Où Sont les Elie de Dieu ? par Leonard Ravenhill

Note MAV: Écoutons, car nous sommes dans un temps similaire à celui qu’a connu Élie, des ténèbres sur le pays, à sa tête des dominateurs et des législateurs sortis droits de l’enfer, et un jugement imminent. Mais Dieu lève des Élie…

« Quand nous allons vers Dieu dans la prière, le diable sait que nous allons chercher à nous fortifier pour lutter contre lui, et par conséquent il s’oppose à nous autant qu’il le peut. » – R. Sibbes

À la question : « Où est le Dieu d’Elie ? », nous répondons :  » Là où Il a toujours été – sur le trône ! »

 » Mais où sont les Elie de Dieu ?

Nous savons qu’Elie était  » un homme de la même nature que nous « , mais hélas ! nous ne sommes pas des hommes ayant la même carrure de prière que lui. Un seul homme de prière constitue la majorité avec Dieu !

Aujourd’hui, Dieu court-circuite les hommes – non pas parce qu’ils sont ignorants, mais parce qu’ils sont trop suffisants.

Frères, nos capacités sont nos handicaps, et nos talents, nos pierres d’achoppement !

Venu du fond de l’obscurité, Elie apparut à l’époque de l’Ancien Testament. La Reine Jézabel, cette fille de l’enfer, avait mis en déroute les prêtres de Dieu et les avait remplacés par une multitude de fausses divinités. L’obscurité recouvrait le pays et d’épaisses ténèbres le peuple, et ce dernier buvait l’iniquité comme de l’eau. Chaque jour, le pays, souillé par des temples païens et des rites idolâtres, voyait des fumées s’élever en spirales au dessus d’un millier de cruels autels.

Elie vivait avec Dieu. Il considérait le péché de la nation comme Dieu le faisait; il s’affligeait à cause du péché comme Dieu ; il dénonçait le péché comme Dieu. Il était tout passionné dans ses prières et sa dénonciation du mal dans le pays. Il n’avait pas une prédication molle. La passion enflammait sa prédication, et ses paroles imprimaient les cœurs des hommes comme du métal fondu sur leur chair.

Frères, si nous désirons accomplir le travail de Dieu selon les voies de Dieu, avec la puissance de Dieu, nous devrons avoir les bénédictions de Dieu et les malédictions du diable. Quand Dieu ouvrira les fenêtres du ciel pour nous bénir, le diable ouvrira les portes de l’enfer pour nous engloutir. Le sourire de Dieu signifie un froncement de sourcils du diable !

De simples prédicateurs n’aideront personne et ne blesseront personne; mais les prophètes remueront tout le monde et rendront fou quelqu’un.

Le prédicateur ira avec la foule; le prophète ira à son encontre.

Un homme libéré par Dieu, enflammé et rempli de Lui, sera montré du doigt comme anti-patriotique parce qu’il parle contre les péchés de la nation; comme dur parce que sa bouche est une épée à deux tranchants; déséquilibré parce que le poids de l’opinion exigeante est contre lui.

Les prédicateurs rendent les pupitres célèbres; les prophètes rendent les prisons célèbres.

Le prédicateur sera acclamé; le prophète chassé.

Ah ! frères prédicateurs, nous aimons les anciens saints, missionnaires, martyrs, réformateurs : nos Luther, Bunyan, Wesley, Asbury, etc.. Nous écririons leurs biographies, honorerions leur mémoire, encadrerions leurs épitaphes, et construirions leurs monuments. Nous ferions tout sauf les imiter. Nous chérissons leur dernière goutte de sang mais observons attentivement la première goutte de notre propre sang !

Nous essayons d’aider Dieu lorsque nous nous trouvons dans des difficultés.

Souvenez-vous comment Abraham a tenté de le faire, et jusqu’à ce jour, la terre est maudite par sa folie à cause d’Ismaël. En revanche, Elie a rendu les choses aussi difficiles qu’il le pouvait pour le Seigneur. Il voulait le feu, mais il aspergea de l’eau sur le sacrifice ! Dieu aime une telle audace sainte dans nos prières :

 » Demande-Moi et Je te donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession.  » (Psaumes 2 :8).

Oh, mes frères dans le ministère ! La plupart de nos prières ne sont rien d’autre que des conseils prodigués à Dieu. Notre prière se décolore avec l’ambition, soit pour nous-mêmes, soit pour notre dénomination. À mort cette pensée ! Notre but doit être Dieu seul. C’est Son honneur qui est souillé, Son Fils béni qui est mis de côté, Ses lois qui sont brisées, Son nom profané, Son livre mis aux oubliettes, Sa maison qui devient un cirque d’efforts sociaux.

N’a t-Il jamais eu plus besoin de patience avec Son peuple que lorsque ce dernier est en train de  » prier  » ? Nous Lui disons ce qu’il faut faire, et ensuite comment le faire. Nous émettons nos opinions et nos jugements dans nos prières. En bref, nous faisons tout, excepté prier !

Aucune école biblique ne peut nous enseigner cet art. Quelle école biblique a la  » prière  » inscrite sur son programme ? La chose la plus importante qu’un homme puisse étudier, c’est la partie concernant la prière dans le Livre. Mais où enseigne-t-on cela ? Otons les derniers pansements en affirmant que beaucoup de nos présidents et enseignants ne prient pas, ne versent pas de larmes, ne connaissent aucun labeur dans la prière.

Peuvent-ils enseigner ce qu’ils ne connaissent pas?

L’homme qui pourra amener les croyants à prier, serait, en dessous de Dieu, celui qui propulserait le monde dans le plus grand réveil qu’il ait jamais connu.

