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Comment se revêtir de l’être nouveau ?
Dans Hébreux, au chapitre 10, et au verset 9, c’est Jésus qui dit : » Je viens ô Dieu pour faire ta volonté. «
La base de celui qui veut se sanctifier est ici. S’il y a dans ton coeur ce cri : « Seigneur, tel que je suis, je viens devant toi parce que je n’ai qu’un désir ardent dans mon coeur, je viens faire ta volonté. C’est ce que je veux, Seigneur. Si ce désir n’est pas en toi, tu ne peux pas te sanctifier. »
Voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. C’est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. » Il abolit toutes les dispositions de la loi de la première alliance pour établir la deuxième qui est parfaite et bien meilleure que la première : c’est en vertu de cette volonté, de Jésus, c’est grâce à la volonté de Jésus qui est venu devant son Père en disant : « Je suis venu pour t’obéir entièrement ».
C’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus- Christ une fois pour toutes. Nous avons été sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus sur la Croix et l’offrande du corps de Jésus toute sa vie. Depuis sa naissance jusqu’à sa mort, Jésus a offert son corps comme un instrument parfait d’obéissance à son Père, jusqu’à la Croix. Et parce que Jésus a fait cela pour nous, nous avons ainsi été sanctifiés une fois pour toutes pour Dieu Nous avons été, puisque nous sommes en Christ, mis à part entièrement pour Dieu, consacrés entièrement pour Dieu, purifiés entièrement par son sang, son sacrifice et sa marche fidèle, sanctifiés une fois pour toutes en Christ, parfaitement, totalement, parce qu’il a été fait pour nous sanctification.
Ce n’est pas quelque chose que je dois atteindre puisque je l’ai en Christ mais je dois le garder dans mon coeur. J’ai reçu de Christ ce don merveilleux d’une sanctification totale et parfaite, par son obéissance à lui, par sa marche fidèle et par son sacrifice à la Croix. Il m’a sanctifié, c’est-à -dire mis à part pour Dieu une fois pour toutes, pour être saint, pur et irréprochable, sans reproche devant lui, si je laisse son Esprit agir dans mon coeur et si j’ai ce désir ardent de lui obéir de tout mon coeur, il va le faire. Et je dis : « Me voici maintenant, Seigneur, pour faire non plus ma volonté, mais la tienne. J’ai compris que toute ma vie t’appartient, tout ce que j’ai t’appartient. Je ne veux rien garder pour moi. Je veux apprendre à avoir l’oreille ouverte pour que tu me montres, tu me guides, que tu me montres concrètement ce que je dois faire tous les jours, parce que je suis en toi, Seigneur Jésus et je ne veux plus marcher selon les convoitises de ce monde. »
Dans Colossiens, au chapitre 1, Paul dit au verset 9 (je relirai souvent ce verset, parce qu’il faut vraiment qu’il entre dans notre coeur) : » C’est pour cela que nous ne cessons de prier Dieu pour , de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher (ici, il ne parle pas de notre position en Christ, mais il parle de notre marche concrète) d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréable en portant du fruit en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu. » Vous voyez que Paul demande dans ses prières que ces Chrétiens aient l’intelligence ouverte pour qu’ils comprennent leur position en Christ, pour qu’ils puissent marcher d’une manière digne de Dieu dans tous les aspects de leur vie, toutes sortes de bonnes oeuvres et de bons actes, pour être entièrement agréables à Dieu.
Un seul petit aspect de ma vie de tous les jours ne doit donc plus passer à côté de la volonté du Seigneur. Et pour cette raison il dit : « Je ne cesse de prier pour que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté en toute sagesse et intelligence spirituelle », c’est-à -dire : « Je ne cesse de prier pour que vous ayez l’intelligence spirituelle ouverte, pour que vous compreniez vraiment dans votre esprit ce que Christ a fait pour vous, quelle est votre position et votre place en Christ ».
Car quand mes yeux spirituels sont illuminés et que je connais ma place et ma position en Christ, je ne vais plus m’amuser à marcher comme auparavant. J’ai reçu une révélation telle dans mon coeur que j’ai compris l’effet produit sur le coeur de Dieu quand je marche dans la chair et quand je marche comme je le faisais avant.
Par amour pour mon Seigneur, puisqu’il m’a révélé ce que je suis en Christ, je vais maintenant marcher concrètement comme il le veut dans tous les aspects de ma vie. En tout cas, j’aurai l’oeil ouvert sur mes réactions charnelles, ou les choses que je peux faire encore qui déplaisent à Dieu parce qu’immédiatement, je sentirai le Saint-Esprit attristé en moi et une communion avec Dieu qui disparaît ou qui diminue. Je ne peux pas manquer de le sentir.
