Victoire sur les démons, la maladie et la mort, par John G. LAKE – 5 –

Transmis par Lorraine – Source Parole de vie – Traduction : Henri Viaud-Murat. ISBN 2-909100-14-6

Note: Compte tenu de son volume, ce livre est donné ici par parties successives. Huitième et neuvième chapitres

Chapitre 8

Naaman et l’homme de Dieu

(Au commencement de la réunion, le Dr Lake fait monter sur l’estrade une jeune femme s’appelant Celia Prentice. Elle avait été guérie d’une jambe plus courte que l’autre).

Cette jeune fille a maintenant dix-sept ans. Quand elle est née, elle était paralysée de tout le bas du corps, à partir de la taille. A l’âge de neuf ans, un chirurgien lui a fait faire toute une série d’appareils en acier, qu’il lui fallait porter pour pouvoir se tenir debout et marcher avec des béquilles. La jambe gauche était plus courte que l’autre de plus de six centimètres, depuis sa naissance.

Elle est venue pour la prière et en l’espace de dix jours sa jambe avait repoussé jusqu’à sa longueur normale. Elle devait aussi porter une chaussure spéciale avec un talon de six centimètres et un dessus spécial.

Dans son cas, il y a eu une action créatrice. Quand Dieu l’a touchée, sa jambe plus courte de six centimètres est devenue normale.

Combien cela illustre merveilleusement la puissance de Dieu dans l’âme des hommes ! Les gens disent :

« Je suis né avec telle infirmité, ou avec telle autre infirmité… »

Ou bien :

« C’est telle ou telle disposition mentale », comme s’ils devaient garder cela pour toujours !

Comme si Dieu n’existait pas ! Comme si Sa volonté n’était pas de restaurer leur personnalité, leur corps, leur âme et leur esprit, pour les faire grandir à la ressemblance de Jésus-Christ, l’Homme Parfait !

On peut avoir une guérison instantanée et une guérison graduelle, comme il y a des conversions instantanées et des conversions où l’on est éclairé progressivement. Combien ici savaient tout de la plénitude du salut de Christ lorsque vous vous êtes convertis ? Combien ici n’ont jamais fait aucun progrès depuis que le Seigneur leur a pardonné ?

S’il y a quelque chose que je dois reprocher à l’Eglise en général, c’est sa puérilité permanente. Dieu fait passer des gens par une nouvelle naissance, mais ils restent des petits enfants. Ce n’est pas l’idéal de Dieu.

Voilà près de trente-quatre ans que je prêche l’Evangile, dont les neuf premières années sans connaître Christ comme Celui qui guérit. J’ai donc fait dans mon ministère quelques expériences, particulièrement en ce qui concerne la guérison divine et le baptême dans le Saint-Esprit. Je parle donc d’expérience.

La leçon de l’Ecriture

« Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie, jouissait de la faveur de son maître et d’une grande considération ; car c’était par lui que l’Eternel avait délivré les Syriens. Mais cet homme fort et vaillant était lépreux » (2 Rois 5 : 1).

Naaman était votre général Pershing, votre général Haig, votre maréchal Foch ou votre maréchal Hindenburg. C’était un conquérant. Il avait délivré la Syrie de l’oppression des nations environnantes. C’était un homme puissant et vaillant, mais il était lépreux. C’est une triste histoire !

Mais, grâce au témoignage d’une brave petite servante, son maître apprit que Dieu manifestait Sa puissance de guérison dans la terre d’Israël.

Le roi de Syrie envoya Naaman vers le roi d’Israël. Le roi d’Israël n’avait aucun pouvoir de guérir les lépreux. Mais Elisée vint au secours de Naaman, et dit :

« Laisse-le venir à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël. »

Je veux parler d’un aspect de la guérison divine qui me semble négligé. Je crois que l’on représente mal le Seigneur. Je crois que beaucoup d’enseignants de la guérison divine n’ont pas atteint en Christ une stature leur permettant de prendre la position que demande le Seigneur dans Sa Parole.

On essaye toujours de rejeter la responsabilité sur le malade. Quand on ne peut pas le faire, on essaye de rendre Dieu responsable.

Ne voyez-vous pas que l’Eglise a été conduite à prendre cette position à cause de son incrédulité et de son manque de foi ?

Dans l’Eglise primitive, la méthode normale était d’appeler les anciens de l’Eglise. Ils oignaient d’huile le malade et la prière de la foi le guérissait. Le malade était guéri, et s’il avait commis des péchés, il était pardonné.

Quand les premiers Chrétiens faisaient une onction d’huile, ils faisaient la prière de la foi. Cela signifiait que les bienfaits et la puissance de la croix de Jésus-Christ étaient mis à la disposition du malade. Quand l’huile le touchait, cela signifiait que l’Esprit de Vie, l’Esprit de Dieu, était présent pour accomplir la guérison.

Après quelque temps, l’Eglise s’est mise à rétrograder. Elle a abandonné les dons de Dieu, s’est débarrassée du don du Saint-Esprit, et s’est lancée dans le formalisme.

Elle a traversé ainsi mille années d’une période bien sombre, de plus en plus sombre, jusqu’à ce que Martin Luther paraisse, au moment où le monde chrétien avait complètement perdu la vérité du salut par la foi. L’Eglise l’avait remplacé par une création humaine appelée « pénitence. »

C’est tout ce qui restait du salut. Le message de Martin Luther est tout entier résumé dans cette phrase :

« Le juste vivra par la foi. »

C’était une révélation de Dieu. Un salut acquis non par la pénitence, mais par la foi en un Fils de Dieu vivant.

On ne peut pas imaginer comment l’Eglise a pu s’égarer ainsi et se mettre dans une telle condition ! Cela démontre à quel point l’Eglise s’était éloignée de la pure doctrine du Seigneur Jésus-Christ et des temps apostoliques.

Il nous faut faire un long retour en arrière ! Nous ne sommes que de petits enfants. Quand on les compare à ce que les premiers Chrétiens possédaient et connaissaient, nos plus grands hommes de Dieu ne sont que des enfants qui babillent sur le rivage d’un immense océan de lumière, de puissance et de vie.

Eh bien, lorsqu’ils eurent perdu la foi, il fallut la remplacer par quelque chose d’autre. Les anciens et les prêtres ont continué à prier pour les malades, mais ils n’avaient plus de foi dans leur cœur, et les malades ont commencé à mourir. Ils priaient pour d’autres malades, qui ont continué à mourir.

Imaginez l’état où étaient tombés les anciens et l’Eglise, après avoir autrefois été oints de la gloire et de la puissance de Dieu ! La puissance avait disparu, mais les anciens continuaient à se rendre à une cérémonie. Ils oignaient d’huile et priaient, mais plus rien ne se passait. Alors l’Eglise s’est consolée avec la cérémonie.

Elle a pris cette belle cérémonie de l’onction d’huile et de la prière de la foi, et l’a transformée en ce qui est appelé « le sacrement de l’extrême-onction. »

Ils ont enlevé toute idée de guérison et en ont fait une cérémonie de consolation pour les mourants.

