper des affaires des autres. Dès le commencement, le Seigneur S’est efforcé de nous apprendre cette vérité.

L’une des plus sévères leçons de la Parole de Dieu concerne les inconvénients que l’on rencontre quand on met son nez dans les affaires des autres.

Aaron était le frère de Moïse, et Marie sa sœur. Quand Moïse a été appelé par Dieu depuis le Buisson Ardent, il a commencé à trouver des excuses en invoquant ses difficultés d’élocution. Dieu lui a donné son frère Aaron, et lui a dit :

»Il parlera pour toi au peuple.«

»Or Moïse était un homme fort patient, plus qu’aucun homme sur la face de la terre« (v. 3).

Dans toute l’histoire de l’humanité, aucun homme n’a eu autant de raisons de s’enorgueillir que Moïse. Celui qui est petit s’enorgueillit en s’élevant, et celui qui est grand en abaissant les autres.

Aucun homme n’a jamais entendu les paroles que Dieu a adressées à Moïse. Aucun n’a été honoré par une mission semblable à celle que Dieu a confiée à Moïse. Lorsque Dieu l’appela et l’envoya en Egypte, Il lui dit ces paroles très surprenantes :

»Tu tiendras pour lui la place de Dieu.«

Ses paroles étaient comme celles de Dieu, et ses œuvres furent semblables à celles de Dieu.

La conséquence des murmures de Marie contre Moïse fut qu’elle devint lépreuse.

»La nuée se retira de dessus la tente. Et voici, Marie était frappée d’une lèpre, blanche comme la neige. Aaron se tourna vers Marie ; et voici, elle avait la lèpre. Alors Aaron dit à Moïse : De grâce, mon seigneur, ne nous fais pas porter la peine du péché que nous avons commis en insensés, et dont nous nous sommes rendus coupables !« (V. 10-11).

Alors Moïse pria. Sa prière est caractéristique de nombreuses prières de la Bible. Elle est courte. Elle ne contient que sept mots :

»O Dieu, je te prie, guéris-la !«

Après la confession qu’Aaron avait faite de tout son cœur, le cœur de Moïse fut touché, comme le fut le cœur de Dieu.

Quand tu pries, crois !

Je voudrais vous parler un peu de la prière. Il me semble que cette prière de Moïse est un merveilleux exemple de l’enseignement remarquable de Jésus sur la foi, dans le chapitre onze de Marc. Après avoir maudit le figuier, Jésus utilise cet événement pour exposer un merveilleux enseignement sur la foi en Dieu.

Il dit :

»En vérité, en vérité…«

Lorsqu’un oriental employait ces paroles, il levait la main et parlait avec la solennité d’un serment. Jésus a dit que nous devions faire quelque chose :

»Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne : Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir« (Marc 11 : 23-24).

Quand l’avez-vous reçu ?
Mais : « en priant« , c’est -à-dire au moment où vous priez !

Vous l’avez déjà ! C’est ce que cela signi- fie.

Nous avons eu avec nous, dans notre groupe d’évangélisa- tion, un petit Anglais qui disait aux gens, lorsqu’ils priaient :

»Arrêtons un peu de prier pendant cinq minutes, et commençons à croire Dieu ! Nous allons voir ce qui va se passer !«

C’est absolument fantastique de voir ce qui peut se passer quand les gens commencent à croire Dieu !

Le cri de l’âme d’un frère.

Il existe une attitude de foi, une ouverture de l’âme à Dieu, un moment où Dieu nous saisit dans l’Esprit. Je peux imaginer le cri de l’âme de Moïse dans ces circonstances. Marie, sa propre sœur, était à présent frappée d’une lèpre »blanche comme la neige

Quels étaient les sentiments de son cœur ? J’ai parfois pensé que l’occasion où j’ai crié à Dieu avec le plus de foi et de détermination, avec le désir le plus ardent de voir s’accomplir Sa volonté, a été celle où j’ai prié pour la guérison de l’une de mes sœurs. Nous étions vraiment amis depuis notre enfance. Elle était un peu plus âgée que moi. Je venais juste de recevoir la révélation du ministère de guérison de Jésus.

Elle était en train de mourir d’une perte de sang. Ma mère me téléphona un soir et me dit :

»John, si tu veux voir ta sœur vivante, tu ferais mieux de venir tout de suite !«

À mon arrivée, ma mère me dit :

»Tu arrives trop tard, elle est partie !«

Je suis allée près de son lit, et j’ai posé ma main sur son front. Il était pâle et froid. J’ai fait descendre ma main sur son cœur, et le cœur avait cessé de battre. J’ai saisi un petit miroir et je l’ai tenu devant sa bouche, mais aucune buée ne l’a recouvert. Elle ne respirait plus. J’étais abasourdi. Son mari était agenouillé au pied du lit et pleurait. Leur bébé dormait dans son berceau de l’autre côté de la chambre.

Mon vieux père et ma mère étaient à genoux près du lit, et sanglotaient. Ils avaient déjà vu mourir huit de leurs enfants. Elle était la neuvième.

Mon âme était agitée par une tempête.

Juste quelques semaines auparavant, ma femme avait été guérie alors qu’elle était tout près de la mort. Avant cela, l’un de mes frères avait été guéri, après avoir été invalide pendant vingt-deux ans. Peu auparavant, ma sœur aînée, qui avait cinq cancers dans ses seins, que l’on avait opérée cinq fois et que la médecine avait abandonnée, avait été guérie.

Regardant ma sœur, je dis :

»Oh Dieu ! Ce n’est pas Ta volonté ! Je ne peux pas l’accepter ! C’est l’œuvre du diable et des ténèbres !«

C’est le diable qui détient la puissance de la mort.

