TUNISIE : QUAND LE JASMIN SENT L’ABSINTHE…, la chronique de Michel-André

« DELENDA CARTHAGO ! Carthage doit être détruite »

(Caton l’Ancien)

« Car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni rien de secret qui ne doive être connu ». (Mat 10 :26)

Avertissement : l’actualité en Tunisie nous amène à sonder de plus près la question. C’est pourquoi nous ne publierons la suite de la chronique « Ces technocrates qui nous gouvernent » qu’un peu plus tard. Que nos chers lecteurs veuillent bien nous en excuser.

« Nicolas Sarkozy a lancé mercredi un appel à une transition pacifique en Tunisie, cinq jours après le départ du président Zine Ben Ali sous la pression de manifestations populaires. Selon le porte-parole du gouvernement, le chef de l’État a déclaré en conseil des ministres que la France et les Français étaient « profondément heureux » de voir la liberté et la démocratie s’établir dans ce ‘’ pays ami’’. Notre souhait le plus cher est que cette évolution se fasse sans drame supplémentaire et que les Tunisiens, après avoir mis fin avec courage et dignité à un régime qu’ils rejetaient, trouvent le chemin d’une transition pacifique et exemplaire afin qu’une démocratie solide et durable s’instaure en Tunisie », a ajouté le président français, cité par François Baroin. Alors que le silence des dirigeants français pendant le mois de crise qui a précédé le départ de Zine Ben Ali fait aujourd’hui polémique, Nicolas Sarkozy a réaffirmé que la non-ingérence et le soutien à la liberté et à la démocratie étaient au cœur de la politique étrangère française ».(source Reuters- Le Point.fr 19/01/2011)

Une monstrueuse hypocrisie !

Comment expliquer qu’un despote a pu rester aux commandes de son pays pendant 23 ans, soutenu par la France et par bien d’autres nations, et que subitement, en l’espace de quelques semaines il soit destitué, soi-disant par un peuple révolté et déchaîné, sans que quiconque, parmi l’opinion internationale, n’ai le courage d’élever la voix ? On peut tirer une première conclusion : le soutien occidental aux « autres nations » est sélectif… et très stratégique : on soutient un régime tyrannique si des intérêts sont en jeu et que le pouvoir en place ne met aucune opposition, et l’on impose un candidat au pouvoir si celui qui est en place ne répond pas aux exigences. Le très récent exemple de la Côte d’Ivoire met en lumière cette flagrante injustice.

On peut bien étudier sous tous les aspects les causes historiques et sociales des régimes politiques et expliquer le pourquoi de leurs chutes, mais ce qui bien souvent échappe, c’est que tout évènement de cette nature a d’abord des origines spirituelles. En tant que chrétiens nous ne devrions pas l’oublier, car c’est Dieu qui établit et c’est encore Lui qui enlève…et Il sait pourquoi. (Dan2 :21 « A lui appartiennent la sagesse et la force. C’est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse les rois et qui établit les rois ».)

La déesse de Carthage


(Tanit, la déesse de Carthage)

La Tunisie est un pays où la religion islamique est présente à 99%, tout comme pour ses voisins du Maghreb, l’Algérie et le Maroc. La Constitution tunisienne prévoit l’exercice libre des religions tant qu’elles ne portent pas atteinte à l’ordre public. L’islam est cependant la religion officielle de cet État et stipule que le président doit être musulman. Le Président Ben Ali, aujourd’hui déchu, avait adopté toute une série de mesures visant à renforcer la place de l’islam dans la société, (contrairement à son prédécesseur Bourguiba qui l’avait plutôt marginalisé), par la mise en place notamment, d’un Haut Conseil islamique destiné à façonner un islam officiel, bien qu’ouvert aux autres religions.

L’histoire de la Tunisie, sans entrer dans trop de détails, repose sur des guerres de conquêtes. Carthage-nom d’origine de l’actuelle Tunis- fut fondée par des colons phéniciens venus de Tyr, aux environs de 814 avant J.C. Pour assurer et conserver un monopole sur les ressources naturelles des régions méditerranéennes, les Phéniciens (du grec : Φοινικήϊος, qui signifie pourpre) établissent de nombreuses colonies sur le littoral et fondent des comptoirs marchands d’argent, d’étain, de cuivre et d’or, non seulement pour payer un tribut exigé par Tyr, mais également pour se protéger d’une emprise des Grecs sur la Méditerranée qui mettrait un terme fatal à leur commerce.

Selon de nombreuses traditions et légendes, littéraires surtout, Carthage aurait été fondée par la reine Élyssa (Didon chez les Romains), fille du roi de Tyr, qui après avoir séjourné à Chypre se serait installée sur les côtes africaines, notamment sur l’actuelle Tunisie.