Bien-aimés, quand l’Eglise Protestante est née, elle n’avait pas davantage de foi ! Sous Martin Luther, l’Eglise Protestante est née avec la foi pour le salut de l’âme des hommes, mais elle n’a pas levé la barre plus haut. La guérison de Philippe Mélanchton est un cas unique, obtenu par le désespoir de Luther plus que par sa foi !

Dans la vie de Wesley, des progrès ont été faits. Wesley a noté dans ses écrits deux cent quarante cas de guérisons de toutes sortes de maladies. Il considérait apparemment ces délivrances comme des triomphes de la foi humaine, et il soulignait que l’extrémité de l’homme constituait l’opportunité de Dieu.

Mais ce n’est pas le véritable fondement de la guérison. Dieu ne guérit pas parce que l’homme en a besoin, mais parce que le but de Dieu en Jésus-Christ est de racheter l’homme de tout péché et de toute conséquence du péché. Puisque la maladie est la conséquence du péché, et que la mort est aussi la conséquence du péché, le Seigneur les attribue tous deux au diable.

La mort n’est pas une servante de Dieu, mais Son ennemie, et Jésus-Christ va détruire la mort.

« Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort » (1 Corinthiens 15 : 26).

Que Dieu soit béni, c’est là le but final de Dieu ! Alors seront pleinement manifestées dans le monde l’absence de péché, l’absence de maladie, et l’absence de mort !

« Aucun n’enseignera plus son concitoyen, ni aucun son frère, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux » (Hébreux 8 : 11).

Quand il n’y aura plus de maladie, on n’aura plus besoin de médicaments ni d’opérations. Plus de bruits de pelletées de terre qu’on lance sur un cercueil, car « la mort a été engloutie dans la victoire. »

C’est pour cela que Jésus-Christ est mort. Dieu n’a jamais eu d’autre objectif pour l’Eglise que la victoire sur la maladie. Mettons cet objectif bien haut, là où Jésus l’a placé. Je voudrais qu’il soit toujours parfaitement clair dans votre esprit que le but de la rédemption acquise par Christ est la disparition du péché, de la maladie, et, finalement, de la mort.

Que Dieu soit béni, voilà Son idéal pour l’homme ! Dieu veut que l’homme devienne aussi parfait que Christ est parfait (Matthieu 5 : 48).

Peut-être n’atteindrons-nous jamais que la moitié ou le quart de cet idéal. N’essayez jamais d’abaisser l’objectif de Dieu à votre niveau ! Mais, par la grâce de Dieu, mettez la barre là où Jésus l’a placée, et efforcez-vous de vous en rapprocher le plus possible.

Quand l’Eglise a perdu la foi en Dieu, elle a commencé à dire des mensonges sur Dieu. On venait visiter un malade alité, et on lui disait :

« Votre maladie est la volonté de Dieu. »

Mais elle est l’œuvre du diable.

En fin de compte, toute mort est l’œuvre du diable. Jésus Lui-même a dit, lorsqu’Il a été crucifié :

« Mais c’est ici votre heure, et la puissance des ténèbres » (Luc 22 : 53).

Christ est mort comme notre substitut. Sa mort était la conséquence de la loi du péché, et non la conséquence de la loi de la vie.

Lorsque Christ mettra finalement en œuvre Sa toute-puissance, pour abolir définitivement la mort, on en aura fini pour toujours avec le péché, la maladie et la mort.

Le patriarche Job a commencé à répandre une erreur concernant la volonté de Dieu. Lorsqu’un cyclone est venu du désert prendre la vie de ses enfants, il a dit :

« L’Eternel a donné, et l’Eternel a ôté ; que le nom de l’Eternel soit béni ! » (Job 1 : 21).

Cette affirmation n’est vraie que dans le sens de la volonté permissive de Dieu. Les Ecritures montrent clairement que ce fut Satan qui causa ces malheurs, lorsqu’il se retira de devant la face de l’Eternel.

Mais le monde a continué à répan- dre ce mensonge.

Beaucoup de prédi- cateurs utilisent cette phrase pour des enterrements, et s’efforcent de l’imprimer dans les pensées impressionnables des hommes.

Dans ces conditions, ce qui me surprend, ce n’est pas qu’il y ait si peu de malades guéris, mais qu’il y ait tout de même des malades guéris !

Pendant 1400 ans, les hommes se sont trompés quant à la volonté de Dieu, jusqu’au point où le monde en est devenu presque complètement incroyant.

Il y a des occasions où Dieu exige l’action et non la prière

Moïse était arrivé devant la Mer Rouge. Il y avait sur la gauche et sur la droite des montagnes infranchissables. Les armées de Pharaon les poursuivaient par le défilé d’où ils venaient. Il avait en charge deux millions d’hommes, de femmes et d’enfants.

Devant lui s’étendait la Mer Rouge.

Lorsqu’il fut arrivé devant la Mer Rouge, il s’arrêta et fit ce que vous faites aussi, ce que tout le monde essaye de faire quand on se trouve dans une situation difficile : se mettre à l’écart et commencer à prier.

Aussi, au lieu d’avancer dans l’eau et d’étendre sa verge, il se mit à l’écart et commença à prier. Le Seigneur le lui reprocha. C’est l’une des occasions où nous voyons le Seigneur reprocher à quelqu’un de prier.

Tant de personnes essayent de prier pour se dégager péniblement de leurs problèmes !

« L’Eternel dit à Moïse : Pourquoi ces cris ? (Certaines versions traduisent : »Pourquoi cries-tu à moi ?« ) Parle aux enfants d’Israël, et qu’ils marchent. Toi, lève ta verge, étends ta main sur la mer, et fends-la ; et les enfants d’Israël entreront au milieu de la mer à sec » (Exode 14 : 15-16).

En d’autres termes, Dieu dit :

« Moïse, c’est à toi de fendre la mer ! »

Quelquefois, nous prions :

« Seigneur, viens guérir cet homme ! »

Voyez-vous l’erreur ? Ce n’est pas de cette manière que Pierre a guéri les malades. Pierre a parlé au boiteux et lui a dit :

« Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche ! » (Actes 3 : 6).

Que Dieu soit béni, Pierre avait quelque chose à donner ! C’était la puissance de Dieu.

La responsabilité du Chrétien

Notre Dieu Tout-Puissant rend responsable celui qui Le connaît, et non pas celui pour lequel nous prions. Un jeune homme vint me voir, malade de la tuberculose. Il me dit :

« M. Lake, je suis tuberculeux. Les docteurs m’ont abandonné. J’ai entendu dire que des gens étaient guéris ici, mais je n’ai aucune foi. »

Je lui ai répondu :

« Cher jeune homme, si vous n’avez pas la foi, moi, je l’ai ! Je connais Dieu. Je suis un enfant de Dieu ! »

C’est le Chrétien qui devrait avoir la foi. C’était l’attitude de l’Eglise primitive. Jésus a dit :

« Allez, guérissez les malades… »

Ils sont allés et les ont guéris. Ce jeune homme est aujourd’hui l’un de nos prédicateurs.

Ne rejetez pas entièrement la responsabilité sur le malade. S’il n’a pas de foi, donnez-lui en un peu ! Instruisez-le, donnez-lui la Parole de Dieu.