Si j’ai la révélation de la gloire de Dieu, la révélation de la présence de Dieu dans ma vie, si je fais quelque chose qui lui déplaît, immédiatement, le Saint-Esprit est attristé. Si donc je veux vraiment obéir à Dieu, je ne vais pas me contenter d’un état d’éloignement au Seigneur ou d’un état de relâchement spirituel. Je vais dire : « Seigneur, pardonne, je reviens à toi immédiatement. Que le sang de Jésus me lave ! Je veux revenir dans ta communion et reprendre ma position de foi en Christ pour pouvoir marcher d’une manière digne. »
Vous voyez bien comme les deux aspects sont étroitement liés ! Je ne peux pas accomplir des oeuvres parfaites si je n’ai pas une foi totale dans ma position parfaite en Christ. Chaque fois que j’accomplirai une oeuvre charnelle, quelle qu’elle soit, colère, animosité, nommez-les toutes, dureté du coeur, impureté, etc. c’est que je suis sorti de ma position en Christ. J’ai oublié ma position en Christ. J’ai oublié la Parole du Seigneur qui disait que j’étais sanctifié parfaitement par le sacrifice de Jésus. Je l’ai oubliée et je suis revenu dans le vieil homme.
Pourquoi est-ce que j’oublie si vite ? Parce que je n’ai pas encore assez appris la leçon. Prenez l’exemple d’un écolier : il apprend une leçon mais il l’oublie. Il l’apprend pour l’examen du lendemain, trois jours après, c’est oublié. S’il veut ne jamais oublier sa leçon, que doit-il faire ? Y revenir ! y revenir, y revenir, y revenir ! Il y a des choses que j’ai tellement apprises dans ma petite enfance, que maintenant, vous pouvez faire n’importe quoi, je suis incapable de les oublier.
Ce n’est qu’un simple exemple bien qu’ici il s’agisse d’une révélation spirituelle. Mais si ma révélation spirituelle n’est pas suffisante pour que je ne l’oublie jamais, je dois y revenir et méditer la Parole dans un esprit de prière, comme Paul le faisait pour ses Colossiens : « Père, ouvre-moi l’intelligence toute grande afin que je comprenne, que je comprenne, et que je sache et que je n’oublie jamais ». Combien de fois Paul dit : » Afin que vous sachiez… « , » Ignorez-vous que… « , » Ignorez-vous que… « , » Afin que vous sachiez… « , parce qu’ils oubliaient ! Ils oubliaient la Parole !
Et pourtant, tout était accompli par Christ, tout était accompli en Christ. Par conséquent, plus nous allons passer du temps à méditer et à digérer dans un esprit de prière ce que nous sommes en Christ, quelle est notre position glorieuse en Christ, plus nous aurons la possibilité de marcher concrètement dans ses oeuvres parfaites. Et au moment où notre connaissance spirituelle sera totale, notre marche en Christ sera parfaite.
Prenez l’exemple de Moïse. Moïse élevé dans toute la sagesse des Egyptiens, etc. qui savait qu’il était Hébreux et qu’il avait reçu un appel de Dieu pour sauver son peuple, quand il a voulu servir Dieu par ses propres forces, qu’est-ce qu’il a fait ? Il a tué un Egyptien et ensuite il s’est enfui devant la colère de Pharaon. Ce n’étaient pas des réactions très spirituelles. Il avait bien une connaissance de l’appel de Dieu pour lui, mais il utilisait les mauvais moyens. Il était charnel. Il a fallu que Dieu l’envoie quarante ans dans le désert pour qu’il meure à lui-même, qu’il ne soit plus rien du tout devant le Seigneur, que Dieu l’appelle et que Dieu l’envoie sauver son peuple.
Car au travers de ses méditations dans le désert et de sa communion avec Dieu, il avait atteint vraiment une position spirituelle où il connaissait son néant devant Dieu et la grandeur de son Dieu. Quand Dieu l’appelle dans le buisson ardent, il dira : « Mais Seigneur, moi je suis incapable ! » – « Vas-y, je serai avec toi » – « Seigneur, j’irai puisque tu m’y envoies, mais il faut que tu sois avec moi. »
Il avait une telle conscience à ce moment-là de son incapacité, qu’il faut que Dieu le pousse pour y aller. Avant, il y serait allé gros bras, et il y était allé gros bras, mais il avait fait une gaffe terrible, un meurtre, puis sa fuite devant Pharaon (qui représente Satan) ! Ceci signifie que plus nous allons dans les difficultés de notre vie, si nous les comprenons correctement et dans le désert que Dieu va permettre pour nous, plus nous allons nous approcher du Seigneur et d’une révélation plus profonde de son appel, de sa réalité à lui, de qui il est, de ce qu’il a fait de nous en Christ. Et plus notre coeur va s’ouvrir à notre incapacité personnelle et à la toute puissance de Dieu, si nous restons dans la foi en lui, comme Moïse.
