Une alliance d’amour, par Daniel Steen

face à la loi.jp

Nous conseillons vivement la lecture de cet enseignement en parallèle avec l’enregistrement audio in live:

http://michelledastier.com/audio/?sermon_id=139

Introduction

Il est très courant d’entendre les chrétiens dire  : « nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce ! ». Ceci est exact, mais est-ce vraiment le cas ? Par exemple quand nous disons :

  • Je ne peux pas dormir, car je dois aller à l’église !
  • Je n’ai pas lu la bible aujourd’hui !
  • Je ne peux pas faire ceci ou cela car je suis chrétien !
  • Dois-je donner la dîme du salaire brut ou net ? Etc…

Nous comprenons bien que tout ce qui se fait sous la forme : « je dois, je suis obligé, je n’ai pas le droit… », prouve que nous sommes sous une loi.

Parce que :

L’obéissance à contre-cœur est une loi !

Il est donc très important de comprendre ce qu’est l’alliance d’amour de Christ et ce que le Seigneur attend de nous, afin de lui être agréable.

La nature d’une alliance

Lorsque Dieu décide de faire une alliance, il pratique de manière étonnante, c’est un mystère qu’il faut percer et garder dans le cœur.

Deux mots désignent l’alliance : « diatheke » en grec et « b’rit » en hébreu. Le mot hébreu est traduit par « alliance » et le mot grec par « testament ». Or, un testament fait penser à la mort, c’est un document légal que l’on ouvre à la mort d’une personne.

La racine du mot hébreu est « lier » c’est un engagement réciproque, un accord d’amitié avec des signes et des gages. Le sens de la racine du mot grec est de : « mettre quelque chose en ordre ».

Dans un sens profond le terme d’alliance s’applique à une relation que Dieu a souverainement décidée entre lui-même et l’homme.

C’est lui qui définit les termes d’une alliance. Le rôle de l’homme consiste à répondre à l’offre de Dieu. Dieu n’entre jamais en relation permanente avec qui que ce soit en dehors d’une alliance.

Ps 50/5 : Rassemblez-moi mes fidèles, Qui ont fait alliance avec moi par le sacrifice!

La blessure d’une alliance

Une alliance est toujours accompagnée d’une blessure. Autrefois lorsque deux chefs de clan faisaient alliance, ils se taillaient le bras ou la main et mélangeaient leur sang en se serrant l’un contre l’autre. Ces blessures volontaires laissaient des cicatrices qui se voyaient bien. Ainsi chacun pouvait savoir qu’une personne avait contractée une ou plusieurs alliances, cette personne était ainsi protégée par ses alliances. Lorsque les personnes se retrouvaient, elles présentaient leurs cicatrices en signe de reconnaissance.

Sur ce modèle, la circoncision est la cicatrice de l’alliance de la terre entre Dieu et Israël.

 

Les blessures aux mains, aux pieds et sur le côté de Jésus également. Pour celles et ceux qui entrent dans cette alliance, la blessure est la circoncision du cœur faite par la pénétration de l’Esprit Saint dans notre cœur.

 

Dans le mariage, la jeune fille vierge est également « blessée » par la rupture de l’hymen et gardera cette marque toute sa vie : c’est une alliance.

Les hébreux disent « couper l’alliance ». Cela suggère le couteau qui met à mort la victime du sacrifice. Chaque fois qu’il y a alliance, il y a un sacrifice, une blessure, et chaque fois le sang est répandu.

Sans alliance, il n’y a pas de relation avec Dieu et sans blessure, il n’y a pas d’alliance.

Une alliance n’est valable que s’il y a mort

Le rituel est décrit dans Jér 34/18-20. L’animal choisi comme victime devait être coupé en deux morceaux, et ces derniers étaient placés l’un en face de l’autre avec un espace entre deux. Les participants de l’alliance passaient entre les deux morceaux de la bête et « entraient » ainsi dans l’alliance.

Par exemple, Dieu a passé une alliance avec Abram (Gen 15/7-18) selon laquelle il donne la terre promise à la descendance d’Abram. Cette alliance fut symbolisée par la circoncision.