La faute n’incombe pas à Dieu. Il a tout pouvoir. Dieu  » est capable de faire selon la puissance qui œuvre en nous.  » Le problème de Dieu aujourd’hui, ce n’est pas le communisme, ni même le Catholicisme romain, ni même le libéralisme, ni même le modernisme.

Le problème de Dieu, c’est le fondamentalisme mort !

 » Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche.  » – Apocalypse 3:16

Cette génération de prédicateurs est responsable de cette génération de pécheurs. Au seuil même de nos églises, se trouvent des foules – des foules qui ne sont pas gagnées à Christ parce qu’elles sont hors d’atteinte ; hors d’atteinte, parce que non aimées. Dieu merci pour tout ce qui est accompli pour les missions d’outre-mer. Pourtant, il est étrangement vrai que nous pouvons avoir plus de « préoccupation » en apparence pour les gens dans le monde que pour nos voisins qui périssent de l’autre côté de la rue ! Avec toute notre évangélisation de masse, les âmes ne sont gagnées que par centaines. Qu’une bombe atomique vienne et il en tomberait par millions en enfer.

Le péché aujourd’hui est à la fois présenté sous une lumière scintillante, et rendu populaire, bombardé aux oreilles par la radio, bombardé devant les yeux par la télévision, et aspergé sur les couvertures des magazines populaires. Les paroissiens, malades des sermons, et fatigués des enseignements, quittent la réunion comme ils sont rentrés – sans vision et sans passion ! Oh Dieu, donne à cette génération mourante un millier de Jean Baptiste !

Tout comme Moïse ne pouvait pas se tromper devant le spectacle du buisson ardent, une nation ne peut pas se méprendre devant la vue d’un homme embrasé ! Dieu répond au feu par le feu.

Jean-Baptiste était un homme nouveau avec un message nouveau. Comme un homme accusé de meurtre entend le cri terrifiant du juge :  » Coupable ! « , et pâlit à ce cri, la foule aussi entendait le cri de Jean :  » Repentez-vous !  » jusqu’à ce qu’il résonne au fond des couloirs de leurs pensées, remue leur mémoire, courbe leur conscience et l’amène, frappée de terreur, à la repentance et au baptême ! Après la Pentecôte, l’assaut de Pierre, tout frais de son ardent baptême de l’Esprit, remua la foule au point que comme d’un seul homme elle lança ce cri :

 » Hommes frères, que ferons-nous ? « 

Imaginez que quelqu’un ait dit à ces hommes frappés par la conviction de péché :  » Signez juste une carte ! Fréquentez l’église régulièrement ! Payez vos dîmes !  » Non ! Mille fois non !

« Oh, mon Dieu ! Si dans notre incrédulité que nous avons cultivée et notre crépuscule théologique et notre manque de puissance spirituelle, nous avons attristé et continuons d’attrister le Saint-Esprit, alors, dans Ta miséricorde, vomis-nous de Ta bouche ! Si Tu ne peux rien faire pour nous et par nous, alors s’il te plaît Dieu, fais quelque chose sans nous ! Contourne-nous et lève un peuple qui ne Te connaît pas encore ! »

Référence: Why Revival Tarries? (« Pour Quand le Réveil? » aux éditions VIDA), Leonard Ravenhill

.

  5Comments

  1. NAVARO   •  

    Amen! plus de place pour la tièdeur.
    Je ne sais plus si je t’ai partagé cette compile d’extraits de biographie ,condensé de passion pour Christ.
    Evan Roberts

    LA PRIERE FACONNE L’HISTOIRE
    par David Smithers

    Les graines du réveil sont toujours nourries dans les cœurs humbles.
    Evan Roberts ne possédait pas les talents d’un grand intellectuel, ni l’art de l’éloquence, mais simplement une passion brûlante pour Jésus. Alors que les autres jeunes hommes naviguaient sur des bateaux dans la baie, le jeune Roberts assistait fidèlement aux réunions de prière.
     » Jour et nuit, sans arrêt, il priait, pleurait et soupirait pour un grand réveil spirituel…  » Robert écrit :  » Pendant 10 ou 11 ans, j’ai prié pour un réveil. Je pouvais me tenir éveillé toute une nuit pour lire ou parler des réveils.  » En définitive, Evan Roberts fut expulsé de son logement par la propriétaire de son appartement qui pensait que, dans ses moments d’enthousiasme, il était possédé ou quelque peu fou.

    « Il passait des heures à prier et à prêcher dans sa chambre jusqu’au point où la dame fut effrayée de lui, et le pria de partir. »

    . Souvent, il conduisait simplement les gens dans la prière ou dans la lecture des Écritures. A d’autres moments, il s’asseyait silencieux tandis que les gens, l’un après l’autre confessaient leurs péchés ou rendaient témoignage de la puissance et de la victoire de Christ. Il y avait également des temps d’adoration qui duraient littéralement des heures. . Il fut un exemple constant démontrant non la façon de prêcher, mais plutôt la façon d’être conduit par l’Esprit.
    Les réunions politiques furent annulées ou délaissées. Elles parurent complètement en dehors du temps puisque personne ne s’y intéressait.  » L’une des caractéristiques remarquables du réveil était la confession des péchés, non seulement parmi ceux qui n’étaient pas sauvés, mais aussi parmi les sauvés. Tous furent brisés, mis à genou et fondus devant la croix de Christ.
    . Evan Roberts fut un instrument de guérison d’un pays tout entier, tout cela parce qu’il veilla, pria et pleura. Il toucha le cœur brisé de Dieu et le Lui offrit en retour au travers de la prière et de l’intercession. Le résultat fut que  » partout où il allait, les cœurs s’enflammaient de l’amour de Dieu.  »
    Source: The Watchword
    Andrew Bonar

    LA PRIERE FACONNE L’HISTOIRE
    par David Smithers

    Pour le vrai saint, le chemin du brisement mène directement au trône de la grâce. Andrew Bonar n’était pas une exception à cette règle divine. Majory Bonar, la fille de Monsieur Bonar, décrivit le journal de son père comme « une révélation de celui qui priait toujours et qui priait partout. » John J. Murray écrivit d’Andrew Bonar: « Il ne croyait en aucun raccourci vers la sainteté et l’utilité dans l’œuvre de Dieu. Il savait que la seule et unique façon de croître dans la grâce et dans la connaissance du Seigneur Jésus-Christ était la communion quotidienne et de chaque heure avec le Père et le Fils« .

