Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez pas réprouvés (2 Corinthiens 13:5).

Dans le verset ci-haut cité, vous trouverez une définition succincte de Chrétien. C’est une personne en qui Christ vit.

Ceci, tel que révélé par d’autres versets bibliques, n’est pas physique mais une résidence spirituelle.

Selon Paul, si Christ vit en une personne, Il la change totalement. C’est possible, et conseillé, de déterminer si Christ vit réellement en nous à travers l’auto examen. Chacun de nous qui disons être ses disciples doit écouter l’avertissement de Paul aux Corinthiens en nous examinant pour savoir si nous sommes dans la foi.

Il est clair que Paul aussi a cru qu’il est possible que les membres de l’Eglise soient trompés, pensant qu’ils croient alors qu’ils ne le font pas. Y a-t-il une erreur plus grande que celle-ci ? Quelle autre présomption peut avoir de conséquences plus sérieuses ? Si une personne non sauvée sait qu’elle ne l’est pas, elle peut reconnaître son état; elle peut se repentir et se tourner vers Christ. Mais une personne qui se trompe soi-même est aveugle par rapport à son besoin. Elle sourit alors qu’elle roule sur la route conduisant en enfer. Pire encore, elle prend la paix et la joie qu’elle ressent comme preuves de son salut, ne comprenant pas qu’elles ne sont que les fruits de sa propre tromperie. Dans son cas, malheureusement, l’ignorance est une rosée mais qui n’est que temporaire.

La grâce qui transforme

L’ignorance était en fait le problème dans l’église de Corinthe. Comme beaucoup dans l’Eglise d’aujourd’hui, la compréhension de l’évangile était déficiente. Dans leur pensée, toute personne qui avait fait une confession verbale de Christ était un vrai chrétien, quelle que fusse son mode de sa vie. Un exemple de ces cas. Un de leurs membres, occupant une bonne position, vivait dans l’immoralité sexuelle avec sa belle-mère. Rien n’était fait pour corriger cette erreur.

Paul, cependant, n’avait pas besoin d’autres éléments pour rendre son jugement. Il leur a ordonné d’excommunier l’homme sur-le-champ, le décrivant comme un méchant. « Ecartez le méchant du milieu de vous » (1 Corinthiens 5:13).

Paul a donné alors aux chrétiens de Corinthe certaines révélations importantes de l’Evangile. La grâce qui pardonne transforme aussi. Alors, les personnes qui ne sont pas transformées ne sont pas pardonnées. Ils n’hériteront point du royaume de Dieu. Ce sont tous ceux qui sont méchants dans leurs comportements. Et Paul est allé plus loin pour donner la liste des gens que Dieu considère comme injustes. Notez qu’il avait inclus les fornicateurs dans sa liste :

Ne savez pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas, ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les effémines, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, mériteront le royaume de Dieu. (1 Corinthiens 6: 9-10)

Certains lecteurs modernes, lisant les écrits de Paul, ont été étonnés par ce passage particulier de la Bible. Pourquoi n’avait-il pas ordonné aux chrétiens de Corinthe de suivre les trois étapes de discipline données par Christ, qui sont : Confronter d’abord le frère qui s’est méconduit, en privé; ensuite par un petit groupe et finalement par toute l’église, avant de l’excommunier ? [1]

La réponse simple est que cette instruction de Christ s’applique seulement au vrai chrétien qui a péché. L’homme immoral à Corinthe, cependant avait prouvé au-delà de tout doute qu’il n’était pas un vrai croyant de Christ. Il était une taupe. Son style de vie a démontré son vrai caractère. Il vivait dans la fornication. Une telle personne, de même que les idolâtres, les efféminés, les homosexuels, les voleurs, les cupides, les ivrognes, les outrageux et les ravisseurs, ne pourront jamais hériter du royaume de Dieu, déclare Paul. Ils ont montré par leur style de vie qu’ils ne possèdent pas l’esprit de service de Christ. Ils n’ont pas été régénérés par le Saint-Esprit. Christ ne vit pas en eux. Donc, ils ne lui appartiennent pas (voir Romains 8:9).

Les Corinthiens devaient le savoir mieux. Paul leur avait déjà écrit sur ce même sujet. Mais apparemment, ils ne l’avaient pas compris.

« Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques, non pas d’une façon absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres; Autrement, il vous faudra sortir du monde.’

Maintenant ce que je vous ai écris, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ravisseurs, de ne pas même manger avec un [2] tel homme. (1 Corinthiens 5: 9-11)

Le membre immoral de l’église de Corinthe était, selon Paul, non un vrai frère, mais un chrétien de nom. Ne comprenant pas la relation inséparable qui existe entre la foi et les comportements, l’église à laquelle il appartenait n’a pas discerné que sa confession était fausse [3].

Bébés spirituels ou faux chrétiens ?

Comprenant les implications les implications d’un tel manque de discernement par l’église, Paul avait de bonnes raisons de douter, non seulement du salut du membre immoral, mais aussi du salut des autres membres dans cette église. Il y avait des disputes, de divisions et de la jalousie (Voir 1 Corinthiens 1:10-12; 3:1-4). Pour ceux qui viennent de naître de nouveau, ces choses peuvent être des indications de l’enfance spirituelle, dû essentiellement au manque de connaissance de la volonté de Dieu. Jusqu’à ce temps, les corinthiens n’avaient été nourris que du lait de la parole de Dieu (1 Corinthiens 3:2). Ainsi, Paul leur avait fait savoir comment leur égoïsme déplaisait à Dieu qui, maintenant qu’ils connaissaient la vérité, s’attendait à leur repentance.

Persister dans leurs péchés même après qu’ils ont été éclairés par la Parole de Dieu est une autre chose. Dans sa lettre aux Galates, Paul a inclus la lutte et la jalousie dans sa liste similaire au catalogue des corinthiens. Ces péchés lorsqu’ils sont pratiqués sont la preuve qu’une telle personne autant que l’adultère et le fornicateur n’héritera pas du royaume de Dieu.

Maintenant, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de tables et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu (Galates 5:19-21).

En clair, ce qui fait qu’une personne soit considérée comme bébé spirituel peut être aussi la marque de manque de salut. La différence entre les deux réside dans le temps et la connaissance. Dieu veut que ses véritables enfants lui obéissent des qu’ils savent ce qu’Il attend d’eux. Ceux qui déclarent être ses enfants mais qui persistent dans le mal, même après avoir été éclairés, se trompent eux-mêmes. Les gens qui sont réellement nés de nouveau aspirent à la sainteté. Ils ont soif et faim de la justice (Matthieu 5:6). Dieu agit en eux pour compléter ce bon ouvrage. Il a commencé par leur vie. (Phil. 1:6; 2:13) Ainsi, si notre foi n’a pas pour résultat notre sanctification (une sainteté croissante), ne pensons pas non plus que notre foi amènera notre justification (être déclaré non coupable devant Dieu). La justification non suivie par la sanctification n’existe pas. C’est pour cela que la Bible dit : recherche… la sanctification sans laquelle personne ne verra Dieu (Hébreux 12:14). Les cieux n’appartiennent pas aux impies.

N’est-ce pas ceci le salut par les oeuvres ?

Lorsque Paul nous prévient que ceux qui pratiquent l’injustice n’hériteront pas le royaume de Dieu, est-il en train de contredire son propre enseignement selon lequel on n’est sauvé que par la grâce obtenue par la foi ? Le salut est-il obtenu par la non-pratique de certains péchés ?

Non ! Nous pouvons le voir clairement en étudiant sérieusement la pensée de Paul selon laquelle ceux qui ont réellement reçu le don gracieux de salut de Dieu sont transformés par Son Saint-Esprit! A cause de son oeuvre merveilleuse dans leur vie, ils deviennent saints et continuent à croître dans la sainteté. Ils sont nés de nouveau et la puissance de péchés est détruite dans leur vie. Leur vie n’est plus caractérisée par la pratique du péché. C’est vrai que de vrais chrétiens commettent des pêchés des fois, mais ils ne le pratiquent pas. Comme Jean a écrit :

Si nous disons que nous n’avons péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, ils est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité (1 Jean 1:8-9).

