Faites-le maintenant

Dépêche-toi de te mettre d’accord avec ton adversaire.
Matthieu 5:25 

Jésus-Christ pose ce principe : faites ce que vous savez que vous devez faire, faites-le maintenant, faites-le promptement; sans quoi, le procès suivra son cours, et vous aurez à payer jusqu’au dernier centime, dans la douleur, dans la détresse, dans l’agonie. Les lois de Dieu sont irrévocables : on ne peut pas y échapper.

Réclamer à mon adversaire ce qu’il me doit, sans doute, j’en ai le droit. Mais Jésus insiste sur le devoir capital qu’il y a pour moi, à payer avant tout à mon adversaire tout ce que je lui dois. Peu importe que je sois ou non lésé. Ce qui importe c’est que je ne fasse rien pour léser autrui.

Agissez promptement, jugez-vous vous-même sans plus tarder. Dès qu’il s’agit de votre salut, ne tardez pas un seul instant. Sinon, le procès suivra son cours. Dieu veut que son enfant soit pur et blanc comme la neige. Tant qu’il reste en vous la moindre désobéissance, Dieu ne vous épargnera aucun des avertissements nécessaires. Quand nous prétendons avoir raison, c’est généralement que nous avons tort au moins sur un point. Et l’Esprit de Dieu insiste alors, avec quelle énergie ! pour que nous venions à la lumière.

« Dépêche-toi de te mettre d’accord avec ton adversaire. » Est-ce que vous avez soudain découvert que vous aviez la moindre rancune contre quelqu’un ? Confessez-vous à Dieu, et réconciliez-vous tout de suite, sans plus tarder, maintenant !

Oswald Chambers

 

Note MAV: juste une petite remarque. La réconciliation implique aussi que l’autre soit d’accord pour se réconcilier. Pardonner, oui ! Demander pardon à Dieu pour avoir gardé des rancunes ou des colères, et les abandonner, oui ! Et cela, c’est TOUJOURS d’une urgence absolue. «  Eph 4:26 Si vous vous mettez en colère, ne péchez point; que le soleil ne se couche pas sur votre colère, 27 et ne donnez pas accès au diable. » 

Pour se réconcilier, il faut être deux. Il y a un temps pour tout. C’est pourquoi l’apôtre Paul dit:

Romains 12:18
S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.
Notre « amour-propre » doit être cloué à la croix. Alors Dieu peut faire des miracles. Je l’ai expérimenté: aller demander pardon à quelqu’un pour les torts qu’on a envers lui (même des torts minimes: entre autres, celui de lui en avoir voulu !), sans attendre que l’autre, qui a aussi des torts envers vous (et parfois de grands torts), demande pardon à son tour, c’est vraiment la clé d’une grande paix pour soi et de grandes bénédictions de la part de Dieu. On doit apprendre à abandonner ses droits à la Croix. Tant pis si votre « adversaire » prend votre démarche comme la démonstration que c’est vous qui aviez tous les torts (cela, ce n’est pas grave ! Ça lime notre vanité ! ). Et souvent notre démarche de pardon, quels que soient les torts que nous avons subis, provoque un miracle en retour, même si ce n’est pas immédiat: le comportement, jusqu’alors agressif et défensif de votre adversaire, se transforme et la réconciliation peut s’opérer. Car Dieu travaille aussi le coeur de nos ennemis quand nous, nous faisons ce qu’Il nous commande.
Mais il est des cas ou tenter de se réconcilier peut provoquer de nouvelles blessures très douloureuses. Donc, ne poussons jamais autrui à aller se réconcilier, coute que coûte. Ce doit être un démarche volontaire, qui se fait avec le Seigneur et pour obéir au Seigneur. Certaines démarches sont prématurées alors que des circonstances, plus tard, seront bien plus propices. 

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