Moïse était lui resté dans la foi, mais pas les autres. Les Hébreux eux ne suivaient pas. Pourquoi ne suivaient-ils pas ? Pourquoi rouspétaient-ils dès qu’il y avait une difficulté ou un problème ? Pourquoi marchaient-ils dans la chair à chaque fois qu’ils avaient une difficulté ? La seule raison, c’est qu’ils ne connaissaient pas Dieu comme Moïse connaissait Dieu. Et parce qu’ils ne connaissaient pas Dieu, Dieu a été patient avec eux.
Certes il les a châtiés, mais pas comme ils l’auraient mérité. Parce que Dieu s’était tellement manifesté à eux dans tous ses prodiges et ses miracles qu’il avait faits en Egypte et dans le désert, Dieu finalement a fini par dire : « Vous m’avez vu à l’oeuvre, vous auriez dû me connaître davantage. Vous m’avez vu à l’oeuvre dans tous ces actes de puissance où j’ai manifesté ma gloire, vous m’avez entendu et vu sur le Mont Sinaï comme un tonnerre et un feu ardent, que personne n’osait s’approcher, vous m’avez entendu, vous m’avez vu dans mes oeuvres, vous auriez dû vous approcher dans votre coeur de moi pour être comme Moïse. Vous ne l’avez pas fait, vous périrez dans le désert. »
Donc vous voyez que les châtiments qui sont tombés sur le peuple ont été nombreux et fréquents parce que le peuple ne connaissait pas assez Dieu. Tandis que le châtiment qui est tombé sur Moïse qui connaissait bien Dieu, qui lui parlait face à face, en ami, le châtiment qui est tombé sur Moïse a été radical et beaucoup plus raide et dur parce qu’il a suffit à Moïse d’une seule parole de travers, quand il s’est mis en colère et qu’il n’a pas fait exactement ce que Dieu lui demandait. Au lieu de parler au rocher, il l’a frappé en colère.
Apparemment, ce n’était pas grand chose. Si c’était quelqu’un du peuple qui ne connaissait pas Dieu qui avait fait cela, Dieu aurait été plus indulgent envers lui. Mais là , parce qu’il avait une grande connaissance de Dieu mais qu’il n’avait pas sanctifié Dieu devant le peuple, lui qui aurait dû avec sa connaissance le faire, il a été jugé plus sévèrement.
Il n’est pas entré dans le pays de la promesse. Je dis ceci pour nous montrer que plus nous avons cette révélation de la sainteté de Dieu, de la sainteté de notre position en Christ – qui est incomparable, unique, ce temps de la grâce est unique, la position de l’Epouse et de l’Eglise est unique -, plus nous avons cette révélation, plus nous aurons la possibilité de marcher droit comme Moïse le faisait dans une vie de tous les jours, mais plus la correction sera sévère si nous dévions.
En finalité, le Seigneur dira dans Hébreux : » De quel pire châtiment croyez-vous que seront jugés dignes ceux qui auront foulé de leurs pieds le sang du Fils de Dieu et tenu pour profane le sang de l’alliance ? « Il ne veut pas parler d’un jeune Chrétien qui commence sa vie spirituelle et qui fait des gaffes, il veut parler de ceux qui auront été loin avec Jésus, qui auront été dans les profondeurs de Jésus, qui auront compris la puissance de l’Esprit du siècle à venir, qui auront participé à ces choses, qui auront compris ces choses et qui, après, auront péché volontairement. Pour ceux-là , il n’y a plus de repentance possible.
Bien entendu le Seigneur, qui est un Dieu compatissant et miséricordieux, n’est pas là pour guetter la moindre de nos incartades afin de nous en punir systématiquement. Il a un coeur de père, mais un coeur de père saint ; Père saint ! C’est toujours comme ça que Jésus lui parle : Père saint ! Donc le Seigneur veut que nous utilisions tous les moyens qu’il nous donne pour marcher dans la sanctification.
À Suivre. Le dernier enseignement sur le sujet sera publié vers la mi-août
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