Notre conscience, par « Pasteur Web »

Source: http://www.pasteurweb.org/Etudes/LEtreHumain/NotreConscience.htm

Note MAV: à une époque où nous assistons à la chute vertigineuse de toutes les valeurs morales qui étaient la base de toutes les grandes civilisations, le problème de la conscience devient aigu, car nos consciences sont émoussées progressivement (et volontairement !) par le bombardement d’affirmations « humanistes », semblant marquer un progrès des libertés individuelles pour les sociétés dites avancées, alors qu’elles s’éloignent de plus en plus des standards de Dieu, standards qui amènent paix et bénédictions, alors que la désagrégation de tous ces standards conduisent inexorablement à de grands jugements.

Esaïe 5:20 Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière, et la lumière en ténèbres, Qui changent l’amertume en douceur, et la douceur en amertume ![…]

Romains 1:32
Et, bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font.[…]

Aujourd’hui, le seul moyen de marcher dans la vérité pour les Chrétiens, et plus que jamais, c’est de s’imprégner des Écritures afin de ne pas être contaminés par le mensonge ambiant – Lisons l’article de « Pasteur Web »…

La conscience est la faculté de l’être humain à discerner ce qui est bien ou ce qui est mal, mais aussi celle de savoir où nous en sommes par rapport à cela. Nous entendons souvent ces expressions : avoir bonne conscience, avoir la conscience tranquille, lorsque nous n’avons rien à nous reprocher, ou avoir mauvaise conscience, lorsque nous avons dit ou fait une chose mauvaise.

La conscience est intuitive, mais elle réagit en général en fonction de notre connaissance de règles morales.

L’apôtre Paul, qui emploie fréquemment ce mot, l’associe à un témoignage intérieur qui nous rassure ou qui nous accuse, comme une loi de Dieu écrite dans le cœur de tous les êtres humains.

Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux–mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour. Romains 2:14,15

Déjà nous pouvons affirmer que la conscience est une partie intrinsèque de notre nature, voulue et créée par Dieu lui-même. Voici, dans plusieurs versions de la Bible, un verset du livre des Proverbes qui définit le rôle de la conscience comme celui d’une lampe que Dieu à placée dans le cœur de l’être humain :

La conscience est la lampe que le Seigneur donne à l’homme : elle éclaire les profondeurs de son être. Proverbes 20:27 (Bible en français courant)

L’esprit de l’homme est une lampe de l’Eternel ; il sonde toutes les profondeurs du cœur. Proverbes 20:27 (version Darby)

Le souffle de l’homme est une lampe de l’Eternel ; Il pénètre jusqu’au fond des entrailles. Proverbes 20:27 (Segond)

La conscience est une lampe que le SEIGNEUR donne aux humains pour éclairer le fond de leur cœur. Proverbes 20:27 (Parole de Vie)

En relisant ces paroles et en y réfléchissant nous comprenons combien le rôle de la conscience est important dans la vie de toute personne en générale et dans celle de ceux qui croient en Jésus-Christ en particulier, car elle est l’arbitre qui détermine la qualité de notre relation avec Dieu, en rapport avec notre conduite.

Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu. 2 Corinthiens 1:12

Par principe la conscience fait donc office de témoin de nos sentiments les mieux dissimulés, de nos pensées les plus secrètes, et de la motivation de nos actes.

Lequel des hommes, en effet, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? 1 Corinthiens 2:11

Les secrets d’une personne humaine, qui les connaît ? Personne, sauf l’esprit humain qui est en elle. 1 Corinthiens 2:11 (version Parole de Vie)

Cependant la conscience n’est pas toujours capable de remplir son rôle de juge dans nos cœurs. Comme une lampe elle peut s’éteindre. Elle est parfois souillée, égarée ou pervertie. Elle peut s’altérer et même se perdre, lorsqu’elle nous condamne et que nous refusons de l’entendre. Jésus dit de ses interlocuteurs qui refusaient sa parole, qu’ils étaient devenus insensibles.

