Le jugement de Salomon : prophétie pour notre temps. Par Jean-Marie Chevrier

 » L’épée de l’Eternel sert à frapper, elle est l’instrument du jugement divin. La terre sera ainsi frappée à la fin des temps à cause des pécheurs qui continueront de mépriser l’Eternel, et aussi contre l’Eglise qui persiste à ne pas prêcher la vérité et à s’enfoncer  dans les compromissions et les dérèglements de touts sortes. » Name of the soruce

(1 Rois 3.16-28) 16 C’est alors que deux femmes prostituées vinrent chez le roi et se présentèrent devant lui. 

17 L’une des femmes dit: «Pardon! Mon seigneur, cette femme et moi, nous habitons dans la même maison et j’ai accouché près d’elle dans la maison. 18 Trois jours après, cette femme a aussi accouché. Nous habitons ensemble, il n’y a aucun étranger avec nous dans la maison, il n’y a que nous deux. 19 Le fils de cette femme est mort pendant la nuit, parce qu’elle s’était couchée sur lui. 20 Elle s’est levée au milieu de la nuit, elle a pris mon fils qui était à côté de moi pendant que moi, ta servante, je dormais et elle l’a couché contre elle. Quant à son fils, qui était mort, elle l’a couché contre moi.
21 Ce matin, je me suis levée pour allaiter mon fils et voici qu’il était mort. Je l’ai regardé attentivement, le matin venu, et ce n’était pas mon fils, celui que j’ai mis au monde.»22 L’autre femme dit: «C’est faux! C’est mon fils qui est vivant et ton fils qui est mort.» Mais la première répliqua: «Absolument pas! C’est ton fils qui est mort et mon fils qui est vivant.» C’est ainsi qu’elles discutèrent devant le roi. 23 Le roi constata: «L’une dit: ‘C’est mon fils qui est vivant et ton fils qui est mort’, et l’autre dit: ‘Absolument pas! C’est ton fils qui est mort et mon fils qui est vivant.’» 24 Puis il ordonna: «Apportez-moi une épée.» On apporta une épée devant le roi.
25 Le roi dit alors: «Coupez en deux l’enfant qui est en vie et donnez-en la moitié à chacune.» 26 Alors la femme dont le fils était vivant fut remplie de compassion pour son fils et elle dit au roi: «Ah! Mon seigneur, donnez-lui l’enfant qui est en vie, ne le faites pas mourir.» Mais l’autre répliqua: «Il ne sera ni à moi ni à toi. Coupez-le!»
27 Prenant la parole, le roi dit alors: «Donnez l’enfant qui est en vie à la première femme, ne le faites pas mourir. C’est elle qui est sa mère.»
28 Tout Israël apprit le jugement que le roi avait prononcé et l’on éprouva de la crainte envers lui. En effet, on avait constaté qu’il bénéficiait de la sagesse de Dieu pour exercer la justice.

C’est une histoire bien curieuse, qui nous est relatée ici.

Curieuse déjà par son unicité : en effet c’est le seul endroit de la Bible où l’on assiste à une démonstration éclatante de la sagesse de Salomon, qui est en même temps  celle de Dieu, car Salomon, fils de David, avait demandé à l’Eternel de lui accorder la sagesse et l’intelligence, au lieu de richesses et autres… (mort de ses ennemis etc). Or cette sagesse qui lui a été accordée vient directement de l’Eternel, donc il ne s’agit plus de sagesse humaine au sens où nous l’entendons.

Curieuse aussi par son contexte, qui peut paraître anecdotique : il s’agit en effet ici de deux femmes de mauvaise vie, des prostituées habitant sous un même toit, une même maison, chacune ayant donné naissance à un enfant, dont l’un est retrouvé mort, étouffé accidentellement par sa mère (on peut en effet supposer qu’il s’agit bien d’un accident et non d’une intention criminelle délibérée, et d’ailleurs pourquoi serait-ce le cas ?)

Ces deux mères, dont on peut déjà dire que l’une est une fausse mère et l’autre la vraie mère, viennent se plaindre chez le roi et plaider chacune leur cause pour récupérer le seul enfant survivant de cet incident tragique.

Il y a dans cette histoire, plusieurs enseignements majeurs que l’on peut tirer. J’en retirerai deux. Le premier étant la dualité du coeur de l’homme, le second, prophétique concerne Israël dans notre contexte eschatologique actuel.

  1. La dualité du coeur de l’homme.

         Le problème est là : qui est la vraie mère ?