Je découvris un fait étrange. Il y a des moments où notre esprit s’accroche à l’esprit de quelqu’un d’autre. D’une manière ou d’une autre, il me semblait que mon esprit s’accrochait à l’esprit de ma sœur. Je me mis à prier :

»Seigneur Bien-aimé, il n’est pas possible qu’elle parte !«

Je me suis mis à arpenter la chambre pendant un moment. Mon esprit criait à Dieu pour qu’Il me montre quelqu’un qui avait assez de foi en Dieu, et que je pourrais appeler pour qu’il m’aide. Cela se passait il y a vingt-cinq ans, à une époque où celui qui se confiait à Dieu pour la guérison passait presque pour un fou aux yeux de l’Eglise et du monde.

Que Dieu soit béni, c’est différent à présent ! C’est l’avantage d’avoir des gens qui font confiance à Dieu, qui marchent dans les voies de Dieu, qui vont ensemble, restent ensemble, et qui forment dans la société un noyau qui possède une certaine puissance pour Dieu. Je n’ai aucune confiance ni foi dans tous ces petits efforts que les gens déploient quand ils courent ici et là. La plupart de ces efforts s’évanouissent comme une vapeur.

Si vous voulez que quelque chose de sérieux soit fait pour Dieu et pour l’humanité, unissez vos cœurs, vos mains et vos âmes. Organisez-vous !

(John Lake désigne un bébé dans l’auditoire)

La maman de ce bébé n’aurait pas été guérie s’il n’y avait pas eu un petit groupe déterminé à prier jusqu’à ce que cette femme soit guérie. Ils sont restés en prière toute la journée de lundi. A cinq heures de l’après-midi, ils avaient la victoire ! Cela leur a pris toute la journée.

Je désire que nous soyons assez remplis de l’Esprit et de foi pour que nos yeux spirituels puissent traverser les brouillards et voir ce qui se passait pendant cette journée, jusqu’à ce que les puissances des ténèbres soient dispersées et que la guérison se manifeste !

En arpentant de long en large la chambre de ma sœur, je pensais qu’il n’y avait qu’un seul homme qui pouvait avoir la foi dans ces circonstances, c’était John Alexander Dowie. Il habitait à près de mille kilomètres de là. Je pris le téléphone, appelai la Western Union, et leur dis que je voulais transmettre un télégramme au Docteur Dowie, en lui demandant de me répondre le plus vite possible.

Je lui expédiai le télégramme suivant :

»Apparemment, ma sœur est morte, mais mon esprit ne veut pas la laisser partir. Je crois que si vous priez, Dieu va la guérir.« 

Voici la réponse qu’il m’envoya :

»Tenez ferme à Dieu. Je prie. Elle vivra.«

Je l’ai dit mille fois, qu’aurais-je fait si, au lieu de recevoir ce télégramme plein de foi, j’en avais reçu un envoyé par un prédicateur chétif qui aurait pu me dire :

»Je crains que vous ne vous égariez« , ou :

»Frère, vous êtes dérangé« , ou encore :

»Le temps des miracles est passé !« 

La puissance de sa foi qui m’était transmise par ce télégramme commença à embraser mon âme d’éclairs.

Pendant que j’é- coutais la réponse au téléphone, des éclairs divins commencèrent à jaillir dans mon esprit. Je me mis à prier :

»Cette mort vient de l’enfer ! Elle ne peut pas être, elle ne doit pas être ! Au Nom de Jésus-Christ, je détruis cette mort et cette maladie ! Elle vivra !«

À la fin de ma prière, je tournai les yeux vers le lit, et je vis les paupières de ma sœur clignoter. Mais j’étais tellement échauffé que je me dis :

»Je suis peut-être en train de me monter la tête !«

Alors je restai un moment auprès du téléphone, sentant toujours des éclairs divins jaillir de mon âme. Puis je vis mon beau-frère se lever et tapoter le front de sa femme. Je compris que lui aussi avait vu quelque chose. Je lui dis :

»Qu’y a-t-il, Pierre ?«

Il répondit :

»Il me semble que j’ai vu bouger ses paupières !«

À ce moment précis, les paupières bougèrent à nouveau.

Cinq jours plus tard, elle vint chez mon père, et toute la famille Lake fut réunie pour le repas de Noël.

Pour la première fois de leur vie, ils étaient tous en bonne santé !

La prière persévérante est parfois nécessaire

Bien-aimés, ce n’est pas la longueur de nos prières qui nous permet d’être exaucés par Dieu, mais notre foi !

Cependant, je veux encourager ceux qui pensent que la prière persévérante est une nécessité, comme nous le pensons tous parfois. Nous n’avons pas la moindre idée des puissances des ténèbres contre lesquelles nous prions. Paul a dit :

»Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes« (Ephésiens 6 : 12).

Il faut parfois vous accrocher à Dieu, rester devant Lui, traverser les nuages noirs et les ténèbres, aller jusqu’au bout de la nuit, jusqu’à ce que la foi de Dieu perce, et que l’œuvre soit achevée.

L’expérience de Daniel

Vous rappelez-vous l’expérience de Daniel, l’une des plus belles de la Bible ? Il lui fallait une réponse du ciel. Il a jeûné et prié vingt-et-un jours. Le vingt-et-unième jour, un ange lui apparut, venant directement du ciel, et lui dit :

»Daniel, homme bien-aimé, sois attentif aux paroles que je vais te dire, et tiens-toi debout à la place où tu es ; car je suis maintenant envoyé vers toi. Lorsqu’il m’eut ainsi parlé, je me tins debout en tremblant. Il me dit : Daniel, ne crains rien ; car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens. Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours ; mais voici, Micaël, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse. Je viens maintenant pour te faire connaître ce qui doit arriver à ton peuple dans la suite des temps ; car la vision concerne encore ces temps-là« (Daniel 10 : 11-14).

La réponse de Dieu est partie non pas la dernière fois que tu as prié, mais la première ! Dès que le prophète eut commencé à s’humilier devant Dieu, la réponse est partie. Mais le Prince de Perse a résisté à l’ange pendant vingt-et-un jours. Finalement l’Archange Micaël fut envoyé à son aide, et la réponse parvint à Daniel.

