L’ÉPREUVE. Pourquoi ? Par Michelle d’Astier de la Vigerie

Note M.A.V.: J’avais écrit cet article il y a quelques années, alors que traversais une épreuve terrible et que je criais à Dieu de m’emmener, tant je souffrais ! Je me rends compte combien il est actuel pour tant de Chrétiens qui passent par des temps difficiles, et qui, souvent, au lieu de trouver de la compassion de la part de leurs frère et soeurs en Christ, ne rencontrent que jugement, voire dédain, tant l’évangile de prospérité a fait des ravages… Que cet article puisse aider et consoler ceux qui passent par ces temps, où le rejet, l’indifférence, ou le méchant regard de la communauté « chrétienne » (soi-disant chrétienne !) rajoute encore et encore à des souffrances physiques ou morales parfois insupportables…

Il est des temps, qui peuvent durer des jours ou des années, où tout semble sombre et sans espoir dans notre vie. Nous supplions Dieu de nous sortir de cette situation, de cette épreuve qui paraît ne jamais vouloir finir, mais il semble que Dieu fasse la sourde oreille, malgré ses promesses.

Nous ne comprenons pas. Voilà, c’est aussi simple que cela: nous ne comprenons pas ! Nous avons crié à Dieu jour après jour, nous nous sommes examinés sous toutes les coutures pour voir quel mal nous avions fait, nous avons combattu et détruit les malédictions, nous avons entendu de multiples prophéties nous annonçant que cette épreuve était terminée…

RIEN ! RIEN NE SE PASSE ! LE CIEL SEMBLE D’AIRAIN !

Les compassions de Dieu seraient-elles à leur terme ? Nous aurait-Il rejeté loin de sa face ?

Dans ces moments, ne crions-nous pas tous :

« Ô Père, qu’ai-je fait pour mériter un tel châtiment ? Bien sûr, j’ai commis contre toi et contre le ciel des millions de péchés et d’abominations, mais je les ai confessés, j’ai pleuré devant toi toutes les larmes de mon corps, et j’ai senti la douce brise du pardon de Dieu passer sur moi à cause du sang de l’Agneau Immolé qui a coulé à Golgotha pour moi. Et je sais que mes péchés sont partis à l’autre bout de la terre. Alors, pourquoi ?« 

JUSQU’À QUAND, SEIGNEUR ?

Ne supplions-nous pas Dieu :

« Vois ma fragilité, mon découragement ! Je suis si faible, si fragile … Par moment, je suis si découragée que je crie pour que tu m’emmènes avec toi, pour que cette souffrance continuelle s’arrête ! »

Alors, nous cherchons dans notre Bible un encouragement de sa part. Nous tentons de comprendre. Il est tant de promesses dans la Bible ! Aucune d’entre elles n’est donc pour moi ?

…Ô pardon Seigneur, j’ai déjà vu si souvent ta main dans ma vie. Je l’ai vue chaque jour. Je sais que tu n’as jamais lâché ma main, jamais ! Je n’oublierai aucun de tes bienfaits !

Mais pourquoi ma souffrance est-elle continuelle ?

Je ne suis pas seule à avoir poussé le même cri ! Je me souviens que Jérémie a eu le même.

Jérémie 15:18 Pourquoi ma souffrance est-elle continuelle ? Pourquoi ma plaie est-elle douloureuse, et ne veut-elle pas se guérir ? Serais-tu pour moi comme une source trompeuse, Comme une eau dont on n’est pas sûr ?

Combien de temps son cri a-t-il duré ? Des mois ? Probablement des années ! Sa souffrance, c’était de savoir que le peuple courait vers un cataclysme, mais quand il voulait les avertir pour qu’ils reviennent de leurs mauvaises voies, pour qu’ils ne contraignent pas Dieu à exercer ses jugements, ils se moquaient de lui. Même le roi d’Israël a jeté ses avertissements au feu, tout en sachant qu’ils venaient de Dieu ! Mais ce roi, et tout le peuple hébreu avec lui, avait cessé de craindre Dieu*…

* Oh ! Combien  nous sommes dans une situation équivalente aujourd’hui ! Dieu frappe, mais non seulement les nations ne veulent pas entendre, mais l’Église dans son ensemble ne veut pas entendre: elle préfère croire que les problèmes sont passagers et que « tout va s’arranger car Dieu est bon ». Oui, Dieu est bon, mais l’Écriture ne dit pas que « Tout va s’arranger ». Elle dit que tout va s’écrouler, car le péché de l’homme… et de l’Église prostituée (Apoc 18:4-6) a atteint le ciel et que les jugements de Dieu vont tomber, INEXORABLEMENT ! Bien des prophètes (pas de coussinet!) connaissent aujourd’hui les mêmes angoisses et les mêmes souffrances que Jérémie, avec la sensation de crier dans le désert !