    Andrew Bonar lui-même écrivit : « Il y a trop de temps pris par le travail actif pour le Royaume. Certainement que, si les serviteurs de Dieu désirent parler et prêcher dans la puissance du Saint-Esprit, ils doivent de nouveau se consacrer continuellement à la prière… »

    Andrew Bonar déclara : « J’ai appris par expérience que ce n’est pas par beaucoup de travail, mais uniquement par beaucoup de prière que s’obtient le succès. » .. »

    Dans une lettre à un ami proche, Andrew Bonar écrivit: « Oh, frère, prie; malgré Satan, prie; passe des heures dans la prière, néglige des amis plutôt que de ne pas prier; jeûne, manque le petit déjeuner, le dîner, le souper et de sommeil aussi – plutôt que de ne pas prier. Et nous ne devons pas parler de la prière – nous devons prier dans la vraie ferveur. Le Seigneur est proche. Il vient doucement tandis que les vierges somnolent. »

    Andrew Bonar était un homme qui avait une connaissance intime de Jésus-Christ. En conséquence, il voyait ce que Jésus voyait et donc se souciait, pleurait et priait comme Jésus. Bien trop souvent nos propres yeux sont secs parce que nos yeux sont aveugles vis-à-vis des besoins autour de nous. Beaucoup d’entre nous sont devenus aveuglés par le temporel, au point que nous ne pouvons plus voir la réalité éternelle de la sainteté du ciel et les horreurs de l’enfer. Seigneur, fais-nous retourner dans la chambre secrète de la prière où les yeux aveugles voient et où les cœurs endurcis sont brisés. Seigneur, aie pitié et amène-moi au brisement!
    William Bramwell


    LA PRIERE FACONNE L’HISTOIRE
    par David Smithers

    Car ainsi parle l’Eternel à la maison d’Israël: Cherchez-Moi, et vous vivrez! » (Amos 5:4). La vie de William Bramwell est un exemple vibrant de quelqu’un qui chercha Dieu en dépit de tout et qui ainsi expérimenta véritablement la vie. Animé par un fervent amour pour l’éternité dont la vision s’imposait à lui, William Bramwell chercha la face de Jésus de tout son cœur. « L’amour qu’avait Monsieur Bramwell pour Dieu grandissait continuellement. Les beautés de la sainteté enflammaient son âme d’un intense désir de ressembler à Dieu et en toutes choses Le glorifier. »

    Il écrit : « Prie, oh prie, mon frère ! Ne quitte jamais, oh non jamais ta coupe de la plénitude de Dieu, parce que le temps est bientôt achevé, et si jamais cette plénitude devait être perdue, elle serait perdue pour toujours. Je suis étonné que nous ne priions pas plus, oui, étonné, que nous ne vivions pas chaque moment comme si nous étions au bord du monde éternel, et dans l’attente bénie de ce pays glorieux. »
    Il écrit encore : « Je suis affligé de ce que mon amour ne soit pas plus fort, et de ce que je ne Lui ressemble pas plus. Je languis après Sa gloire, et m’effondre devant Lui avec honte. Comment se fait-il que l’âme soit d’une telle valeur, que Dieu si grand, l’éternité si proche et néanmoins que nous soyons si peu touchés ? »

    Monsieur Bramwell avait échangé ses préoccupations personnelles contre les préoccupations et les douleurs de Jésus-Christ.
    « Il pleurait sur les impénitents et enfantait dans la prière avec douleur pour convaincre les contradicteurs. Il apportait les terreurs de la Loi et les douces convictions de l’Evangile qu’il imprimait sur le cœur de ses auditeurs en les pressant instamment à fuir la colère à venir. »
    . Les églises furent réveillées, les malades guéris et même les plus vils pécheurs sauvés.

    Sommes-nous en tant que croyants véritablement affamés de plus de Jésus, ou sommes-nous simplement en train de proclamer les bénédictions divines du réveil, alors que nous ne satisfaisons pas aux conditions d’alliance d’un cœur qui Le cherche ? Proverbes 2:3-5 nous rappelle qu’il nous faut élever la voix en pleurant pour les richesses de Christ. Recherchons les voies de Dieu comme l’argent et comme un trésor caché, et ALORS nous serons récompensés par la crainte et la connaissance de Dieu. Si nous voulons sérieusement voir une vraie et durable visitation du Saint-Esprit, nous devons suivre l’exemple de Monsieur Bramwell et consacrer le meilleur de notre temps et de notre énergie à rechercher la face de Jésus dans la prière.
    William Burns


    LA PRIERE FACONNE L’HISTOIRE
    par David Smithers

    En septembre 1840, le pasteur Robert Murray M’Cheyne, très connu pour son esprit de prière, écrivit une lettre à William C. Burns :  » Je suis profondément convaincu que si nous voulons être des instruments (d’un VERITABLE REVEIL), nous devons nous purifier de toute impureté dans la chair et dans l’esprit. Oh, demandez jusqu’aux larmes votre sainteté personnelle, une constante communion avec Dieu par le sang de l’Agneau ! Dorez-vous sous Ses rayons – retournez dans Ses bras d’amour -, soyez rempli de l’Esprit, ou alors vous ne connaîtrez aucun succès dans le ministère si ce n’est votre propre confusion éternelle. »

