Paris, ses rues asphyxiées, ses manifestations, ses voiles islamiques, sera toujours Paris, PAR  GUY MILLIÈRE

Transmis par Françoise Grard.

Donald Trump a dit récemment que Paris n’était plus Paris, et qu’un de ses amis ne voulait plus s’y rendre. Il se trompe, et son ami aussi. Paris sera toujours Paris !

 

Paris, sous de nombreux angles, est toujours Paris, et il y a plus que jamais des raisons de s’y rendre.

Il y a dix ou quinze ans, Paris était une ville très embouteillée grâce au béton coulé par tonnes dans les rues aux fins de les transformer en impasses ou en pièges à automobilistes. Paris reste l’une des villes les plus embouteillées du monde, et des tonnes de béton ont rejoint les tonnes de béton précédentes.

L’asphyxie de la circulation à Paris est un spectacle unique dans les pays développés. Il n’y a plus beaucoup de créateurs en France, mais il reste de grands créateurs d’asphyxie de la circulation auxquels on rend trop peu hommage.

Nombre de touristes fortunés fuyant désormais Paris, il est possible de trouver des chambres d’hôtels quatre étoiles en solde, et en prenant une chambre avec vue sur la rue, on peut regarder les voitures pare-choc contre pare-choc. Il peut même y avoir des concerts de klaxons que les amateurs de musique concrète auraient tort de bouder.

Parfois, le hasard fait qu’une grève a lieu, et des manifestants déferlent alors dans les rues en vociférant.

Qu’y a-t-il de plus beau que regarder une manifestation passer et d’écouter les vociférations des manifestants. Dès lors que les manifestations se finissent souvent en émeutes, elles peuvent offrir dans la soirée le spectacle seyant de poubelles incendiées et de vitrines brisées. Qu’y a-t-il de plus émouvant et de plus intense que de regarder des poubelles incendiées et des vitrines brisées. Et le geste du lanceur de cocktail Molotov vêtu de noir dans les lueurs du soleil couchant vaut tous les spectacles du monde.

 

Ces derniers temps, un visiteur aurait pu entendre des manifestants et des émeutiers scander le nom de Théo. Il aurait pu se demander qui était Théo. Il lui aurait été répondu que c’est un jeune homme issu d’une famille d’escrocs qui, se promenant à proximité d’une zone de non droit, a commencé à cogner sur des policiers quand ceux-ci lui ont demandé ses papiers, les a accusé de viol, a vu ses accusations démenties par les enquêteurs, mais a reçu la visite émue du Président de la République qui a déclaré que le jeune homme avait eu une conduite exemplaire. Si le visiteur était de gauche, il aurait pu être extatique. Un Président de la république qui trouve exemplaire un homme qui cogne sur des policiers, qui porte contre eux des accusations selon toute apparence infondées, et qui déclenche manifestations et émeutes, escroc de surcroît, est un Président qui fait mieux encore qu’Obama à ses grandes heures.

Pour apprécier ce que je décris à sa juste mesure, le visiteur doit de toute façon être de gauche.

Si le visiteur n’est pas de gauche, il verra dans le béton coulé dans les rues, de l’argent gaspillé pour détruire une ville. Il verra dans les embouteillages une atteinte grave à la liberté de déplacement, et il pensera à la souffrance de ceux qui passent des heures pare-choc contre pare-choc.

Il trouvera les slogans des grévistes ineptes, et pensera aux propriétaires des boutiques brûlées et à l’argent que tout cela va coûter. Il se demandera comment la police peut encore faire son métier quand des policiers peuvent se faire cogner dessus impunément et quand leur agresseur est transformé en héros par l’homme censé être le garant des institutions.

Il se demandera comment la France ne s’est pas encore effondrée, et par quel miracle elle n’est pas encore en guerre civile. Il se souviendra aussi du massacre commis par des islamistes dans une salle de spectacle parisienne il n’y a pas si longtemps et se rappellera que la police a mis quatre heures à intervenir, ce qui ne lui donnera pas nécessairement confiance. Il remarquera sans doute la prolifération des voiles islamiques qui font désormais ressembler les Champs Elysées à une avenue d’Alger ou de Téhéran.

Donald Trump n’est pas un homme de gauche. C’est un grave défaut, c’est évident. Cela l’empêche de trouver à Paris le charme qu’en fait seul un homme de gauche peut trouver à Paris.

Comme les journalistes qui ont commenté ses propos et ont ricané sont des hommes de gauche, ils savent, eux, que Paris est toujours Paris.

Ils n’ont que faire de la souffrance de millions de gens et du gaspillage.

Ils considèrent qu’un agresseur de policiers est un héros, et se font un plaisir de colporter des rumeurs qui conduisent à des émeutes.

C’est à ce type de détails qu’on voit qu’ils sont authentiquement de gauche.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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