Micaël est constamment décrit comme l’Ange Guerrier. Il a fait la guerre au diable et l’a chassé du ciel.

Comprenez bien ce qui se passe. Daniel a prié, Dieu a entendu sa prière et l’a exaucée en lui envoyant un ange. Mais cet ange a été retenu en chemin par une certaine puissance des ténèbres, jusqu’à ce que des renforts, en la personne de Micaël, l’un des principaux chefs des anges, viennent à son secours.

Je me demande ce qu’il a fallu accomplir dans la vie de tous ceux qui étaient concernés, pour que Dieu puisse exaucer cette prière !

Tu pries peut-être pour quelqu’un, pour un ami, un frère, un fils, ou une fille, qui a besoin de ton amour et de ta foi. Bien-aimé, aie foi en Dieu, reste en prière jusqu’à ce que l’Esprit ait la possibilité de régler ce problème ! Tout est là ! Accroche-toi jusqu’au bout ! N’abandonne pas ! C’est la Volonté de Dieu ! Tu as le droit de recevoir la réponse !

Il existe un ministère d’intercession qui vient du ciel. Il s’agit d’une prière faite par l’Esprit de Dieu. Il s’agit d’entrer dans l’esprit de prière du Saint-Esprit. Il prie. Il prie pour toi ! Il prie pour moi !

»L’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables« (Romains 8 : 26).

Lorsque notre esprit est uni au Sien, nous entrons en présence de Dieu, dans l’unité de la foi, dans l’amour de Son Esprit. Beaucoup de gens s’arrêtent à mi-chemin. Accroche-toi à Dieu, et prie jusqu’au bout !

Parfois, comme lorsque ma sœur revint à la vie, la foi et la puissance de Dieu viennent comme des éclairs.

Comme lorsque Moïse a prié :

»O Dieu, je te prie, guéris-la !«

La guérison de Marie fut instantanée. Parfois, c’est seulement notre nature humaine qui prie. Vous pouvez reconnaître vous-mêmes ces moments où votre âme ne participe pas à la prière, encore moins votre esprit.

Il y a des moments où c’est votre âme qui prie.

Mais il y a aussi la prière de votre esprit, qui est le niveau le plus profond de votre être, plus profond que celui de l’âme.

Que Dieu soit béni, il existe une prière où l’esprit de l’homme et l’Esprit de Dieu peuvent s’unir et devenir un.

Quand Moïse a prié ce jour-là, on peut imaginer à quel point son âme a dû être bouleversée. C’était sa propre sœur, celle qui était sur la berge du fleuve lorsqu’il était bébé, celle qui l’avait installé dans le panier en osier, qui l’avait caché dans les roseaux et qui l’avait surveillé jusqu’à ce qu’il soit en sécurité.

Ne croyez pas qu’elle ne s’intéressait pas à lui. Elle avait pour Moïse l’affection d’une sœur et d’une mère. Elle voulait qu’il reprenne le droit chemin. Elle craignait qu’il ait fait une grande erreur à l’occasion de son mariage.

Dites-moi, bien-aimés, êtes-vous un père ou une mère qui tenez tellement à l’un de vos chéris que vous avez peur de l’abandonner entre les mains de Dieu ? C’est l’une des choses les plus difficiles qu’il nous faut apprendre. Nous devons les relâcher pour que Dieu puisse les prendre !

L’expérience de Stephen Merritt

Stephen Merritt était un pieux entrepreneur de New York. Sa chère vieille épouse et lui vivaient pieusement. Ils élevèrent un fils, mais jamais aucun garçon ne s’est autant égaré loin de Dieu que leur Charley.

Charley se lançait toujours dans quelque affaire louche, la police venait, et leur disait :

»Charley a fait ceci et cela. Il nous faut tant d’argent pour le sortir de ses difficultés.«

La semaine suivante, un autre policier venait raconter autre chose, et cela n’arrêtait pas. Les deux pauvres vieux priaient et versaient toutes leurs larmes pour le salut de ce garçon.

Un jour que Stephen Merritt était assis dans son bureau, priant pour son fils et arrosant le plancher de ses larmes, il entendit la voix de Dieu lui dire :

»Depuis combien de temps essayes-tu de sauver Charley ?«

Il répondit :

»Depuis longtemps, Seigneur !«

Le Seigneur dit :

»Maintenant, quand tu auras fini, j’agirai !«

Le vieil homme réfléchit, et voici ce qu’il fit.

La police vint et lui dit :

»Charley a fait ceci et cela.«

Il demanda :

»Qui est Charley ?«

»Mais c’est votre fils !«

»Non, je n’ai aucun fils qui s’appelle Charley !«

Lorsque Dieu lui avait parlé, il s’était mis à genoux, et avait dit :

»Seigneur, il n’est plus mon fils, je Te le donne jusqu’à ce qu’il soit sauvé.«

Alors il répondit à la police :

»Non, je n’ai pas de fils.«

Ils le regardèrent et hochèrent la tête. Puis ils envoyèrent un autre officier de police. Mais cela ne servait plus à rien de venir le voir. Ils crurent que le vieil homme était devenu fou.

