Saül, le premier roi sur Israël est une métaphore de l’église mère (catholique ou institutionnelle)  : il (elle) a bien démarré, en liaison avec Samuel (qui est une image de l’Esprit Saint). Elle a des victoires, tout le peuple marche à  sa suite. L’Eternel est consulté, les stratégies sont donnée et suivies. L’ennemi subit des défaites.

Alors qu’il se cachait auparavant dans les bagages,  »  quand il était petit à  ses yeux  « , Saül prend rapidement de l’assurance, il ne prend pas garde à  ceux qui se moquent de lui. Sa royauté était bien partie, mais cela a duré deux ans, seulement.

Puis il est mis à  l’épreuve par l’Esprit  : dans un contexte de pression de la part de l’ennemi, il doit attendre Samuel, qui semble tarder. Alors le roi prend une place qui n’est pas la sienne et offre l’holocauste. Le chef du peuple a pris la place du Saint-Esprit. Le roi a pris toute la place, même de Celui qui était au-dessus de lui. C’est une désobéissance très grave, que Dieu a rejetée depuis le départ. Au lieu d’être affermie pour toujours, la royauté de Saül est rejetée. N’y a-t-il pas un parallèle entre cette histoire et la venue de la papauté  ?

Il est intéressant de voir comment Saül continue  : Samuel rompt tout contact avec lui. Ne nous y trompons pas  : Le Saint-Esprit a fait de même. Rien dans la  »  Tradition   » n’est inspiré de Lui. Mais Saül va garder un langage  »  chrétien   » jusqu’au bout. Il fait des vœux (en plein combat, celui de ne pas manger et boire avant le soir) qui ont l’air très spirituels, mais qui sont désastreux. Il ment, s’allie à  des ennemis, tue des sacrificateurs, tout cela en cachette. Il essaie même de tricher avec Dieu, de Lui laisser les bêtes pourries et de garder les bonnes pour lui. Il fait encore semblant de demander pardon, mais Samuel n’est pas dupe.

Oh! Comme ce roi a l’air spirituel, oh ! combien  il parle bien.    Oh !  Comme  il se bat bien et pour beaucoup, ne l’oublions pas, il est grand et beau. De l’extérieur il devait certainement être très impressionnant.

Mais l’Eternel a bien compris combien il est tordu, la bible parle même d’un mauvais esprit envoyé par Dieu. C’est le résultat immanquable de mauvais choix répétés. De l’intérieur cela ne va pas du tout. Seule la musique peut encore l’apaiser. Saül est un colérique qui ne contrôle plus ses pulsions meurtrières.

Les problèmes augmentent  : il y a un géant comme ennemi  : Goliath. C’est l’Eternel et non Saül qui va s’occuper de la solution, le roi reste entièrement passif, mais il devient jaloux, terriblement jaloux, obsédé dans sa volonté  à  tuer David, à  éliminer son  »  rival  « , de fait, l’oint choisi par Dieu pour le remplacer puisque lui-même a choisi de faire sa propre volonté, et non celle de Dieu. Il ne supporte pas qu’un autre soit meilleur que lui.

L’histoire, qui dure toute une vie, est très humaine  : mariages, trahisons, tromperies, mensonges, turpitudes. Mais Saül n’arrête pas de s’avilir davantage, même s’il arrive à  maintenir les apparences et le langage. Il va pousser l’hypocrisie à  faire lui-même ce qu’il avait interdit  : consulter une personne qui invoque l’esprit des morts. Le lendemain, il est tué, avec ces trois fils. Quand l’église fait ce qu’elle avait toujours justement interdit, elle en meurt très vite. Pensons-y à  l’heure des pasteurs homosexuels.

Après cette triste histoire, voici celle de Jonathan, qui est une métaphore des églises filles.

Jonathan est le fils ainé  : il est doué comme son père. Il est audacieux et répand l’effroi dans le camp des ennemis. Il est capable d’agir en dehors des jupes de son père et aimé du peuple. Celui-ci va même le sauver des vœux idiots de son père. C’est dire aussi que Jonathan était prêt à  mourir pour rester obéissant à  son père, chose normale dans la culture de cette époque.

Jonathan a une grandeur d’âme que son père n’a pas  : au lieu de jalouser David, il l’aime comme son âme, il fait alliance avec lui de manière répétée. Ils deviennent beau-frère, mangent à  la même table. Ils sont proches. Je les imagine tirer à  l’arc ensemble, se battre avec leurs épées, jouer et rigoler.

Jonathan a de l’influence sur le roi, celui-ci écoute sa voix et oublie ses mauvais projets.

Jonathan a du discernement, il a compris que David deviendra roi, et qu’il sera son premier ministre. Pourtant, son père le met en garde contre  »   l’usurpateur   » . C’est Jonathan qui sera roi à  la suite de Saül  ! On est roi de père en fils dans tous les pays  ! Cela sera le cas par la suite en Juda et en Israël. Mais là ,  Jonathan a accepté le choix divin, sachant que c’est  David qui a été désigné pour régner. Il se réjouit certainement de ce jour où ils dirigeront ensemble le pays.

Mais Saül a la dent dure et fait tout pour tuer David. Pendant des années, il le poursuivra. Au début Jonathan agit en sa faveur, ils font encore une fois alliance dans la forêt, puis c’est le silence. Jonathan est retourné auprès de son père, il est loyal jusqu’au bout. Jusqu’à  mourir à  ses côtés.

Pourquoi n’a-t’il pas rejoint David  ? Il est vrai qu’une drôle de faune de gens rejetés et un peu louches étaient aux    côtés de David. La Bible ne donne  pas de réponse à  cette question, mais Jonathan a certainement eu le coeur déchiré entre la loyauté envers son père, et la loyauté envers David.

J’ai une question à  tous les Jonathan, actifs dans les églises-filles, protestantes, évangéliques, charismatiques, pentecôtistes, vous tous qui avez fait alliance avec le fils de David  : ALLEZ-VOUS RESTER JUSQU’AU BOUT AUX Cà”TÉS DE SAàœL  ? MEME QUAND IL INVOQUE L’ESPRIT DES MORTS  ? RÉFLÉCHISSEZ-BIEN, IL EN VA DE VOTRE VIE. LA MORT EST POUR DEMAIN POUR CEUX QUI NE VEULENT PAS COMPRENDRE.

Et cette drôle de faune, qui accompagne David, sachez que ce sont les invités du roi, ceux qui vont remplacer les bons chrétiens qui n’ont jamais le temps, même lorsqu’ils sont invités par le roi. Dans la Bible, tous ces  »  marginaux   » sont devenus des héros, des guerriers hors pair