Dieu ne peut pas faire plus qu’une alliance pour s’engager.

Le sacrifice symbolise la mort des deux partenaires de l’alliance, l’animal est mort comme représentant. Mais une fois que nous sommes passés dans l’alliance, alors :

En entrant dans l’alliance, nous nous engageons à ne plus vivre pour nous-mêmes.

Il est impossible d’être dans l’alliance et de rester vivant pour soi même, chacun doit dire à l’autre : « si cela est nécessaire, je mourrai pour toi. A partir de maintenant, tes intérêts sont plus importants que les miens ! ».

Une alliance d’amour n’est pas imposée, elle se fait librement dans la paix et la joie. Le mariage n’est pas un contrat, ce n’est pas un engagement à contre-cœur, c’est une alliance d’amour qui s’accomplit en 3 phases :

 

  • Chaque conjoint donne sa vie pour l’autre (il meurt à soi même),
  • De cette mort surgit une nouvelle vie, à travers et pour l’autre,
  • L’alliance est consommée à travers l’union physique qui produit le fruit de l’amour.

L’alliance de Jésus-Christ

L’alliance de Jésus Christ délivre du siècle présent

Par le sacrifice de la croix nous pouvons entrer dans l’alliance à condition de mourir à nous même. Alors seulement nous permettrons à la croix de faire son œuvre en nous.

Gal 1/3-4 : …..que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ, 4 qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père,……

Ce texte de Galates nous apprend que Christ est venu pour « nous arracher au siècle présent mauvais » qui représente le monde actuel qui, bien entendu est en rébellion contre Dieu.

Jean 15/19 : Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait.

Plus l’église est soumise à Dieu, plus le monde la hait. Si le monde ne hait pas l’église, c’est que le monde est entré dans l’église. Pourquoi haïrait-il ce qui est à lui ? Or, le monde va arriver à sa fin, selon la parole :

 

Matt 13/39 : l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable; la moisson, c’est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges.

Le juste et le méchant coexistent jusqu’à la fin du siècle, ce n’est pas notre affaire de les séparer. Nous pouvons lire ceci :

2 Cor 4/3-4 : Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent; 4 pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne vissent pas briller la splendeur de l’Evangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu.

C’est pourquoi Satan fait traîner les choses, il veut que ce siècle se prolonge, car il en est le « dieu » et que c’est le seul moyen pour lui d’avoir la position d’un dieu. En mettant fin au siècle présent, Dieu mettra fin au règne de Satan et à la position que le monde lui donne.

Nous ne pouvons et devons pas nous conformer au siècle présent, car il se termine. La manière de s’en défaire passe par notre le renouvellement de notre intelligence. Parce que quand nous pensons autrement, nous vivons autrement.

Rom 12/2 : Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Beaucoup de chrétiens seront sauvés, mais auront manqué le plan de Dieu pour eux ici-bas, parce qu’ils n’auront pas été renouvelés dans leur manière de penser.

Un serviteur de Dieu ne peut pas aimer le siècle présent, il doit choisir. Par exemple nous voyons Démas, amoureux du siècle présent, qui ne peut pas aller plus loin. Il n’est pas dit qu’il est « tombé dans le péché, ivrogne ou immoral » :

2 Tim 4/10 : car Démas m’a abandonné, par amour pour le siècle présent, et il est parti pour Thessalonique; Crescens est allé en Galatie, Tite en Dalmatie.

Qu’est-ce qu’un ennemi de la croix de Christ ?

Paul parle également de plusieurs qui marchent en « ennemis de la croix de Christ » :

Phil 3/17-19 : Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. 18 Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. 19 Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre.

Il s’agit de « chrétiens » qui ne sont pas ennemis de Christ, mais de la croix de Christ qui représente la part de Christ dans l’alliance. Cela signifie que leur comportement montre qu’ils sont « ennemis de l’alliance ».Tant qu’ils pourront obtenir ce qu’ils veulent de Christ, ils resteront amis. S’ils ne meurent pas à eux-mêmes, ils n’entrent pas dans l’alliance, c’est pour cela que l’expression « ennemi de la croix » veut dire « ami du monde » et le texte dit : leur fin sera la perdition !