Les trois guerres puniques qui eurent lieu entre 264 et 146 avant J.C furent le résultat d’un conflit d’intérêts entre la Rome antique et l’empire carthaginois, devenu une puissance dominante en Méditerranée, tandis que Rome est la puissance montante en Italie. La troisième guerre punique, se soldera par la destruction de Carthage par Rome qui devient alors le plus puissant État de la Méditerranée occidentale jusqu’en 395, lorsque l’Empereur Théodose divisera l’Empire Romain en Empire romain d’Occident et Empire romain d’Orient.

Carthage sera reconstruite par les Romains et baptisée Colonia Julia Karthago. Elle devient une capitale proconsulaire. Bien entendu le culte des divinités gréco-romaines est réinstauré, et c’est le « couple » antinomique Tanit-Ba ’al Hammon qui règne sur la ville. Lors de sa destruction, le sol de Carthage avait été maudit, voué aux divinités infernales et rendu stérile.

Le dieu Ba ’al Hammon n’est autre que Moloch, le dévoreur d’enfants, époux et seigneur de Tanit à qui l’on attribue des pouvoirs de protection et de fertilité, attachée à la lune et à la « mère-nature ». On se souviendra que l’islam est la version moderne du culte lunaire babylonien, et que le « dieu » Allah est comparé à la lune(1) comme en témoigne une sourate du coran : « Lorsqu’ensuite il observa la lune se levant, il dit ‘’Voilà mon Seigneur’’. Puis lorsqu’elle disparut, il dit ‘’Si mon seigneur ne me guide pas, je serai certes du nombre des gens égarés’’. » (Coran : sourate 6/77)

La déesse Tanit, dénommée en fait Tanit péné Baal (face de Baal), était vénérée chez les Romains comme une forme particulière de Junon : luno Caelestis. Le signe de Tanis, reproduit ci-dessous en mosaïque, ressemble très étrangement à un symbole maçonnique, plus exactement à une pyramide illuminati bien connue surmontée de « l’œil qui voit tout ». D’aucuns pourront bien sûr faire le rapprochement direct avec le Baal de la Bible qui n’est autre que le dieu des Cananéens, Tanit n’étant autre qu’Astarté ou Vénus, déesse de la fécondité des Romains. Comme on le voit, les symboliques occultes Égyptiennes et Gréco-romaines sont toujours très étroitement liées, et constituent, avec le fatras mythologique antique et les religions « à mystères », la base même de toute la panoplie maçonnique et satanique internationales. L’Eglise de Rome a aussi sa part dans la prolifération de ces mythes, grâce à Constantin qui a très largement favorisé leur infiltration dans la religion chrétienne devenue mystique et étatique dès le IVe siècle de notre ère. Ainsi tout le bassin méditerranéen a été contaminé par les prémisses de ce que l’on peut désormais nommer aujourd’hui la Religion Mondiale, secondée par un islam devenu très rapidement envahissant et qui porte également en lui les germes de la destruction.

(Mosaïque du signe de la déesse Tanit)

L’Union méditerranéenne en question

Unir l’Occident et l’Orient est une idée ancienne, déjà mûrie par Alexandre le grand. Frédéric II de Hohenstaufen, empereur du Saint Empire romain germanique, avait aussi ce désir de réunir tous les peuples, cultures et religions. Il avait même bâti une mosquée en Sicile à Lucera en invitant une communauté musulmane à s’y installer (2).

En 2006, fut fondé l’IPEMED (3), Institut de Prospective économique du monde méditerranéen et promoteur actif de l’UpM-Union pour la Méditerranée (4), officiellement dénommée Processus de Barcelone dès 1995 à l’initiative de Jacques Chirac- sous la direction et la présidence de Jean-Louis Guigou (époux d’Élisabeth Guigou, membre de la Commission Trilatérale et de nombreux « clubs de réflexion ») (5). Par ailleurs, l’Association CALAME-Centre d’Analyse et de Liaison des Acteurs de la Méditerranée- fut créée en 2005 et bénéficie de soutiens notables par des personnalités comme Hubert Védrine, Alain Juppé ou Boutros-Ghali ancien secrétaire général des Nations Unies. La finalité de ces organismes est d’encourager des politiques d’intérêts communs dans l’axe Nord/Sud concernant l’environnement, l’eau, l’agriculture, l’énergie, et surtout le rapprochement des deux rives de la Méditerranée par le transport et la logistique (Autoroute de la mer), la création d’un « espace de l’enseignement supérieur et de la recherche », tout cela dans l’optique de la mise en place du Nouvel Ordre Mondial.

