Jonathan Edwards¹ :

– le pasteur chassé de son église … mais non abandonné par Dieu !

 

– le rejet et le brisement ne sont pas toujours un désaveu de la part de Dieu, loin de là, mais plutôt un tremplin vers une autre destinée, une autre fonction dans le royaume de Christ !

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Jonathan Edwards fut :

– un pasteur, théologien et missionnaire américain du 18e siècle (1703-1758),

– Une figure-clé du premier grand réveil (en Grande-Bretagne et dans les colonies américaines)

– connu pour ses prédications enflammées, dont le fameux sermon : «Pécheurs entre les mains d’un Dieu en colère »

– révoqué de son poste de pasteur, à northampton, en 1750, en raison de divergences sur les exigences de la profession de foi.

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Histoire de cette période de sa vie :

Jonathan Edwards est souvent présenté comme :

– l’un des esprits les plus brillants que l’Amérique ait connus

– le prédicateur que Dieu utilisa pour réveiller une nation entière

– un géant de la foi réformée.

mais il existe un épisode réel de sa vie,

– un épisode si douloureux qu’il résonne encore aujourd’hui,

– un épisode que très peu connaissent.

soit :

le jour où sa propre église le renvoya !

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Explications :

– après 23 ans de service fidèle à l’église de Northampton, la congrégation se divisa, non à cause d’un péché d’Edwards, non à cause d’une fausse doctrine,

mais parce que J. Edwards voulait revenir à la pratique biblique : « réserver la sainte cène aux vrais croyants ».

Son grand-père et prédécesseur, Solomon Stoddard, enseignait que même les non-convertis pouvaient participer à la cène comme « moyen de conversion ».

Edwards, fidèle à l’écriture, ne pouvait pas soutenir cela, il aimait trop la parole, il aimait trop le christ.

Le résultat fut tragique : l’église se retourna contre lui !

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Résultats :

– des familles entières l’affrontèrent, des voisins qu’il avait visités, consolés, guidés pendant des années… votèrent contre lui.

Et sa propre congrégation vota pour le renvoyer.

– lorsque Jonathan Edwards monta en chaire pour annoncer le résultat du vote, sa voix tremblait.

– son épouse Sarah, assise en bas, avait les yeux rouges d’avoir trop pleuré.

– leurs enfants — encore petits — le regardaient sans comprendre.

le verdict tomba comme un coup de tonnerre :

230 votes contre lui,

23 votes en sa faveur.

– la majorité de l’église, la même église que Dieu avait réveillée sous sa prédication, l’expulsa !

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la réaction de J. Edwards :

– il ne cria pas.

– il ne se défendit pas.

– il n’accusa personne.

– il ne se justifia pas.

Il dit simplement :

« J’accepte la volonté de Dieu. Dieu écrit droit, avec des lignes que nous tordons. »

Puis il descendit du pupitre, calmement, et prêcha son dernier sermon- un message rempli d’humilité, sans amertume, sans rancœur, sans colère contre ceux qui l’avaient rejeté.

Quand il termina, ses enfants pleuraient en silence, sa femme Sarah vacillait, brisée mais digne.

Et pourtant, Edwards sortit en marchant lentement, avec une paix étrange, comme enveloppé d’une grâce plus grande que lui.

Un témoin déclara :

– « je n’ai jamais vu un homme aussi brisé… et, pourtant, aussi semblable au christ. »

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Mais Dieu avait écrit autre chose :

– ce rejet devint la porte vers un ministère encore plus (+) fécond.

– c’est après son renvoi qu’Edwards écrivit certaines de ses œuvres les plus influentes.

– son héritage, aujourd’hui, dépasse largement la mémoire de la congrégation qui l’a renvoyé. Parce que parfois, Dieu permet qu’une porte se ferme, parce que cette porte n’est plus à la hauteur de l’appel qu’il a placé en quelqu’un.

– le rejet le plus douloureux devient souvent le terreau de la plus grande fécondité.

– les pertes, qui brisent quelqu’un, sont celles que Dieu utilise pour reconstruire cette personne dans sa lumière.

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Jonathan Edwards fut

– rejeté mais jamais détruit.

– brisé mais jamais abandonné.

-Écarté, mais pour que Christ brille encore plus fort à travers lui.

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Que retirer de cette histoire ?

– parfois, Dieu t’arrache à ce qui t’était familier pour t’introduire dans ce qui t’est destiné.

– les blessures injustes deviennent les lieux où Dieu grave ses plus grandes victoires.

– quand les hommes te ferment la porte, le ciel t’ouvre un chemin.

– le silence de Dieu n’est jamais un abandon : c’est une préparation !

– ce que tu perds dans la douleur, Dieu le remplace par une grâce qui dépasse l’entendement.

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Conseils pour celui qui traverse le rejet :

  1. ne te venge pas : Dieu se charge de ta justice.
  2. ne te justifie pas : le temps fera éclater la vérité.
  3. ne te décourage pas : le plan de Dieu commence souvent là où tu crois que tout se termine.
  4. reste fidèle, même dans la tempête : la paix intérieure est plus forte que les cris extérieurs.
  5. garde ton cœur propre : la bénédiction ne repose jamais sur un esprit amer.

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versets pour faire face à la persécution et l’iniquité qui grandiront :

2 cor 4.1,7-11 :

C’est pourquoi, ayant ce ministère, selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne perdons pas courage.

7 Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous. 8 Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; 9 persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; 10 portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre corps. 11 Car nous qui vivons, nous sommes sans cesse livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit aussi manifestée dans notre chair mortelle.


¹ Jonathan Edwards, né le à East Windsor (Connecticut) et décédé le (à 54 ans) à Princeton (New Jersey), est un pasteur, théologien et métaphysicien américain, et un missionnaire auprès des Amérindiens.