Anne-Marie nous envoie ces réflexions et rappels historiques face aux évènements concernant le Moyen-Orient. De quoi effectivement faire réfléchir, et peut-être pleurer.

Le 6 novembre, les gouvernements argentin et brésilien ont décidé de reconnaître la « Palestine en tant qu’État libre et indépendant dans les frontières de 1967… (c’est-à -dire, les frontières avant qu’Israël ne prenne le contrôle de la Cisjordanie, de la bande de Gaza et de Jérusalem-Est pendant la guerre des six jours en 1967) ». L’Uruguay fera de même en 2011.

En France, Nicolas Sarkozy avait lui aussi réaffirmé, au mois de février, son engagement pour la création d’un État palestinien « viable, moderne et démocratique« . Michèle Alliot-Marie, à  peine nommée ministre des affaires étrangères, a fait une déclaration dans le même sens devant l’Assemblée nationale, le 1er décembre. Jérusalem-Est serait la capitale de ce nouvel État.

Quelle peut être notre position face à  ces déclarations ?

Je dirai tout d’abord que parler d’État « démocratique« , alors qu’il est ouvertement déclaré que la charia y sera appliquée, est une pure utopie. Sans parler des groupes terroristes au pouvoir et de la torture déjà  pratiquée dans les prisons palestiniennes. La population serait la première victime de la création d’un tel État !

Par ailleurs, lorsque l’on parle d’Israël qui « prit le contrôle » de territoires, il faut rappeler que c’est seulement par une guerre d’auto-défense, contre la coalition de 5 de ses voisins arabes pour le détruire, qu’Israël remporta la victoire et gagna la Judée-Samarie, Gaza et Jérusalem-Est. A-t-on déjà  vu, dans l’histoire, un pays agressé, remporter la victoire, et devoir rendre des territoires à  ses agresseurs vaincus?

D’autant plus qu’Israël n’est pas étranger sur ces terres : ce sont ses terres ancestrales : ses ancêtres y ont vécu depuis plus de trois millénaires ! Il suffit de voir les innombrables sites historiques et archéologiques qui témoignent de toute l’histoire d’Israël, ancienne et plus récente, dans la région !

D’ailleurs, la Déclaration de Lord Balfour en 1917, puis la convention de Versailles de 1919, donnaient mandat aux Britanniques pour créer en Palestine un « foyer national juif« . Puis la conférence internationale de San Remo d’avril 1920 et le vote de la Société des Nations du 24 juillet 1922, ont confirmé ce mandat et affirmé « le rapport historique du peuple juif avec la Palestine et la RECONSTITUTION de leur foyer national dans ce pays« .


Mais les Britanniques ont partagé le pays qui devait revenir aux Juifs, créant la Transjordanie (devenue la JORDANIE : ÉTAT POUR LES PALESTINIENS ! Pourquoi donc vouloir en créer maintenant un second, à  nouveau aux dépens d’Israël !) Il ne revint aux Juifs, par le vote de 1947, qu’environ… 10% du territoire initial ! Que veut-on, donc, encore leur prendre ?!!

Il est intéressant de noter, à  cet égard, les déclarations du Roi Hussein de Jordanie, d’abord en 1965 : « Ces organisations qui essaient de faire la différence entre les Palestiniens et les Jordaniens sont des traîtres » ; puis, fin 1981 : « la Jordanie est la Palestine, et la Palestine est la Jordanie.« 

S’il en est ainsi, pourquoi tous les Palestiniens ne vont-ils pas habiter dans le pays créé pour eux, la Jordanie, qui représente près de 80% de l’ancienne province Palestine ???

Et pourquoi, au cours des dernières années, la Jordanie a-t-elle retiré à  des milliers de Palestiniens leur nationalité jordanienne ??

De plus, quand on parle du « droit au retour des Palestiniens« , il faut souligner qu’ils quittèrent volontairement le pays. Ils auraient pu rester, comme les Arabes israéliens (qui ont, en Israël, une liberté et un niveau de vie que la plupart de leurs frères de race et de religion sont loin d’avoir, dans les pays environnants !) Mais ils ont été encouragés à  partir, par les appels réitérés des représentants du Haut Comité arabe : afin de ne pas « gêner les opérations des combattants » qui rayeront Israël de la carte !!

Par ailleurs, quand on accuse Israël d’être responsable du maintien de millions de « Palestiniens » dans la condition de réfugiés, il faut souligner d’abord que, dès 1945, puis 1947, un partage fut proposé, qui fut accepté par les Juifs, et rejeté par les Arabes ! En novembre 1947, l’ONU adopta une résolution de partage de la Palestine. Mais les États arabes voisins préférèrent déclencher la guerre à  l’État d’Israël à  peine recréé. Sans cette opposition persistante des Arabes, un État palestinien (comprenant la Cisjordanie, la Galilée et le Néguev) existerait, depuis plus de soixante ans !!


