J’ai faim, dit Dieu ! Par Éliane

Matthieu 25:35, 36, 40 « Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli ; j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi… Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.«

Dieu est auprès des plus humbles des hommes. Il est sur le tas de poussière, au milieu des forçats en prison. Il accourt avec la foule des mendiants, partout où se distribuent des aumônes. Il est parmi les malades. Il fait la queue avec les chômeurs devant les bureaux de placement. Il pleure avec les désespérés et les suicidaires

En vérité, celui qui oublie les chômeurs, les pauvres, les malades, les prisonniers, les désespérés, les miséreux, oublie Dieu.

Ce n’est pas toujours à l’église que l’on rencontre Dieu ! Certes, Il est au milieu des louanges de son peuple, mais Il est aussi auprès de ceux qui souffrent ! Pour le rencontrer parfois, avant de se rendre à l’église, il faut aller visiter les cachots ou les hôpitaux, aller voir celui ou celle qui n’a pas la possibilité de venir à l’église, ou tout simplement venir en aide au mendiant qui se tient devant notre porte.

Quelles sont les priorités de Dieu?

L’histoire du Lévite et du sacrificateur ignorant tour à tour le blessé dans le fossé pour ne pas manquer à leurs « devoirs religieux », nous la con-naissons tous. Parce que Jésus a comparé leur comportement avec celui du « bon Samaritain », et nous savons ce que Jésus en a pensé. Ce Samaritain, ce méprisé du peuple de Dieu, a oublié son agenda, sans doute tout aussi chargé que celui du lévite et celui du sacrificateur, pour venir en aide au blessé, et il a su sortir son portemonnaie pour que le blessé continue à être soigné et protégé. (Lu 10) !

Il n’était pas religieux parce qu’il avait un cœur !

On sait donc qui, pour Dieu, est notre prochain, donc SON son prochain ! Quasiment un autre Lui-même !

Quelles sont les priorités de Dieu pour nous ?

Avons-nous des habitudes religieuses immuables, les pensant incontournables et dans le plan de Dieu, ou bien sommes-nous sensibles à ce que Dieu peut nous demander, même si cela doit bousculer l’agencement bien ordonné de notre temps, et même si cela doit nous faire manquer un culte ou une réunion de prière ?

Ne nous rendrons-nous à la prison ou à l’hôpital, comme Dieu nous l’a demandé, qu’après être allé au temple ? N’a-t-on pas manqué le vrai rendez-vous que Dieu nous avait fixé ? Si nous décidons de nous rendre en priorité à l’église, et seulement ensuite à l’hôpital, ne passons-nous pas à côté d’un vrai moment d’intimité avec Dieu, un moment qui nous aurait conduit devant le trône de grâce ?

Si nous négligeons de secourir le mendiant à sa porte en prétextant que nous avons à lire la Bible, ne courons-nous pas le danger de voir Dieu s’en aller ailleurs ? Avec le mendiant, justement !

Si nous jeûnons pour obtenir un exaucement de Dieu, tout en fermant notre cœur à celui que Dieu place sur notre route, cela plaît-il à Dieu ? On sait ce qu’en dit Esaïe 58:6 et suite.

L’obéissance vaut mieux que les sacrifices… (1S 15:22)

Mais pour obéir à Dieu, encore faut-il avoir une oreille exercée de disciple, pour entendre et reconnaître la voix du Seigneur !

1Jean 4:20 … Car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ?

On ne fait pas des œuvres pour mériter l’amour de Dieu, et encore moins le salut. Mais l’amour de Dieu en nous, quand Dieu nous habite, nous pousse dans des œuvres qu’Il a préparées d’avance pour chacun d’entre nous.

Nous sommes le Corps de Christ: Cela veut dire que nous sommes ses pieds, ses mains, sa bouche, son regard, ses bras, etc. pour manifester Son amour par des actes concrets !

Si nous ne sommes chrétiens qu’à l’église le dimanche, le Saint-Esprit habite-t-il en nous ?

  4Comments

  1. Aline   •  

    Non, bien sûr ! car "faire le chrétien" pourrais-je dire, que le dimanche, c’est être religieux.

  2. josiane   •  

    Etre chrétien n’est pas que le dimanche sinon c’est "jouer à l’église", ouvrir sa porte à l’isolé est pour moi très important, partager notre repas et notre famille. Trop souvent, j’ai pu le constater, des personnes sont isolées dans l’église. Je fais du bénévolat avec l’Armée du Salut dans le domaine "visite de personnes âgées" Beaucoup de ces personnes sont isolées de leurs familles et ont besoin d’une présence extérieure.

  3. Mikaël   •  

    Merci Seigneur pour Sa Parole et pour Son Esprit par lequel Il sait éclairer ceux qui le cherchent, que Dieu soit loué pour ces quelques paroles et que notre coeur y soit sensible pour travailler à la gloire de notre Père, que Son Esprit nous pousse toujours plus à agir selon Sa nature divine et toujours plus loin d’un enlisement religieux…que de joie dans mon coeur et que de bouleversement aussi face à ce message car je ne peux que me rendre compte de mes propres manquements face à ces réalités qui m’entourent et voir que j’ai encore besoin que l’amour de mon Seigneur m’inonde et me transforme à son image de gloire en gloire! Que Sa volonté soit faite, loin de toute religiosité et que Sa grâve et Sa paix vous accompagne, soyez bénie et gardée par Sa toute puissance, au nom grand, doux et puissant de Jésus!

Laisser un commentaire