Ceux et celles qui n’acceptent pas la croix en arrivent là ! Accepter la croix c’est accepter de mourir à soi même et vivre pour Christ par amour. Pour celles et ceux qui sont délivrés du siècle présent, il est écrit :

Phil 3/20 : Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ,

L’alliance de Jésus-Christ délivre de la loi

Gal 2/19 : car c’est par la foi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.

Quand Christ est mort, nous sommes morts avec lui selon le principe de l’alliance expliqué précédemment ;

La loi a révélé le péché et a conduit à la condamnation. Or, quand le condamné est exécuté, on le laisse tranquille, il a payé. Le juge n’a plus rien à ajouter, la loi n’a plus de prise sur lui. La mort est la plus grande, et c’est la dernière punition de la loi ! La loi ne peut rien faire de plus.

Par conséquent, la mort de Christ et de nous-mêmes nous délivre de la loi :

Rom 7/5-6 : Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres, de sorte que nous portions des fruits pour la mort. 6 Mais maintenant, nous avons été dégagés de la loi, étant morts à cette loi sous laquelle nous étions retenus, de sorte que nous servons dans un esprit nouveau, et non selon la lettre qui a vieilli.

L’alliance de Christ est un mariage

Dans l’ancienne alliance, lorsqu’un conjoint commettait l’adultère, il devait être mis à mort (par la loi). L’autre conjoint devenu veuf était libre alors de se remarier.

Or, par la loi nous étions « mariés » à notre nature charnelle. Cette nature a produit les œuvres de la chair et a été condamnée et exécutée par la loi, à la croix.

Nous sommes donc libres d’épouser quelqu’un d’autre sans être adultère. Nous pouvons épouser « Christ ressuscité », ce qui produira par union le fruit de l’Esprit.

Le fruit n’est pas le résultat d’un effort, mais d’une union. On produit toujours ce qui correspond à quoi on est uni. Ce n’est pas l’effort qui compte, mais l’union !

Travailler dur ne signifie pas nécessairement que ce que l’on fait est bien, être occupé ne signifie pas forcément obéir.

La mort a mis de côté la loi en tant que moyen de satisfaire la justice de Dieu. Mais pas en tant que partie de la parole de Dieu, ni comme sujet de méditation.

Le psaume 1 montre d’ailleurs que la clé d’une bonne méditation est de méditer la loi. C’est aussi la clé du succès.

Ps 1 : Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, 2 Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel, Et qui la médite jour et nuit! 3 Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu’il fait lui réussit. 4 Il n’en est pas ainsi des méchants: Ils sont comme la paille que le vent dissipe. 5 C’est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, Ni les pécheurs dans l’assemblée des justes; 6 Car l’Eternel connaît la voie des justes, Et la voie des pécheurs mène à la ruine.

 

Jos 1/8 : Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras.

La croix délivre de la condamnation

Etant morts, le législateur n’a plus de prise sur nous. Par conséquent nous ne pouvons plus être condamnés. La question est maintenant de savoir quelle doit-être notre comportement vis-à-vis de la loi, notre relation avec elle.

Rom 8/1-3 : Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. 2 En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. 3 Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché,……

L’objectif du diable est de nous remettre sous la condamnation, c’est-à-dire sous la loi, pour cela il accuse :

Rom 8/33-34 : Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie! 34 Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!

L’esprit « légaliste » est donc un esprit qui veut nous replacer sous la loi. Or, le légalisme et l’amour sont opposés entre eux.

Être délivrés du légalisme nous apprend à aimer.

L’amour parfait a accompli la loi

Il est écrit :

Rom 13/8-10 : Ne devez rien à personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres; car celui qui aime les autres a accompli la loi. 9 En effet, les commandements: Tu ne commettras point d’adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu’il peut encore y avoir, se résument dans cette parole: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 10 L’amour ne fait point de mal au prochain: l’amour est donc l’accomplissement de la loi.