En 1947, il fut aussi proposé par l’ONU un statut de Jérusalem comme « ville internationale ». Là  encore, les Juifs acceptèrent et les Arabes refusèrent.

Enfin, en 2000, sous l’égide du président Clinton, Ehud Barak, alors Premier ministre, offrit à  Yasser Arafat, de reconnaître l’État palestinien, lui cédant 95% des « territoires », auxquels s’ajoutaient 5% de territoires israéliens et la moitié de Jérusalem, et il proposait le retour en Israël de 250.000 « réfugiés palestiniens ». Arafat refusa et planifia une seconde Intifada, encore plus violente que la première, qui débuta en septembre 2000, avec une série d’attentats contre des civils israéliens.

Il faut aussi souligner qu’Israël n’a cessé de faire des concessions !

On l’accuse d’enliser les discussions. Pourtant, à  diverses reprises, Israël se retira de territoires conquis en 1967 et 1973. On notera, en particulier, le retrait unilatéral de ses troupes du Sud-Liban, en mai 2000 ; puis le désengagement unilatéral du Goush-Katif (qui provoquera un terrible déchirement dans la population entière d’Israël). Et qu’a-t-il obtenu, en échange ? La consolidation par le Hezbollah de ses positions militaires au Sud-Liban ; la prise du pouvoir par le Hamas à  Gaza, et les qasam tirées sur Sdérot, puis sur d’autres villes israéliennes, depuis déjà  des années !

Pour ce qui concerne la situation des « réfugiés palestiniens« , il est intéressant de noter que, durant la Seconde Guerre mondiale, 73 millions de personnes ont été déplacées. Les « Palestiniens » ne représentaient, alors, que 5% du nombre total des réfugiés de la planète ! TOUS SE SONT INTÉGRÉS. En particulier, les 900.000 Juifs chassés des pays « arabo-musulmans », ou qui ont dû fuir en raison de persécutions et de massacres ! Pourtant, ils y étaient souvent installés bien avant les musulmans !

Seuls les « Palestiniens » n’ont pu être accueillis par leurs frères de langue, race et religion ! Il faut dire qu’ils ont seulement un peu plus d’une vingtaine de pays !…

Pourquoi, seule cette population, reste-t-elle à  l’état de « réfugiés » ? Pourquoi les Arabes ont-ils toujours préféré maintenir leurs frères dans la situation de réfugiés (en refusant de les intégrer chez eux, et en s’opposant à  la création de leur État) ?

Il est clair que ces camps doivent continuer à  exister, à  la fois pour exhiber constamment leur drame aux yeux des nations, et exciter toujours davantage les critiques, les condamnations et la haine à  l’égard d’Israël !

Ces peuples ne sont pas enseignés à  rechercher la paix avec Israël, mais au contraire à  le haïr et le détruire : par les attentats-suicides, certes, mais aussi par ce « retour » sans cesse réclamé qui a pour but réel la destruction de l’État d’Israël, par le déséquilibre démographique des populations juives et arabes (il faut dire les soi-disant « réfugiés palestiniens » sont passés de 711.000 en 1950 à  plus de 4,7 millions en 2010 !) C’est ce but qu’exprimait très clairement le président Nasser, en 1961 : « Si les réfugiés retournent en Israël, Israël cessera d’exister. »

Depuis, conformément à  l’objectif recherché par les pays arabes, l’opinion mondiale est seulement intéressée par les « Palestiniens du camp de concentration de Gaza« . Ils étaient 300.000 en 1967 ; aujourd’hui ils sont 1 million et demi. 5 fois plus en 40 ans. Étrange camp d’extermination, avec des taux de natalité et d’accroissement de la population parmi les plus élevés du monde ! Quelle cynique comparaison avec les camps de la mort ayant assassiné des millions de Juifs ! Quant à  l’espérance de vie dans le « camp de concentration de Gaza », elle est de 70 ans, ce qui est bien supérieur à  une grande partie des pays du monde. Curieux génocide !

On peut d’ailleurs voir, sur de nombreux sites internet, des photos de marchés regorgeant de toutes sortes de nourritures, de magasins bien achalandés (y compris de téléphones portables et de laptops ultra-modernes) ; on y voit des jeunes surfant sur la mer, ainsi que de belles villes, avec de hauts et beaux immeubles, parfois luxueux. Et l’on se réjouit pour la population qui a, en réalité, un niveau de vie bien supérieur à  ce que l’on veut nous laisser entendre…

Mais, bien sûr, en tant que croyants, nous le savons, ce conflit n’est pas géographique. Il est spirituel. Les « Palestiniens » sont seulement une arme, que l’ennemi utilise dans le but de détruire Israël. Ils sont des victimes, non d’Israël, mais de l’ennemi, et de leurs frères arabo-musulmans !