Le salut qu’offre Jésus pourvoit, non seulement le pardon du péché, mais aussi la délivrance du péché. Une sainte croissante est le résultat de la réception du don traduit de salut. Notez les mots qui suivent la l’affirmation de Paul la plus connue concernant la gratuité du salut :

Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu. Ce n’est pas par les oeuvres afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions (Ephésiens 2:8-10)

Le salut n’est pas le résultat de bonnes oeuvres; les bonnes oeuvres sont au contraire le fruit du salut.

Le but de Dieu en nous sauvant n’est pas seulement d’apposer sur nous son sceau de pardon annulant notre liste de péchés. Son dessein était de nous rendre un peuple saint, obéissant et conforme à l’image de Christ. Il nous donne non seulement une justice légale et imputée, mais nous re-crée pour expérimenter une justice pratique et réelle. L’une ne peut être reçue sans l’autre. En fait l’apôtre Paul nous dit qui est celui qui a reçu réellement la justice imputée : C’est celui qui mène un style de vie de Justice :

Petits enfants, que personne ne vous séduise. Celui qui pratique la justice est juste comme lui-même est juste. Celui qui pêche est du diable car le diable pêche dès le commencement. Le fils de Dieu a paru afin de détruire les oeuvres du diable (1 Jean 3:7-8).

Le péché est l’oeuvre du diable. Le salut que Jésus offre détruit les oeuvres de Satan dans nos vies.

Ce que Jacques pense des oeuvres

Evidemment, avant de recevoir le salut qui pardonne et qui nous délivre du péché, nous devons nous rendre compte de sa nécessité. Malheureusement, beaucoup de membres de nos églises se considèrent chrétiens parce qu’ils avaient fait la prière du pécheur ou parce qu’ils avaient reconnu certains faits théologiques. Ils pensent qu’ils ont le salut qui accorde le pardon mais qui apporte très peu de transformation, si transformation il y a, dans leur vie. Mais cela ne les préoccupent pas parce qu’ils savent que le salut s’obtient par la grâce et non les oeuvres. Dans leur pensée, les oeuvres ne sont pas importantes mais optionnelles.

Et pourtant la Bible dit qu’il est impossible d’avoir la foi qui sauve mais qui ne produit rien. L’apôtre Jacques a écrit que la foi sans oeuvre est inutile, morte et ne peut sauver.

Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas des oeuvres ? La foi peut-elle le sauver ? Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même. Veux-tu savoir, o homme vain, que la foi sans les oeuvres est inutile ? (Jacques 2: 14, 17, 20)

Donc, le véritable test de notre foi est notre comportement. C’est pour cela que Paul nous avertit, nous prévient d’examiner nos vies afin de déterminer si notre salut et notre foi ne sont pas faux. Une fois de plus, nos oeuvres ne nous font pas gagner le salut. Nos oeuvres prouvent que nous possédons le salut qui sauve et que le Saint-Esprit demeure en nous.

Faisons donc attention à l’avertissement de Paul de nous examinant nous-mêmes en utilisant le test que Dieu lui a donné. Déterminer notre position est la première chose. Si nous découvrons que nous avons échoué au test de l’expérience du véritable salut, il y a alors espoir que nous pouvons et que nous le recevrons.

Un auto-examen initial

Regardez ces trois passages bibliques dont deux ont déjà été étudiées et dans lesquelles Paul établit la liste des pratiques de péché qui caractérisent ceux qui n’hériteront pas le royaume de Dieu.

Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu (1 Corinthiens 6: 9-10).

Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de tables, et les choses semblables. Je vous le dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Cieux (Galates 5:19-21).

Car, sachez-le bien, aucun impudique ou impure ou cupide, c’est-à-dire idolâtre, n’a d’héritage dans le royaume de Christ et de Dieu. Que personne ne vous séduise par des vains discours : car c’est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellions (Ephésiens 5:5-6).

De ces passages, nous pouvons établir une liste de péchés, qui lorsqu’ils sont pratiqués sont la preuve que la personne n’est pas régénérée. Ils peuvent être classés en cinq catégories. Les premiers sont de péchés sexuels : la fornication, l’adultère, l’immoralité, l’impureté, la sensualité, la féminisation et l’homosexualité. Les seconds sont les péchés de cupidité : la convoitise, le vol et l’escroquerie. Les troisièmes sont ceux de l’intempérance : l’ivrognerie et l’excès de tables. La quatrième catégorie est faite de péché de la haine : les inimitiés, les disputes, la colère, les querelles, les dissensions, les divisions et l’envie. Le péché de la fausse religion, l’idolâtrie et la sorcellerie, forment la cinquième catégorie.