Jean-Louis Guigou estime que « l’avenir de l’Europe se joue dans l’émergence de la région méditerranéenne », pensée qui s’inscrit pleinement dans le concept de « régionalisation de la mondialisation » (2). Chaque grand bloc continental doit se doter d’une structure globalisée dite de libre-échange, telles l’ALENA pour l’Amérique du Nord, le MERCOSUR pour l’Amérique du Sud, l’Union africaine, l’Union Asiatique (ASEAN)…

« LA TUNISIE NOUS INTERPELLE

Les événements de Tunisie constituent un « séisme », une vraie révolution politique, C’est l’œuvre des Tunisiens eux-mêmes. Remercions-les. Admirons-les. Aidons-les. Les européens et les français, mais surtout leurs gouvernements et responsables politiques furent surpris : surprise d’avoir ignoré l’état policier, surprise de voir le pouvoir tunisien tomber si vite, surprise de découvrir une population jeune, intelligente, éduquée.

Mais au-delà, nos amis du Sud ont eux-aussi été surpris et ont réagi dans le désordre et avec contraste. IPEMED a fait son choix, c’est inscrit dans ses statuts : « rapprocher par l’économie les deux rives de la Méditerranée ». N’oublions pas que le séisme de la guerre de 39-45 a abouti à la réconciliation des frères ennemis, la France et l’Allemagne, en créant le CECA en 1951 puis en signant le Traité de Rome en 1957.

Certains de dire « que le Sud de la Méditerranée n’a rien à attendre de l’Europe et que tous les discours sur le rapprochement des deux rives prennent soudain une teinte jaunie par les événements ». Cet ami n’a pas tort : les milieux politiques français et européens ont été peu réactifs, voire négativement réactifs. Quand le Portugal, l’Espagne, la Grèce se sont libérés de leur dictature, ce fut la liesse à Paris. Quand le mur de Berlin s’est effondré, ce fut aussi la fête dans toutes les capitales européennes. Or, la fin de la dictature en Tunisie a suscité l’étonnement et la surprise. Mais pas la liesse. Cet ami a raison. Mais que propose-t-il en refusant le rapprochement des deux rives ? Rien.

Un autre ami de Tunisie m’écrit : « Mon pays, mais aussi toute la rive sud de la Méditerranée, a besoin d’ouverture, de dynamisme économique, de création d’emplois, d’une meilleure redistribution, d’une meilleure gouvernance et d’une plus grande solidarité régionale. Plus que jamais, le développement de toute la région sera solidaire, durable, socialement responsable ou ne sera pas ». Cet ami, comme un autre ami marocain, appellent à intensifier le rapprochement et l’intégration Nord/Sud. En même temps, ils pointent le risque que les pays du sud et de l’est de la Méditerranée, dans leurs soubresauts actuels ou à venir, contraints par l’urgence et l’acuité de leurs problèmes mais aussi les exigences légitimes de leurs populations jeunes, éduquées et impatientes n’attendront pas indéfiniment que l’Europe prenne conscience que l’avenir de la région est commun et indivisible.Le séisme de la révolution tunisienne, qui dépasse les frontières nationales devrait aboutir à la réconciliation des deux rives de la Méditerranée sur un projet historique et grandiose : une Communauté euro-méditerranéenne de l’énergie préalable à la définition, en commun, d’un traité de l’Union Méditerranéenne rénovée. Telle est la position d’IPEMED : priorité à court terme aux projets économiques ambitieux de rapprochement des deux rives, sans oublier d’allumer les lumières de l’espérance en proposant à moyen terme un ancrage historique de l’Europe et des Pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée » (6).

On est pétrifié en lisant ce que la revue de presse de l’IFEMED écrit sous la plume de J.L Guigou à propos des événements en Tunisie. Ces propos laissent entrevoir de façon certaine l’émergence d’une gouvernance Nord/Sud organisée d’abord par une régionalisation des états qui entraîne de facto l’affaiblissement puis la disparition des États-nations par la suppression des frontières économiques, sociales et culturelles. Il s’agit ni plus ni moins que d’une opération géo politico-stratégique qui s’inscrit incontestablement dans l’agenda du Nouvel Ordre Mondial. L’intégration de la Région Euro-Méditerranéenne se fera au prix de la désintégration des États qui la constituent. Soulèvement populaire ou manipulation ?

La réponse est sans appel : la Tunisie est en train de connaître une agonie politique et sociale sans précédent décidée de longue date, qui finira par atteindre toute la région du Maghreb jusqu’en Mauritanie et même au-delà !