Car le cœur de ce peuple est devenu insensible ; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. Matthieu 13:15

Et pourtant, ils étaient convaincus par les paroles de Jésus, mais refusaient de croire en Lui.

Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. Jean 8:9

On dit parfois de certaines personnes qu’elles n’ont pas de conscience, ce qui signifie qu’elles sont insensibles à tout discernement du bien ou du mal. Je pense que cette situation se produit lorsque qu’on étouffe constamment le témoignage gênant de notre conscience.

Prenez garde, frères, que quelqu’un de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule, au point de se détourner du Dieu vivant.
Mais exhortez–vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire : Aujourd’hui ! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché. Hébreux 3:12,13

Le péché est séduisant pour notre nature charnelle et il arrive que nous cédions à l’attrait du plaisir qu’il procure. Si nous n’y prenons garde nous nous éloignons insensiblement mais sûrement du lieu où Dieu nous parle, comme la barque d’un rameur, entraînée par le courant trop fort. Alors c’est le moment de crier à l’aide. Craignons d’atteindre le point où la perte de la bonne conscience produit le naufrage, car c’est de cela dont il est question : un naufrage, c’est à dire la perte de la barque, de ce qu’elle contient et souvent du rameur.

Un passage du Nouveau Testament m’impressionne particulièrement. C’est celui dans lequel l’apôtre Paul écrit à Timothée que certains ont fait naufrage concernant la foi, un naufrage en relation avec la perte d’une bonne conscience :

Le commandement que je t’adresse, Timothée, mon enfant, selon les prophéties faites précédemment à ton sujet, c’est que, d’après elles, tu combattes le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques–uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. 1 Timothée 1.19

Dans ma jeunesse, j’ai entendu un prédicateur raconter l’expérience qu’il avait faite lors d’une visite à la morgue pour identifier une personne décédée : Lorsqu’il est arrivé, le gardien était assis dans le local et prenait son déjeuner, un casse-croute au jambon. Le pasteur gêné par l’odeur ambiante lui dit : « Vous pouvez manger dans une telle odeur ? » Et l’homme de lui répondre : « Oh, vous savez, depuis le temps je suis habitué, je ne sens plus rien !« 

Il en est de même de la conscience, elle peut perdre sa sensibilité lorsque nous nous habituons au péché.

Mais exhortez–vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire : Aujourd’hui ! afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché. Hébreux 3:13

Il arrive malheureusement que certaines dispositions du cœur déforment la voix de la conscience

… pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées. Tite 1:15

Vous direz peut-être : Mais pourquoi avoir peur ? Le Seigneur nous garde et Il a promis de nous préserver de toute chute.

Oui, mais nous devons être vigilants. Nous ne sommes pas meilleurs que les autres, tous de la même nature, aussi rappelons nous ce qui est écrit :

Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber !

Le Seigneur Jésus nous avertit :

Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. Matthieu 26:41

Une prière que nous ne devons jamais négliger est enseignée par le Seigneur lui-même :

Garde–nous de céder à la tentation, et surtout, délivre–nous du diable. Car à toi appartiennent le règne et la puissance et la gloire à jamais. Matthieu 6:13 (Version Le Semeur)

Entretenir une bonne conscience

La conscience a besoin de repères et doit être elle-même éclairée. Lorsque nous sommes loin de Dieu, notre conscience livrée à elle-même ne possède pas tous les éléments d’un jugement juste.

J’ai remarqué que lorsque nous demeurons dans la communion avec Dieu notre Père et Le Seigneur Jésus-Christ, par le Saint-Esprit, notre conscience discerne plus facilement ce qui doit se faire ou non.

Il est écrit que Jésus est la véritable lumière qui éclaire tout homme.

Cette lumière était la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Jean 1:9

Sa Parole est comme une lampe à nos pieds qui éclaire notre chemin et règle notre conduite. C’est pourquoi la connaissance des Ecritures nous rend sages à salut, comme l’écrit l’apôtre Paul à Timothée.