Jésus transmettait la foi de Dieu au cours de Ses réunions, afin que les gens puissent recevoir la guérison. L’Esprit de Dieu transmis par Jésus était puissant pour produire la foi dans l’âme des hommes, et pour les guérir. Les corps, les âmes et les esprits étaient guéris.

La Reine Wilhelmine de Hollande se trouva enceinte par six fois, mais ne put jamais mener ces grossesses à leur terme. Toute la science de l’Europe fut incapable de permettre à ces enfants de naître.

Il y avait dans notre assemblée, en Afrique du Sud, une chère Sœur qui avait été auparavant l’infirmière de la Reine Wilhelmine. Son propre fils avait été merveilleusement guéri alors qu’il se mourait d’une fièvre africaine, après être resté inconscient pendant six semaines.

Etant liée d’amitié avec la Reine, elle lui écrivit l’histoire de la guérison de son fils. Après quelques correspondances, nous reçûmes une lettre nous demandant de prier Dieu pour qu’elle puisse enfin devenir mère.

Un dimanche soir, j’apportai la lettre à notre assemblée, et toute l’Eglise se mit à genoux pour prier. Avant même de me relever, je me retournai et dis :

« C’est bien, maman, écrivez à la Reine et dites-lui que Dieu a exaucé sa prière. Elle mettra au monde un enfant. »

Moins d’un an plus tard, elle eut un enfant, l’actuelle Prin- cesse Juliana de Hollande.

Les rois et les reines ne sont que des hom- mes et des femmes.

Ils ont besoin de la rédemption de Jésus, sans laquelle ils sont vraiment pauvres !

« Après avoir lu la lettre, le roi d’Israël déchira ses vêtements, et dit : Suis-je un dieu, pour faire mourir et pour faire vivre, qu’il s’adresse à moi afin que je guérisse un homme de sa lèpre ? Sachez donc et comprenez qu’il cherche une occasion de dispute avec moi. Lorsqu’Elisée, homme de Dieu, apprit que le roi d’Israël avait déchiré ses vêtements, il envoya dire au roi : Pourquoi as-tu déchiré tes vêtements ? Laisse-le venir à moi, et il saura qu’il y a un prophète en Israël » (2 Rois 5 : 7-8).

Savez-vous que je pense de plus en plus que nous autres, prédicateurs, nous nous comportons trop comme si nous avions besoin de nous excuser. C’est comme si nous nous excusions auprès du monde.

Nous avons recours à tellement de finesses que nous avons peur d’affirmer que nous sommes des hommes de Dieu. En fait, nous employons toutes sortes de finasseries, en pensant que ce sont des subtilités.

Nous ne comprenons pas la dignité et la responsabilité qui devraient se manifester dans la vie d’un homme de Dieu. En fait, nous éludons la question.

Un Chrétien devrait avoir davantage de hardiesse. Avant que nous puissions nous emparer du monde pour Christ, nous devrions adopter une autre attitude devant le péché, les puissances des ténèbres, et l’enfer !

« Naaman vint avec ses chevaux et son char, et il s’arrêta à la porte de la maison d’Elisée. Elisée lui fit dire par un messager : Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain ; ta chair redeviendra saine, et tu seras pur. Naaman fut irrité, et il s’en alla, en disant : Voici, je me disais : Il sortira vers moi, il se présentera lui-même, il invoquera le nom de l’Eternel, son Dieu, il agitera sa main sur la place et guérira le lépreux. Les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent-ils pas mieux que toutes les eaux d’Israël ? Ne pourrais-je pas m’y laver et devenir pur ? Et il s’en retournait et partait avec fureur » (2 Rois 5 : 9-12).

Ce n’étaient pas les eaux du Jourdain qui pouvaient le rendre pur. C’était son obéissance au Seigneur Tout-Puissant. Les gens n’ont pas très bien appris la leçon. Il y a longtemps, un homme est venu me voir. Je priai pour lui et lui dis :

« Venez chaque jour pendant les trente prochains jours, et vous serez guéri. »

Il vint pendant une semaine puis se lassa et ne revint plus. Deux mois plus tard, il revint me voir, et je lui dis :

« Quand vous serez prêt à obéir à Dieu, je prierai à nouveau pour vous. Je vous avais dit de venir pendant trente jours ! »

Il me dit :

« Je suis venu pendant huit jours ! »

Eh bien, Dieu a laissé cet homme venir pendant vingt-neuf jours. Sa guérison fut complète le vingt-neuvième jour. Mais beaucoup d’autres choses se passèrent avant cela. Il reçut une conviction de péché, et découvrit qu’il y avait un Dieu dans le ciel, et qu’il y avait autre chose dans la vie que la guérison de son corps. Dieu a besoin d’un peu de temps pour redresser tout ce qui ne va pas dans notre âme !

Les guérisons les moins satisfai- santes sont les guérisons ins- tantanées !

La plupart du temps, vous avez un bébé guéri sur les bras, et vous devez courir avec un biberon pendant un ou deux ans pour le faire tenir droit et pour lui apprendre à marcher fermement avec le Seigneur.

La foi n’est pas une impulsion spasmodique. C’est une attitude de l’âme. C’est une disposition de l’esprit. Il y a un poème que j’aime beaucoup, et qui dit :

Ce voilier cingle à l’est, cet autre à l’opposé,
Et tous deux sont poussés par une même brise.
C’est le sens de la voile et non pas la risée,
Qui définit la voie que l’un et l’autre ont prise !

Vous orientez votre âme vers Dieu, sachant que le Sang de Jésus-Christ a pourvu pour votre rédemption du péché et de la maladie, et continuez jusqu’à ce que vous ayez trouvé ce que vous cherchez.

Lorsque nous étions en Afrique, nous connaissions un Africain qui s’appelait Edouard Lion. Lorsque nous l’avons connu, c’était un Zoulou païen et sauvage, qui n’avait pour seul vêtement qu’un petit tablier de peau de bête de vingt-cinq centimètres de côté. Il se convertit, et environ un an et demi après, il fut baptisé dans le Saint-Esprit. En 1912, le soir de Noël, dans le Basutoland, en Afrique du Sud, nous avons servi la Sainte Cène à soixante-dix lépreux guéris par le ministère de cet homme.

« Mais ses serviteurs s’approchèrent pour lui parler, et ils dirent : Mon père, si le prophète t’eût demandé quelque chose de difficile, ne l’aurais-tu pas fait ? Combien plus dois-tu faire ce qu’il t’a dit : Lave-toi, et tu seras pur ! Il descendit alors et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l’homme de Dieu ; et sa chair redevint comme la chair d’un jeune enfant, et il fut pur » (2 Rois 5 : 13-14).

Alors que je dirigeais une réunion de guérison divine à Wakerstrom, en Afrique du Sud, on nous amena soixante-cinq malades. Nous les fîmes aligner, et nous avons prié pour chacun d’eux successivement. Soixante furent guéris. Cinq ne furent pas guéris.

Comme je voulais parler avec ces cinq, nous les avons repris chacun séparément. Je leur ai demandé :

« Quel est le problème ? Connaissez-vous une raison quelconque qui pourrait expliquer que vous n’avez pas été guéri ? »

L’un d’eux confessa l’adultère. Lorsqu’il s’en repentit devant Dieu, nous avons prié à nouveau, et il fut guéri instantanément. Une femme confessa qu’elle ne cessait de voler. Nous lui avons demandé d’aller confesser son péché et de restituer ce qu’elle avait volé aux personnes concernées, autant qu’il était possible. Elle accepta de le faire, et fut guérie au moment où elle confessa son péché et prit son engagement devant Dieu.