L’hypocrisie des médias et de la classe politique dans son ensemble nous pousse à croire que c’est le peuple qui a eu « l’heureuse » l’initiative de mettre à la porte son dictateur…comme l’écrit J.L Guigou plus haut dans son billet. En effet il faut « aider » les populations à creuser elles-mêmes leurs propres tombes et ainsi les remercier de faciliter le travail de ceux qui tirent les ficelles des gouvernements et de la politique en général. Il suffit de placer quelques bandes d’agitateurs et de voyous rémunérés pour semer le trouble et créer le désordre, ainsi qu’en témoigne la devise désormais célèbre des mondialistes : ORDO AB CHAOS- l’Ordre à partir du désordre.

Au travers de la Tunisie, c’est tout le continent africain qui est visé, avec l’approbation de la plupart de ses dirigeants corrompus qui appellent de tous leurs vœux cette coopération Nord/Sud dont ils seront, sans que pour l’instant ils en soient véritablement conscients, les premières victimes.

« Fils de l’homme, dis au prince de Tyr :

Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel :

Ton cœur s’est élevé, et tu as dit :

Je suis Dieu, je suis assis sur le siège de Dieu, au sein des mers !

Toi, tu es homme et non Dieu,

Et tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu.

Voici, tu es plus sage que Daniel,

Rien de secret n’est caché pour toi ;

Par ta sagesse et par ton intelligence tu t’es acquis des richesses,

Tu as amassé de l’or et de l’argent dans tes trésors ;

Par ta grande sagesse et par ton commerce

Tu as accru tes richesses,

Et par tes richesses ton cœur s’est élevé.

C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel :

Parce que tu prends ta volonté pour la volonté de Dieu,

Voici, je ferai venir contre toi des étrangers,

Les plus violents d’entre les peuples ;

Ils tireront l’épée contre ton éclatante sagesse,

Et ils souilleront ta beauté.

Ils te précipiteront dans la fosse,

Et tu mourras comme ceux qui tombent percés de coups,

Au milieu des mers. » (Éz 28 :2-8)

Soyez bénis.

(1) Le nom Lucifer en français se traduit par « astre brillant », et se dit Hilal en hébreu. Ce même mot Hilal signifie « croissant de lune » en arabe…

(2) source : La marche irrésistible du Nouvel Ordre Mondial par Pierre Hillard.

(3) Les statuts de l’Association peuvent être consultés sur le site de l’IPEMED. Parmi les membres du Conseil d’Administration figurent entre autres des personnalités telles Romano Prodi, Tommaso Padoa-Schioppa (décédé en décembre 2010), Javier Solana, appartenant soit au Bilderberg, à la Commission trilatérale, ou les deux à la fois…

(4) Le sommet fondateur de l’Union pour la Méditerranée a eu lieu le 13 juillet 2008 à Paris à l’initiative de la France et de l’Égypte. Son organisation est régie par une co-présidence entre un État du Nord (faisant partie de l’UE bien sûr) et un du Sud. Cette Union comporte actuellement 43 États-membres. Son budget est assuré par un fond Inframed financé en partie par la Caisse des Dépôts française et la Cassa depositi italienne et a pour objectif d’atteindre un montant global de 600 millions d’Euros. Les États du Golfe sont considérés comme des bailleurs de fonds potentiels…récemment en 2009, Nicolas Sarkozy a investi Pierre Laffitte (ancien sénateur, fondateur de Sophia-Antipolis) d’une mission pour la création d’un réseau spécifique de développement de l’innovation en Euroméditerrannée.

(5) E. Guigou, européiste et mondialiste convaincue, est Présidente d’Europartenaires, Femmes d’Europe, siège aux conseils d’administration de Notre Europe, fondé par Jacques Delors, Les Amis de l’Europe. Elle est membre du club Le Siècle auxquels appartiennent bon nombre de politiciens et personnalités de l’élite française de la finance, des arts et des médias.

(6) Blog de J.L Guigou sur le site de l’IPEMED- 21/01/2011.

  3Comments

  1. Michel-André   •  

    Voici une petite présentation de l’IPEMED telle que décrite plus haut dans la chronique, et ses aspirations dans le processus hégémonique mondial…

    L’IPEMED
    Une utopie pour le XXème siècle
    Jean-Louis Guigou , Président

    L’union de l’Europe et de la Méditerranée du Sud et de l’Est

    Le monde multipolaire émerge. De grands ensembles régionaux se constituent à l’échelle des continents : l’ALENA associée au MERCOSUR en Amérique, l’ASEAN + 3 en Asie préfigurent ces « régions hémisphériques » qui feront le monde de demain(*). Ces ensembles productifs Nord-Sud vivent au même rythme horaire, favorisent la proximité, la complémentarité et les solidarités de fait dans des domaines clés : eau, énergie, agriculture, environnement, tourisme, migrations… Ils constituent un cadre adapté pour inventer et mettre en œuvre les régulations régionales indispensables. Dans ce monde en « quartiers d’orange », l’Europe à 27 a fait la moitié du chemin. Elle a construit un grand ensemble au Nord.Il lui reste à réussir la seconde partie de sa régionalisation en accélérant son intégration avec le Sud et l’Est de la Méditerranée(*) . 