Quand il a vu tout le peuple être massacré, pillé, déporté, Jérémie ne s’est pas exclamé :  »Je vous avais avertis ! ». Il a eu encore plus mal, il a pleuré, il s’est lamenté.

Ô combien il lui était difficile de comprendre, tout prophète qu’il était ! Comprendre pourquoi le jugement de Dieu était si terrible, comprendre pourquoi les hommes qu’il aimait s’en étaient pris à lui, comprendre pourquoi ils avaient obstinément refusé d’entendre !

Les prophètes d’aujourd’hui connaissent la même souffrance: ils voient le monde courir vers sa fin, dans d’effroyables tourments, ils crient, ils avertissent, non seulement le monde, mais aussi le peuple de Dieu qui lui non plus, n’a plus aucune crainte de Dieu. Mais ils ne reçoivent en retour que rejet, moqueries, colère et persécution !

TOUS LES OINTS APPELÉS À DES MISSIONS IMPORTANTES CONNAISSENT DES TEMPS DE DÉSERT ET DE GRANDES SOUFFRANCES ! 

TOUS !


Ne parlons pas des vrais prophètes: on ne les jette plus dans des fosses ou des citernes, mais on les fait taire par tous les moyens, le plus utilisé étant les campagnes de médisance et de calomnies, internet et les réseaux sociaux amplifiant dramatiquement vite  ces campagnes de destruction. Et ce sont les faux chrétiens des derniers temps qui sont devenus comme des lions ou des hyenes: prêts à déchiqueter tous ceux qui osent proclamer la vérité et avertir des temps où nous sommes !

Rien de changé…

Parlons de David : combien d’années passées à devoir se cacher, à être traité comme un paria, comme un malfrat ?… Quatorze ans ! Il a dû souvent se demander pourquoi c’était si long ! Car ses ennuis ont commencé juste après que Samuel l’ait oint comme roi ! Bien étrange royauté: des cavernes pour palais, des malfaiteurs pour seuls amis, par moment contraint de se faire passer pour fou parmi les Philistins pour sauver sa vie, et sans cesse poursuivi par Saül à qui il n’avait fait que du bien quand celui-ci était tourmenté !

C’est long, quatorze ans.

Et Joseph? Simplement parce qu’il avait fait un rêve prophétique et qu’il était aimé de son père un peu plus que ses frères, jeté vivant dans une citerne, puis vendu par ses propres frères, mis en esclavage, trahi par la femme de son maître et jeté au fond d’une geole puante. Combien d’années de « galère », d’humiliations, de privations, de souffrance dans des geôles puantes et caniculaires, avant qu’il voit se réaliser la prophétie qu’il avait reçue ?

Moïse, n’en parlons pas ! Lui, appelé prophétiquement à sauver son peuple, le voici quarante ans durant devant apprendre à devenir l’humble serviteur de son beau-père, alors qu’il avait été durant les quarante années précédentes mis au rang d’un pharaon, honoré, adulé, craint, et vivant dans l’opulence ! Quelle dégringolade sociale !

Et Paul ? Parlons de Paul: appelé directement par le Seigneur, un ministère authentifié par Pierre au bout de trois ans, mais immédiatement authentifié par les fruits et les miracles qui l’accompagnaient. Et pourtant, rejeté de ses frères chrétiens parce que suspect, à cause de son passé de Pharisien, contraint de partir en cachette et de vivre loin de tous ceux auprès desquels il aspirait à être, durant quatorze ans… Sans compter les souffrances physiques et morales qu’il a dû subir !

2Co 11:23 à

Je le suis plus encore (ministre de Christ) : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme.

Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.

J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises. Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui vient à tomber, que je ne brûle ? S’il faut se glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai ! Dieu, qui est le Père du Seigneur Jésus, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point !…

Il est une constante biblique: plus le Seigneur appelle les hommes dans une mission primordiale, plus il commence par mettre leur MOI en miettes ! Combien ont connu des moments d’intenses découragements et l’envie de « jeter l’éponge » ? Cela ne nous est pas toujours dit, mais cela leur est certainement arrivé : ils n’étaient que des hommes !