« Si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. »

Vous n’avez pas besoin de faire entrer de force la foi dans le cœur d’un homme dont le péché a été ôté et qui vit dans l’obéissance, que Dieu soit béni ! La voie est alors libre. Il nous a fallu quatre heures pour régler les problèmes de ces cinq personnes, mais j’ai eu la joie de pouvoir écrire dans mon journal :

« Nous avons prié pour soixante-cinq personnes et toutes ont été guéries ! »

Nous ne savons pas encore grand-chose sur les dons de l’Esprit. Ma première femme, qui est morte à présent, avait un don de discernement plus grand que le mien. Quand je priais pour les malades, si certains n’étaient pas guéris, je les envoyais dans une autre pièce. Quand j’avais fini, j’appelais ma femme. Elle imposait les mains à un malade, et disait :

« À telle époque, vous avez commis tel péché. »

À tel autre, elle disait :

« Le Seigneur me montre que votre problème est le suivant… »

Et lorsque tous avaient réglé leurs problèmes devant Dieu, nous recommencions à prier, et le Seigneur les guérissait.

Bien-aimés, la seule présence des dons de guérison et du baptême du Saint-Esprit ne suffit pas pour dire que nous avons pleinement atteint le but de Dieu. Le ministère du Saint-Esprit s’exerce au travers des neuf dons du Saint-Esprit. Nous avons cherché une Eglise qui manifeste tous ces dons. Mais je suis heureux de voir que depuis la manifestation du glorieux baptême du Saint-Esprit, toutes ces choses commencent à devenir réelles pour l’Eglise de Jésus-Christ. Pendant les quinze premières années de mon ministère, on me traitait de fou et de fanatique parce que Dieu m’avait révélé le ministère de guérison divine, et m’utilisait dans ce ministère.

Beaucoup de vous sont comme cette chère sœur qui est venue nous voir ici. Elle est venue l’autre jour, et m’a dit :

« M. Lake, on a prié trois fois pour moi, et je ne pense pas qu’il y ait quoi que ce soit de changé dans mon état. »

Je lui ai répondu :

« Je ne pense pas qu’il y aura la moindre amélioration à votre état, tant qu’il ne se passera pas quelque chose dans votre vie. Vous êtes venue en pensant recevoir quelque chose de la part de Dieu, mais avec l’idée que si vous n’étiez pas guérie, vous pourriez toujours aller vous faire opérer. Maintenant, si votre consécration à Dieu ne va pas plus loin que cela, vous ne faites que jouer avec Dieu. Dieu veut que vous preniez clairement position. »

La consécration signifie quelque chose ! Jésus-Christ est descendu au Jourdain, et a pour toujours consacré à Dieu Son Corps, Son Âme et Son Esprit. Jésus nous a donné un modèle unique et parfait de consécration chrétienne, valable pour tous les temps. Il a donné à Dieu Son Corps, Son Âme et Son Esprit, une fois pour toute et pour toujours, et Il l’a montré dans Sa vie.

C’est pour cette raison que lorsque j’ai invité Jésus-Christ à venir dans mon cœur et à devenir mon médecin, je n’ai plus jamais fait confiance à quelqu’un d’autre dans ce domaine. Nous représentons le royaume des cieux et le Dieu vivant. Nous vivons pour les révéler à l’humanité, et nous sommes prêts à mourir pour cela. Que Dieu soit béni !

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Chapitre 9

Consécration, épreuve, puissance et victoire.

J’aimerais que nous puissions marcher aujourd’hui sur les traces du Seigneur Jésus, et dans l’anticipation de Sa victoire. Vous savez, nous avons les yeux tellement fixés sur le fait que Jésus était le Fils de Dieu, donc de nature divine, que nous perdons de vue le fait qu’Il était aussi un Homme, semblable à n’importe quel homme.

Jésus a dû affronter toutes les batailles de l’âme, que tout autre homme doit aussi affronter. C’est la compréhension de cette réalité qui crée une telle communion entre Lui et nous. Il me semble que le christianisme moderne a péché en isolant Jésus dans une catégorie complètement à part. Les Chrétiens commencent ensuite à invoquer toutes sortes d’excuses, en prétextant que Jésus était Dieu.

« Jésus a fait cela parce qu’Il était Dieu… Jésus a guéri parce qu’Il était Dieu… »

Non, bien-aimés, Jésus était tout autant Homme que vous et moi. Jésus a affronté tous les combats de l’âme, exactement comme vous et moi devons les affronter. Mais Jésus voulait accomplir la volonté de Dieu, et connaître la volonté de Dieu.

Comment entrer dans la volonté de Dieu. Deux étapes.

Nous devons franchir deux étapes pour entrer dans la volonté de Dieu. La première étape consiste à consacrer notre volonté, pour accomplir la volonté de Dieu. La plupart des gens pensent que le fait d’accomplir la volonté de Dieu leur fait perdre toute existence propre. Dieu n’a pas pour idéal de vous conduire comme on conduit une machine, ou de vous faire marcher comme une pièce de mécanique !

L’autre étape consiste à vous reconnaître comme un fils de Dieu et un serviteur des hommes. Je pense que la démonstration la plus merveilleuse que Dieu puisse nous donner de cette vérité réside dans le fait qu’Il nous donne le Saint-Esprit, auquel nous pouvons avoir recours pour le service de Dieu.

Par exemple, le Seigneur a dit :

« Ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris. »

Mais si vous n’imposez jamais les mains à un malade, personne ne sera guéri !

En revanche, si vous avez la foi pour croire que vous disposez du Saint-Esprit, pour être utilisé par Lui et pour Lui, vos mains et votre cœur seront prêts. C’est pour moi un sujet de tristesse de penser que Dieu doit lancer une campagne spéciale pour aller à la recherche d’une âme, et pour lutter avec elle pour la décider à faire quelque chose pour Lui.

Il y avait dans l’Ohio une Ecole Biblique, où l’on a continuellement entretenu une réunion de prière pendant neuf mois, pour obtenir les dons du Saint-Esprit. Je leur ai dit :

« Il me semble que vous pourriez continuer ainsi pendant dix ans, sans jamais obtenir les dons du Saint-Esprit ! Mais si vous vous retroussez les manches, pour commencer à utiliser ce que Dieu vous a donné pour bénir les autres, Il vous donnerait davantage ! »

Jésus a commencé par Se consacrer Lui-même

Jésus a commencé par Se consacrer Lui-même. C’est le secret de la vie qu’Il a vécue. Il S’est consacré à faire non pas Sa volonté propre, mais la volonté de Son Père. C’est la signification de Son baptême dans le Jourdain. Jésus avait consacré à Dieu Son Corps, Son Âme et Son Esprit.

Combien parmi vous ont consacré à Dieu leur corps, leur âme et leur esprit ? (De nombreuses mains se lèvent). Maintenant, que tous ceux qui ont pris au moins une pilule au cours des deux ou trois derniers mois lèvent la main ! (Aucune main ne se lève). Les amateurs de pilules n’aiment pas lever la main !