Celui qui aime « a accompli la loi », il n’est pas dit qu’il « va accomplir la loi ». La seule chose qui compte c’est la foi agissante par l’amour.

Gal 5/6-14 : Car, en Jésus-Christ, ni la circoncision ni l’incirconcision n’a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité…….14 Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Tant que nous sommes libres nous pouvons être conduits par le Saint Esprit, tous ceux qui sont régulièrement conduits par le Saint Esprit sont fils de Dieu.

Rom 8/14-15 : car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. 15 Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!

Et si nous sommes conduits par le Saint Esprit nous ne sommes plus sous la loi :

Gal 5/18 : Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi.

Cela ne veut pas dire que nous puissions enfreindre la loi, l’alternative n’est pas de faire n’importe quoi, mais d’être conduit par l’Esprit. Dans l’ancienne alliance, la loi fut gravée sur la pierre, les cœurs de pierre. Dans la nouvelle alliance la loi est gravée dans les cœurs de chair.

Héb 10/16-17 : Voici l’alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute: 17 Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.

Quel est, sous la grâce, le rôle de la loi ?

Pour un chrétien, né de nouveau, sauvé par grâce, entré dans la nouvelle alliance, quel est le rôle de la loi ?

Nous devons nous rappeler que Jésus n’est pas venu supprimer la loi, mais l’accomplir. Que nous ne devons pas supprimer ou ajouter un yota à la parole de Dieu. Cela veut dire que la loi est toujours présente, mais que son rôle a changé !

Matt 5/17 : Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.

Quelquefois, nous pensons que le Dieu de l’ancienne alliance est différent de celui de la nouvelle alliance. Nous savons bien évidemment que :

 

Dieu n’a pas changé. C’est la pédagogie de Dieu qui a changé.

Mal 3/6 : Car je suis l’Eternel, je ne change pas; Et vous, enfants de Jacob, vous n’avez pas été consumés.

 

Héb 13/8 : Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement.

 

La pédagogie de l’ancienne alliance utilisait la loi pour mettre en évidence le péché et la nature pécheresse de l’humanité. De cette manière, Dieu ayant envoyé son fils mourir pour nous, il a réglé la question du péché de façon à ce que les hommes puissent parvenir au salut par la foi. Ce salut est pure grâce.

Gal 3/24-25 : Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.

Maintenant, la loi n’a plus pour objectif de nous permettre de parvenir au salut, mais à la sanctification. Pour nous permettre de parvenir à la « stature parfaite de Christ ».

La loi a pour but de retenir le mal, pas d’empêcher le bien.

En effet, ce que Dieu n’aimait pas dans l’ancienne alliance, il ne l’aime toujours pas dans la nouvelle. Par exemple le divorce, le mensonge, l’orgueil etc…

Il faut donc faire très attention à ce que nous disons : nous sommes sous la pédagogie de la grâce, c’est vrai. Mais Dieu n’a pas, pour autant, supprimé la loi.

La compréhension de la pensée de Dieu à travers la loi nous permet au contraire de chercher les motivations de Dieu, et essayer de comprendre dans quel but il a enseigné cela. Ainsi, nous apprenons petit à petit ce qui lui fait plaisir.

Dans un couple, l’Esprit du Seigneur nous apprend à faire plaisir à notre conjoint.

En fait, nous découvrons que Dieu a donné les lois pour notre bien. Mais bien souvent, nous avons l’esprit et l’intelligence si abîmés que nous pensons qu’il nous veut du mal avec ses lois. Le malin a souvent réussi à nous faire croire que Dieu n’est pas si bon qu’il le dit !

Il est bien de raisonner comme ceci : Qu’est-ce qui fait plaisir à Dieu ?

L’obéissance à Christ ne procède pas du devoir, mais de l’amour.

Le légalisme

Pourquoi  le légalisme ?