Toi, demeure dans les choses que tu as apprises, et reconnues certaines, sachant de qui tu les as apprises ; dès ton enfance, tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus–Christ.
Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre. 2 Timothée 3:14-16

Le Saint-Esprit rend témoignage à notre esprit , nous faisant comprendre les Ecritures et nous conduisant dans toute la vérité.

Jean 16:8 Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement

Jean 16:13 Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui–même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.

C’est pourquoi il est important d’entretenir notre communion avec Dieu, afin que nous soyons sensibles à la voix de son Esprit.

On peut avoir bonne ou mauvaise conscience, c’est à dire une conscience qui ne nous fait pas de reproche ou au contraire qui crée un sentiment de culpabilité.

Nous savons tous ce que veut dire « avoir mauvaise conscience », lorsque nous commettons des choses qui ne doivent pas se faire. Le péché sous toutes ses formes est dénoncé par notre conscience lorsqu’elle est saine. C’est comme une lampe dont le faisceau met une chose en lumière. Pour cela notre conscience doit être éclairée par la Parole de Dieu et inspirée par le Saint-Esprit qui la rend sensible.

Le roi David, homme rempli de l’Esprit de Dieu, a été repris à plusieurs reprises par sa conscience.

David sentit battre son cœur, après qu’il eut ainsi fait le dénombrement du peuple. Et il dit à l’Eternel : J’ai commis un grand péché en faisant cela ! Maintenant, ô Eternel, daigne pardonner l’iniquité de ton serviteur, car j’ai complètement agi en insensé ! 2 Samuel 24:10

Au contraire, lorsque nous faisons ce qui est bien nous pouvons avoir « bonne conscience » et elle témoigne en notre faveur.

Car ce qui fait notre gloire, c’est ce témoignage de notre conscience, que nous nous sommes conduits dans le monde, et surtout à votre égard, avec sainteté et pureté devant Dieu, non point avec une sagesse charnelle, mais avec la grâce de Dieu. 2 Corinthiens 1:12

Lorsque nous nous convertissons par la foi en Jésus, nous avons été lavés de nos péchés et notre conscience a été purifiée.

Combien plus le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s’est offert lui–même sans tache à Dieu, purifiera–t–il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! Hébreux 9:14

C’est donc avec une bonne conscience que nous nous sommes engagés envers Dieu lors de notre baptême d’eau. (1 Pierre 3:21)

Par la foi en Jésus nous recevons le pardon de nos péchés et le poids de la culpabilité est ôté de notre cœur. Alors nous devons nous efforcer de conserver cette bonne conscience, devant Dieu et devant les hommes :

Je rends grâces à Dieu, que mes ancêtres ont servi, et que je sers avec une conscience pure … 2 Timothée 1:3

Nous rejetons les choses honteuses qui se font en secret, nous n’avons point une conduite astucieuse, et nous n’altérons point la parole de Dieu. Mais, en publiant la vérité, nous nous recommandons à toute conscience d’homme devant Dieu. 2 Corinthiens 4:2

Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous,
et ayant une bonne conscience, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ceux qui décrient votre bonne conduite en Christ soient couverts de confusion. 1 Pierre 3:15,16

Le but du commandement, c’est une charité venant d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère. 1 Timothée 1:5

Cependant, il arrive malheureusement que notre conscience témoigne contre nous à cause de péchés commis et nous éprouvons un sentiment de culpabilité, notre cœur nous condamne, nous sommes malheureux, culpabilisés et n’osons plus nous tenir devant Dieu, nous avons mauvaise conscience.

Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité.
Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui ; car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. 1 Jean 3:18

Par contre, lorsque notre conscience est en paix nous sommes pleins de confiance.

Bien–aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. 1 Jean 3:21

Le rôle de notre conscience est primordiale, car si elle saine, elle devient un arbitre qui témoigne de la qualité de notre relation avec Dieu et de ce qui en résulte :

Bien–aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. 1 Jean 3:18-24

Il est donc important de garder une bonne conscience, car cette lampe de Dieu, brillant dans nos cœurs éclaire notre chemin d’une façon particulière. Elle intervient comme un encouragement à persévérer dans le bien et comme un signal d’alarme lorsque nous nous écartons de la bonne route. A condition bien sûr de garder sa sensibilité.

