Source : Israël veille sur la sécurité du monde  

Israël a récemment confirmé ce qui se savait en réalité depuis longtemps : c’est une opération militaire israélienne qui, le 6 septembre 2007, a détruit un réacteur nucléaire fabriqué par la Corée du Nord en territoire syrien, à  proximité de Deir ez-zor.

Les raisons de cette confirmation sont claires : Israël entend prendre une posture ferme de dissuasion dans un contexte de tensions régionales croissantes et faire savoir à  l’Iran que Tsahal peut frapper, fut-ce loin de son territoire, si la sécurité d’Israël est en jeu.  

L’objectif de l’opération ainsi confirmée était à  l’époque de préserver Israël du danger extrême qu’aurait constitué un régime syrien sanctuarisé car disposant de l’arme atomique. Mais en poursuivant cet objectif et en accomplissant ce qui s’est ainsi trouvé accompli, Israël a fait bien davantage. Cela n’a été souligné nulle part, sinon dans un article du journaliste italien Giulio Meotti, paru sur le site  Arutz Sheva  : Israël a contribué à  la sécurité du monde.

De fait, si le régime syrien s’était sanctuarisé et doté de l’arme atomique, n’aurait-il pas été plus audacieux ? N’aurait-il pas déclenché une guerre susceptible de dégénérer ? Et que se serait-il passé, même si le régime syrien n’avait pas été plus audacieux, lorsque la Guerre Civile s’est déclarée dans ce pays ? Que se serait-il passé, surtout, lorsque l’Etat Islamique a pris forme et s’est emparé d’une part importante de la Syrie, dont la région de Deir ez-zor ? Une arme atomique syrienne n’aurait empêché ni la Guerre Civile ni l’émergence de l’Etat Islamique, mais aurait, en revanche, pu tomber entre les mains de l’Etat Islamique. Si celui-ci n’avait pas en pareil cas envisagé de se sanctuariser lui-même, des matériaux pouvant servir à  fabriquer des « bombes sales » auraient pu passer aux mains de terroristes djihadistes venus se former avant de perpétrer des attentats ailleurs sur la planète.

Jamais une telle multitude n’a été autant redevable à  un si petit nombre (Winston Churchill)

Ce qui valait pour l’opération du 6 septembre 2007 vaut pour une autre opération  : la destruction du réacteur nucléaire Osirak en territoire irakien, le 7 juin 1981. Le fournisseur cette fois n’était pas la Corée du Nord mais la France, ce qui ne change rien à  l’équation fondamentale. Le but du régime irakien était le même que celui du régime syrien : la sanctuarisation grâce à  l’arme atomique.

Un régime irakien sanctuarisé aurait à  coup sûr été plus audacieux et plus belliciste. Qu’en aurait-il été, en ces conditions, de la guerre Irak-Iran ? Aurait-elle pris une tournure plus apocalyptique encore ? Si Saddam Hussein avait envahi le Koweït et manifesté le désir d’aller plus loin encore, aurait-il été possible de l’arrêter ? Au vu de la haine que Saddam Hussein nourrissait à  l’encontre d’Israël, aurait-il hésité à  passer à  l’attaque, quitte à  déclencher une guerre régionale plus vaste ?

La République Islamique d’Iran cherche elle-même depuis des années à  se sanctuariser grâce à  l’arme atomique et a largement contribué depuis 2015 au programme nucléaire de la Corée du Nord (encore elle : il serait temps que le pouvoir de nuisance du régime nord-coréen soit mis hors d’état de nuire). Reste que, malgré les efforts, les dépenses, et la coopération de la Russie, elle n’est pas parvenue à  élaborer une arme atomique sur son propre sol. On peut aisément songer qu’Israël y est pour beaucoup. Les éliminations ciblées de scientifiques atomiques iraniens et l’effet de virus tels que Stuxnet, qui ont ravagé les programmes informatiques indispensables au projet nucléaire du régime des mollahs, n’ont pas été sans conséquences. Israël n’ayant rien dit sur ces sujets, je n’en dirai pas davantage.

La République Islamique d’Iran s’efforce de parvenir à  une hégémonie régionale, équipe le Hezbollah de missiles, contrôle le régime irakien à  Bagdad et celui de Bachar al-Assad à  Damas, finance et arme les activités destructrices des milices Houthi au Yémen, et celles du Hamas à  Gaza. Elle a reçu des centaines de milliards de dollars de l’administration Obama et elle est le principal soutien du terrorisme islamique sur Terre aujourd’hui. Elle est imprégnée d’une volonté de destruction d’Israël et du régime saoudien.

Il n’est pas difficile d’imaginer ce qu’une République Islamique d’Iran sanctuarisée grâce à  l’arme atomique pourrait faire.

L’Armée et les services israéliens ont permis d’éviter des attentats graves en plusieurs endroits de la planète, ils contribuent à  éviter le chaos dans des régions très turbulentes, tel le Sinaï, coopèrent de manière précieuse avec tous les services de renseignement occidentaux et avec ceux des principaux pays arabes sunnites.

L’administration Trump voit à  juste titre en Israël un partenaire stratégique essentiel aujourd’hui sur la Terre. La Russie de Poutine, malgré son alliance avec l’Iran, discerne qu’Israël est un élément crucial de la stabilisation du Proche-Orient. L’Arabie Saoudite et l’Egypte savent que la paix au Proche-Orient reposera largement sur la puissance israélienne.

Bien que l’Armée et les services de plusieurs grands pays européens coopèrent étroitement avec leurs homologues israéliens, les gouvernements des pays européens concernés, et l’Union Européenne, persistent à  adopter des attitudes nauséabondes et à  accuser Israël de presque tous les maux aux fins de pratiquer l’apaisement vis-à -vis des ennemis d’Israël, qui menacent aussi l’Europe. C’est une attitude lâche. Une attitude hypocrite et délétère. Honteuse et suicidaire.

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