    On raconte qu’à l’âge de 16 ans, il fut conduit par sa mère depuis la tranquille ville de Kilsyth dans la bruyante ville de Glasgow. La mère perdit le fils alors qu’elle faisait ses courses. En rebroussant chemin, elle le retrouva dans une ruelle où elle le vit le visage tout ruisselant de larmes. Elle s’aperçut qu’il souffrait d’une grande agonie et dit : « Willie, mon garçon, qu’as-tu donc ? Es-tu malade ? »

    Avec des pleurs arrachants, il répondit :

    « Oh, maman, le bruit assourdissant que font ces gens sans Christ qui s’acheminent vers l’enfer déchire mon cœur. »

    . « Il pleurait pendant des heures dans une grande agonie de l’âme, en faveur d’une Eglise rétrograde et des âmes perdues allant en enfer. » Son ministère était constamment marqué par un sentiment d’urgence et d’intensité divines. Le résultat direct était que sa prédication produisit des résultats extraordinaires.
     » Sa propre mère le comparait à un couteau aiguisé qui s’userait plus à force de couper que par la rouille; et le jeune Burns désirait qu’il en fût ainsi !

    William C. Burns était consumé par une passion brûlante pour l’Agneau de Dieu. En Burns, Dieu trouva un homme attentif. Burns était à ce point attentif qu’il écoutait, obéissait et demeurait à genoux. Burns reconnaissait que la prière superficielle et peu profonde était l’un des principaux obstacles au Royaume de Jésus-Christ. Il croyait que le manque de persévérance dans le lieu secret de la prière donne la victoire à Satan. Burns écrivait : « Beaucoup de ceux qui viennent dans le lieu secret et qui sont enfants de Dieu, y rentrent et le quittent comme ils y sont rentrés, sans jamais même prendre conscience de la présence de Dieu. Et il existe des croyants qui, même quand ils obtiennent une bénédiction, et reçoivent un attouchement dans leur âme, quittent le lieu secret sans rechercher plus. Ils vont dans leur chambre, et là se rendent dans le lieu secret, et alors, aussitôt qu’ils se sont approchés de Dieu, ils pensent avoir été admirablement bénis, et quittent ainsi la chambre pour retourner dans le monde… Oh, comment se fait-il que le peuple de Dieu ait si peu de persévérance ? Comment se fait-il que quand ils se rendent dans leur lieu secret de prière solitaire, ils ont si vite fait de se persuader qu’ils y retournent vides ? Au lieu de combattre avec Dieu pour qu’Il déverse Son Esprit, ils quittent le lieu secret sans réponse, et interprète cela comme étant la volonté de Dieu. »

    Dans Ezéchiel 22:30-31, le prophète nous donne un avertissement au sujet de ce qui arrive quand Dieu ne trouve pas de vrais hommes et femmes de prière ayant un cœur brisé et obéissant.

    « Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne sur la brèche devant Moi en faveur du pays, afin que Je ne le détruise pas, mais Je n’en trouve point. Je répandrai donc sur eux ma fureur, Je les consumerai par le feu de Ma colère, Je ferai retomber leurs œuvres sur leur tête, dit le Seigneur, l’Eternel. »

    Jim Elliot
    La Vie de Recherche
    par IN TOUCH MINISTRIES

    La vie et la mort de Jim Elliot furent le témoignage d’un homme consacré à la volonté de Dieu. Il recherchait la volonté de Dieu, priait avec ferveur pour la connaître, s’attendait à elle, et, ce qui est le plus important, y obéissait. Sa mort en martyr à l’âge de 38 ans et les livres dédiés à sa vie qui en découlèrent, écrits par son ancienne femme, Elisabeth Elliot, furent le catalyseur qui envoya des milliers sur les champs missionnaires et qui alimentèrent les feux d’un cœur consacré à Dieu. Il était un chrétien intense, résolu fermement à plaire à Dieu seul et non à l’homme.

    « [Il fait de]Ses ministres des flammes de feu
    « , écrivait Elliot lorsqu’il était étudiant à l’Université Wheaton. « Suis-je inflammable ? Dieu, délivre-moi de l’effroyable amiante des ‘autres choses’. Sature-moi de l’huile de l’Esprit afin que je puisse être enflammé. Mais une flamme est provisoire, et sa vie est souvent de courte durée. Peux-tu supporter cela, mon âme – une vie courte? En moi, habite l’Esprit du Grand Un à la Vie Brève, dont le zèle pour la maison de Dieu L’a consumé.  »

    Jonathan Goforth
    LA PRIERE FACONNE L’HISTOIRE
    par David Smithers

    « après ze années de prière consacrée et de prédication fidèle, et après ce que la plupart qualifieraient de ministère réussi, Goforth en vint à un point d’insatisfaction où son âme ne trouvait point de repos. Ce fut à cette période qu’un parti inconnu en Angleterre commença à distribuer des tracts sur le réveil de 1904 au Pays de Galles. Goforth fut profondément interpellé alors qu’il lisait ces récits. « Une nouvelle idée, une nouvelle conception de Dieu le Saint-Esprit commença à faire jour dans son cœur. » Il se livra donc à davantage de prière et d’étude de la Bible. Goforth se vit conduit par une vision fraîche, la vision d’une puissante effusion du Saint-Esprit.