Dieu nous enseigne le moyen de garder une conscience sensible. J’ai remarqué un passage de sa Parole qui nous instruits à ce sujet :

Nous rejetons les choses honteuses qui se font en secret, nous n’avons point une conduite astucieuse, et nous n’altérons point la parole de Dieu. Mais, en publiant la vérité, nous nous recommandons à toute conscience d’homme devant Dieu. 2 Corinthiens 4:2

Dans ce verset nous remarquons trois choses importantes.

1) Une réelle détermination en ce qui concerne le mal : « Rejeter les choses honteuses qui se font en secret. »

Il est important que nous comprenions bien que pour Dieu, rien n’est secret et que si nous pouvons cacher aux autres certaines choses de notre vie, elles sont connues du Seigneur, qui nous demande de les abandonner, de les rejeter.

Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, Mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. Proverbes 28:13

Il y a des liens secrets dont nous ne pouvons pas nous débarrasser seul et peut-être qu’il est nécessaire de chercher de l’aide auprès de personnes spirituelles.

Galates 6:1 1 Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez–le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi–même, de peur que tu ne sois aussi tenté. Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.

2) un cœur droit, honnête, aimant la vérité : « Ne pas avoir une conduite astucieuse, rusée, fausse. »

3) Accepter sans ergoter les sentences de Dieu. « Ne pas donner à sa Parole un sens qui nous arrange. Ce qui nous amène à être vrais et sincères.

Le but du commandement, c’est une charité venant d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère. 1 Timothée 1:5

En gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques–uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi. 1 Timothée 1:19

Dans ce passage nous remarquons que la perte d’une bonne conscience à pour conséquence le naufrage de la foi. Sans aller jusque là, nous pouvons être ébranlés dans notre assurance, lorsque nous péchons. Il faut alors retrouver sans tarder notre communion avec Dieu.

Nous avons déjà vu dans l’épitre de l’apôtre Jean que si notre cœur ne nous condamne pas nous pouvons venir avec assurance devant le Seigneur pour prier et être exaucés. Le passage ci-dessous va dans le même sens, concernant notre accès au trône de la grâce de Dieu, en enseignant le moyen de retrouver notre pureté :

Ainsi donc, frères, puisque nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est–à–dire, de sa chair, et puisque nous avons un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons–nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure. Hébreux 10:19…

Dans le texte suivant, après avoir montré que nous sommes tous à découverts aux yeux de Dieu, l’Esprit Saint nous invite à nous confier en Jésus-Christ, notre Souverain Sacrificateur qui intercède pour nous, qui a comparu devant Dieu, avec son propre sang, afin que nous puissions nous approcher avec assurance du trône de la grâce.

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.
Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte.
Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons.
Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché.
Approchons–nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. Hébreux 4:12-16

Ceci est valable pour la prière, mais aussi pour l’adoration et surtout pour notre communion quotidienne avec le Seigneur, afin de garder un cœur paisible et heureux, de vivre sur la terre comme des témoins fidèles du Seigneur Jésus.

Retrouver une bonne conscience

Il arrive malheureusement que nous péchions. Si quelqu’un dit le contraire c’est un menteur.

Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous–mêmes, et la vérité n’est point en nous. 1 Jean 1:8

Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. Jacques 3:2

Non, il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais. Ecclésiaste 7:20

Si nous sommes honnêtes, nous sommes obligés de le reconnaître, mais nous savons aussi que cela nous rend malheureux, tristes et désireux d’en sortir. Pour cela il faut revenir vers Dieu en nous repentant sincèrement.

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.
Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous.
Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus–Christ le juste.
Il est lui–même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. 1 Jean 1:9 à 2:2

C’est ce que le psalmiste David a souvent mis en pratique :

Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité ; J’ai dit: J’avouerai mes transgressions à l’Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché. Psaumes 32:5

Voici comment il est revenu vers le Seigneur après sa grave faute dans l’affaire d’Uri. Il est important de lire attentivement le psaume 51.