Nous lisons, dans la Bible, de nombreuses déclarations de Dieu concernant ceux qui ont voulu PRENDRE à  Israël son pays ! « Parce qu’on a voulu de toutes parts vous dévaster et vous engloutir pour que vous soyez la propriété des autres nations… Je parle contre les autres nations… qui se sont donné Mon pays en propriété…. » (Ez 36 et 37) Dieu menace très souvent ces nations : « Parce que tu as dit : les deux pays (Israël et Juda) seront à  moi, nous en prendrons possession… Vous vous êtes élevés contre Moi par vos discours… Aussi, tu deviendras une solitude… » (Ez 36)

Nous lisons, aussi, des condamnations contre les nations qui auront PARTAGÉ Son pays. Il est dit que Dieu jugera les nations « au sujet de Mon pays qu’elles se sont partagé. » (Joël chapitre3)

Quand nous voyons tant de pays du monde accusant et condamnant sans cesse Israël, ou déclarant qu’ils veulent sa destruction et sa disparition de la carte, nous comprenons que les derniers temps, annoncés dans la Bible, ne sont plus très lointains : car nous lisons, dans le prophète Zacharie, que toutes les nations se ligueront contre Israël et prendront Jérusalem, par de terribles combats. Mais c’est le moment précis où Dieu enverra Son Mashiah, Son Sauveur, qui délivrera Israël :

« En ce jour-là , Je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples ;
Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris ;
Et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle…
En ce jour-là , l’Eternel protégera les habitants de Jérusalem,
La maison de David sera comme Dieu,
Comme l’ange de l’Eternel devant eux.
En ce jour-là , Je m’efforcerai de détruire toutes les nations
Qui viendront contre Jérusalem. »

Zacharie 12

« Je rassemblerai toutes les nations pour qu’elles attaquent Jérusalem.
La ville sera prise…
L’Éternel paraîtra
et Il combattra ces nations, comme on combat au jour de la bataille.
Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers…
qui se fendra par le milieu…. »

Zacharie 14

Des choses terrifiantes surviendront, alors, pour « toutes les nations » que Dieu jugera

« au sujet de Mon peuple, d’Israël, Mon héritage, qu’elles ont dispersé…,
et au sujet de Mon pays qu’elles se sont partagé »

(Joël chapitre3) !

Si nous ne voulons pas tomber sous le jugement de Dieu, prenons donc garde à  nos positions et nos déclarations concernant Israël, le partage éventuel de son territoire, ou la division de sa capitale Jérusalem.

Prions pour nos dirigeants, car ils mettent sans cesse nos pays sous les condamnations et malédictions de Dieu, annoncées à  ceux qui participeront à  ce partage, ou même seulement… l’approuveront, et s’y déclareront favorables, comme nos dirigeants actuels ne cessent de le faire !…

Que Dieu bénisse la France. Qu’Il donne à  nos dirigeants toute Sa sagesse et Son divin conseil.
Qu’Il bénisse et garde Israël comme Il l’a promis.

Certes, la Parole de Dieu nous annonce déjà  ce qui arrivera dans les derniers temps, mais il nous est dit de prier pour nos autorités ! Et diffuser la vérité, autant que nous le pouvons, donne l’opportunité à  chaque personne de se désolidariser de toute décision de nos pays, condamnable aux yeux de Dieu.

Nous avons vu que l’autre partie en présence n’est nullement intéressée par un partage quelconque avec Israël et par la paix.

Mais, de toute façon, nous voyons dans la Bible la seule façon dont la paix peut venir, et viendra, dans cette région : par la venue du Messie qui établira son règne de paix. Dieu accomplira alors, pour Son peuple, tout ce qu’Il lui avait promis depuis des millénaires :

« Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel :
lorsque je rassemblerai la maison d’Israël du milieu des peuples où elle est dispersée,
Je manifesterai en elle Ma sainteté aux yeux des nations,
et ils habiteront leur pays que J’ai donné à  Mon serviteur Jacob.
Ils y habiteront en sécurité, et ils bâtiront des maisons et planteront des vignes,
quand J’exercerai Mes jugements contre ceux qui les entourent et qui les méprisent.
Et ils sauront que Je suis l’Eternel, leur Dieu. »

(Esaïe 28: 25)

Ils habiteront dans « le pays que J’ai promis à  vos pères de vous donner…  »
« Et ils y habiteront, pour l’éternité. »

(Ezéchiel 28: 26)