Environ neuf mois passèrent. Un jour, un officier de police se présenta et dit :

»Charley a sauté par-dessus le pont de Brooklyn et s’est tué.«

Ils voulaient que le vieil homme fasse draguer la rivière pour retrouver le corps. Mais le père dit :

»Je n’ai pas de fils qui s’appelle Charley. Draguez la rivière si vous le voulez !«

Alors, ils draguèrent la rivière, mais le corps qu’ils retrouvèrent n’était pas celui de Charley. Trois mois passèrent encore. Un jour, l’un des employés dit au vieil homme :

»Il y a l’un de vos amis dans le bureau.«

Quand le vieil homme entra, il vit que c’était Charley. Il était bien habillé, son visage était propre, tout indiquait qu’il avait en lui la lumière de Dieu. Son fils tomba à ses pieds, l’embrassa et lui demanda pardon. Il lui dit, en matière d’explications :

»Il y a trois mois, j’ai été sauvé dans une mission d’évangélisation, mais je ne voulais pas venir te voir tant que je ne pouvais pas venir en homme.« 

Les béquilles humaines

Il en est ainsi non seulement quand vous priez pour les autres, mais aussi quand vous priez pour vous-mêmes. Certains parmi vous s’accrochent à leur maladie, ou à leur difficulté, comme à des béquilles. Vous en êtes conscients en permanence, à tel point que Dieu ne peut pas l’enlever de vos mains ! Spirituellement, vous êtes dans la même situation que Stephen Merritt. Il était tellement décidé à sauver son fils que c’était lui qui le faisait, au lieu de laisser Dieu agir.

Peut-être vous accrochez-vous au péché de la même manière. Peut-être vous accrochez-vous à la désobéissance de la même manière. Peut-être est-ce à votre maladie. S’il y a une chose qui vous empêche d’être béni, abandonnez-la, et ouvrez vos mains et votre cœur !

Quand j’étais petit, j’allais souvent visiter les écluses à Sault-Ste-Marie, dans le Michigan, où se trouvait ma maison. Un jour, un marin qui se trouvait sur un mât perdit l’équilibre et tomba à l’eau. Un autre marin se mit debout sur le bastingage et le fixa du regard.

Celui qui était tombé s’enfonça et remonta, il s’enfonça à nouveau et revint encore à la surface, en agitant violemment l’eau autour de lui. Pourtant, l’autre ne bougeait pas. Puis son camarade s’enfonça encore pour la troisième fois, sans bouger cette fois. Juste au moment où il disparut dans l’eau, l’autre marin plongea, et le ramena avec lui.

Deux messieurs qui se trouvaient là dirent :

»Ce gars a déjà sorti des hommes de l’eau auparavant !«

Il avait attendu jusqu’à ce que l’autre n’ait plus de forces. Sinon, tous deux auraient pu se noyer.

Nous sommes nombreux à lutter et à nous débattre, jusqu’à ce que nous n’ayons plus de forces et que nous laissions Dieu Se saisir de nous. Quand j’étais jeune, j’étais aussi orgueilleux que Lucifer, comme tous les Lake que j’ai connus. Robert Burns a écrit avec la pointe de son diamant, sur une vitre d’une auberge des Highlands :

»Il n’y a rien ici, que l’orgueil des Highlands, l’orgueil des Highlands et la pauvreté.«

Leur pauvreté ne les gênait nullement. La chose la plus difficile, pour moi, fut de capituler devant Dieu. Je n’avais jamais bu de whisky de ma vie, jamais touché au tabac, mais mon cœur orgueilleux a dû lutter comme un homme qui se noie, jusqu’à ce que j’accepte finalement de dire :

»Seigneur, sauve -moi !«

Il a fallu encore que je finisse par m’agenouiller der- rière un vieil orme, pour déverser mon cœur devant Dieu et capituler devant Lui.

La lumière du ciel pénétra dans mon âme. Je me relevai fils de Dieu, et le sachant !

Laissez Dieu vous prendre. Cessez de transpirer, cessez de lutter. Ceux qui sont sans doute les plus difficiles au monde à sauver sont les adeptes de la Science Chrétienne. Pourquoi ? Parce qu’ils travaillent tellement dur à se sauver eux-mêmes ! Ils ont appris tellement de leçons, ils ont tellement concentré leurs pensées sur la guérison qu’ils sont presque complètement épuisés.

Il faut que vous les aidiez à abandonner toutes ces choses jusqu’à ce qu’ils puissent dire :

»J’arrête d’essayer, je crois !«

Que Dieu soit loué !

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Chapitre 5

Sur quel terrain se tenir pour être guéri ?

Le sujet de la guérison est traité dans la Bible d’une manière de plus en plus développée, de la Genèse à l’Apocalypse. Il y a un développement progressif des promesses concernant la guérison, ainsi que des principes définis par le Seigneur, par lesquels la guérison peut être reçue.

La manifestation la plus puissante du ministère de guérison, tel que nous le décrit la parole de Dieu, se produit avec le Baptême du Saint-Esprit, lorsque les disciples, le jour de la Pentecôte, ont été remplis et habités par l’Esprit Vivant du Dieu Vivant.

Le but de Jésus-Christ

Pourquoi Jésus-Christ a-t-Il vécu, est-Il mort sur la croix, a-t-Il été enseveli, est-Il allé prêcher aux morts qui étaient morts dans l’espérance de Sa venue, pour les emmener dans Sa propre gloire, pourquoi est-Il ressuscité des morts, pourquoi est-Il finalement monté sur le trône de Dieu ?

Il a fait tout cela dans un seul but : pour que Lui, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, puisse être fondé à recevoir le don du Saint-Esprit, et qu’Il puisse avoir le droit de Le répandre pour toujours sur Ses disciples.

Sans ce point culminant, atteint lorsqu’Il est monté sur le trône de Dieu, tout le reste aurait été sans valeur. La promesse faite par le Père à Jésus-Christ Lui-même fut accomplie par le Père. Christ, le Sauveur et le Rédempteur de l’Humanité, exerçant la Puissance de Dieu, a répandu d’en haut le Saint-Esprit sur Ses disciples.

On connaissait la guérison au temps des patriarches

Dès la période reculée des patriarches, et jusqu’à l’époque de Moïse, le sujet de la guérison était apparemment aussi bien connu que par nous aujourd’hui. La première mention d’une guérison remonte au moment où les femmes d’Abimélec ont été guéries en réponse à la prière d’Abraham.