Au chef des chantres. Psaume de David. Lorsque Nathan, le prophète, vint à lui, après que David fut allé vers Bath–Schéba.

O Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté ; Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions ;
Lave–moi complètement de mon iniquité, Et purifie–moi de mon péché.
Car je reconnais mes transgressions, Et mon péché est constamment devant moi.
J’ai péché contre toi seul, Et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.
Voici, je suis né dans l’iniquité, Et ma mère m’a conçu dans le péché.
Mais tu veux que la vérité soit au fond du cœur : Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi !
Purifie–moi avec l’hysope, et je serai pur ; Lave–moi, et je serai plus blanc que la neige.
Annonce–moi l’allégresse et la joie, Et les os que tu as brisés se réjouiront.
Détourne ton regard de mes péchés, Efface toutes mes iniquités.
O Dieu ! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.
Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint.
Rends–moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne !
J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, Et les pécheurs reviendront à toi.
O Dieu, Dieu de mon salut ! délivre–moi du sang versé, Et ma langue célébrera ta miséricorde.
Seigneur ! ouvre mes lèvres, Et ma bouche publiera ta louange.
Si tu eusses voulu des sacrifices, je t’en aurais offert ; Mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes.
Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé : O Dieu ! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit.

David pouvait chanter les paroles suivantes par expérience :

Mon âme, bénis l’Eternel ! Que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom !
Mon âme, bénis l’Eternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits !
C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies ;
C’est lui qui délivre ta vie de la fosse, Qui te couronne de bonté et de miséricorde. Psaume 103:1-4

Dieu a effacé la peine de son péché, le poids de la culpabilité et lui a rendu la joie de son salut. Il a retrouvé une bonne conscience devant le Seigneur !

Il y a d’autres raisons qui peuvent nous donner un sentiment de culpabilité : une nature excessivement sensible et émotive conduit certaines personnes à une culpabilité chronique, avec la difficulté à croire au pardon de Dieu. Leur conscience est alors déréglée et elles se laissent influencer par leurs propres sentiments, leur conscience est faible.

Néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus–Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.
Mais cette connaissance n’est pas chez tous. Quelques–uns, d’après la manière dont ils envisagent encore l’idole, mangent de ces viandes comme étant sacrifiées aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée. 1 Corinthiens 8:6,7

Une meilleure connaissance de Dieu, par sa Parole écrite et l’aide du Saint-Esprit, permet de fortifier notre conscience, de l’éclairer, afin que son témoignage soit équilibré et conforme à la pensée de Christ.

L’apôtre Paul écrit que le témoignage de sa conscience est inspiré par le Saint-Esprit.

Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint–Esprit. Romains 9:1

Le Saint-Esprit et les Ecritures apportent une aide précieuse afin de garder notre conscience saine, pure et équilibrée. Cela demande de notre part de la vigilance et la prière. L’apôtre Paul disait :

Je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes. Actes 24:16

Pour Paul il était important de se conduire avec une bonne conscience devant les hommes aussi, car la crédibilité de la prédication de l’Evangile en dépend. La valeur de notre témoignage, aux yeux de ceux du dehors parmi lesquels nous vivons, est donc liée à une conscience qui ne nous fait pas de reproche quant à notre conduite dans le monde.

L’apôtre écrivait encore à Timothée que le but du commandement divin c’était, entre autres choses, d’avoir une bonne conscience :

Le but du commandement, c’est une charité venant d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère. 1 Timothée 1:5

Enfin, pour revenir à ce qu’écrit l’apôtre Jean concernant notre relation avec Dieu, retenons ceci :

Bien–aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu.
Quoi que ce soit que nous demandions, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements et que nous faisons ce qui lui est agréable.
Et c’est ici son commandement: que nous croyions au nom de son Fils Jésus–Christ, et que nous nous aimions les uns les autres, selon le commandement qu’il nous a donné.
Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et nous connaissons qu’il demeure en nous par l’Esprit qu’il nous a donné. 1 Jean 3:23,24

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