Remarquez cependant que la liste de Paul n’est pas exhaustive. Il dit d’une façon générale que toute personne injuste n’héritera pas le royaume de Dieu (Corinthiens 6:9). A la fin de sa liste des péchés dans Galates 5, Paul ajoute«Et toutes les choses semblables» ( Galates 5:21) Nous constatons aussi que ni les meurtriers, ni les voleurs ne sont cités dans ces listes ne Paul. Mais cela ne les exempte pas. Jean avait écrit : « Aucun meurtrier n’a de vie éternelle en lui »* (1 Jean 3:15), et, « Tous les menteurs auront leur part dans l’étang ardent de feu et de souffre » (Apocalypse 21 : 8)

  • *MAV je veux rappeler que tous ceux qui ont pratiqué l’avortement, ou qui en ont été complices, sont des meurtriers. Sans vraie repentance, il n’entreront pas dans le Royaume ! Et Jésus a dit quelque chose d’encore plus interpellant: Matthieu 5:22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère : Raca ! (terme méprisant) mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d’être puni par le feu de la géhenne. Quant au mensonge ? Non le « pieux mensonge » n’existe pas. La vérité doit être toujours dite, mais avec amour, bien sûr, et dans le but de sauver; Nos pieux mensonges ont souvent pour motivation réelle le besoin de nous protéger nous-mêmes !

Bien qu’il soit possible qu’un véritable chrétien trébuche temporairement dans l’un ou l’autre de ces péchés, aucun véritable chrétien ne pratique ces pêchés. Sa vie est caractérisée par la droiture, non par l’injustice, parce qu’il s’est soumis au Seigneur de tout son coeur. Son esprit a été recréé par le Saint-Esprit.

La réponse a une objection

Il a été proposé par certains auteurs récents que lorsque Paul avertissaient les pécheurs pratiquants qu’ils n’hériteront pas le royaume de Dieu, il ne parlait pas du Salut éternel. Ne pas hériter le royaume de Dieu est interprété comme étant soit, (1) La privation de certaines bénédictions terrestres, (2) ou la perte de certains bonus célestes dont se réjouiront automatiquement les chrétiens qui se sont gardés saints.

Ceux qui veulent que nous croyions que Paul ne faisait référence qu’aux bénédictions terrestres ont fait remarquer que Paul parlait du royaume de Dieu, et non du royaume des cieux. Ils ont inclus aussi qu’il ne parlait pas de l’entrée au ciel, mais il parlait de la marche dans la bénédiction totale de Dieu ici sur terre.

Cependant, l’étude de la phrase «le royaume de Dieu» tel qu’utilisée par Jésus révèle que cela est synonyme de la phrase «le royaume des cieux.» Seul Matthieu a cité Jésus où il utilise les termes «le royaume des cieux», probablement par respect des écritures juives alors que Marc et Luc citent Jésus employant les termes «le royaume de Dieu» dans les passages parallèles (Comparez Matthieu 13:11 et Marc 4: 11 et Luc 8:10). Le royaume de Dieu est la même chose que le royaume des Cieux.

Ceux qui acceptent la théorie selon laquelle Paul ne parlait que des bonus célestes ressortent qu’il n’a pas averti en ce qui concerne l’entrée dans le royaume de Dieu, mais qu’ils ne l’hériteraient pas, disant qu’il y a une différence entre les deux. Le chrétien qui n’est pas saint entrera dans le royaume de Dieu, mais ne l’héritera pas! On suppose qu’ils rateront certaines récompenses célestes.

Est-ce ceci la vraie signification de ce que Paul voulait faire passer ? Ou voulait-il dire que les pêcheurs pratiquants n’entreront pas dans le ciel ?

Il est clair que, nous basant sur beaucoup de raisons, Paul parlait du salut éternel et de l’entrée au ciel.

