Samedi 24 Novembre, le pasteur Jacques Bodéré a fait un rêve très interpellant.

Il rêvait qu’il se trouvait dans un palais extraordinaire de beauté, plus magnifique qu’aucun palais terrestre qui ait jamais existé. Il se sentait chez lui et se promenait dans les longs corridors, remplis de lumière, de sculptures dorées, d’objets magnifiques.

Il y avait des chambres en nombre innombrable et dont les portes étaient fermées. Il ouvrit une porte et eut la surprise d’y voir deux hommes, tout habillés de noir, et qui téléphonaient avec leur portable. Il ouvrit une deuxième porte, c’était pareil, un ou plusieurs hommes vêtus de noir, tous accrochés à  leur portable. Toutes les portes de chambre qu’il ouvrit, c’était le même spectacle.

Au réveil, sa première pensée fut que c’était des gens qui entraient dans le royaume et qui n’étaient pas encore libérés de leur nature pécheresse.

Pourtant, cela ne collait pas: ces gens étaient dans ce palais (le royaume de Dieu), ils l’habitaient, ils y avaient leur chambre…Pourtant, ils n’étaient pas intéressés par ce qui se passait dans le royaume, par ce qu’il y avait à  y découvrir, mais préféraient rester enfermés et connectés à  la terre, à  des interlocuteurs restés sur terre et ne s’intéressaient qu’aux choses de la terre.

Ils n’étaient pas revêtus « d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints. » (Apoc 19, 8), ce fin lin blanc dont seront aussi revêtues les armées qui vont suivre Christ dans le ciel lors de son retour sur terre (Apoc 19:14)

Ils étaient vêtus de noir…

Nous avons compris que tous ces chrétiens, pourtant sauvés, ne pourraient être enlevés au-devant du Seigneur: leur cœur, leur attention, leurs soucis, ce sont les choses de la terre, pas les choses d’en Haut. Ils font des œuvres charnelles, et non les œuvres préparées d’avance par Dieu, car ils n’entendent pas la voix de leur Seigneur, et donc, ne Le suivent pas (Jean 10). Et leurs oeuvres ne pourront d’ailleurs pas les suivre non plus: eux-mêmes y resteront accrochés.

Nous avons fabriqués à  la pelle, depuis des siècles, depuis des décennies, avec nos systèmes ecclésiaux calqués au final sur le système catholique, des brebis d’églises, des brebis de pasteurs, des brebis de dénominations, au lieu de remplir le Royaume avec des brebis qui n’appartiennent qu’au Seigneur, qui sont directement rattachées au Seigneur, et qui sont unies avec l’Esprit de Dieu (1Co 6:17). Ces brebis-là  cherchent D’ABORD le royaume de Dieu et sa justice (Mt 6:33 = chercher à  demeurer en Christ, ce qui nous conduit à  marcher, par amour, dans l’obéissance aux commandements de Dieu). Elles « n’aiment point ce monde ni ce qui est dans ce monde ».

1Jean 2:15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ;

Ce rêve est un peu terrifiant, car il reflète une réalité dramatique, d’ailleurs prophétisée dans la Bible pour les derniers temps en 2Tim 3 et 4, 1 Th 5, Mt 24, Luc 21, etc…. Cela veut dire que la majorité de ceux qui se disent chrétiens aujourd’hui ne sont pas prêts pour l’enlèvement, car ils n’ont pas suffisamment confiance en Dieu pour ne s’attacher qu’à  Lui seul, pour faire ce qu’Il nous demande, en sachant que puisque Jésus a dit: Tout le reste vous sera donné par dessus », « tout le reste » nous sera vraiment donné par-dessus. Il n’ont pas assez de la « foi qui sauve » pour le mettre en pratique ! C’est cela-même, l’apostasie annoncée !

Ces « choses » (les biens matériels, la satisfaction des besoins de la vie, la carrière, etc.), Jésus a dit que « ce sont les païens qui les recherchent.

Il a dit aussi quelque chose d’autre:

Mt 18:8… »Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?« 

Oui, le royaume de Dieu est venu au milieu de nous, il est au milieu de nous, et certains, peu, en ont trouvé la porte étroite et y sont entrés. Mais à  l’intérieur, ils ne sont pas « voyageurs et ambassadeurs de Christ sur terre », ils ne sont pas « citoyens du ciel », ils sont encore citoyens de la terre, rattachés par ces mille et une préoccupations que symbolisent ces portables auxquels tous ces hommes en noir étaient accrochés. Ils sont comme ces gens de la parabole des noces, qui étaient invités, mais qui avaient encore trop d’intérêts, d’œuvres charnelles et de préoccupations sur terre, pour répondre à  l’invitation du Maître. Ils sont comme ces vierges folles qui n’ont pas rempli leur lampe d’huile en quantité nécessaire, et qui n’ont donc pu venir à  la rencontre de l’époux (Mt 24).

Mat 22:4 « Il envoya encore d’autres serviteurs, en disant : Dites aux conviés : Voici, j’ai préparé mon festin ; …, tout est prêt, venez aux noces. « 22:5 Mais, sans s’inquiéter de l’invitation, ils s’en allèrent, celui-ci à  son champ, celui-là  à  son trafic ;

Oh comme l’appel de Dieu est pressant. Sommes nous des citoyens du Royaume, revêtus de blanc, avec un lampe pleine, et prêts pour l’enlèvement ? Ou allons-nous manquer le voyage car nous n’avons pas mis la bonne robe: nous avons bien trop à  faire pour entendre la voix du Seigneur et faire ce qu’Il nous demande !

Apoc 3:16 « Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. 3:17 Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, 3:18 je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. 3:19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. 3:20 Voici, je me tiens à  la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.« 

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