C’est tout un combat qui va se mener en présence du roi : lutte entre le Bien et le Mal, entre la Vérité et le mensonge, entre la vie et la mort, entre l’amour et la haine, entre le désintéressement et le plus cruel des égoïsmes. C’est la question éternelle de la dualité du coeur de l’homme pécheur devant son Dieu qui est posée de façon cruciale et tragique ici.

Le jugement dramatique, je dirais même drastique, que le roi va émettre va instantanément dévoiler le secret du coeur de chaque femme.

« Qu’on m’apporte une épée ! »

Surprenant, alarmant, totalement inattendu comme ordre du roi…

C’est cette épée qui va en effet trancher entre le mensonge et la Vérité et provoquer la crainte de Dieu.

« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles, elle juge les sentiments et les pensées du coeur. Nulle créature n’est cachée devant Lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » (Hb 4/12-13)

C’est exactement ce qui va se passer dans ce récit incroyable, mais véridique, pourquoi en douter…

« Coupez l’enfant qui est en vie… »

Quel jugement ! Choquant, scandaleux, épouvantable aux yeux de quiconque aurait assisté à cette scène dramatique.

Un enfant est mort, l’autre va aussi mourir aussi. Vie pour vie, mort pour mort.

C’est l’épée qui va faire le choix entre la vie et la mort, elle va donner la mort pour que la vérité et la vie soient révélées au grand jour.

Cela ne nous rappelle rien ?

Esaïe  5/20 nous dit : « Malheur à celui qui appelle le mal bien et le bien mal. »

C’est la situation de ce récit : la fausse mère veut s’octroyer l’enfant qui ne lui appartient pas, on peut même penser que des deux, c’est sûrement elle qui est en train de crier plus fort que l’autre, revendication d’un coeur mauvais, égoïste, animé par la méchanceté et tout entier habité par le Mal. C’est le cas souvent, ceux qui ont tort, qui veulent se justifier par leur propre justice, élèvent la voix plus haut que ceux qui savent en leur for intérieur qu’ils sont dans la vérité mais demeurent dans un silence humble et presque résigné.

A la demande du roi d’une épée, les deux mères vont en un éclair devoir faire le choix, entre la vie et la mort.

Il en est ainsi de l’homme pécheur, il doit aussi faire un choix entre vivre dans la vérité, donc se repentir et choisir la vie, et ignorer Dieu dans son infinie bonté et choisir de continuer dans son état jusqu’à la mort. C’est l’épée de la Vérité, le Saint Esprit qui nous convainc de péché, de justice et de jugement (Jn 16 :8)

1 Ch 21/16 : « David leva les yeux et vit l’ange de l’Eternel (Christ) se tenant entre la terre et le ciel et ayant à la main son épée nue tournée contre Jérusalem. Alors David et les anciens, couverts de sacs, tombèrent sur leurs visages. »  L’épée de l’Eternel sert à frapper, elle est l’instrument du jugement divin. La terre sera ainsi frappée à la fin des temps à cause des pécheurs qui continueront de mépriser l’Eternel, et aussi contre l’Eglise qui persiste à ne pas prêcher la vérité et à s’enfoncer  dans les compromissions et les dérèglements de touts sortes.

Il y a une menace qui plane sur le monde par l’épée du jugement divin, tout comme il y a eu cette même menace sur l’enfant survivant et les deux mères.

 Les entrailles de la vraie mère, celle dont le fils était vivant, se sont émues d’amour et de compassion, grâce à la menace de l’épée du roi. L’enfant a été ainsi sauvé grâce à l’amour de sa mère. Son amour était presque prêt à accepter l’éventuel sacrifice de son enfant, tandis que la fausse mère, elle, était toute disposée à préferer la mort de l’enfant plutôt que de dire la vérité et le laisser à sa vraie mère.

Si la Parole de Dieu ne nous menace pas, alors elle ne peut pas non plus nous sauver…parfois Dieu peut utiliser la menace pour nous faire fléchir pour nous reconnaître en tant que pécheurs, non pour le plaisir de nous faire du mal, mais par amour pour que nous soyons sauvés.

Celui qui brandit l’épée est celui-là qui nous donne la vie, Christ !

  1. Les deux Israël, et prophétie pour notre temps

Salomon a donc régné en tant que fils et successeur légitime de son père David. Il a hérité légalement et juridiquement, de droit divin, du trône de son père. C’est ainsi que nous voyons dans ce règne, une image du futur royaume de Christ à Jérusalem, lui aussi héritier de la lignée de David. On peut même considérer Christ comme le second Salomon, tout comme il est le second Adam. Il y a eu le Salomon terrestre, image de Celui qui va devenir le Salomon céleste.