Je veux vous montrer par là que la consécration de votre corps, de votre âme et de votre esprit signifie réellement quelque chose ! Cela signifie que vous avez cessé de vous confier aux mains des hommes et aux mains du diable, pour rester toujours engagé dans les voies de Dieu, et être décidé à faire la volonté de Dieu.

Supposez que vous ressentiez un problème dans le domaine de votre esprit. A qui vous adresseriez-vous pour avoir du secours ? Vous pourriez aller consulter ces spirites, ces gens qui font de l’occultisme. C’est pourtant ce que font beaucoup de pauvres gens !

L’un de nos voisins avait été un ardent spirite. Un jour, je l’ai pris en voiture pour aller en ville, et il m’a dit combien il était fasciné par toutes ces choses occultes. La semaine dernière, il est parti avec la femme d’un autre.

J’ai beaucoup à dire dans ce domaine. J’ai bien observé pendant des années comment évolue la pratique du spiritisme, et cela finit en général de cette manière. La tendance est vers le bas, vers l’égoïsme et la sensualité, et non vers le haut.

Non, lorsque nous avons un problème dans notre esprit, nous allons consulter le Père des esprits ! Quand nous avons un problème dans notre âme, nous n’allons pas consulter l’esprit de ce monde ! Nous allons au Seigneur.

Lorsque nous avons un problème dans notre corps, à qui nous adressons-nous ?

La plupart des Chrétiens vont consulter le monde, la chair et le diable. Le problème se trouve au niveau de notre consécration. Nous n’avons pas une claire compréhension de ce que doit être la consécration d’un chrétien, ni de ce que constitue la consécration.

Le Seigneur nous offre un salut pour notre esprit, un salut pour notre âme, et un salut pour notre corps. Celui qui viole la loi du Seigneur n’est pas seulement un chrétien faible, c’est un pécheur. Il pèche contre la volonté de Dieu et contre l’esprit de la consécration chrétienne, car la consécration chrétienne exige une séparation pour Jésus-Christ de tout ce que Jésus-Christ a sanctifié pour le Père.

C’était la consécration des premiers Chrétiens.

L’Eglise primitive considérait le Chrétien qui suivait la voie du monde, et qui prenait ses pilules et ses médicaments, comme s’étant écarté de la voie de Jésus. Elle le disciplinait avec amour, exactement comme s’il avait volé un cheval ou commis quelque autre péché. Il était traité comme ayant commis un péché et ayant besoin d’être restauré dans sa communion leur Dieu.

Vous dites :

« Mais c’est très sévère ! »

Peut-être, mais c’est la vérité. C’est la loi de Dieu. Non seulement c’est la loi de Dieu, mais c’est aussi la « loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ. »

Croyez-vous, quand vous irez au ciel, que vous y trouverez beaucoup de gens qui avalent toutes sortes de pilules, de comprimés contre les maux de tête, ou de vomitifs ?

L’une des prescriptions du Talmud pour la guérison consiste à répéter le Psaume 91 sept fois par jour. Eh bien, si quelqu’un répète le Psaume 91 sept fois par jour, cela ne lui prendrait pas beaucoup de temps pour que l’Esprit de Foi dans le Dieu Tout-Puissant pénètre dans son âme ! C’était un bon médicament pour l’âme, un bon médicament pour le corps également !

Jusqu’où allait la consécration de Jésus

Si vous vous demandez jusqu’où allait la consécration de Jésus, vous pouvez le voir pleinement dans le récit de Sa tentation dans le désert. Satan L’a tenté dans les trois domaines de Sa vie. Tout d’abord sur le plan physique. Ensuite sur le plan psychologique. Puis sur le plan spirituel. Il a commencé par être tenté pour qu’Il change les pierres en pain, pour la satisfaction de Ses besoins physiques. Puis Il fut tenté pour qu’Il reçoive l’acclamation des foules. Beaucoup de prédicateurs tombent encore dans ce piège.

Satan Le transporta sur le pinacle du Temple, en Lui demandant de Se jeter dans le vide. Une tentation psychologique intervient dans le domaine de l’âme.

La troisième tentation était spirituelle. Satan transporta Jésus sur une montagne très élevée, et Lui montra tous les royaumes de la terre avec leur gloire. Il Lui dit qu’il Lui donnerait tout cela, s’Il Se prosternait à ses pieds pour l’adorer.

Vous voyez donc que Jésus avait consacré Son corps à Dieu, ainsi que Son âme. Il ne les avait consacrés à personne d’autre. Il était entièrement consacré à Dieu. Je parlais hier à mon épouse, alors que nous étions en voiture. Je lui ai dit :

« Florence, mon plus grand sentiment de liberté et mes jours les plus heureux, je les ai connus lorsque j’ai distribué tout ce que je possédais ! »

Le soir où j’ai prêché mon premier sermon dans la plénitude de l’Evangile, j’ai volontairement donné à une veuve les cinq derniers dollars qui me restaient. Je voulais simplement m’en débarrasser. Ce fut merveilleux de me décharger de tous les fardeaux de mon âme !

Bien-aimés, quelles sont les difficultés dans lesquelles vous vous débattez ? Qu’est-ce qui maintient votre âme oppressée ? Que Dieu vous bénisse, dans la plupart des cas, ce sont des bagatelles ! C’est au moment où il ne me restait plus un centime que le Seigneur m’a envoyé en Afrique. Je ne crois pas qu’Il m’aurait demandé d’y aller s’Il ne savait pas que je voulais Lui obéir.

Dieu m’a dit :

« Tu vas aller en Afrique ! »

Je n’avais plus un sou. La plupart d’entre vous savent de quelle manière je suis allé en Afrique. Nous avions une très belle maison là-bas. Elle était construite en bois, ce qui était inhabituel. Elle n’était pas aussi belle que la première maison en bois que nous avions en Amérique, mais nous n’avons jamais été aussi heureux que dans cette maison ! Le toit était en tôle ondulée. Je dormais dans le grenier. En été, sous le soleil africain, il faisait sept fois plus chaud que dans la fournaise ardente de Babylone ! Et dès que le soleil se couchait, il y faisait plus froid que dans un frigidaire !

Mais je dormais dans ce grenier, et c’est là que j’ai reçu du Sei- gneur certaines des choses les plus merveil- leuses qu’Il m’ait don- nées.

C’est là que me furent révélées beaucoup des vérités que je vous prêche aujourd’hui.

Consacrez-vous d’abord à Dieu. Je me demande si vous l’avez fait ? Quant à vous, Chrétiens de longue date qui continuez à prendre des pilules et toutes ces choses du passé, vous êtes-vous consacrés à Dieu ? Finissez-en avec tout cela et consacrez votre corps à Dieu. Faites de Jésus-Christ votre médecin pour toujours ! Prenez-Le comme votre seul remède !

Le résultat de la consécration

Le résultat de cette consécration, c’est que personne n’aurait pu empêcher Jésus de recevoir le Baptême dans le Saint-Esprit ! Dieu attend depuis longtemps que certains se consacrent ainsi ! Le cœur de Dieu répond à cette sorte de consécration !