Ensuite, on trouve le cas de Sara, qui fut guérie de sa stérilité, à l’âge de quatre-vingt-dix ans. Ce ne fut pas une simple guérison ordinaire, mais un miracle créatif. Les processus naturels qui étaient morts en elle ont été restaurés par l’action du Dieu Tout-Puissant, et elle fut capable de porter un enfant à l’âge de quatre-vingt-dix ans.

Rachel est un autre exemple de guérison de stérilité, relaté dans le livre de la Genèse.

Mis à part en vertu de l’alliance

Quand vous arrivez au livre de l’Exode, vous voyez s’ouvrir une grande phase de guérison. Israël venait de quitter l’Egypte. Ils avaient traversé la Mer Rouge et se trouvaient maintenant dans le désert. Ils étaient loin des méthodes terrestres et des lois oppressives.

Beaucoup de Chrétiens ne sont pas encore allés aussi loin. Leur christianisme ne touche pas leur existence ni leur vie pratique. Ils n’ont une foi vivante pour le salut de leur âme que lorsqu’ils sont en train de mourir. Beaucoup de gens ont un salut qui ne leur permettra de faire beaucoup de choses qu’après leur mort. Mais le salut de Christ vous permettra de recevoir beaucoup de choses merveilleuses tant que vous êtes encore en vie ! La mort prendra soin d’elle-même !

Les révélations que Dieu tient en réserve pour vous et moi, lorsque nous serons morts, nous seront données en leur temps.

En attendant, nous vivons ici et maintenant, pour que Ses promesses se réalisent en nous.

Au chapitre 15 de l’Exode, nous avons une remarquable déclaration : toute une nation de deux millions et demi de personnes, vieillards, hommes et femmes, jeunes, enfants et même bébés encore dans le sein maternel, toute une nation acceptant de conclure une alliance avec Dieu, et de n’avoir que Dieu pour sa guérison !

Aucun de ceux qui avaient vingt ans et plus lorsqu’ils quittèrent l’Egypte n’est jamais entré dans le pays de Canaan, excepté Josué et Caleb. La nation qui est entrée dans le pays était une nation nouvelle, née sous l’alliance avec l’Eternel Dieu, et n’ayant jamais connu d’autre système de guérison que la foi en Dieu. Cette alliance fut conclue après la mise à l’épreuve du peuple, aux eaux de Mara.

La guérison des eaux amères

»Ils arrivèrent à Mara ; mais ils ne purent pas boire l’eau de Mara parce qu’elle était amère. C’est pourquoi ce lieu fut appelé Mara. Le peuple murmura contre Moïse, en disant : Que boirons-nous ? Moïse cria à l’Eternel ; et l’Eternel lui indiqua un bois, qu’il jeta dans l’eau. Et l’eau devint douce. Ce fut là que l’Eternel donna au peuple des lois et des ordonnances, et ce fut là qu’il le mit à l’épreuve« (Exode 15 : 23-25).

Dieu leur avait fait traverser la Mer Rouge par un miracle divin. Une nouvelle nation était née. La colonne de nuée s’était arrêtée aux eaux de Mara. Mara signifie »amer.« Lorsqu’ils vinrent examiner les sources, ils virent que l’eau était amère. Vous pouvez imaginer la consternation qui s’ensuivit ! Pensez aux mères qui avaient besoin d’eau pour leurs enfants, aux vieillards qui haletaient de soif ! Et pourtant, la colonne de nuée s’était étrangement arrêtée devant ces eaux imbuvables de Mara !

Je suppose que l’on a dû suggérer tous les remèdes humains possibles. Ce qui est sûr, c’est qu’ils commencèrent à murmurer. Vous trouverez toujours des rouspéteurs ! Moïse était un héros. Nous n’avons que quelques centaines de rouspéteurs contre nous, mais lui en avait deux millions et demi en même temps !

Je suppose que des comités devaient l’attendre. L’un a dû dire :

»Moïse, pourquoi donc nous as-tu arrêtés ici ?«

– »Mais c’est la colonne de nuée qui s’est arrêtée ici !«

– »Hé bien, il doit y avoir quelque chose de détraqué dans le mécanisme ! Il ne fonctionne plus ! Dieu ne nous aurait jamais arrêtés ici !«

Ils ont peut-être dit aussi :

»Ne crois-tu pas que nous ferions mieux de construire une machine pour faire un forage ?«

Ou encore :

»Ne penses-tu pas que nous ferions mieux d’envoyer des équipes de reconnaissance pour chercher une source dans les environs ?«

Les hommes ont toujours été les hommes !

Moïse avait une façon de résoudre ses problèmes que je voudrais que nous connaissions mieux. Pendant que tous les autres murmuraient, il partit prier et se mettre en contact avec Dieu. Beaucoup de gens prient, mais ne sont jamais en contact avec Dieu. Ils font marcher la machine de la prière à sens unique, et n’obtiennent jamais de réponse dans l’autre sens.

Une véritable prière est une communion avec Dieu.

Elle ne consiste pas seulement à prononcer des paroles, mais à obtenir une réponse du ciel.

»La prière de la foi sauvera le malade.«

Dieu n’a jamais promis de guérir en réponse à une autre prière que la prière de la foi. Beaucoup de gens savent faire des prières. Nos livres sont pleins de prières !

Nous sommes de splendides mendiants, de magnifiques mendiants, mais de pauvres croyants.

Ce qui est presque le plus difficile à trouver aujourd’hui, c’est un bon vieux chrétien ayant foi en Dieu !