    Ce fut à partir du moment où les chrétiens vinrent avec un cœur purifié, confessèrent et abandonnèrent leur péché secret que le Saint-Esprit souffla comme un vent puissant. Vraisemblablement, cette confession de péchés honnête et ouverte fut la caractéristique la plus frappante du réveil. Partout où allait Mr Goforth le réveil éclatait, et presque toujours de la même façon. Premièrement, la prière était encouragée parmi les chrétiens, ce qui conduisait spontanément à la confession des péchés avec un cœur déchiré et brisé. Et ensuite, comme un fleuve, les perdus étaient introduits dans le Royaume par milliers.  » Les hommes étaient pénétrés comme avec du feu.  » L’un après l’autre des croyants au cœur brisé se jetèrent eux-mêmes dans la confession de tout péché secret. Monsieur Goforth identifiait clairement le péché non confessé parmi les chrétiens comme l’un des principaux obstacles empêchant à Dieu d’envoyer un réveil.

    « Si le réveil est encore retenu, c’est parce que quelques idoles conservent encore leur trône; parce que nous plaçons encore notre confiance dans des schémas humains; parce que nous refusons toujours de nous confronter à la vérité inébranlable que ‘ce n’est pas par la puissance, mais par Mon Esprit.' »

    William Nicholson

    LA PRIERE FACONNE L’HISTOIRE
    par David Smithers

    . Nicholson ne se souciait pas de ce que les autres pensaient de sa manière de prêcher ou de ses méthodes. Il avait été enseigné par Dieu Lui-même dans la chambre secrète et par conséquent était tout à fait unique dans sa prédication et sa façon d’aborder les hommes. Être entièrement dévoué au Royaume de Dieu et ses intérêts, c’était sa passion. La principale caractéristique de toute la vie et de tout le ministère de Nicholson était son zèle brûlant.
    « Nicholson avait l’habitude de dire que lorsqu’une mission était initiée, il ne fallait pas beaucoup de temps avant qu’ils aient soit une émeute, soit un réveil. Quelquefois nous avions plus d’émeutes que de réveils, mais jamais un réveil sans émeute. »

    Excepté par la prière, une telle puissance de réveil est inaccessible. Monsieur Nicholson fut en permanence un homme de prière profonde.  » . Venant de la chambre secrète de prière, il montait sur le pupitre – revêtu de dons. » Mr. Lindsay Glegg écrivit de W. P. Nicholson : « Le secret de sa puissance résidait sans nul doute possible dans sa vie de prière. Il resta une fois dans notre maison… et était debout le matin à six heures mais ne sortait jamais avant midi; il passait toutes ces heures à lutter avec Dieu dans la prière. Selon sa propre requête spéciale, il ne voulait être dérangé ni le téléphone ni par un quelconque visiteur, quelle que fût l’urgence. » A une autre occasion, les draps de son lit furent trouvés déchirés en lambeaux. Mr. Glegg de nouveau commenta : « Ce qui était arrivé, c’était qu’il avait, inconsciemment, en agonie dans la prière, déchiré les draps en lambeaux… » Oui, la prière était sûrement le secret de sa vie et de son puissant ministère.

    ).
    Smith Wigglesworth
    L’APÔTRE DE LA FOI
    par un auteur anonym
    e

    . . À la différence de nous aujourd’hui, qui commençons essentiellement par le Baptême dans l’Esprit comme notre première réelle onction, pour Smith, c’était le point culminant de longues années de recherche et de faim de Dieu, et ainsi c’était beaucoup plus proche d’un réel « revêtement de puissance d’en-haut » du Nouveau Testament.

    Smith Wigglesworth déclara :  »

    : « Je crois que les ministres de Dieu doivent être les flammes de feu. Rien de moins que des flammes. Un Baptême dans la mort dans laquelle la personne est purifiée et stimulée… » I

    Wigglesworth croyait qu’il fallait COMMANDER au malade d’être guéri au nom de Jésus. Sa foi était une foi sainte et agressive. C’était un homme « violent », prenant position contre le diable par la force. Et pourtant c’était aussi un homme de grande compassion -, ainsi que de grande autorité. Le diable le savait certainement quand Smith Wigglesworth arriva en ville!

    Un certain nombre de gens furent aussi littéralement ressuscités des morts sous le ministère de Smith.
    « Bien que sa vie ait été une combinaison de prière incessante et de louange, et chacun de ses mots et son œuvre, un acte d’adoration, il ne lui fut pas donné d’être dans des périodes prolongées de jeûne et prière. » (Page 122).
    Au lieu de cela, il avait appris le secret d’être dans la communion continue et intime avec Dieu (parfois en se réfugiant calmement en lui-même à cette fin), même quand il se trouvait noyé parmi une foule de gens. Il marchait par la foi et était « dans l’Esprit » à tout moment. Ce fut le secret essentiel de son succès. Il dit :

    « Il y a deux aspects à ce Baptême : le premier est que vous possédez l’Esprit; le deuxième est que l’Esprit vous possède. »

    (Voir ‘The Life of Smith Wigglesworth’ (la Vie de Smith Wigglesworth) par Jack Hywel-Davies). Il avait évalué le coût et tout était à Dieu. C’était un homme qui comprit vraiment l’AUTORITÉ DANS LA PIETE et Y MARCHA par la foi. Il dit :  » ‘Être rempli de l’Esprit,’ c’est-à-dire, être FOURRÉ de l’Esprit, si rempli qu’il ne restera aucune place pour autre chose. » Ce fut de cette façon qu’il vécut. Plein d’audace, plein de hardiesse, « rempli de foi et du Saint-Esprit. »