Premièrement, parce que cela est l’interprétation la plus naturelle de ses paroles. Pourquoi la mise en garde de Paul aux pratiquants du péché était si solennelle si ces pêcheurs ne risquaient de rater quelques bonus célestes ? Et si rater ces bénéfices célestes était le danger que Paul avait dans sa pensée, pourquoi ne l’a t-il pas exprimé clairement ? Comme ce petit garçon innocent qui, après avoir entendu son pasteur expliquer ce que Paul voulait réellement dire, dans certains de ces passages bibliques, moi aussi, je demande si Paul ne pensait pas à ce qu’il a dit, pourquoi n’avait-il pas simplement dit ce qu’il pensait ?

Deuxièmement, Paul avait prononcé l’éternelle condamnation de Dieu sur les homosexuels dans sa lettre aux romains (Romains 1: 26; 2:5). Devons-nous alors penser que sa mise en garde aux corinthiens homosexuels qu’ils n’hériteraient pas le royaume de Dieu signifie simplement qu’ils ne rateront que quelques récompenses sur la voie menant au ciel ?

Troisièmement, l’Apôtre Jean écrivait que les personnes immorales et les idolâtres «seraient dans l’étang de feu et de souffre qui est une seconde mort» (Apocalypse 21:8). Allons-nous encore penser que l’avertissement de Paul aux corinthiens immoraux et idolâtres est qu’ils n’allaient simplement rater que quelques récompenses sur le chemin menant au ciel ?

Quatrièmement, Paul avait utilisé l’expression «hériter le royaume de Dieu» à deux reprises lorsqu’il écrivait aux corinthiens et une fois dans le chapitre 15.

Dans le contexte du second usage, Paul écrivait sans se tromper concernant le moment de notre entrée au ciel :

Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité (Corinthiens 15: 50.)

Paul disait clairement que notre chair, sang et corps périssables ne peuvent jamais entrer au ciel. Il est certain qu’il a emprunté ces termes de Jésus lui-même :

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : venez, vous qui êtes bénis de mon père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé des la fondation du monde. (Matthieu 25:34).

« Le roi » parlait-il de recevoir des bénédictions terrestres ou des bonus célestes ou s’agissait-il d’entre au ciel. La réponse est évidente. Le roi dira à l’autre groupe se tenant devant lui « Retirez-vous de moi, maudis ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges » (Matthieu 25:41).

Pour ces raisons et pour beaucoup d’autres, nous pouvons être assurés que lorsque Paul avertit les pêcheurs pratiquant de ce qu’ils vont rater le royaume de Dieu, il est en train de parler de l’entrée au ciel. Le choix des mots qu’il utilise déshériter en opposition à l’entrer sert seulement à démontrer que le ciel est un cadeau de la grâce de Dieu, hérité et non gagné.

Une deuxième objection

Un célèbre auteur déclare que le texte initial que j’ai utilisé pour ce chapitre, 2 Corinthiens 13: 5, où Paul demande aux corinthiens de s’examiner pour voir s’ils sont dans la foi était écrit pour encourager les corinthiens à reconnaître clairement le salut qu’ils possèdent. Ceci signifie qu’ils devaient s’examiner, non pour être informés, mais pour la confirmation. Il suppose que Paul était sûr de leur salut et qu’il n’avait certainement pas l’intention de douter d’en douter.

Est-ce vrai ? La réponse est clairement non. Voyons les paroles de Paul dans leur contexte immédiat. Considérons d’abord les versets suivants :

Car je crains de ne pas vous trouver, à mon arrivée, tel que je voudrais, et être moi-même trouvé par vous tel que vous ne voudriez pas. Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animosités, des cabales, des médisances, des calomnies, de l’orgueil, des troubles. Je crains qu’à mon arrivée mon Dieu ne m’humilie de nouveau à votre sujet, et que je n’aie à pleurer sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et qui ne se sont pas repentis de l’impureté, de l’impudicité et de dissolution auxquelles ils se sont livrés (2 Corinthiens 12:20-21).

