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Nous connaissons le psaume 122 de David, parmi les « psaumes des montées » (Ps 120 à 134) – Jésus les chantait comme tous les Juifs : « Je suis dans la joie quand on me dit : Allons à la maison de l’Éternel ! » (Ps 122 :1). Ces psaumes sont inclus dans les prières juives et dans les Fêtes de l’Eternel.
Depuis des siècles, Jérusalem est au cœur du dessein de Dieu. Elle ne représente pas seulement une ville antique ou une destination touristique, mais le centre prophétique de l’histoire humaine, la ville du Grand Roi (Matt 5:35). Le Psaume 122 nous invite à y monter avec joie, et dans la prière. Cette « montée » n’est pas seulement symbolique. Elle est aujourd’hui plus actuelle que jamais.
Au Jardin de la tombe, malgré la guerre, des groupes de pèlerins courageux viennent, comme les Brésiliens et les Indonésiens. Venir à Jérusalem et adorer, prier et chanter dans ces lieux, c’est comme anticiper la venue du Roi. Depuis le temps du Covid, je languis de voir les groupes francophones.
« Beaucoup de peuples et des nations nombreuses (ou de nombreux non-juifs) viendront chercher l’Éternel des armées à Jérusalem et implorer l’Éternel » (Zach 8:22). Zacharie ne parle pas ici de Juifs. Il annonce un mouvement des nations vers Jérusalem. Ce n’est pas un mouvement politique, c’est un mouvement spirituel. En venant en Israël, les chrétiens prennent part à cet appel prophétique : chercher Dieu là où Il a dit qu’Il mettrait son Nom à jamais (1Rois 9 :3), comme « Ses yeux et Son cœur ».
« Tous ceux qui resteront de toutes les nations… monteront chaque année à Jérusalem pour se prosterner devant le Roi, l’Éternel des armées. » (Zach 14 :16). Zacharie nous projette dans l’ère messianique. Le Roi, le Seigneur, régnera à Jérusalem. Les nations y monteront chaque année pour Le reconnaître, et malheur à ceux qui ne viennent pas selon Zach 14 :17-18. Venir en Israël aujourd’hui, c’est anticiper ce temps. C’est proclamer par la foi : « Le Roi vient ! » C’est se positionner, dès maintenant, du côté du trône.
« Priez pour la paix de Jérusalem : que ceux qui t’aiment jouissent du repos ! » (Ps 122 :6). La prière pour Jérusalem ne reste pas sans réponse. Elle ouvre des portes de bénédiction (Gen 12 :3). Ceux qui aiment Jérusalem – non pour elle-même, mais pour le Nom qui y est invoqué – sont appelés bienheureux. Monter à Jérusalem, c’est aussi honorer la fidélité de Dieu envers Son peuple et Son alliance.
On ne vient pas en Israël pour faire du tourisme, mais pour rencontrer Dieu et Son peuple. Dans un monde de confusion, d’inversion des repères, de haine croissante contre Israël, venir en Israël, c’est affirmer un positionnement prophétique. C’est dire au monde : « Je crois que Dieu n’a pas changé. Je crois que Jérusalem est la ville de Son choix. Je crois que le Messie vient, et qu’Il viendra régner ici ». Chaque visite devient alors un témoignage de foi, une marche prophétique, un acte d’amour envers le Seigneur et Ses plans divins de bénédiction pour l’humanité.
« Nos pieds s’arrêtent dans tes portes, Jérusalem ! » (Ps 122 :2)
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