    Smith Wigglesworth insistait grandement sur la pureté et la sainteté, comme tous les vrais Revivalistes. Il disait : « Vous devez chaque jour élever le niveau. Vous devez renoncer à vous-mêmes pour faire des progrès avec Dieu. Vous devez refuser toute chose qui n’est pas pure et sainte. Dieu vous veut purs de cœur. Il veut que vous ayez un désir intense de sainteté… Deux choses vous feront sauter dans les promesses de Dieu aujourd’hui. L’une est la pureté et l’autre est la FOI, qui est embrasée de plus en plus PAR LA PURETÉ. » (

    Richard et Sabina Wurmbrand
    LA VOIX DE L’EGLISE DU SILENCE

    Compilé par Ensemble Rebâtissons la Maison

    Le pasteur Richard Wurmbrand était un ministre évangélique qui passa 14 années de sa vie emprisonné et torturé par les communistes dans son pays natal de Roumanie. Il était l’un des responsables les plus connus de croyants juifs en Roumanie. Il fut aussi l’auteur de nombreux livres sur la persécution et la consécration totale à Christ.

    Biographie de Richard Wurmbrand
    Sa femme, Sabina, également juive, fut une esclave ouvrière agricole pendant trois ans. A cause de son statut international de responsable juif messianique, les diplomates d’ambassades étrangères s’enquirent de sa sécurité auprès du gouvernement communiste. On leur répondit qu’il s’était enfui de Roumanie. La police secrète, déguisée en collègues prisonniers relâchés, dit à son épouse d’assister à son enterrement dans le cimetière de la prison. Le pasteur Wurmbrand fut relâché à l’occasion d’une amnistie générale en 1964. Réalisant le danger d’un troisième emprisonnement, des chrétiens de Norvège négocièrent avec les autorités communistes sa libération de Roumanie. Le « prix pour la liberté » pour un prisonnier était de $1900. Le prix qu’elles fixèrent pour Wurmbrand était de $10 000. En mai 1966, il témoigna devant le Sous-comité Interne de Sécurité du Sénat à Washington, et se mit torse nu pour montrer dix-huit blessures profondes dues à la torture recouvrant son corps. Son histoire fut rapportée par des journaux du monde entier, aux Etats-Unis, en Europe et en Asie.

    « Seul dans ma cellule, maintenant, je pouvais sentir presque physiquement la présence de Satan. Il faisait sombre, froid, et il se moquait de moi. La Bible parle de lieux retirés où les esprits mauvais dansent, et j’étais dans un de ces lieux. J’entendais sa voix, jour et nuit: « Où donc est ton Jésus? Ton sauveur ne peut pas te sauver. On t’a menti, et tu as menti aux autres. Il n’est pas le Messie ! Tu t’es trompé de personne! » Alors

    j’ai crié: « Et qui est le vrai Messie qui doit venir? » La réponse fut simple, mais trop blasphématoire pour être répétée ici. J’avais écrit des livres et des articles prouvant que Jésus était le Messie, mais je n’avais pas même un seul argument à présenter. Le diable, qui était parvenu à faire douter en prison Nils Hauge, le grand évangéliste norvégien, qui avait fait de même à Jean Le Baptiste dans son donjon, s’acharnait contre moi. J’étais sans défense. Ma joie, et ma sérénité, tout s’en était allé. J’avais senti le Christ si proche de moi auparavant, enlevant mon amertume, illuminant mes ténèbres, mais à ce moment je criais: « Eli, Eli, lama sabachtani ». J’étais totalement seul, abandonné. Durant ces jours effroyables de noirceur, lentement j’ai composé un poème, qui ne serait pas aisément accepté par ceux qui n’ont pas connu les mêmes expériences physiques et spirituelles. Ce poème me sauva. Avec ces mots, leur rythme, et leur répétition, j’ai réussi à vaincre Satan. Voici, sans les rimes, ni le rythme, le poème dans son sens exact traduit du roumain :