Quand Jésus S’est tenu devant les eaux du Jourdain en faisant cette consécration, quelque chose se passa dans l’âme du Père, et les flots de la gloire céleste sont descendus, sous la forme d’une Colombe venant reposer sur Christ. Tout au moins, il sembla à Jean qu’une Colombe vint reposer sur Jésus.

L’Esprit n’est pas venu au compte-gouttes !

« Il ne Lui a pas donné l’Esprit avec mesure. »

Il est descendu du ciel dans Sa plénitude, venant du cœur de Dieu.

Tout d’abord, Jésus a consacré toute Sa vie au Père. En conséquence, le Saint-Esprit est descendu sur Lui, et Jésus fut rempli de l’Esprit. Lorsque vous êtes rempli de l’Esprit, vous recevez quelque chose qui ne signifie pas uniquement de la gloire, du bonheur et des cris de joie !

Satan est tout de suite venu sur les traces de Jésus. Il sera aussi sur les vôtres, si vous faites une telle consécration. Lorsque quelqu’un reçoit la plénitude du Saint-Esprit, Satan sait qu’il va avoir des problèmes. Il se met aussitôt à l’œuvre et ne lâche pas cette personne d’une semelle s’il le peut. Aussi Jésus fut-Il conduit dans le désert, non par le diable, mais par le Saint-Esprit.

N’est-il pas étrange que le Saint-Esprit L’ait conduit dans le désert ? Pour quel but ? Pour y rencontrer le diable ! Pourquoi ? Pour que le diable Le tente, et qu’il voie s’Il en sortirait vainqueur ou non. Pour voir s’Il voulait vraiment dire ce qu’Il avait dit au Jourdain.

Le diable a dit :

« Étais-Tu sérieux quand Tu as fait cette consécration ? Étais-Tu sérieux quand Tu as donné Ton Corps et Ton Àme au Seigneur près du Jourdain ? Était-ce réellement pour toujours ? »

La plupart des gens sont sérieux quand ils se consacrent, le jour de leur baptême, mais ils l’oublient la première fois que le diable se manifeste, ou dès qu’ils ont mal à l’estomac.

Le Seigneur Jésus S’est consacré pour toujours.

Que ce soit aussi une décision définitive dans votre âme et dans votre esprit.

Il n’y a jamais eu une autre période de l’histoire où le monde ait eu autant besoin qu’aujourd’hui d’avoir la démonstration que le Seigneur peut garder Ses enfants en permanence, et dans n’importe quelle condition !

Ainsi, lorsque Jésus eut consacré à Dieu pour toujours Son Corps, Son Ame et Son Esprit, Satan l’a tenté au maximum sur chacun de ces points.

Une femme qui a récemment reçu le salut devint désespérée peu après. Depuis le jour de sa conversion, tout allait mal. Elle était mariée à un homme impossible. Il lui a dit que si elle devenait chrétienne, ce serait fini entre eux, et il l’a quittée.

Tout de suite après, sa meilleure amie est devenue folle. Ensuite, sa mère donna son cœur à Dieu.

Cela faisait une semaine qu’elle était chrétienne lorsque son mari lui dit :

« Qu’est-ce qui t’est arrivé ? »

Elle lui a répondu qu’elle avait trouvé Dieu. Il lui a dit : « Au-revoir ! » Et elle n’a plus entendu parler de lui. Il fallait qu’elle s’occupe de sa mère et de son amie folle. Elle était affolée et désespérée.

Un jour, dans l’agonie de son désespoir, elle était prête à tout laisser tomber. Elle dit :

« O Dieu, après tout ce que je viens de vivre, il ne me reste plus rien d’autre à faire ! Je retourne dans le monde ! »

À peu près à la même époque, l’Esprit me dit :

« Va immédiatement à la Rue Salmon ! »

J’y suis allé et je l’ai rencontrée. Elle descendait les escaliers. Je lui tendis la main et lui demandai :

« Alors, comment ça va ? »

Elle répondit :

« N’en parlez pas ! C’est l’enfer ! C’est ça qu’on reçoit quand on devient chrétien ? »

Je lui dis :

« Je ne sais pas, chère Sœur, mais je sais une chose : quand vous serez sortie de là, vous saurez si vous êtes une Chrétienne ou non ! »

Puis je l’exhortai :

« Chère petite Sœur, ce n’est pas le moment de tout laisser tomber, en plein milieu de la bataille ! N’importe quel fou peut faire cela. Gagnez d’abord cette bataille, puis retournez dans le monde ! »

Elle répondit :

« D’accord, je vais continuer à combattre pendant deux semaines. »

Je lui dis :

« C’est entendu ! »

Lorsque les deux semaines furent terminées, je lui dis :

« A présent, chère Sœur, vous pouvez retourner dans le monde ! »

Elle sourit et me dit :

« Non, je ne le pense pas ! »

Son amie qui était devenue folle fut guérie. Sa chère vieille mère fut guérie. Certains amis découvrirent ce qui se passait et remplirent leur maison de malades, qui furent guéris. Cela paye de persévérer jusqu’au bout !

Ainsi, Jésus commença par consacrer à Dieu le Père Son Etre entier, Corps, Àme et Esprit. Ensuite, le Saint-Esprit descendit du ciel sur Lui. Il était rempli de l’Esprit avant d’être tenté dans le désert. Il revint du combat dans la puissance de l’Esprit.

J’ai prié pendant neuf mois pour recevoir le baptême dans le Saint-Esprit. Si un homme a jamais prié honnêtement et sincèrement dans la foi, ce fut bien moi. Finalement, un jour, j’étais prêt à tout laisser tomber et abandonner. Je dis :

« Seigneur, c’est peut- être pour d’autres, mais ce n’est pas pour moi. Tu ne peux pas me le donner, tout simplement. »

Je n’ai pas accusé Dieu.

Un soir, un homme appelé Pierce me dit :

« M. Lake, cela fait longtemps que je souhaite que vous veniez passer une nuit de prière avec moi. Nous avons prié pour le baptême dans le Saint-Esprit depuis une année complète, et aucun de nous ne l’a encore reçu. Frère, je ne crois pas que vous l’ayez encore reçu, aussi nous pourrions prier l’un pour l’autre. »

J’étais si désireux de prier, aussi je répondis à son invitation, rempli d’intentions de prier pour tout le reste. Nous avions commencé à prier depuis guère plus de cinq minutes, lorsque la lumière de Dieu commença à briller autour de moi. Je vis que je me trouvais au centre d’un arc de lumière de plus de trois mètres de diamètre.

Cette lumière était la plus blanche de tout l’univers. Tellement blanche ! Combien elle me parlait de pureté ! Depuis ce moment, quand je repense à cette blancheur, à cette merveilleuse blancheur, je la considère comme l’idéal de la pureté de la nature de Dieu.

Une Voix sortit de la Lumière

Alors une Voix commença à me parler depuis cette lumière. Je ne vis aucune forme. Cette Voix commença à me rappeler toutes les fois où j’avais désobéi à mes parents, depuis mon enfance. Elle me rappela mon entêtement, et les dizaines et dizaines de fois où Dieu m’avait conduit à placer pour toujours sur l’autel de la consécration mon corps, mon âme et mon esprit.