Même Jésus, en tant qu’homme, a connu de terribles moments de découragement, d’envie d’abandonner. Rappelons-nous qu’à Getsémané, à la pensée des souffrances qui l’attendaient, il s’est mis à transpirer du sang et à supplier le Père d’éloigner de lui cette coupe !

Le cri le plus douloureux de tous les temps, le POURQUOI le plus déchirant que l’univers ait jamais entendu, s’est produit à la croix de Golgotha:

PÈRE ! POURQUOI M’AS-TU ABANDONNÉ ?

Au creux de la nuit, au creux de l’épreuve, au creux de la souffrance, nous ne comprenons pas.

La réponse aux « pourquoi » vient souvent bien après. C’est après que l’on comprend dans quel creuset Dieu nous a fait passer, comment il nous a transformés, malaxés, passés au feu. Il a souvent au passage pulvérisé encore des montagnes d’orgueil dont nous ne soupçonnions même pas l’existence dans notre vie, il a changé notre regard, transformé notre cœur. Il nous a appris à ne plus tirer notre gloire des hommes et à ne plus nous appuyer que sur Lui seul.

Il nous a conduits à pardonner à nos bourreaux, et même à les aimer. Oh ! c’était certainement cela, l’épreuve la plus difficile. Selon notre conception de la manière dont Dieu se devait d’agir, c’était eux qui auraient dû souffrir, pas nous !

Ô Seigneur, qu’il est parfois difficile de comprendre tes voies, quand cette voie nous fait passer par le feu, par la tempête, par la mort, par la maladie, par l’échec, par la ruine, par l’abandon, par le désert …

Pourtant, Jésus et les apôtres nous ont tous avertis que nous souffririons. La lettre aux Hébreux nous-dit même que si nous ne sommes pas « corrigés », c’est que nous sommes des bâtards, pas des fils (Ch 12).

Nous ne sommes pas seuls à souffrir: le monde entier souffre ! Il souffre même de plus en plus, car c’est écrit que les derniers temps seraient très difficiles.

MAIS NOUS AVONS UN IMMENSE AVANTAGE SUR CEUX QUI SOUFFRENT ET QUI NE CONNAISSENT PAS CHRIST ! Nous, nous savons que Dieu va tirer quelque chose de très bon de notre souffrance (Roms 8:28), qu’elle est sous son contrôle parfait car il a promis qu’aucune épreuve ne serait au-dessus de nos forces (1Co 10:13) et qu’Il avait déjà, avec l’épreuve, préparé le moyen d’en sortir …

en mieux !

Roms 8:28, 29 Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères.

Jacques 1:2 à 4

Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.

Nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Pourquoi Dieu choisit-Il de faire passer certains dans la fournaise, comme les trois amis de Daniel, d’en jeter d’autres aux lions, d’en conduire d’autres encore sous la torture et dans la mort, alors que d’autres vont traverser leur vie chrétienne dans un cocon relativement douillet. C’est le mystère de Dieu.

À certains, Dieu dit:

Apocalypse 2:10 Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.

À d’autres, Il dit seulement:

Apocalypse 2:24 A vous, à tous les autres…qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis : Je ne mets pas sur vous d’autre fardeau

Il y a un mot clé, dans Apocalypse 2:10: « éprouvés ». Dieu veut nous éprouver, non parce qu’Il ne sait pas ce qui se trouve dans les abimes de notre cœur, mais parce que nous, nous ne le savons pas: c’est dans l’épreuve que nous nous voyons tels que nous sommes vraiment, que nous réalisons l’immense sacrifice de Jésus à la croix pour des êtres aussi indignes, et que nous comprenons à quel point nous avons besoin de Dieu. C’est dans l’épreuve que nous réalisons combien notre incurable propension naturelle à vouloir nous passer de Dieu, qui nous vient en ligne directe d’Adam, est un venin mortel !

Deutéronome 8: 2 Souviens-toi de tout le chemin que l’Éternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de l’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton coeur et si tu garderais ou non ses commandements. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel. Ton vêtement ne s’est point usé sur toi, et ton pied ne s’est point enflé, pendant ces quarante années.

Reconnais en ton coeur que l’Éternel, ton Dieu, te châtie comme un homme châtie son enfant.