Comme nous le lisons dans la Bible, la fin du règne de Salomon sera catastrophique, un échec total ; il va désobéir à l’Eternel en s’unissant à des femmes païennes et du même coup se tourner vers l’idolâtrie en croyant que Dieu sera toujours avec lui.

Souvent nous aussi, nous pensons être agréés de Dieu tout en faisant ou disant des choses qui sont en totale opposition avec ce qu’Il veut de nous…l’idolâtrie de ce siècle nous séduit au point que nous oublions que Dieu a tout fait pour nous pousser à renier tout ce qui faisait de nous des pécheurs et des impies.

Après la mort de Salomon, vers 930,  en réponse a la désobéissance de Salomon Dieu provoqua la division du  royaume d’Israël, ce que nous appelons le schisme. C’est un jugement implacable prononcé par Dieu.

—>Le royaume du Nord, encore appellé royaume d’Israël, ou Ephraïm composé de 10 tribus (Ruben, Siméon, Issacar, Zabulon, Dan, Nephtali, Gad, Asher et les deux demi-tribus Ephraïm et Manassé issues de Joseph) avec comme capitale Sichem plus tard Samarie. Ce royaume fut gouverné par Jéroboam, ancien fonctionnaire de Salomon, venu d’Egypte .

—>Le royaume du sud, appellé Juda, composé des tribus de Juda et Benjamin, et une partie des Lévites, avec comme capitale Jérusalem.Ce royaume fut dirigé par Roboam, fils de Salomon et donc petit-fils de David qui fut directement à l’origine du schisme,

Objet du schisme

Salomon, à la suite d’un conflit avec Jéroboam, un de ses intendants, révoque celui-ci qui part pour l’Egypte. En route il rencontre le prophète Ahya qui l’oint roi en secret. Salomon condamne Jeroboam à mort par contumace.

Salomon meurt vers 931 et Roboam son fils lui succède. Les tribus l’invitent à une cérémonie d’investiture à Sichem, dans le Nord, alors que la tribu royale est Juda, du Sud.

Les prémisses d’un conflit se font jour. Les Anciens accueillent Roboam. Ils veulent savoir si la politique très critiquée de Salomon, notamment concernant les impôts et les charges, va se poursuivre sous son règne. Roboam, qui veut affirmer son autorité, menace au contraire d’être encore plus dur que son père.

L’assemblée affirme son désir de scission. Roboam envoie ses troupes mais elles sont repoussées. Celui-ci fuit à Jérusalem.

L’assemblée du Nord porte Jéroboam au trône et fonde le royaume d’Israêl.

Roboam règnera de 931 à 910, Jéroboam de 931 à 313.

Le royaume du Nord sera détruit en 722 par les Assyriens, celui du Sud le sera en 586 par Nebucadnedsar qui brûlera le termple.

Le royaume du nord (Samarie) fut envahi et détruit par les Assyriens en 722 av.JC et le royaume de Juda survécut du moins jusqu’à la déportation par les Babyloniens .

Tout ceci nous est raconté en 1Rois 12 et 2 Ch 10. Je n’entrerai pas dans le détail mais chacun peut faire une étude là-dessus.

Ce qui intéresse ici, c’est ce parallèle frappant entre les deux femmes prostituées, l’enfant menacé d’être coupé en deux, l’enfant mort étouffé par sa mère, et enfin cette question du schisme du royaume d’Israël. Et en ce sens, le texte de ce jugement de Salomon peut vraiment être qualifié de prophétique. Salomon, sans le savoir était en train d’annoncer un jugement divin sur son propre royaume !

 

Lisons Ezéchiel 23 :

Il y est bien question de deux femmes prostituées.

L’une, appelée Oohla, représente Samarie, signifie « sa propre tente », l’autre appelée Oohliba, représente Jérusalem, signifie « ma tente est en elle ».

Ceci a déjà un sens caché : « sa propre tente » ; en effet, le royaume du Nord a voulu, par la sédition de Jéroboam, s’établir lui-même et s’opposer à la légitimité du trône de David ; « ma tente est en elle » nous indique que Dieu a choisi de s’établir lui-même à Jérusalem en tant que future place de son règne.

Les deux femmes se sont en fait prostituées à des idoles païennes, à commencer par Jérusalem, dont les prostitutions ont été pires encore que celles de Samarie.

