Estimant que les données sur les essais des vaccins contre le Covid-19 sont insuffisantes, le professeur Didier Raoult a appelé à ne pas rendre ce vaccin obligatoire, car cette démarche conduirait à une révolution.
Il a également fustigé la gestion de la crise sanitaire par l’État, dont les mesures semblent venir d’«un autre siècle».

Interrogé sur les vaccins contre le Covid-19 et les mesures sanitaires appliquées, le professeur Didier Raoult a déclaré que le fait de rendre le vaccin obligatoire risque de conduire à une révolution.

«Si on s’amusait à faire ce vaccin obligatoire, vous auriez une révolution», a lancé le médecin dans un entretien à CNews.

Prenant en compte le fait qu’«on ne sait pas si c’est dangereux» ou «si cela marche», il a appelé à ne pas rendre cette molécule obligatoire.

Commentant le programme de vaccination, M.Raoult a affirmé ne pas avoir «beaucoup de respect pour la stratégie qui a été mise en place». Il ressemble plutôt à «une science-fiction»: «ce que j’ai vu, c’est surtout de la publicité» a-t-il taclé en annonçant attendre «de vraies données».
«Même Hippocrate ne faisait pas cela»

En revenant sur la gestion de la crise sanitaire, il a critiqué les démarches entreprises par le gouvernement: «On vit dans un monde qui est fou, les conditions qui ont été prises pour lutter contre cette maladie sont des conditions d’un autre siècle. Ce ne sont pas des conditions pratiques ni de la lutte au quotidien».

«Dire aux gens “ne vous soignez pas, restez à la maison”, ce n’est même pas le Moyen Âge, même Hippocrate ne faisait pas cela», a martelé le professeur.

À défaut d’«une véritable stratégie de prise en charge des malades, on a cru que c’était une gestion qui allait pouvoir se gérer politiquement et non médicalement».

D’après Didier Raoult, les autorités pensaient pouvoir utiliser «une baguette magique» pour résoudre le problème sanitaire. Au début de l’épidémie, c’était le remdésivir, alors que maintenant, c’est le vaccin, explique le professeur.

Cependant, «il ne faut pas se battre comme Napoléon III», mais plutôt comme des Vietnamiens gagnant «maison par maison, patient par patient» afin de vaincre cette bataille contre l’infection, a-t-il conclu.