Oui, pour un enfant de Dieu, toute souffrance a un but ! Toute souffrance porte des fruits qui seront d’autant plus extraordinaires que nous continuerons à reconnaître que Dieu est un Père aimant !

Au creux de la souffrance, souvenons-nous d’une chose: Les compassions de Dieu ne sont pas à leur terme.

Si je sais bien lire ma Bible, ce sont ceux que Dieu met ainsi le plus à l’épreuve qui, au final, connaîtront les plus grandes joies, souvent dès ici bas, et dans toute l’éternité.

… Sous réserve de continuer à avoir foi dans la bonté de notre Dieu. Car, à travers l’épreuve, c’est souvent notre foi qu’il veut faire passer au creuset, pour l’amener, comme celle de Job, à une toute autre dimension.

1 Pierre 1:5 à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps !

6, 7 C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus Christ apparaîtra,

8, 9 lui que vous aimez sans l’avoir vu, en qui vous croyez sans le voir encore, vous réjouissant d’une joie ineffable et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi.

Notre souffrance, à nous, enfants de Dieu, a toujours de multiples buts. Nous ne les découvrirons que progressivement… Il en est toujours un, dont nous voyons le fruit quasi immédiat : la compassion. Notre cœur de pierre se change en cœur de chair. Finis les cocoricos charismatiques accompagnés de jugements méchants vis-à-vis des frères dans la misère, malades, ou qui n’accèdent pas à la PROSPÉRITÉ promise à tous par les faux prophètes !

2Co 1:3

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque l’affliction !

Que le Seigneur vous bénisse. En ces journées de Pâques, souvenons-nous que Jésus nous a tant aimés qu’il a accepté de souffrir, d’être abandonné et de mourir, afin que nous soyons, non seulement sauvés, mais consolés, guéris, délivrés et que nous puissions à notre tour être des instruments pour sauver, guérir, délivrer et consoler.

Michelle d’Astier.

  24Comments

  1. jean marc   •  

    Oui pourquoi?
    pourquoi toujours chercher une réponse à ma détresse.
    Pardon PAPA

  2. Henri Darnès   •  

    C’est ainsi que le disciple ajoute aux souffrances du Christ. Je pense que plus nous nous approchons du Seigneur,plus nous sommes éprouvés pour prouver notre attachement comme ce fut le cas pour Job.
    La difficulté consiste à rester joyeux dans l’espérance.

  3. Philippe   •  

    C’est une exhortation importante, surtout à la veille d’une fête, qui se voudrait joyeuse, où cependant, beaucoup vont expérimenter de la tristesse, à cause du rejet, de la solitude, de la maladie …
    La souffrance, je l’ai expérimentée fortement ces dernières années, et, par la grâce de Dieu, je commence à en sortir.
    Je crois que la souffrance est un passage obligé. C’est le creuset qui nous amène à nous reposer sur Dieu, sur Jésus, pas sur les hommes, car les hommes peuvent être infidèles, et souvent ils le sont! mais Dieu seul est fidèle : Il est Le Fidèle. La souffrance nous dépouille, nous montre nos incapacités, nos limites, si nous sommes faibles, c’est alors que la puissance de Dieu, comme le dit Paul, peut se manifester en nous. La gloire en revient alors à Lui seul.
    Une parole me revient souvent, ces derniers temps, elle est dans Romains 8:18 : "La souffrance du temps présent n’est rien, comparée à la gloire à venir qui sera révélée pour nous." C’est une promesse qui peut nous faire du bien et nous affermir.
    Job, par exemple, et Joseph, au terme de leurs souffrances, ont connu une forme de gloire dès ici-bas; sans doute n’est-ce rien, en comparaison de la véritable gloire à venir.

  4. Eliane P.   •  

    Coucou Henri
    je suis d’accord avec toi !
    il est bien écrit que la couronne est promise
    aux vainqueurs
    et s’il n’ y a pas des épreuves, il n’y a pas de vainqueurs
    non plus
    et nous savons que c’est pour la plus belle cause
    pour notre Roi des rois
    soyez bénis par notre Seigneur Jésus-Christ
    qui a vaincu le monde et qui nous dit :
    sois sans crainte car j’ai vaincu le monde.
    Eliane