Il est clair que ce qui préoccupait Paul était que lorsqu’il allait encore visiter les corinthiens, il serait déçu par leurs comportements. Il cite des nombreux péchés qu’il avait déjà mentionnés dans la lettre qu’il leur avait précédemment adressée. Il déclare sa crainte spécifique de les trouver coupables et non repentant de la pratique de l’impureté, de l’immoralité et de la sensualité. Paul nomme ces trois péchés dans Galates 5:19 disant que ceux qui les pratiquent n’hériteront pas le royaume de Dieu. En plus, Paul a écrit dans sa lettre aux corinthiens que ni les fornicateurs, ni les adultères, ni les efféminés, ni les homosexuels n’hériteront du royaume de Dieu (Corinthiens 6:9-10).

Au-delà de ceci, Paul a aussi exprimé sa crainte de trouver des luttes, de la jalousie, de la colère, et des disputes quand il viendrait à Corinthe, quatre des péchés qu’on retrouve dans Galates 5: 20, déclarant que ceux qui pratiquent de telles choses n’hériteront pas le royaume de Dieu. Devons-nous conclure que Paul était sûr de leur salut comme cet auteur célèbre veut nous faire croire alors que Paul dit clairement que ceux qui agissent comme ces corinthiens ne sont pas sauvés ?

Lisez attentivement ce que Paul dit ensuite :

Je vais chez vous pour la troisième fois. Toute affaire se réglera sur la déclaration de deux ou de trois témoins. Lorsque j’étais présent, j’ai dit, et aujourd’hui que je suis absent je le dis encore d’avance à ceux qui ont péché précédemment et à tous les autres que, si je retourne chez vous, je n’userai d’aucun ménagement... (voir 2 Corinthiens 13:1-2).

Quels sont les faits dont Paul parlait ici et qui devaient être confirmés par le témoignage de deux ou de trois témoins ? Paul serait en train de parler des péchés commis par des chrétiens corinthiens. Le contexte et le texte même le font ressortir. Lisez le verset avant et après 13:1 de même que Deutéronome 19:15.

Paul alors menace «ceux qui ont pêché dans le passé de même que les autres» que s’il retourne, il n’épargnerait personne. De quelle façon ne va t-il épargner personne ? Va t-il leur dire qu’ils n’agissent pas bien ? Non ! Il le leur dit déjà clairement. Paul les menace de faire ce qu’il leur a dit de faire au faux frère dans l’église qui vivait dans l’immoralité : il va aussi les excommunier comme ce faux frère, si leur pratique de péché et leur manque de repentance continuent. Sinon, ses aboiements ne serviraient à rien.

Paul continue dans 2 Corinthiens 13: 3-6 :

Puisque vous cherchez une preuve que Christ parle en moi, lui qui n’est pas faible à votre égard, mais qui est puissant parmi vous. Car il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu; nous aussi, nous sommes faibles en lui, mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu pour agir envers vous. Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. Mais j’espère que vous reconnaîtrez que nous, nous ne sommes pas réprouvés (2 Cor. 13: 3-6).

Paul avait écrit, « Examinez-vous vous-mêmes pour voir si vous êtes dans la foi ». Remarquez le mot si. Ceci indique qu’il est possible qu’ils ne soient pas dans la foi. Paul ne dit pas « examinez-vous et vous verrez que vous êtes dans la foi, parce que je suis très sûr de votre salut ».

Notez aussi qu’il leur écrit de reconnaître que Christ était en eux, à moins qu’ils n’échouent au test. Ceci n’est-il pas suffisamment clair que Paul croyait qu’il y avait de fortes chances que certains d’entre eux échouent à l’examen ? Certainement ! C’est encore plus clair dans 13: 6 où Timothée et lui se démarquent d’eux : Mais j’ai la certitude que nous-mêmes nous n’échouerons pas à l’épreuve. Les corinthiens pourront échouer au test, mais pas Timothée et lui-même. Il était évident que Christ vivait en Timothée et en Paul, mais rien ne prouvait qu’Il vivait aussi dans les Corinthiens qui se déclaraient chrétiens.

La conclusion ?

La preuve biblique est plus que claire : la nouvelle naissance change les comportements radicalement dans le cas de grands pêcheurs. Pourquoi est-il que le comportement de beaucoup de ceux qui se déclarent être nés de nouveau n’est pas très différent de celui de ceux qui ne déclarent pas être nés de nouveau ?