Nous avons donc dans ce récit, deux royautés prostituées, qui demeuraient effectivement dans la même maison, la Maison d’Israël, qui se haïssent entre elles, jusqu’à la mort et qui se retrouvent divisées, l’une ayant perdu son fils, c’est-à-dire la promesse de son règne, l’autre risquant de voir le sien coupé, c’est-à-dire tué, pour que la vérité puisse triompher !

Nous reconnaissons en cela la vérité du Messie d’Israël, issu du royaume de Juda, prétendant légitime du trône de David son père, mort, donc coupé, retranché comme le dit Esaïe, tué, mort et ressuscité pour la vérité et le salut de l’humanité.et surtout pour que son peuple élu, Israël puisse se reconstituer et ne former qu’une seule Maison, selon les promesses faites antérieurement aux patriarches Abraham, Isaac et Jacob ainsi qu’à leurs descendances.

 

Daniel 9/26 : « Et après ces soixante deux semaines, un Oint sera retranché, et il n’aura pas de successeur. »

 

Esaïe 53/8 : « Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment, et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? »

 

En effet le jugement de Salomon est une préfiguration marquante et prophétique du jugement de Dieu sur son peuple d’Israël, en vue de lui accorder le salut.

Rm 11 nous dit que D. a résolu de disperser son peuple parmi les nations. N’est-ce pas ce qui se passe depuis des siècles ?

Paul pleure sur la nation dont il est le fils, il se lamente sur le sort d’Israël qui a subi le châtiment à cause de sa désobéissance et le refus obstiné de reconnaître le Messie en son temps terrestre.

Toutes les souffrances du peuple d’Israël nous sont relatées à travers l’Histoire, les persécutions, les humiliations sont tellement nombreuses, jusqu’à cette horrible épisode de la Shoah lors du « règne » de l’Antéchrist hitlérien, jusqu’à l’anti judaïsme qui règne dans notre monde actuel.

Mais La Bible nous dit aussi ceci par la bouche du prophète Esaïe : « Une femme abandonne-t-elle l’enfant qu’elle allaite ? » (Esaïe 49/15)

« Vous êtes le moindre de tout les peuples. Mais parce que l’Eternel vous aime, parce qu’il a voulu tenir le serment qu’il avait fait à vos pères, l’Eternel vous a fait sortir par sa main puissante, vous a délivrés de la maison de servitude. »(Deut.7/6-8).

Mais maintenant vient la renaissance d’Israël qui, peu à peu, ne va plus reformer qu’un seul royaume, avec un seul peuple, une seule nation, une seule langue, et surtout un seul Dieu, l’Eternel des armées.

Prenons Ezéchiel 37, la vallée des ossements désséchés.

Cette vision s’applique d’abord à Israël, mais également à l’Eglise, celle des derniers temps où nous sommes.

«  Fils de l’homme, ces os peuvent-ils revivre ? » demande l’Eternel à son prophète. Et celui-ci de répondre : « Seigneur Eternel, c’est toi qui le sais. »

Et effectivement, conformément à la Parole de l’Eternel par la bouche d’Ezéchiel, ces os ont repris vie, résurrection à la fois d’un peuple autrefois divisé, meurtri, ressemblant à une armée en déroute totale, mais que l’Eternel a voulu réunifier en un seul peuple, le sien, celui choisi depuis l’éternité d’où sortira le Messie.

Plus loin, au v.15, l’Eternel demande au prophète de réunir deux morceaux de bois portant l’un le nom de Juda et l’autre celui d’Ephraïm, le royaume des 10 tribus dispersées. On voit dans ce signe la croix de Golgotha qui en effet est l’instrument de la réunion, de la réconciliation de Dieu et de son peuple, ainsi que la naissance de l’Eglise.

Cette réconciliation sera totale lorsque l’amour va remuer les entrailles d’Israël (comme dans le cas de la vraie mère) qui reconnaîtra enfin « celui qu’ils ont percé » selon la prophétie de Zacharie 12/10 :

«  Alors je déverserai sur la famille de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont transpercé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né . »

Que va-t-il se passer ensuite sous la Nouvelle Alliance, au temps de l’Evangile ?