  5. ève   •  

    oui, pourquoi? Il y a des épreuves qui durent et dont ne nous comprendrons le sens que lorsque dans leur finalité jaillira la gloire de Dieu pour un dessein plus merveilleux que nous ne pouvons l’imaginer…
    Mais sur le moment, c’est si dur…des célibats prolongés (je pense à des amies qui en souffrent), des maladies incurables et invalidantes, des situations familiales si difficiles (chacun s’y reconnaîtra…)Oui pourquoi ? On aurait tendance à dire et cela s’entend : il a péché et porte la conséquence de son péché alors il le mérite. Certes il y a des repentances à faire mais pourquoi certains sont humiliés et pas d’autres qui sont peut-être pires. Tout ce raisonnement -dont nous ne sommes pas exempts- nous amène au mépris et au ressentiment. On regarde l’autre qui se veut plus "saint" ou plus "injuste" à nos yeux.
    Oui pourquoi cette souffrance continuelle telle que d’authentiques hommes de Dieu nous décrit si pesante, si sinistre, si envahissante parfois qu’elle nous plonge dans le désespoir et des déserts insoutenables ?
    Une image me vient : celle de Jésus sur la croix agonisant, portant nos douleurs et nos péchés qui a dit aussi "pourquoi ? " au plus fort des ténèbres ?
    Une autre image : celle d’un matin -symbole de la lumière du jour- où le coeur des disciples a battu la chamade, rempli de joie, à l’annonce de la résurrection. Cette même joie nous est offerte à nous chrétiens qui souffrons dans nos âmes et dans notre corps, au quotidien parce que nous savons que nous sommes accompagnés. Ainsi il nous console et nous donne de consoler les autres. Merveilleux thème !

  6. Mikaël   •  

    Oui, "TOUTES choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu" et Ses pensées NE sont PAS nos pensées, et Ses voies NE sont PAS nos voies, IL est bien plus élevé…à nous de garder nos regards tournés vers Lui et notre foi fondé dans Sa parole car ainsi nous savons que nous sommes éprouvés car Il nous aime et veut nous faire grandir vers Lui et En Lui…et nos visages seront rayonnants de joie et nos coeurs dans la paix malgré la souffrance! Sois loué et remercié de nos bouches, de nos âmes et de nos esprits notre Père pour tes compassions inépuisables, ta fidélité éternelle et ton amour ineffable à notre égard. Que Dieu vous bénisse tous et vous garde fermes dans vos certitudes et votre foi qu’Il a Lui-même déposé dans vos coeurs et se chargera de même de les faire croître pour la seule gloire de Son grand nom, au nom de Jésus!

  7. benj e   •  

    Nous reconnaissons nos propres souffrances quand on lit la bible. Comment on y arrivera ? Surtout apprendre à rester patient, ne pas s’emballer, satan n’attend que ça, alors temporiser.

    Moïse, dans le désert, avec 600 000 hommes qui se demandent pourquoi cet "insensé" les a fait sortir de l’Egypte, dont finalement être l’esclave n’était pas si mal pour ces Hébreux qui se contentaient de peu !

    Moïse a failli se faire lapider, lui, un homme peut-être bègue qq années auparavant, en tout cas blessé très tôt par l’abandon, abandonné dans un panier sur le Nil, pleurant de peur.. ce même Moïse est devenu le grand homme d’Israël, il a eu à porter une charge inimaginable (emmener tout un peuple dans le désert avec femmes et enfants : Il faut être "fou"… de Dieu ! Et il n’est pas bête, il savait ce qu’il faisait : Dieu le Tout-puissant l’avait appelé !

    Comment a-il fait ? Peut être lui-même se posait-il la question ? Il a certainement été délivré de sa timidité, ou plus vraisemblablement, de son bégaiement, au fur et à mesure, par Dieu.
    Moïse, vrai enfant de Dieu aimait tellement Dieu qu’il en a cassé les tablettes que Celui-ci venait tout juste de lui écrire ! C’est presque de l’humour de Dieu ça, un humour de tendresse où ce n’est pas grave car c’est vraiment par amour du Père qui avait été outragé, que Moïse a jeté et cassé (sans s’en rendre compte ?) les tablettes à terre. C’en est presque drôle de tendresse; Dieu lui a simplement rappelé qu’il les avait cassées, sans le culpabiliser puisqu’il allait les réécrire, pour Moïse, et pour les fils d’Israël ! C’est magnifique cet amour là de dieu qui ne regarde que notre coeur, que les actes qui vont avec, déjà au début de la bible ! Ce lien et cette fidelité qui transcende même les erreurs !

