Extrait du livre d’Arthur Katz : « L’authenticité »

Aimer la Vérité, c’est désirer par-dessus tout, la transparence candide de Jésus

Il importe que ce désir soit très puissant, car cette transparence s’accompagne de réalités que nous voudrons peut-être, de tout cœur, fuir ou rejeter.

Recevoir l’amour de la Vérité, et de cet Esprit qui est Vérité, c’est envisager une vie d’où sera bannie tout recours à l’exagération, aux « mensonges pieux », à la flatterie, à tout moyen que j’ai pris l’habitude d’employer pour me grandir ou me protéger.

Cela signifie renoncer à jouer un personnage, renoncer à toute affectation (manière d’être qui n’est pas naturelle).

Pour la plupart d’entre nous, cette perspective est franchement effrayante.

L’Esprit de Vérité va nous conduire dans toute la vérité, y compris dans ces aspects de la vérité qui nous vaudront d’être humiliés devant autrui, qui nous laisseront dans la douleur, l’incertitude et la perplexité, qui pulvériseront les images fausses et incomplètes que nous avons de nous-mêmes, des autres, et en fin de compte de Dieu Lui-même.

Ce n’est peut-être pas là ce que nous espérions.

Nous voulions quelque chose

– de plus paisible,

– de moins dangereux,

– de moins coûteux.

Recevoir l’amour de la Vérité et de l’Esprit qui nous conduit dans la vérité, c’est inévitablement nous ouvrir à une certaine souffrance, car la désillusion, l’incertitude et l’humiliation sont des formes de souffrance, et la souffrance, c’est ce que je tiens à éviter à toute force ; en effet, j’en ferai l’économie à n’importe quel prix, au prix de la vérité elle-même s’il le faut, à moins que je n’aime la vérité encore plus que je ne la crains.

Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrais, c’est la lâcheté.

« Tel sera l’héritage du vainqueur : je serai son Dieu, et il sera mon fils. Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les débauchés, les magiciens, les idolâtres et tous les menteurs, leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de souffre : cela, c’est la seconde mort  » (Apoc. 21:7).

Les lâches et les incrédules sont ici mentionnés dans le même souffle, parce qu’au cœur de la lâcheté, il y a un refus de croire Dieu et de se confier en Celui qui nous appelle à marcher dans la vérité.

Foi et santé mentale ne prospèrent que dans un climat de vérité, là où se trouve le vrai réconfort. Dieu ne cache jamais que faire l’expérience de la vérité, c’est parfois souffrir, de même qu’il peut être douloureux de Le connaître Lui-Même d’expérience.

Mais Il nous offre toutes les raisons d’aimer la vérité et d’avoir confiance en elle, de même qu’Il nous offre toutes les raisons de L’aimer et d’avoir confiance en Lui.

Nous avons la possibilité de refuser l’amour de la vérité. Ce refus ne consiste pas en une décision unique, ponctuelle ; il consiste plutôt en une accumulation, là où tout au long de la vie on choisit le mensonge et les demi-vérités, là où on préfère aux directives de l’Esprit un chemin sans danger ni douleur.

Quand l’Esprit vient pour nous conduire hors de l’illusion ou des demi-vérités, pour nous amener dans toute la vérité, comment réagissons-nous ?

Préférons-nous la sécurité de ce qui est commode, familier ?

Nous cramponnons-nous à cette connaissance partielle qui nous a rendu de si grands services ?

 

Ou bien allons-nous L’accueillir, Lui, pour Le suivre, si coûteuse que soit l’obéissance, là où jamais nous n’aurions l’envie, ni l’audace de nous rendre par nous-mêmes, c’est-à-dire là où est toute la vérité ?

C’est notre façon de marcher, jour après jour, qui fait de nous des êtres épris de vérité, ou bien des lâches qui la fuient.

Arthur Katz, extrait de « l’authenticité »