Le légalisme est un phénomène répandu dans toutes les couches de la société. Cela consiste à mettre la loi comme principe dirigeant, en croyant bien faire. Evidemment, si c’est la loi qui nous conduit, ce n’est plus Dieu, et elle devient une idole.

Mais alors pourquoi et comment en arrive-t-on à ce comportement ?

Le fait de se « réfugier » dans un certain légalisme est d’abord la recherche d’un cadre rassurant. Les limites à ne pas franchir sont claires, à l’intérieur tout va bien, à l’extérieur il y a le danger de l’inconnu, voir du désastre.

Par conséquent les croyants légalistes sont des personnes qui ont un manque d’assurance par rapport à celui qui est maître de tout : Dieu.

 

Cela veut dire également que l’image que ces personnes ont de Dieu n’est pas très rassurante.

On en vient donc à déduire que la relation entre Dieu et ces personnes est plutôt du type : « Maître – esclave » au sens le plus triste qui soit. Ceci est très néfaste quand on transmet aux autres cette vision.

Nous pouvons également remarquer que l’accumulation de lois et de règles, évite de devoir réfléchir, de peser le pour et le contre, de discerner le bien et le mal. Par conséquent, les règlements assèchent la conscience.

Par exemple, dans nos pays en pleine décadence, nous voyons les autorités multiplier les lois pour essayer de contenir le désordre qui s’amplifie. A chaque « fait divers » un peu plus horrible, on ajoute ou modifie une loi. Cela vient du fait que la conscience collective est malade et que le mal a largement pris le dessus sur le bien.

Les lois font office de rustines sur un réservoir percé de toute part.

Dans le monde religieux, lorsqu’une personne pratique le légalisme, elle espère obtenir la faveur du maître : Dieu. C’est une mauvaise façon de rechercher l’amour de Dieu. Mais c’est en même temps un cri, enfoui dans l’âme, qui dit : « Seigneur, vient combler mon cœur ! ».

La plupart des personnes légalistes ne sont pas conscientes de ce vide d’amour, néanmoins, lorsque le nombre ou la position de ces personnes est dominante, alors elles sont un contre témoignage puissant de l’amour du Père, un « étouffoir d’amour », plus vulgairement un « remède contre l’amour » !

2 Cor 3/6 : Il nous a aussi rendus capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’esprit; car la lettre tue, mais l’esprit vivifie.

Au fond, le légalisme est une forme déguisée de la recherche du salut par les œuvres. On a la grâce à la bouche parce que c’est écrit, mais ce sont les œuvres qui rassurent le cœur.

Le Seigneur souhaite que nous ayons un cœur de chair et non de pierre. La question est donc : Est-ce que le légalisme transforme le cœur ? La réponse est : Non

Le mental légaliste fait croire à ceux qui suivent des règles de purification extérieure qu’ils sont plus saints que d’autres, l’orgueil est toujours là !

Sur le plan doctrinal, c’est une position qui s’oppose globalement à la doctrine de la grâce. Lorsque les chrétiens deviennent durs, agressifs, lapidaires, meurtriers, c’est parce qu’on a touché à une de leurs idoles : la loi ou leur loi.

Le discours de Jésus face aux légalistes

Nous pouvons constater que Jésus a souvent provoqué les pharisiens les jours de shabbat. C’était une façon pour lui de montrer, non seulement l’incohérence du légalisme, mais surtout son horreur.

Jésus a fait une sorte de réquisitoire contre les légalistes. Dans Matt 23/13-33 il énumère les fruits du légalisme et des légalistes qui :

 

  • Ferment l’accès au royaume des cieux, ni entrent pas eux-mêmes,
  • Dévorent la maison des veuves,
  • Préparent des fils de la géhenne,
  • Considèrent l’autel plus important que Dieu,
  • Oublient la miséricorde et la fidélité,
  • Tout est pour l’apparence,
  • Ils sont Pleins d’iniquité et d’hypocrisie,
  • Et se croient meilleurs que leur pères et que les autres.

 

Une alliance de ce type finit par un divorce.

Une alliance d’amour est éternelle.

 

 

 

Laisser un commentaire