L’autre jour, j’étais assis auprès du lit d’une vieille dame méthodiste, une brave dame, qui était sauvée, j’en suis certain. Mais lorsque je me suis mis à genoux pour prier pour elle, tout ce qu’elle pouvait dire était :

»Oh Jésus, guéris-moi ! Oh Jésus, guéris-moi !«

Elle continua à répéter cette phrase, au point qu’il me sembla que même le Seigneur commençait à en être agacé. Après un moment, je tentai de l’arrêter. Je lui dis :

»Chère Sœur, vous n’avez pas besoin de supplier le Seigneur. Il est mort pour cela ! Il attend de pouvoir le faire !«

Elle prit une longue inspiration, et me dit :

»Que dois-je faire ?«

Je lui dis :

»Cessez de supplier, et commencez un peu à croire Dieu, vous verrez s’il ne se passe pas quelque chose !«

Bien-aimés, c’est l’état de votre âme qui vous permet ou non de recevoir une réponse de Dieu. Quand votre cœur est attaché à Dieu, dans une foi vivante, il se passera quelque chose.

En chimie, il faut que l’on mélange certaines substances pour qu’il se produise une réaction. La Bible dit :

»Mais la parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien.«

Pourquoi ?

»Parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent.«

L’Esprit de Dieu possède la qualité divine. L’esprit de foi dans le cœur d’un homme représente la qualité humaine nécessaire pour enflammer l’Esprit de Dieu, et Lui permettre d’exercer Son action divine dans notre âme.

»Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu.«

Dieu exige la foi. L’action de l’Esprit de Dieu dans votre vie pour votre guérison sera plus ou moins grande, selon le degré de foi se trouvant dans votre âme.

À petite foi, petite guérison. À grande foi, grande guérison. À foi nulle, guérison nulle ! C’est le principe divin.

Qui Jésus tient-Il pour responsable ?

Certains enseignants de la Parole s’efforcent de rejeter le poids de la responsabilité sur le malade. La Parole de Dieu ne le fait pas. C’est dans la Parole de Dieu que l’on trouve l’exposé le plus clair et le plus direct que je connaisse de ce qu’est la véritable virilité.

Christ place le fardeau de la responsabilité sur les disciples eux-mêmes.

Quand Il se trouvait en présence de la foi, Il en faisait l’éloge. Mais Il a dit à Ses disciples :

»Je vous donne puissance et autorité« ,

et aussi :

»Je vous donne le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité.«

Ils sont partis et sont allés guérir les malades.

Jésus a dit aux soixante-dix :

»Dans quelque ville que vous entriez …, guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu s’est approché de vous.«

C’est l’explication qu’ils devaient donner. Je crois que nous aurons un jour une armée missionnaire équipée de la puissance de Dieu, qui ira guérir les païens, et qui découvrira que son message aura dans la vie des nations une puissance et une autorité qui nous manquent maintenant.

Un Dieu qui n’a pas la puissance de guérir les corps malades des païens offrirait de piètres garanties de Son pouvoir de sauver leurs âmes.

Quand vous allez voir les païens de Portland, vous pouvez faire exactement la même chose. Paul Rader prêchait dans les taudis, et certains grands prédicateurs vinrent l’écouter. Ils jugèrent merveilleux les résultats qu’il obtenait, et ils l’invitèrent à prêcher dans l’une de leurs grandes églises. Il leur donna avec feu le même genre de prédication que celles qu’il donnait dans les taudis. Le Conseil de l’Eglise le reprit et lui dit :

»Rader, dans les taudis, c’était merveilleux, et ce message a touché le cœur des gens. Mais ici, vous avez une autre classe de gens, et nous ne pensons pas qu’il faut employer le même message pour cette congrégation.«

L’un des membres du Conseil était un médecin. Rader lui dit :

»Docteur, quand vous avez un cas de diphtérie dans les taudis et un autre dans les quartiers chics, donnez-vous des remèdes différents aux malades des taudis, et à ceux des quartiers chics ?«

Il répondit :

»Non, je leur donne la même chose.«

Rader dit alors :

»Bon, je suppose donc que si la maladie est la même, le même remède conviendra !«

Dieu est le Seul et Unique Remède

Dieu n’a qu’un seul remède. Il n’en a jamais eu d’autre. Le remède de Dieu est le Seigneur Jésus-Christ. Le Seigneur Jésus-Christ, administré à notre âme par le Saint-Esprit, est la seule puissance rédemptrice qui peut racheter notre âme du péché.

Dieu n’a jamais eu non plus d’autre remède pour la maladie. Ce remède est le Seigneur Jésus-Christ, administré par le Saint-Esprit à la nature humaine.

Voici toute une nation de deux millions et demi de personnes, rassemblées devant les eaux de Mara. Dieu accomplit un miracle, les eaux furent assainies et devinrent douces. Ce fut d’abord une manifestation de Sa Puissance. Ce fut aussi pour stimuler la foi du peuple, et l’encourager à croire en Lui partout et en toutes circonstances.

Remettez votre esprit et votre corps à Dieu

Avez-vous déjà essayé de conduire beaucoup de spirites au salut ? Ils s’amusent avec des esprits, jusqu’à ce qu’ils deviennent des candidats à l’asile, obsédés et possédés, et après ils veulent être délivrés. Ce sont les gens les plus durs à garder enracinés en Dieu et fermes dans la foi.

On leur a appris à ouvrir largement leur être entier à toutes sortes de créatures impures qui ont la forme d’un esprit, et à les garder. Il leur est naturel de le faire. Alors qu’on apprend au vrai Chrétien à se garder libre de toute puissance qui souille.

Ne permettez pas que tout ce qui vous vient aux oreilles prenne possession de vous. Placez la barre de votre âme bien haut, et fermez la porte à ce qui est impur, souillé, et mensonger. Ouvrez votre esprit au Saint-Esprit, à la vérité et à l’amour de Dieu. Laissez entrer Dieu, et laissez tout le reste dehors !

Beaucoup de Chrétiens gardent un petit dieu médicament chez eux. Chaque fois qu’ils ont mal à l’estomac, ils succombent à la tentation, et sont presque dans la même position que des spirites. Ils ont tellement été habitués à laisser entrer en eux leur dieu »drogue« qu’ils ne peuvent pratiquement plus s’en passer.