    Nous pouvons sourire de joie de voir ces hommes qui ont constitué un grand peuple, car nous aussi nous sommes le sel de la terre, peut importe ce qu’en disent les autres.
    Peut importe nos souffrances, on ne le sait pas, mais il y a d’autres choses, des bénédictions, derrière ces souffrances… Alors, patience et constance en christ.

  8. Déborah La Rachetée   •  

    Je voudrais bénir le Seigneur ce matin, car Il parle tantôt d’une manière , tantôt d’une autre et nous n’y prenons pas garde…

    Tôt ce matin, je lisais cet article de Michelle, cherchant et scrutant la parole de D.ieu, pour comprendre pourquoi tant de combats parfois, des combats qui durent depuis des années, cherchant conseil auprès DE L ‘Éternel, et comprendre les luttes , mais c’est comme si le Seigneur me disait , ne cherche pas à savoir pourquoi, obéis seulement, c’est là ma confiance…

    Et puis je lis le verset du jour :
    Ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel sera votre force. Néhémie 8:10 LSG
    ET , je lis encore…le commentaire de Liliane, sur le verset du jour, alors là, je ne comprends que mieux combien le Seigneur nous aime profondément, et que quelque soient les difficultés nous avons un ROCHER que nul ne peut dynamiter, sur lequel nous appuyer…un conseiller , un avocat auprès du Père .

    Oui le bras de l’ Éternel n’est pas trop court pour agir !

  9. florence   •  

    Très bon article, Michelle tu as écrit « Nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Pourquoi Dieu choisit-Il de faire passer certains dans la fournaise, comme les trois amis de Daniel, d’en jeter d’autres aux lions, d’en conduire d’autres encore sous la torture et dans la mort, alors que d’autres vont traverser leur vie chrétienne dans un cocon relativement douillet. C’est le mystère de Dieu. »

    Tu n’as pas un semblant de réponses par hasard?

    • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

      La réponse, chacun doit la trouver… Pour les ojnts de la Bible, ce fut toujours pour les émonder et les amener plus haut dans la foi,et parfois dans le monde (Moïse, Joseph..) sans qu’ils en tirent orgueil…. Mais Héb 11 nous montre aussi des gens torturés et martyrs pour la cause de Dieu, certainement pas pour eux !

      Il est une chose que je sais pour l’avoir vécue et la vivre encore: quand Dieu appelle quelqu’un dans un ministère de puissance, il l’appelle aussi à être apte à souffrir le rejet, la persécution, et pour d’autres bien d’autres choses: cf Paul !

      Mais il est bien des anonymes qui souffrent aussi énormément. Et souvent, c’est la malédiction… mais Dieu va aussi s’en servir pour sa gloire !

      Mais lisons 2Co:

      11:23 Sont-ils ministres de Christ ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort,
      11:24 cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un,
      11:25 trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme.
      11:26 Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères.
      11:27 J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité.
      11:28 Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises.
      11:29 Qui est faible, que je ne sois faible ? Qui vient à tomber, que je ne brûle ?
      11:30 S’il faut se glorifier, c’est de ma faiblesse que je me glorifierai !

      Il en est beaucoup qui cognent sur tous les oints de Dieu qui passent, avec une méchanceté effarante, et qui ne seraient pas aptes à endurer le centième de ce que ces oints endurent ! Ces faux frères qui mettent en péril les appelés de Dieu oublient qu’ils vont récolter ce qu’ils ont semé: on ne peut que les plaindre, car eux, ce ne sera pas pour la gloire de Dieu et leurs souffrances n’aura aucun sens ! Comme celle du bandit à la croix qui, jusqu’au bout à ricané et s’est moqué de Jésus: sa souffrance n’a servi à rien ! Alors que son alter ego, de l’autre côté de la Croix, a su ouvrir ses yeux spirituels et être sauvé pour l’éternité…

      Aujourd’hui, je répète ce que j’ai dit dans un autre fil, on assiste à un dégré d’endurcissement dramatique des chrétiens de nom, qui ne sont pas passés par la croix de Golgotha, et qui ne sont pas morts à eux-mêmes. C’est encore plus grave avec ceux qui ont vraiment connu une nouvelle naissance, mais qui sont passé à « un autre évangile », un évangile d’hypergrâce et de prospérité, parce que cet évangile caresse les oreilles et ne demande pas de mettre sa vie sur l’autel: ils deviennent les pires persécuteurs des vrais enfants de Dieu. Il oublient ce que Jésus a dit en Mt 25: « Ce que vous faites aux plus petits d’entre mes frères, c’est à moi que vous le faites »…

      Oui, ils crucifient pour leur part le Seigneur, sont incapables de se repentir, et sont les meilleurs alliés du diable tout en se croyant justes et sauvés ! C’est assez terrifiant de faire ce constat !