    A l’évidence, la Méditerranée peut ouvrir à l’Europe des espaces de croissance durable et solidaire, et réciproquement, l’ancrage des pays du sud à une Europe forte confirme une communauté de destins.

    L’Europe a besoin du dynamisme démographique et du potentiel de croissance des marchés émergents de  de la rive méridionale ; le Sud et l’Est de la Méditerranée ont besoin du savoir-faire d’une Europe solidaire pour affronter le choc de l’intégration économique mondiale, le défi des emplois à créer et des réformes politiques et sociétales que la modernité impose.

    Les deux rives ne sont pas concurrentes, mais complémentaires et interdépendantes : les pays du Sud peuvent et doivent devenir les dragons de l’Europe(*).

    Trois fonctions principales
    Le brassage des élites méditerranéennes et en particulier des élites émergentes(*), afin de les mettre en réseau, de leur permettre de travailler en confiance à des projets communs et de bâtir des politiques communes ;  la production d’idées nouvelles à partir de diagnostics partagés et de réponses communes aux défis de la région ;  la promotion et la diffusion des idées et des projets auprès des décideurs économiques et politiques de la région, mais également auprès d’un large public.
    Quatre types d’approches
    Prospective, pour construire une vision commune de la région et de son devenir, ne pas accepter la fatalité des scénarios tendanciels, et faire naître des collaborations sur le long terme ;  par les réseaux professionnels, pour renforcer les synergies entre les réseaux transméditerranéens existants et émergents ;  sectorielle, pour traiter les thèmes indispensables à la création d’emplois, à la croissance durable et solidaire de la région (eau, énergie, transport, santé, agriculture, finance…) ;  territoriale, pour une plus grande coopération décentralisée entre régions du pourtour méditerranéen, pour la promotion de l’aménagement du territoire et du développement rural.
    Un Think Tank Euroméditerranéen
    L’Institut de Prospective Économique du Monde Méditerranéen (IPEMED) est un think tank euro méditerranéen.
    Constitué en association loi 1901 depuis sa création en 2006, il préfigure à moyen terme la création d’une fondation.
     Fervent défenseur de la construction de la région méditerranéenne dans son ensemble, IPEMED est convaincu du rôle déterminant de l’économie dans ce domaine. Sa mission,statutaire et reconnue d’intérêt général, consiste à rapprocher, par l’économie, les pays des deux rives de la Méditerranée et ainsi œuvrer à la prise de conscience d’un avenir commun et d’une convergence d’intérêts entre les pays du Nord et du Sud de la Méditerranée. Financé par des entreprises méditerranéennes, membres fondatrices d’IPEMED, et des personnes physiques qui partagent ses valeurs, il est indépendant des pouvoirs politiques dont il ne reçoit aucun financement. 
    Il a pour principes l’indépendance politique et la parité Nord-Sud dans sa gouvernance, comme dans l’organisation de ses travaux. Il donne la priorité à l’économie et privilégie une approche opérationnelle des projets. Il travaille dans la durée. 
    Par son positionnement proche des mondes des entreprises, des experts et des politiques (États, collectivités territoriales, institutions multilatérales), IPEMED favorise l’échange et le décloisonnement et permet l’émergence de projets opérationnels

    N.B C’est nous qui soulignons.

  2. Latiniste4ème   •  

    c’est pas « delenda carthago » c’est « delenda est carthago » ^^

  3. Veronika   •  

    Merci pour cet article que je vais mettre sur facebook, comme beaucoup d autres en vue de mes amis tunisiens …
    selon un professeur de religions et de cultures anciennes ( http://WWW.papke.de) Baal et Astarte sont équivalent à Nimrod, Ishtar, parents de Thammuz-mithra, le faux messieh babylonien.
    A Tunis il y a une montagne qui s appelle Bou-Kornine, le père des deux cornes…
    Avant de partir de la Tunisie en 2005, le Seigneur m avait montré qu ‘il y aurait des bouleversements…et ce n est pas fini…
    prions pour le réveil en Tunisie…tous ces jeunes!!!que Dieu aime!

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