Il vous faut en permanence demander à ces gens de s’approcher, pour les bénir, les secouer presque jusqu’à l’épuisement, jusqu’à ce qu’ils puissent se tenir debout et laisser tomber leur dieu médicament, pour faire vraiment confiance au Dieu Vivant, au lieu d’essayer de le faire.

Peut-être dites-vous :

»Qu’est-ce qui lui donne le droit de parler ainsi ?«

Au chapitre 15 de l’Exode, nous voyons l’alliance de guérison que Dieu a conclue avec les enfants d’Israël, lorsqu’ils eurent traversé la Mer Rouge, et qu’ils furent arrivés aux eaux de Mara.

Le Seigneur Tout-Puissant avait signé cette alliance en tant que Yahveh-Rapha, l’Eternel qui Guérit, et le peuple de Dieu a vécu de nombreuses années consécutives sous cette alliance. Pendant des siècles, Israël n’a jamais eu d’autre médecin. Nobles et gens du peuple, riches et pauvres, rois et mendiants, ont placé leur confiance dans le Dieu vivant et éternel.

On ne mentionne qu’une seule fois un homme ayant violé cette alliance. Il s’agissait d’Asa, roi de Juda. L’offense qu’il commit fut si remarquable qu’elle est rapportée dans les Chroniques. Lorsqu’il fut malade des pieds, il ne fit pas confiance au Seigneur, mais il alla consulter les médecins, et il »se coucha avec ses pères« (2 Chronique 16 : 13).

Cela nous rapporte bien peu de nous associer avec des incrédules, à moins de conserver intact l’esprit de notre foi. Quant Salomon voulut se marier, il descendit en Egypte et prit une quantité de femmes égyptiennes, qui emmenèrent leurs médecins païens avec elles à la cour de Jérusalem, et introduisirent en Israël la pratique de la médecine.

Finalement, le roi Asa abandonna sa confiance en Dieu, pour recourir aux méthodes païennes. Les médicaments ont toujours été les moyens de guérison des incrédules. Dieu a toujours été, et est toujours, le Remède des véritables Chrétiens.

David a donné le meilleur bulletin de santé qui ait jamais été écrit ! Il a dit :

»Nul ne chancela parmi ses tribus« (Psaume 105 : 37).

Quelle santé, gloire à Dieu ! Dieu avait donné l’alliance, et Il avait dit :

»Tant que tu la garderas, tu seras béni. Quand tu la violeras, tu en supporteras les conséquences naturelles.«

Ces conséquences naturelles s’appellent malédiction, déchéance, maladie, infirmité et toute la misère qui leur est associée.

Une grande démonstration

Il y a quelques années, j’assistai à l’une des grandes démonstrations de la puissance de guérison faites par John Alexander Dowie, à l’Auditorium de Chicago. À un certain moment, dix mille personnes se sont levées et ont témoigné de leur guérison. Il y avait sur l’estrade cinq grands paniers remplis de cartes portant les noms de soixante mille personnes qui avaient été guéries par Dieu.

Lorsque les dix mille personnes de l’auditoire se sont levées pour attester la puissance de Dieu, Dowie a désigné en même temps les paniers contenant les soixante mille noms, ce qui faisait un total de soixante-dix mille témoignages de guérison.

Je ne sais pas ce que les gens pensent de ceux qui ont suivi Dowie, mais vous pouvez aller visiter la ville qu’ils ont fondée à Zion, dans l’Illinois, aujourd’hui, en 1923, et consulter leurs statistiques démographiques. Vous verrez que leur taux de mortalité est plus bas que dans n’importe quelle autre ville de ce pays ayant une population comparable. Cela prouve que ceux qui mettent leur confiance en Dieu, et en Dieu seul, sont des gens en bonne santé, qui exercent un solide bon sens.

Pourquoi venez-vous à Dieu dans la repentance et l’honnêteté de cœur ?
Pour que vous soyez délivrés du péché.
Pourquoi vous efforcez- vous de garder votre vie de la contamination du péché, par la prière, par vos efforts spirituels et vos larmes, si ce n’est pour bénéficier, par la grâce de Dieu, d’une plus grande mesure de Sa présence céleste et de Sa puissance ?

Les Chrétiens considèrent la guérison comme relevant de la grâce de Dieu, mais ils ne réalisent pas que la guérison est une science aussi bien qu’une grâce. Je dis aux gens qu’il n’existe pas seulement la grâce de la guérison, mais aussi l’art de la guérison. La guérison est une grâce parce qu’elle appartient à Dieu, et que la puissance de guérison n’est autre que l’Esprit du Dieu Vivant Lui-même.

Mais si vous voulez en parler en la considérant comme un art, vous comprendrez comment ouvrir votre être entier à Dieu, pour que Sa vie puisse s’écouler au travers de vous et vers les autres. C’est cela pratiquer l’art de la guérison. La repentance, avec tout ce qui l’accompagne, vous permet d’ouvrir votre cœur au Seigneur, de la manière la plus grande possible.

La restitution apporte la guérison

Un jour, un monsieur souffrant de diabète vint me voir. Il m’expliqua son état et me montra un document établi par la Direction Nationale de la Santé, attestant l’évolution de sa maladie au cours des mois passés. Il me dit :

»Je ne veux pas mourir. Je suis venu pour que vous m’aidiez.«

Je lui dis :

»Cher frère, le Seigneur va vous aider.«

Nous nous sommes donc agenouillés près du fauteuil de mon bureau et nous avons commencé à prier. Pendant notre prière, tout ce qui me venait à l’esprit était la somme de 5.000 dollars. Je lui posai la question :

»Frère, que veulent dire ces 5.000 dollars qui me viennent constamment à l’esprit ? Avez-vous volé 5.000 dollars ?«

Il éclata en sanglots et me dit :

»Oui, c’est mon problème. J’ai volé 5.000 dollars à ma belle-sœur lorsque mon frère est mort.«

Je lui dis :

»Possédez-vous cette somme sur votre compte bancaire ?«

Il me répondit :

»Oui.«

Je lui demandai :

»Cela s’est passé il y a combien de temps ?«

Il répondit :

»Il y a huit ans et trois mois.«

Je lui dis :

»Si vous voulez être guéri, asseyez-vous ici et faites un chèque de ce montant, en y ajoutant les intérêts.«

Il rédigea le chèque, et je veillai à ce qu’il soit posté aussitôt. Puis je lui dis :

»Maintenant, frère, revenez ici.«

Il était en train de partir en pleurant.

