Note M.A.V.: Je remets en ligne cet article, écrit il y a trois ans, au tout début du blog. Je pense que, s’agissant d’un sujet majeur: « la repentance à  salut », il est plus que jamais utile, en nos temps d’apostasie, de rappeler certains fondements: c’est pour beaucoup de chrétiens de nom une question de vie ou de mort… s’ils savent entendre !

Comme beaucoup de serviteurs de Dieu, je suis confrontée à  un constat terrible: Dans nos églises, beaucoup de ceux qui se disent chrétiens ne sont pas sauvés. Quel pourcentage? Dieu seul connaît les Siens !

Les Siens sont un en Jésus-Christ, quelle que soit l’assemblée à  laquelle ils appartiennent, car Jésus a prié ainsi une fois (Jean 17:11, 21, 22, 23.). Le Père l’exauce toujours (Jn 11:42): Jésus a déjà  été exaucé dans cette prière il y a deux mille ans. Jamais, il n’y a eu la moindre division dans la Jérusalem céleste, dans l’Épouse que Jésus prépare et qui sera bientôt enlevée: elle ne partira pas avec un doigt de pied dans un sac à  part, et une oreille en colis recommandé!

S’il y a tant de divisions entre les Églises, et même à  l’intérieur des dénominations, voire à  l’intérieur de chaque assemblée, n’est-ce pas parce qu’il y a à  l’intérieur beaucoup de personnes mal converties ou converties à  « un autre Jésus », à  un « autre évangile », et qui ont reçu « un autre esprit » (2Co 11:4)? Pourtant, tous ont la conviction d’être de « vrais » chrétiens?

Pierre donne un des signes de la vraie conversion, en Actes 3:

Act 3: 19, 20: Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus-Christ,

Regardons bien l’ordre:

1: La repentance

2: La conversion

3: Le rafraîchissement

4: Jésus vient vivre en nous.

Les deux premières étapes sont notre part, les deux dernières sont la part de Dieu, et ces deux dernières parts ne peuvent exister sans les deux premières. Pourtant, j’ai rencontré des quantités de personnes qui pensaient que Jésus les habitait déjà , alors qu’elles n’avaient jamais connu de vraie repentance, donc pas de vraie conversion.

Quand on parle de repentance, il ne s’agit évidemment pas des mots mécaniques que l’on a fait prononcer lors d’un appel : « Je te demande pardon pour mes péchés », mots qui resteront sans effets pour celui qui ne reçoit pas du Saint-Esprit, immédiatement ou dans les jours qui suivent, une profonde conviction de péché, celle qui fait prendre conscience de notre pitoyable condition de perdu et de notre incapacité à  pouvoir nous racheter nous-mêmes, fassions-nous mille ans de bonnes œuvres.

L’expression: « repentance à  salut » (2Co 7:10) est vide de sens pour celui qui n’a pas eu la révélation de l’immensité du sacrifice de Christ à  la croix de Golgotha, sacrifice pouvant, Lui seul, payer le prix de nos fautes.

La rançon payée par Dieu, c’était l’innocence crucifiée, en Son Fils bien-aimé, Emmanuel, qui s’était faite chair pour endosser nos péchés à  notre place.

Ceux qui appellent les pêcheurs à  la repentance voient souvent la différence entre ceux que le Saint-Esprit saisit, car souvent des torrents de larmes coulent de leurs yeux, et ceux qui s’avancent « à  tout hasard », ou encore parce que la prédication leur a remué un peu les tripes, juste ce qu’il fallait pour s’avancer, puis s’en retourner comme ils étaient venus. Sauf qu’ils vont, désormais (peut-être!), occuper leur dimanche matin à  autre chose qu’à  dormir ou faire du footing (ou du foot!).

La repentance qui vient du Saint-Esprit n’a pas la même odeur, ni la même saveur que celle qui vient de la chair, comme celle de Pharaon reconnaissant qu’il était pêcheur à  la huitième calamité, mais qui a recommencé de plus belle dès que la calamité s’est arrêtée (Ex 9:27), ou encore comme la repentance de Saül, qui paraît à  première vue profonde et sincère:

1 S 15: 24, 25 : «  Alors Saül dit à  Samuel: J’ai péché, car j’ai transgressé l’ordre de l’Eternel, et je n’ai pas obéi à  tes paroles; je craignais le peuple, et j’ai écouté sa voix. Maintenant, je te prie, pardonne mon péché, reviens avec moi, et j’adorerai l’Eternel. »

C’est une fausse repentance. On la reconnaît à  trois signes: Saül justifie son péché: « je craignais le peuple, et j’ai écouté sa voix ».

Ensuite, il montre la vraie motivation de son cœur: « reviens avec moi ». Il a besoin de Samuel pour le « cautionner » aux yeux du peuple et ainsi conserver son trône. Enfin, son adoration pour Dieu est conditionnelle. Il faut d’abord que Samuel pardonne son péché et qu’il accepte de l’accompagner pour qu’il décide qu’il sera alors normal, pour lui, d’adorer Dieu.

Dieu ne s’y trompe pas. Samuel non plus !


Le N.T. déclare que la (vraie) repentance déclenche des changements profonds:

Mt 3:8: Produisez donc du fruit digne de la repentance,

Lu 3:8: Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à  dire en vous-mêmes: Nous avons Abraham pour père!