Cela faisait dix ans que j’avais placé mon corps sur l’autel, et j’étais un ministre de l’Évangile. Mais lorsque le Seigneur Se révèle, Il ouvre à notre âme des profondeurs qui n’ont jamais été touchées auparavant dans notre vie. Savez-vous que lorsque je fus baptisé dans le Saint-Esprit, Il a révélé, dans les profondeurs de ma nature, des choses qui n’avaient jamais été touchées auparavant.

Tout ce qui était dans l’ombre, tout ce qui était lointain et flou, devint clair et réel.

Dieu S’ap- procha et fit briller Sa lumière en moi.

Peu de temps après, je reçus le Saint-Esprit.

Cela fait peut-être longtemps que vous traînez loin derrière. Vous L’avez peut-être suivi une semaine ou deux, puis vous vous êtes retiré. Bien-aimés, vous n’irez jamais nulle part de cette manière. Dieu a pris beaucoup de peine à nous secouer pour nous faire atteindre le point où nous allons enfin nous engager en nous appuyant sur Dieu et en tenant ferme.

Jésus est passé au travers de ces horribles épreuves. Que ce serait-il passé s’Il avait faibli ? Que se serait-il passé s’Il avait fini par aller acheter une boîte de pilules ? Il n’aurait plus été l’Agneau sans tache.

S’Il ne l’avait fait qu’une seule fois, cela aurait ôté toute signification à Sa consécration. Lorsqu’Il est entré dans le désert, Il possédait l’Esprit, mais, après être sorti vainqueur de l’épreuve, c’est l’Esprit qui Le possédait ! Comprenez-vous ? Beaucoup de gens ont l’Esprit de Dieu. Tout enfant de Dieu possède l’Esprit de Dieu, dans une certaine mesure. Mais lorsqu’il est allé jusqu’au bout avec Dieu, c’est l’Esprit de Dieu qui le possède.

Le résultat de la tentation dans le désert

Lorsque Jésus est sorti du désert dans la Puissance de l’Esprit, le Saint-Esprit Le possédait tout entier, Corps, Ame et Esprit, dans chaque fibre de Son être. Il était prêt à commencer Son ministère et à démontrer la vraie nature du christianisme. Nous lisons dans Matthieu 4 : 23 :

« Jésus parcourait toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité parmi le peuple. »

Tout le monde veut se lancer dans la prédication mais, que Dieu soit béni, lorsque nous acceptons de passer avec Jésus dans ce processus de préparation, alors nous pourrons le faire avec efficacité, avec puissance, et avec l’amour de Dieu.

Charles Parham prêchait un jour dans l’Etat du Kansas. Un vieux fermier était très intéressé, et il disait tout le temps :

« Oh ! Je voudrais bien que le Seigneur m’enlève toutes mes fermes, tout mon bétail et tous mes biens, pour me laisser prêcher l’Evangile ! »

Alors, un soir, Parham s’agenouilla pour prier et dit :

« Seigneur, Dieu du Ciel, envoie la peste pour tuer son bétail ! Envoie la foudre brûler ses moutons ! »

L’homme se leva d’un bond et dit :

« Mais pourquoi donc priez-vous ainsi ? »

Parham lui répondit :

« Mais ne pensiez-vous donc pas ce que vous disiez ? »

Que Dieu vous bénisse, nous ne pensons pas sérieusement la moitié de ce que nous disons dans la prière ! Finalement, ce vieux fermier commença à comprendre ce qu’était une véritable consécration. Un jour, il commença à employer son argent pour répandre l’Evangile de Jésus-Christ et pour sauver des âmes. Il soutint une douzaine de comités missionnaires.

Des années plus tard, je marchais dans une rue de Johannesburg, en Afrique du Sud, quand un tramway passa à côté de moi. Quelqu’un me cria de monter. Le premier homme que je vis fut ce fermier. Il me dit qu’il venait juste de conduire une équipe missionnaire au Congo et de l’y installer. Puis il fit cette remarque :

« L’œuvre que nous avons implantée là-bas va se poursuivre jusqu’au retour de Jésus et ne s’arrêtera jamais ! »

N’aimeriez-vous pas implanter quelque chose qui durerait jusqu’au retour de Jésus, et qui serait une bénédiction pour l’humanité ?

Un soir de 1909, je prêchais à Los Angeles. Au cours de mon message, je dis que là où j’étais, en Afrique, les conditions étaient telles que je pouvais garantir une âme sauvée pour chaque cent investi ! Puis je suis allé à Portland. J’avais réuni une équipe de huit personnes que je voulais amener avec moi en Afrique.

J’avais assez d’argent pour payer mon voyage, mais je n’en avais pas pour payer le leur.

Un soir, je me suis agenouillé auprès de mon lit, et j’ai fait cette prière :

« Seigneur, j’ai travaillé pendant six mois et ces huit personnes ont accepté d’aller avec moi en Afrique. Je crois qu’elles sont vraiment appelées par Toi. Mais je n’ai pas un sou pour payer leur voyage. Maintenant, c’est à Toi d’agir ! »

Je me glissai dans mon lit avec le sentiment que j’avais été entendu.

Quatre ou cinq jours après, je revins chez moi vers deux heures du matin, et je trouvai une lettre de George B. Studd. Il me disait :

« Lake, il vous est arrivé une aubaine aujourd’hui. L’une de nos amies est venue nous voir en nous demandant de ne pas révéler son identité. Elle nous a laissé un chèque de 3.000 dollars pour votre œuvre en Afrique du Sud. J’ai moi-même cinq dollars, que j’ajoute à cette somme. »

Je retournai en Afrique du Sud avec toute mon équipe. Il me semblait que cet argent devait prouver ce que j’avais avancé. Cela signifiait qu’il allait contribuer à sauver 300.000 âmes. Je veux vous dire qu’il y en a déjà 50.000 ! Combien d’âmes sauvées vont produire ces 3.000 dollars, si le retour du Seigneur ne se produit que dans cinquante ans ?

Dieu m’a montré la valeur des âmes. J’étais directeur d’un réseau d’agents d’une compagnie d’assurances. Je recevais 80% de commission sur les premières primes. Vingt ou trente minutes passées avec un client pouvaient signifier une commission de plusieurs centaines de dollars.

Mais Dieu m’a baptisé dans Son Saint-Esprit. Quand je suis retourné à mon bureau après trente jours d’absence, plus jamais je n’ai pu passer autant de temps à parler d’assurances avec un client ! Le Saint-Esprit me répétait sans cesse :

« Pense à son âme ! »

Après un court moment, je devais m’arrêter et lui dire :

« Frère, êtes-vous un Chrétien ? Si vous ne l’êtes pas, mettez-vous à genoux ! »

Je me mettais à genoux avec lui et nous commencions à prier. Pendant six mois, je vis des clients venir ainsi à Dieu chaque jour. Mais j’oubliais les contrats et la compagnie d’assurances qui me payait pour les conclure.

Je me dis : « Ce combat est devenu trop dur, c’est soit Dieu et les âmes tout de suite, soit mes affaires ! »

J’ai lutté pendant six mois. À la fin, le Seigneur l’emporta !

Commencez donc par vous consacrer à Dieu corps, âme et esprit. Cela vous coûtera tout votre argent et tout le reste ! Que Dieu soit béni !