»Maintenant, vous verrez que vous allez avoir la foi en Dieu.«

Il s’agenouilla à nouveau près du fauteuil de mon bureau, mais, cette fois, ce ne fut pas comme la première fois. Son cœur était droit, il s’était repenti, et il avait restitué ce qu’il avait pris. Son cœur s’ouvrit, et il pria comme un bon vieux Méthodiste. Cet homme est à présent l’un de mes proches amis, et il est en bonne santé.

Que Dieu soit béni, si vous voulez recevoir de Dieu l’une des merveilleuses choses qu’Il a pour vous, retournez chez vous et réglez tous les problèmes que vous avez avec votre épicier ou avec quiconque. Si vous voulez être honnête, et si vous n’avez pas l’argent, soyez un homme, téléphonez-leur et parlez-leur. Mettez-vous en règle avec les hommes et avec Dieu, et Il vous bénira.

On n’est pas toujours guéri en faisant des prières. On est guéri en obéissant à Dieu.

Dieu veut que les Chrétiens mettent la barre de la justice à la hauteur où Dieu la place, et qu’ils règlent leur vie en conséquence, que Dieu soit béni ! L’Eglise ne reconnaît pas cette vérité. Elle a presque entièrement négligé les enseignements et les leçons de l’Ancien Testament. Elle ne comprend plus aujourd’hui la source de ses problèmes.

Un jour, le gouvernement britannique se demanda quelle était la cause des problèmes de la nation. Certains membres du Parlement commencèrent à lire l’Ancien Testament, et les lois anglaises concernant la santé. Ils dirent :

»Nous avons hérité des malédictions, mais nous avons manqué les bénédictions !«

Ils voulaient savoir ce qu’ils devaient faire pour hériter des bénédictions et se débarrasser des malédictions. Il y avait des conflits sociaux, des troubles juridiques, et les tribunaux croulaient sous les procès faits par ceux qui voulaient défendre leurs droits personnels. Ils étaient malades. Ils allèrent jusqu’à nommer une commission qui devait étudier le problème et faire un rapport.

Puis vint la Guerre Mondiale, et l’on classa l’affaire. Bien-aimés, si nous voulons la santé divine dans notre corps et dans notre vie, nous devons revenir à la bonne vieille obéissance à la Parole de Dieu.

Immunisés contre la maladie

Quand nous avons commencé à nous confier en Dieu pour notre guérison, il y a plus de vingt-cinq ans, ma femme et moi, nous avions la foi que Dieu nous guérirait si nous étions malades. Lorsqu’une épidémie de rougeole se déclara, nos enfants vinrent à la maison avec la rougeole. Le Seigneur les guérit. Cela dura pendant plusieurs années.

Un soir, en rentrant à la maison, je vis que deux de mes enfants avaient contracté la variole. C’était trop ! S’il y a quelque chose que je hais, c’est bien la variole. Voyant que mes enfants avaient la variole, nous avons invoqué la promesse du Psaume 91, qui dit :

»Aucun fléau n’approchera de ta tente.«

Et nous avons chassé la maladie de notre foyer.

Très peu de Chrétiens réalisent qu’il y a dans la Parole de Dieu un merveilleux exemple de santé donné par l’histoire du peuple d’Israël.

Un seul autre exemple a été plus grand que celui-ci, c’est l’exemple donné par l’Eglise chrétienne au cours des trois premiers siècles. Les millions de chrétiens qui ont vécu à cette époque faisaient tous confiance au Seigneur pour leur guérison.

Une application scientifique de l’action de l’Esprit de Dieu

Si nous pouvions faire comprendre au monde la puissance de création et de vie de l’Esprit de Dieu, les hommes découvriraient que la guérison n’est pas seulement une question de foi et de grâce de Dieu, mais aussi une application parfaitement scientifique de l’action de l’Esprit de Dieu aux besoins des hommes.

L’Esprit de Dieu est une réalité aussi tangible que celle de l’électricité. Vous pouvez vous en saisir et la transmettre à quelqu’un d’autre. Vous recevez de Dieu cette puissance par la foi et la prière, et tout votre être se charge de cette énergie.

L’apôtre Paul prenait des linges ou des mouchoirs, et les tenait dans ses mains jusqu’à ce que ces linges et ces mouchoirs soient complètement imbibés de l’Esprit de Dieu. Puis on les envoyait aux malades, ceux-ci étaient guéris, et les démons étaient chassés (Actes 19 : 12).

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Auteur : John G. LAKE. Sermons réunis et édités par Gordon Lindsay et publiés par CHRIST FOR THE NATIONS, Inc. P.O. Box 24910, Dallas, Tx (U.S.A.), sous le titre : « The John G. Lake Sermons on Dominion over Demons, Disease and Death. » – Edités en français par Parole de Vie, avec permission.

  1 Comment

  1. nani   •  

    "L’Esprit de Dieu est une réalité aussi tangible que celle de l’électricité" !!!!!!!!!!

    Je croyais être une chrétienne réveillée mais là c’est pour moi un électrochoc !!!!!!!
    Je crie de toutes mes forces GLOIRE A NOTRE DIEU !!!!

    Merci pour ces 3 volets, c’est une vraie mine d’or pour ma foi.

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