Trump a proclamé un « Shabbat national ». À l’occasion des 250 ans de l’indépendance des États-Unis, il a appelé la nation américaine à adopter une journée de repos, de famille et de gratitude envers D.ieu, en reconnaissance de la contribution de la tradition juive à l’Amérique.

Tout d’abord, c’est impressionnant. Cela ressemble à une prophétie. Le dirigeant de la plus grande puissance mondiale appelle ses citoyens à honorer le Shabbat. Quel contraste avec les discours sur la « désécularisation».

L’homme qui dirige la puissance la plus forte du monde comprend qu’il existe une force encore plus grande. L’homme qui semble ne pas avoir de limites à son pouvoir appelle chacun d’entre nous à s’arrêter un jour et à cesser toute activité.

Mais à mes yeux, ce n’est pas seulement « Trump a proclamé ». Dieu, en réalité, l’a proclamé depuis longtemps. C’est le monde qui redécouvre aujourd’hui le Shabbat, et qui, en fait, nous rappelle qui nous sommes.

Des millions de Juifs ont émigré aux États-Unis, se sont assimilés et ont presque été perdus à jamais pour le peuple juif. Et voilà qu’un dirigeant non juif, qui n’est même pas tenu d’observer le Shabbat, parle avec admiration précisément de leurs trésors. C’est un rappel pour nous tous d’être fiers de notre immense héritage, du Shabbat et de tout ce que nous avons à offrir au monde, sans avoir besoin d’aucune approbation ni « certification » extérieure. Il s’agit simplement de prendre conscience de tous les dons que nous avons reçus et de notre mission divine : illuminer le monde entier.

Le « Shabbat national » proclamé par Trump aura lieu la semaine prochaine. Mais Trump n’est pas tenu d’observer les commandements du Shabbat. Nous, oui. Il n’est donc pas nécessaire d’attendre jusque-là, ni d’avoir une proclamation présidentielle. Le Shabbat arrive dans deux jours, et l’on peut déjà réfléchir à la manière de l’améliorer. De la Maison-Blanche à notre propre maison.

Shabbat Shalom.