Voici le constat de Georges Barna :

Une étude récente que nous avions conduite montre que les chrétiens nés de nouveau différent des non-chrétiens sur 9 des 66 variables que nous avions utilisées pour comparer les deux groupes. Et la découverte la plus significative était que les chrétiens n’étaient pas virtuellement distinguables de part les 65 variables non religieuses que nous avions examinées- en ce qui concerne les valeurs les plus importantes, les attitudes définies, les tendances comportementales [4].

La recherche de Barna a aussi révélé que lorsque 87% des non-croyants disent avoir regardé les films interdits dans les trois mois précédant l’enquête, 76% de chrétiens affirment avoir fait la même chose. Ce qui est étonnant, c’est que les non-croyants ont donné plus aux organisations à but non lucratif, aux pauvres [5] et aux sans abri que les chrétiens nés de nouveau.

Il ne peut y avoir qu’une seule conclusion : Beaucoup de gens qui croient être nés de nouveaux ne le sont pas. Ils pensent qu’ils iront au ciel alors qu’ils se trompent.

Comment vous évaluez-vous vous-mêmes ? Si vous venez de découvrir que vous trompiez, mettez-vous à genoux devant Dieu, repentez-vous pour tous vos péchés. Pleurez pour que Dieu vous change par son Saint-Esprit. Recevez réellement Jésus comme votre Seigneur. Fuyez le péché ainsi que la colère de Dieu. Faites-lui entière confiance. Faites de lui votre maître et sauveur. Il va commencer à vous transformer et à vous délivrer de la puissance du péché !


Cet écrit est le premier chapitre d’un livre: « La grande tromperie de l’Évangile Exposant les fausses promesses d’un ciel sans sainteté ». D’autres chapitres de ce livre très important vont être publiés à la suite.



Note MAV. Je souscris pleinement à cet écrit. En 2008, lors d’un séminaire et durant la louange, j’ai reçu une vision traumatisante, au point que j’ai craint quelques minutes que mon imagination me joue des tours. Il y avait environ 80 « chrétiens nés de nouveau » dans la salle, toutes des personnes se disant sauvées, engagées pour Christ, et converties depuis des années. Mais soudain j’ai eu la vision de rangées de cadavres. Seules quatre à cinq vivants au milieu d’eux.

Il m’est venu le passage: Apoc 3: 1 Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort.

J’ai donné ma vision publiquement. Mon émotion était vraiment très forte, j’avais encore du mal à y croire. Je pensais que beaucoup seraient touchés et tomberaient en larmes. Il n’y en a eu qu’un pour tomber à genou. Les autres ne se sentaient pas concernés. Terrible !

Très peu de temps après, alors que j’étais invitée dans d’autres assemblées, avec un public différent, j’ai reçu la même vision à deux reprises. Avec le même résultat quand j’ai transmis cette vision : quasiment personne, là non plus, ne se sentait concerné. Alors j’ai commencé, sur ordre de Dieu, à parler sur la foi et sur les signes qui l’authentifient. La première fois que j’ai donné ce message, j’ai eu une surprise de taille. Dans la salle se trouvaient plusieurs pasteurs. L’un d’eux, que je ne connaissais pas, est venu trouver le pasteur qui m’avait invitée en lui disant: « Je viens de réaliser que je n’avais jamais été converti ». Cela m’était déjà arrivé dix ans plus tôt, en Suisse. Un pasteur avait demandé à me voir dans la maison où je séjournais. Il m’a dit: « Je vous ai écoutée hier soir. Je suis au bord de la retraite, cela fait quarante ans que je suis pasteur. Et je viens de comprendre que je n’avais jamais été converti. S’il vous plaît, pouvez-vous prier pour moi ? »

Alors, je le sais, et cela me fait mal. Quantité de gens qui se croient chrétiens et sauvés, qui ont « l’apparence de la piété » comme dit Paul en 2 Timothée 3 concernant les temps de la fin, NE LE SONT PAS. Alors, prenons au sérieux cet avertissement de Paul: 

Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ? A moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. Mais j’espère que vous reconnaîtrez que nous, nous ne sommes pas réprouvés (2 Cor. 13: 3-6).