    Depuis mon enfance j’ai fréquenté églises et temples,
    En eux, Dieu est glorifié.
    Différents prêtres chantaient, avec zèle.
    Ils disaient qu’il était bon de T’aimer.
    Mais en grandissant, je vis tellement de malheurs
    dans le monde de ce Dieu que je me dis à moi-même:
    « Il a un cœur de pierre. Autrement, il ôterait les difficultés de notre chemin. »
    Des enfants malades luttant contre la fièvre dans des hôpitaux,
    pendant que leurs parents prient pour eux.
    Le Ciel reste sourd.
    Ceux que nous aimons partent pour la vallée de l’ombre et de la mort,
    et pourtant nous avions prié très longtemps.
    De jeunes hommes innocents brûlent vif dans une fournaise.
    Et le Paradis est silencieux.
    Il laisse les choses se faire.
    Dieu ne s’est-Il jamais posé la question si, même à voix basse,
    les croyants eux-mêmes ne commençaient pas à douter?
    Affamés, torturés, persécutés dans leur propre patrie,
    leurs questions demeurent sans réponse.
    Le Tout-Puissant n’est pas concerné
    par les horreurs qui sont notre lot.
    Comment puis-je aimer le Créateur des microbes,
    et des tigres mangeurs d’hommes?
    Comment puis-je aimer Celui qui torture tous Ses serviteurs
    parce que l’un d’eux une fois a mangé d’un arbre?
    Plus triste que Job, je n’ai plus ni femme, ni enfants, ni consolateurs,
    Et dans cette cellule, il n’y a pas de lumière, pas même un peu d’air,
    c’est trop dur à supporter.
    De mon lit en planche, ils me feront un cercueil.
    Étendu sur mes planches, je me demande encore
    pourquoi mes pensées vont vers Toi,
    pourquoi mes écrits vont vers Toi?
    Pourquoi j’ai cet amour passionné pour Toi,
    pourquoi je n’arrive pas à chanter à quelqu’un d’autre qu’à Toi?
    Je sais que je suis rejeté;
    dans un petit moment, je serai dans un trou, en train de pourrir.
    La fiancée du Cantique des cantiques ne t’aime pas
    lorsqu’elle demande si Tu es « correctement aimé ».
    L’amour est à lui-même sa propre justification.
    L’amour n’est pas pour les hommes sages.
    Même si mille embûches se dressaient sur sa route, elle continuerait d’aimer.
    Même si le feu la brûlait ou si les vagues l’emportaient,
    elle continuerait d’embrasser la main qui la blesse.
    Si elle ne trouve aucune réponse à ses questions, elle a confiance et elle attend.
    Un jour, dans ces lieux retirés, le soleil brillera
    et tout ce qui est caché sera révélé pleinement.
    Le pardon de ses nombreux péchés n’a fait qu’augmenter l’amour ardent de Madeleine.
    Mais elle a donné son parfum, et versé ses larmes
    avant que Tu ne lui adresses les mots du pardon.
    Si ces mots n’étaient pas sortis de Ta bouche, elle serait restée là,
    à t’aimer, en restant dans ses péchés.
    Elle t’aimait avant que Ton sang ne se mette à couler.
    Elle t’aimait avant que Tu ne la pardonnes.
    Je ne demande pas non plus s’il est bon et légitime de T’aimer.
    Je ne T’aime pas pour obtenir un jour le salut.
    Je t’aimerai même si mes malheurs durent éternellement.
    Je T’aimerai jusque dans le feu de l’enfer.
    Si Tu avais refusé de descendre jusqu’aux hommes,
    Tu serais resté mon rêve, lointain.
    Si Tu n’avais pas voulu semer Ta Parole,
    je T’aurais aimé sans l’avoir entendue.
    Si le jour de la Crucifixion, Tu avais hésité et même si Tu T’étais enfui,
    et que le salut n’existerait pas, je T’aimerais quand même.
    Et si j’avais découvert qu’il y avait du péché en Toi, je le couvrirais de mon amour.
    Maintenant, je n’ai plus peur de dire les paroles d’un fou,
    pour que tous sachent combien je T’aime.
    Maintenant, je vais faire vibrer des cordes que personne n’a jamais touchées
    et je vais Te magnifier avec une musique nouvelle.
    Si des prophètes annonçaient quelqu’un d’autre,
    je les quitterais pour rester avec Toi.
    Qu’ils produisent un millier de preuves, mon amour n’ira qu’à Toi.
    Si j’étais divinement averti que Tu fus un trompeur,
    en pleurant je prierais pour Toi,
    Et même si je ne Te suivais pas dans l’erreur,
    mon amour ne diminuerait pas pour Toi.
    Pour Saül, Samuel passa sa vie dans le jeûne et les larmes.
    Même si j’apprenais que Tu avais perdu, mon amour résisterait.
    Si c’était Toi et pas le diable qui T’étais révolté contre le ciel,
    et avais perdu la sympathie des anges,
    Si Tu étais tombé comme un archange, de haut, de très haut, sans espoir,
    Moi je continuerais d’espérer que le Père Te pardonne
    Et qu’un jour Tu marcherais de nouveau dans les rues pavées d’or du Ciel.
    Si Tu n’étais qu’un mythe, je fuirais la réalité et me réfugierais avec Toi dans le rêve.
    Si l’on me prouvait que Tu n’existes pas, c’est mon amour qui Te donnerait la vie.
    Mon amour est fou, sans motif et sans raisons, comme le Tien.
    Seigneur Jésus, trouve un peu de bonheur dans ce lieu où je me trouve.
    Je ne puis pas t’offrir plus.

    Lorsque j’eus écrit ce poème, je n’ai plus jamais senti la proximité de Satan. Il était parti. Dans le silence, je sentais le baiser de Christ. Tout le monde est silencieux quand on l’embrasse. Le calme, et la joie revinrent.  »

     » …Je passai deux années, isolé dans une cellule. Je n’avais rien à lire, rien pour écrire. J’avais mes pensées pour seules compagnies. Or j’étais un homme d’action plus qu’un contemplatif.
    Avais-je vraiment vécu pour servir Dieu, ou simplement exercé ma profession [de pasteur]? Les gens s’attendent à ce que les pasteurs soient des modèles de sagesse, de pureté, de sincérité; ils ne peuvent pas toujours l’être véritablement, parce que ce sont aussi des hommes; ils commencent donc dans une plus ou moins grande mesure par jouer le jeu, puis au fur et à mesure que le temps passe, ils sont incapables de dire quelle part de comédie il y a dans leur comportement.

    Je me souvenais du profond commentaire qu’écrivit Savonarole sur le Psaume 51 alors qu’il était en prison et tellement roué de coups qu’il ne put signer ses propres « aveux » que de la main gauche. Il disait qu’il y a deux sortes de chrétiens : ceux qui croient sincèrement en Dieu et ceux qui, tout aussi sincèrement, croient qu’ils croient. On peut les reconnaître à leur comportement dans les moments décisifs. Si un voleur qui avait projeté de cambrioler une riche demeure aperçoit dans les parages un inconnu qui pourrait être un policier, il se cache. Si, réflexion faite, il pénètre quand même dans la maison, cela prouve qu’il ne croit pas que l’homme est un représentant de la loi. Nos actes témoignent de nos convictions.
    Croyais-je en Dieu ? L’heure de vérité avait sonné. J’étais seul. Il n’y avait pas de salaire à gagner, pas d’avis précieux à prendre en considération. Dieu ne m’offrait que la souffrance : allais-je continuer à L’aimer ?