      Nous sommes en plein Héb 6

      6:4 Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit,
      6:5 qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir,
      6:6 et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l’exposent à l’ignominie.
      6:7 Lorsqu’une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu ;
      6:8 mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d’être maudite, et on finit par y mettre le feu.

      J’ai envie de crier à beaucoup: « Aujourd’hui, si tu entends sa voix, n’endurcis pas ton coeur… ».Oui, comme à Laodicée, il en reste encore peut-être un, ou quelques-uns, qui peuvent entendre la voix du Seigneur et ouvrir la porte …

      • Danielle Aubert   •  

        MERCI Michelle. …
        IL Y A DES SOUFFRANCES QUE SEULS DES SOUPIRS PEUVENT EXPRIMER…………. .

  10. zely   •  

    Au dessus de tout, tel est le titre du chant de louange que je suis en train d’écouter.
    Magnifique !!
    écoutez, superbe chant !
    « Invoque-moi et je te répondrai »

  11. Diane   •  

    Amen amen!!! Jésus revient bientôt et nous comprendrons bien des choses!

    « Dieu veut nous éprouver, non parce qu’Il ne sait pas ce qui se trouve dans les abimes de notre cœur, mais parce que nous, nous ne le savons pas: c’est dans l’épreuve que nous nous voyons tels que nous sommes vraiment »

    Exactement, et c’est vraiment pas beau à voir… Pas facile, mais cela vaut mille fois que de se complaire dans l’illusion.

    « Car la résistance des stupides les tue, et la sécurité des insensés les perd » Proverbes 1.32

  12. Armande   •  

    Merci pour cette exhortation qui m’a tellement touché et convaincue!
    Tout ce que Jésus permet comme épreuve dans nos vies son ultime but est pour notre Salut!
    C’est un enseignement pour nous amener à mieux connaître la profondeur de son Amour et de sa compassion car plus nous lâchons notre « moi » et plus il peut prendre de la place dans notre âme.
    Ce qu’il veut c’est notre dépouillement de tout ce qui sale vile et souillé pour que nous puissions être remplis de sa vie abondante….
    comment ne pas être reconnaissant quand nous avons compris qu’il faut projeter notre regard bien au-delà de l’épreuve présente….merci Jésus pour ta révélation.

    • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

      J’avais écrit tout un livre là-dessu: il était une fois la souffrance…j’ai récupéré le stock qui était en Suisse, donc à dispo pour ceux qui souhaite. il y a des exemplaire un peu jaunis que je vais vendre beaucoup moins cher;..

      En l’écrivant, j’avais reçu beaucoup de révélations sur le sens de la souffrance et des épreuves, ce qui venait de dieu et ce qui ne venait pas de lui mais qui pouvait aussi nus transformer, et ce qui demandait de mener un fermer combat car c’était là pour nous détruire

  13. Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

    Envoyé par Armande

    Je souffre, pourquoi moi? Pourquoi maintenant? – Charles Leiter

  14. Emanuelle   •  

    On sait quand sa commence on ne sait pas quand ça finit!
    On a l’impression d’être oublié dans la distribution du bonheur!
    C’est vraiment très dur de ne pas en voir la fin!
    Je ne sais pas encore combien de temps je vais pouvoir supporter tout ça!
    Je sais que Dieu ne tente pas au delà de nos forces mais je me demande s’il voit l’urgence en ce qui me concerne! J’ai peur de lâcher prise. Pour le moment je ne me porte pas!
    Je pensais que tout repartait pour durer mais encore une chute. Dur, dur!

  15. Magisaci   •  

    Maman est décédée cette nuit après avoir vécu une vie dans la dépression. Elle prenait tellement d’anti dépresseurs qu’elle s’est empoisonnée. Nous avons prié pour elle mais rien n’a changé, ma pauvre mère était complètement liée par les drogues. Le seigneur l’a appelée à lui, la dernière fois que j’ai parlé à maman elle m’a dit qu’elle priait Jésus.

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