Certes la réconciliation véritable n’a pas encore eu lieu, Israël, à l’image des deux mères est encore divisée en deux fractions :

L’une, les disciples de Christ avant et après la résurrection, l’autre, les opposants à Christ, ceux qui ont crié « Crucifie-le ! ». Christ, en effet à été livré à l’épée, le Grand Juge a fait apparaître la menace de l’épée sur le Fils, son enfant bien-aimé. Dieu voulait éveiller l’amour du peuple d’Israël pour son Fils, mais une partie seulement va se laisser émouvoir, la vraie mère ! L’autre, la fausse mère a préféré laisser couper l’enfant en deux plutôt que de le laisser à sa vraie mère, mais l’enfant a été sauvé grâce à l’épée, tout comme Isaac, le fils de la promesse, a été sauvé au dernier moment du couteau, grâce à l’obéissance du père Abraham, tandis qu’Ismaêl, qui représente l’autre enfant, celui de la délaissée, mort étouffé par la mère, va semer la mort dans le monde entier ; le fils de la promesse lui, sèmera la vie de génération en génération jusqu’à l’arrivée de Christ.

Lorsque Christ viendra régner à Jérusalem lors du Millénium, ce sera le royaume de la grâce, à la fois le royaume de David ajouté à celui de Salomon, du second Salomon, le juste Juge.

Quant aux deux mères, la fausse est celle qui va engendré la synagogue, la religion juive sans Christ, la vraie mère elle, va enfanter l’Eglise de Christ.

Pour terminer cette longue étude, lisons Apocalypse 12/1-6

La femme représente bien sûr  Israël restaurée qui croira au Messie, le fils mâle qu’elle doit enfanter, et que Satan, le dragon va s’efforcer de dévorer dès sa naissance et ayant échoué, cherchera à détruire ensuite par tous les moyens possibles en s’attaquant à la « Mère » Israël, le peuple dont Il est issu.

Aujourd’hui, depuis que l’Etat d’Israël a été proclamé en mai 1948, toutes les nations se liguent « contre l’Eternel et contre son Oint » selon le Psaume 2. Or Israël étant la prunelle des yeux de Dieu, ces nations s’attaquent directement à Dieu.

La fausse mère, celle que décrit Apocalypse 17 sous les traits d’une femme « ivre du sang des saints » représente l’Antéchrist, celui qui paraîtra au temps fixé, qui cherchera à anéantir aussi bien Israël, la véritable Epouse,  que l’Eglise des rachetés.

Ce récit a véritablement une immense portée prophétique que j’ai tenté de vous expliquer ici, mais Dieu souvent veut nous parler ainsi d’une manière profonde et forte sous des apparences qui peuvent nous sembler, comme je le disais au début, anecdotiques…

 

Il n’est pas question uniquement ici de la sagesse de Salomon illustrée par cette aventure, mais bien plutôt d’un texte prophétique concernant Israël.

On sait, d’après les écritures, que Salomon, vers la fin de sa vie, « aima beaucoup de femmes étrangères, outre la fille du Pharaon : des Moabites, des Amonites, des Edomites, des Sidoniennes, des Hitittes…(1R 11 :1-13).

Le jugement de Dieu fut implacable comme relaté en 1Rois, et après la mort de Salomon eut lieu un schisme qui divisa Israël en 2 royaumes :

  • Le royaume du Nord, encore appellé royaume d’Israël, ou Ephraïm est composé de 10 tribus (Ruben, Siméon, Issacar, Zabulon, Dan, Nephtali, Gad, Asher et les deux demi-tribus Ephraïm et Manassé issues de Joseph) avec comme capitale Sichem plus tard Samarie. Ce royaume fut gouverné par Jéroboam, ancien fonctionnaire de Salomon qui s’était rebellé contre lui et avait pris la tête des 10 tribus qui avaient refusé de faire allégeance à Roboam,fils et successeur de Salomon, car celui-ci avait refusé les doléances d’Israël qui l’avait supplié d’être moins dur que son père Salomon ,notamment en ce qui concerne les impôts qui étaient effectivement très lourds pour le peuple.
  • Le royaume du sud, appellé Juda, composé des tribus de Juda et Benjamin, et une partie des Lévites, avec comme capitale Jérusalem.Ce royaume fut dirigé par Roboam, fils de Salomon et donc petit-fils de David qui fut à l’origine du schisme.

Le royaume du nord (Samarie) fut envahi et détruit par les Assyriens en 722 av.JC et le royaume de Juda survécut du moins jusqu’à la déportation par les Babyloniens en

  1. Israël en effet, s’est pendant bien longtemps prostitué à des idoles malgré toutes les promesses que l’Eternel lui avait faite. Encore de nos jours nous constatons que la majeure partie d’Israël demeure dans l’endurcissement, n’ayant toujours pas reconnu le Messie Yeshoua comme fils de Dieu et sauveur du monde, et continue ses prostitutions en refusant la Bonne Nouvelle de l’Evangile.

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