C’est ce que Jésus a fait, et c’est ce que j’ai fait. Jésus a dit :

« Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête » (Matthieu 8 : 20).

Quand nous étions sur le champ missionnaire en Afrique, nous nous sommes assis à table des centaines de fois, ma femme, nos sept enfants et moi, sans avoir rien d’autre à manger que de la bouillie de farine de maïs. Parfois nous n’avions même pas de sel à y ajouter ! Pourtant, je prêchais trois ou quatre fois par jour, et je priais continuellement pour les malades.

Aujourd’hui, mon cœur désire ardemment retrouver ces choses. Je dirais volontiers au-revoir à ma tarte au potiron et à tout le reste, pour retourner à ma bouille de maïs, si je pouvais obtenir les mêmes victoires pour Jésus-Christ !

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Auteur : John G. LAKE. Sermons réunis et édités par Gordon Lindsay et publiés par CHRIST FOR THE NATIONS, Inc. P.O. Box 24910, Dallas, Tx (U.S.A.), sous le titre : « The John G. Lake Sermons on Dominion over Demons, Disease and Death. » – Edités en français par Parole de Vie, avec permission.

  8Comments

  1. natacha   •  

    je suis entrain de lire le chapitre 8, j’ai déja lu les autres et cela me trouble et je me pose beaucoup de questions, en définitive je constate que le mot "foi" a perdu son sens aujourd’hui et que nous sommes endoctriné a devenir des chrétiens qui mettent plus leur confiance en la médecine qu’en Dieu.

    Je souffre d’une hernie discale et d’un début de sclérose qui a commencé il ya 7 ans, et s’est agravé avec le temps: "grossesses, ensuite j’ai travaillé dans un home pour personne âgée", et durant cette période j’étais retrograde.

    J’avais considéré ma maladie comme quelque chose de normal, et l’avis de certains chrétiens ne m’a pas aidé à croire en la guérison divine.

    Dans mon cas seule une guérison divine peut me guérir, suite à cete hernie je souffre beaucoup d’une sciatique, et c’est vraiment douloureux, le simple fait de repasser mon linge ou nettoyer le sol chez moi me fait très mal aux jambes.

    J’ai prié, imploré et même demandé au pasteur de prier pour moi, j’ai demandé pardon à Dieu pour ces années retrograde, j’ai pris autorité sur la maladie et les démons, mais je suis toujours au même stade.

    En lisant cet article, je me pose encore plus de questions sur ma foi en la guérison, je me demande si j’ai bien compris la volonté de Dieu me concernant et sur l’autorité que j’ai en Jésus Christ.

  2. Mestchersky Boris   •  

    Natacha, ne déséspéres pas, j’ai aussi une ernie discale, et pour l’instant, depuis quelques jours elle me faitâtrôcement souffrir, j’ai aussi des tâches rouges sur mon visage !

    Mais pour tous ela Christ est vainqueur ! de nos maladies, de nos infirmîtés, de notre péché !

    Seulement, un jour sont comme mille ans et milles ans comme un jour, c’est à dire que le temps appartient à D;ieu voît Job, il souffrait bien plus que nous, et le temps de la délivrance et du secours de D;ieu ontre l’énnemi de nos âmes et venu, selon sa volonté pour faire sa volonté.

    Aies patience! Il ne donne pas d’épreuve au-delà de nos forces.

    Fraternellement en Christ,

    boris Mestchersky

  3. odile   •  

    je suis actuellement en recherche de travail et cet AM je suis allée à l’ANPE pour finalement me rendre compte que ce service ne m’était pas d’une grande aide. Et en sortant, j’ai eu à l’esprit que se confier dans les services de l’état n’était pas la meilleure des choses que je devais faire en tant que chrétienne, le Dieu auquel j’ai confié ma vie à 10 000 fois plus de ressources pour me trouver du travail d’autant que je souhaite vraiment le servir au travers de mon activité et avec les dons qu’Il m’a donnés.
    Cet article parle de la guérison mais peut aussi concerner tous les aspects de notre vie.
    Pour la guérison, en début de semaine je me suis dit que très bientôt peu de personne pourront se faire soigner (c’est déjà vrai à cause des dépassements d’honoraires, que pratiquent certains médecins, qui sont tellement énormes que la classe moyenne ne peut utiliser leurs services: c’est mon expérience perso) et qu’il faudra alors compter sur notre Dieu tout puissant pour avoir la guérison.

  4. natacha   •  

    Merci Odile c’est vraiq ue les chrétiens seront devant des choix à faire en matière de guérison, "non pas que les médecins sont des serviteurs de Satan sinon cela voudrait dire que Satan aime guérir les gens, alors que c’est faux" Mais avec l’arrivé de la marque de la bête ceux qui connaitront ces temps n’auront pas d’autres choix que de se confier en Dieu pour être soigné, pour manger, pour vivre etc…

    J’aimerai connaitre le suite du livre.

  5. Yvette   •  

    J’ai une question, la parole de Dieu nous apprend que rien ne se fait sans Lui et tout se fait avec sa volonté… Pourquoi alors, n’est ce pas exacte de dire à un malade que sa maladie est la volonté de Dieu ? N’est ce pas si on péche, on attire vers nous toute sorte de conséquence car La loi est la loi. Et elle est pour tout le monde, pour le bon comme pour le méchant, pour les anges, comme pour les démons. Et Dieu lui même est fidele à sa loi. A moins que j’ai mal compris, mais j’ai l’impression, que tout ce qui se fait sous le ciel obéit à cette la loi de Dieu… Donc le diable ne peut pas venir nous toucher sans la permission de Dieu. ET pour obtenir cette permission, je suppose qu’il doit présenter toute une série d’argument. Et comme je peux compter sur l’équité, la justice de ce Grand Dieu Incorruptible, alors pourquoi ne pas dire à un malade que sa maladie est la volonté de Dieu et est probablement aussi sa faute ???? j’ai besoin que quelqu’un m’éclaire afin de ne pas tomber dans le péché ….

    Merci.

    Michelle: la maladie est entrée dans le monde à cause du péché. La Bible nous apprend que le péché des pères retombe sur les enfants. Elle nous apprend aussi que par un seul homme la mort est entré dans le monde. Il te faut sortir de la perspective archi égocentrique de l’homme naturel pour entrer dans la vision divine de la responsabilité humaine ! La maladie de l’un peut être la conséquence du péché des autres !!!!Jésus a très bien répondu à cela concernant la tour de Siloé, disant que nous étions tous coupables ! N’oublie jamais que Dieu nous interpelle les uns par les autres. Je ne peux développer ici ce sujet, qui demanderait des pages et des pages d’études bibliques. Ne retiens qu’un point: il n’est RIEN de ce qui nous arrive qui soit le fruit du hasard, et à travers nos souffrances, Dieu peut nosu interpeler sur notre propre conduite… ou nous conduire à Lui (Job 36:15), ou nous émonder. il n’est pas l’auteur de la souffrance: c’est le péché qui engendre des souffrances (le nôtre, celui de nos pères, celui de nos autorités…), mais Dieu se sert de toutes pour nous conduire plus près de lui… Mais nous pouvons aussi nous endurcir: cela relève de notre choix !

    Gloire à Dieu.

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