A-t-on perdu l’art de prêcher avec flamme ? par Léonard Ravenhill.

Transmis par Lorraine – mis en page et en images par Michèle H.Source Vox Dei

« L’Evangile, ce n’est pas de l’histoire ancienne, archaïque, remise au goût du jour. C’est un feu dans l’esprit, nourri par la flamme de l’amour immortel ; et, malheur à nous si, par notre négligence à ranimer le don de Dieu qui se trouve en nous, ce feu s’éteint. » – Dr. R. Moffat Gautrey

« Le plus grand miracle qui eut lieu ce jour-là (le jour de la Pentecôte) fut la transformation opérée dans ces disciples qui attendaient. Leur baptême de feu les métamorphosa. » – Samuel Chadwick

« L’emblème du christianisme n’est pas une croix, mais une langue de feu. » – Samuel Chadwick

« La véritable prédication fait transpirer des gouttelettes de sang. » – Joseph Parker

Des siècles se sont écoulés depuis le jour où le réformateur suisse, Oecolampadius, lança cette phrase :

« Quelques hommes justes et fervents influeraient infiniment plus le ministère qu’une myriade de pasteurs tièdes ! »

Le temps qui passe n’a rien retiré de la causticité de cette déclaration. Nous avons besoin de plus de prédicateurs « justes et fervents ».

Esaïe appartenait à cette catégorie, à preuve sa confession désespérée :

« Malheur à moi ! je suis perdu,

car je suis un homme dont les lèvres sont impures,

j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impu- res »

Esaïe 6:5.

 

Paul en faisait aussi partie par son appel incontournable.

« Malheur à moi si je n’annonce pas l’Evangile ! » 1 Corinthiens 9:16

Aucun de ces hommes envoyés de Dieu n’avait une vision plus vaste de l’importance de sa tâche que Richard Baxter d’Angleterre.

Voyez ce qu’il répondait à ceux qui l’accusaient d’oisiveté :

« Le pire que je vous souhaite, c’est d’avoir mes aises au lieu de votre travail. J’ai des raisons de me considérer comme le moindre de tous les saints, et cependant je ne crains pas de rétorquer à quiconque m’accuse que je considère le travail de la plupart des commerçants en ville comme un plaisir pour le corps, comparé au mien, bien que je n’eusse pas aimé l’échanger avec le plus grand prince. Leur travail préserve la santé, le mien la consume. Ils travaillent sans souffrir, moi, dans des douleurs incessantes. Ils ont des heures et des jours de congé ; j’ai à peine le temps de manger et de boire. Nul ne les moleste pour leur activité, alors que moi, plus j’en fais, plus j’attire haine et tempêtes sur moi. »

On retrouve dans cette réflexion sur la prédication quelques éléments de la culture spirituelle du Nouveau Testament.

Voilà le Baxter qui s’efforçait toujours de prêcher comme un homme à l’agonie
à des hommes à l’agonie.

Une génération de prédicateurs avec une âme semblable à la sienne sauverait cette génération de pécheurs de la gueule béante de l’enfer.

Les églises peuvent être bondées,

mais,

parallèlement,

la vie spirituelle peut être au plus bas.

C’est peut-être à juste titre que, dans le passé, on dénonça le libéralisme comme le séducteur de l’humanité.

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