(Nous pourrions paraphraser cette phrase de Jésus afin de l’adapter aux « gentils »: « ne vous mettez pas à  dire en vous-mêmes: Nous avons Dieu pour Père car nous croyons en Jésus, nous appartenons à  telle ou telle dénomination (ou assemblée)… ! « . )

Ac 26:20: à  ceux de Damas d’abord, puis à  Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j’ai prêché la repentance et la conversion à  Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance.

Ce n’est que lorsque cette conviction de péché nous a transpercés que l’on peut se convertir. Se convertir, c’est faire demi-tour: On décide de changer résolument de vie, pas en surface, mais en profondeur, car on a compris que, sans cela, l’issue finale serait, irrémédiablement, le feu éternel.

Alors le saint-Esprit va commencer son œuvre de « rafraîchissement« : transformation de nos pensées, changement de notre regard sur le monde et les plaisirs du monde, destruction des forteresses mensongères qui régissent le monde dans tous les domaines, puisque le monde entier « est sous la puissance du Malin« , et que le Malin est le Père du mensonge.

Il va commencer à  nous révéler qui est Jésus, à  nous révéler le Père, à  se révéler Lui-même, et notre amour pour Dieu se transformera. Il ne sera plus basé seulement sur la reconnaissance de ce qu’Il a fait pour nous, il va s’approfondir car nous apprendrons à  connaître QUI IL EST!

Cela sera d’autant plus grand que – Quatrième étape – nous recevons Jésus en nous et qu’Il commence à  y prendre une place grandissante, pour devenir le Seigneur de notre vie dans tous les domaines, afin que nous puissions, à  l’instar de Paul, nous écrier un jour :

 » J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal 2:20)

Le processus sera accéléré quand on a faim et soif de la vérité, quand on dévore la Bible pour connaître le Dieu de la Bible, et qu’Il peut alors nous laver par l’eau de sa Parole, quotidiennement. Notre foi –  » plus précieuse que l’or périssable (qui pourtant est purifié par le feu » ( 1Pe 1:7 ) – va augmenter en conséquence, car « La foi vient de ce qu’on entend ° et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu » (Rom 10:17).

  • °(= compréhension des réalités célestes)

Le processus sera mis au régime turbo si l’on reçoit le baptême du saint-Esprit, et le feu du Saint-Esprit.

Mais, comme dans la parabole des quatre terrains, nous pouvons retourner en arrière:

Marc 4 18, 19 : D’autres reçoivent la semence parmi les épines; ce sont ceux qui entendent (comprennent) la parole, mais en qui les soucis du siècle, la séduction des richesses et l’invasion des autres convoitises, étouffent la parole, et la rendent infructueuse.

Nous pouvons aussi perdre notre salut :

Apoc 3:5 : Celui qui vaincra sera ainsi revêtu de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.

Pour ceux qui achèvent les chrétiens blessés, les Pharisiens-bien-sous-tout-rapport et auto-satisfaits, David s’écrie:

Psaume 69: 26 à  28 :Car ils persécutent celui que tu frappes, Ils racontent les souffrances de ceux que tu blesses. Ajoute des iniquités à  leurs iniquités, Et qu’ils n’aient point part à  ta miséricorde ! Qu’ils soient effacés du livre de vie, Et qu’ils ne soient point inscrits avec les justes !

N’avez-vous jamais rencontré des « chrétiens » qui vous enfoncent quand vous êtes écrasé par l’adversité ? Ils viennent, par exemple, vous expliquer que c’est sûrement parce que votre vie n’est pas en règle devant Dieu que les tuiles, la ruine, la mort de proches ou la maladie vous tombent dessus ? Ces chers frères arrivent juste à  point, au moment où vous étiez vous-même en train de vous demander si vous n’aviez pas commis quelque horrible forfait pour que le sort s’acharne contre vous ! Après leur passage fraternel, s’il vous restait encore un peu d’espérance, vous voici désormais certain que vous ne méritiez pas l’amour de Dieu et qu’Il vous a définitivement rejeté !

D’autres, qui ont connu un moment le salut, sont retombés dans le monde, mais comme on leur a répété qu’ils ne pouvaient pas perdre leur salut, ils ont la conviction d’être toujours « du bon côté », bien que les fruits ne suivent pas. Ils sont séparés de Christ par le péché, mais comme ils participent tous les dimanches matin au culte, qu’ils chantent des louanges, qu’ils ressentent même la présence du Seigneur, ils se croient toujours dans les petits papiers de Dieu. D’autant que, comme ils paient tout ou partie de leur dîme, « on » les conforte, bien trop souvent, dans l’idée qu’ils sont sauvés.

Ils le seront, sous réserve tout de même d’accepter que La Saint-Esprit les sonde, et qu’ils se repentent de toute leur âme d’avoir encore et encore offensé Dieu !

Si vous n’avez jamais été plié de douleur en ayant la révélation de votre état de souillure, si vous pensez que vous n’êtes pas pires que les autres, ou, tout bien pesé, bien mieux que la plupart, si vous pensez que vos bonnes œuvres vous donnent un ticket d’entrée au paradis, si vous croyez qu’au final tout le monde va aller au ciel parce que « Dieu est bon », ou bien que, à  cause de Jésus « tout vous est permis », criez au Père pour qu’il vous envoie son Saint-Esprit vous convaincre de péché, de justice, et de jugement.

Avec Jésus, il n’est jamais trop tard… tant qu’il nous reste un souffle de vie. Mais de quoi demain sera-t-il fait ?

Jésus a fait une promesse:

Lu 11:13: Si donc, méchants comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à  vos enfants, à  combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à  ceux qui le lui demandent.

La repentance selon Dieu, c’est le début de la vie.