    … J’appris peu à peu que sur l’arbre du silence pousse le fruit de la paix. Je commençais à prendre conscience de ma vraie personnalité, et à être sûr qu’elle appartenait au Christ. Je découvris que même dans cette cellule mes pensées et mes sentiments se tournaient vers Dieu et que je pouvais passer nuit après nuit en prières, exercices spirituels et louanges. Je savais à présent que je ne jouais pas la comédie et que je croyais à ce que je croyais.

    Je mis au point une routine à laquelle je me tins durant les deux années suivantes. je restais éveillé toute la nuit. Lorsqu’à dix heures la sonnerie donnait le signal du sommeil, je me mettais à l’œuvre. Quelquefois j’étais triste, quelquefois joyeux, mais les nuits n’étaient jamais assez longues pour tout ce que j’avais à faire.

    Je commençais par une prière d’où les larmes, des larmes de reconnaissance souvent, étaient rarement absentes. Les prières, comme les signaux radio, s’entendent mieux la nuit; c’est alors que se livrent les plus grandes batailles spirituelles. Ensuite, je prononçais un sermon comme je l’aurais fait à l’église, débutant par « frères bien-aimés », dans un chuchotement que nul garde ne pouvait entendre et terminais par « amen ». Je prêchais avec la plus grande sincérité. Je n’avais pas besoin de me préoccuper de ce que penserait l’évêque, de ce que dirait la congrégation, de ce que les mouchards répéteraient. Je ne prêchais pas dans le vide. Chaque sermon est entendu par Dieu, ses anges et ses saints; mais je sentais qu’il y avait aussi parmi mes auditeurs invisibles ceux qui m’avaient amené à la foi, mes ouailles vivantes ou mortes, ma famille et mes amis. Ils étaient « cette nuée de témoins » dont parle la Bible. Je faisais l’expérience de la « communion des saints » du credo. »

    Après 14 années d’emprisonnement, de sévices et de tortures dans les prisons communistes de Roumanie, Richard Wurmbrand, retrouvant finalement la liberté, dit qu’il eut l’impression en quittant ce monde carcéral où il fit de puissantes expériences spirituelles au milieu de ses souffrances, que c’était comme redescendre de la montagne de Dieu.

    Biographie de Sabina Wurmbrand

    Peu de femmes ont été éprouvées dans leur foi comme Sabina Wurmbrand. Pendant les quatorze années d’emprisonnement de son mari, Richard Wurmbrand, les communistes lui dirent de nombreuses fois :  » Divorce d’avec lui, il est mort « . Mais Sabina écouta la petite voix calme de Dieu, sachant que son mari étai vivant. Pendant ce temps, Sabina, de façon désintéressée, s’occupa des autres croyants de l’Eglise Souterraine qu’ils avaient démarrée ensemble tout en se battant durement pour sa survie et celle de leur petit garçon. Sabina fut assujettie à des privations et des souffrances incroyables.

    Se Préparer à la Souffrance et à la Persécution en Occident

    Richard Wurmbrand a dit : « Dans un pays libre, pour être membre d’une église, il est suffisant de croire et d’être baptisé. Dans l’Eglise souterraine, ce n’est pas suffisant d’en être membre. Vous pouvez être baptisés et vous pouvez croire, mais vous ne serez pas un membre de l’Eglise souterraine à moins que vous ne sachiez comment souffrir… Il est fort probable que vous ayez la foi la plus puissante du monde, mais si vous n’êtes pas préparés à souffrir, alors le jour où vous êtes pris par la police, vous aurez deux claques et vous ne déclarerez rien. Ainsi la préparation à la souffrance est l’un des éléments essentiels dans la préparation du travail souterrain. Un chrétien ne panique pas s’il est jeté en prison. Pour le croyant ordinaire, la prison est un nouvel endroit où il peut témoigner pour Christ. Pour un pasteur, la prison est une nouvelle paroisse. C’est une paroisse sans grands revenus mais avec de grandes opportunités de travail.

    Dans nos propres pays démocratiques, nous hésitons à témoigner de Christ ouvertement de peur d’être traités de sectes ou de fanatiques; la crainte des hommes nous entraîne même à dénoyauter l’Evangile de sa substance vivifiante, pour ne communiquer à la place qu’un message sans force en nous rabaissant à employer des méthodes impies des mondes du spectacle, du marketing ou de la publicité pour « faire passer le message sans choquer » et pour éviter de porter l’opprobre de Jésus. Combien faible sera notre foi lorsque la persécution ouverte fondra sur les enfants de Dieu !

    Vivre « les mêmes souffrances qui sont imposées à nos frères dans le monde » (1 Pierre 5:9) ne peut pas s’improviser du jour au lendemain. Une préparation est nécessaire. Bien-aimés saints de Dieu, armons-nous de la pensée de souffrir pour la cause de Christ et pour Son nom, car le moment vient bientôt où chacun de nous devra se trouver confronté à la décision ou non de suivre Christ quoi qu’il en coûte.

    Reconnaissons comme l’apôtre Pierre notre confiance excessive en nous-mêmes et notre humble besoin de la grâce de Dieu.

    Oh! que nous soyons déterminés à nous repentir de nos tiédeurs et compromis, en prenant le sac et la cendre, et en nous humiliant nous-mêmes sous Sa main puissante car l’heure est déjà avancée, et la fournaise ardente annoncée par les prophètes vient !

    Il est quelque chose de grave et de solennel que le Seigneur veut nous faire revivre en Occident, c’est l’épreuve de notre foi, plus précieuse que l’or périssable (1 Pierre 1:7), à travers la souffrance et la persécution. Les plus grands saints dans l’histoire de l’Eglise, ceux qui nous ont transmis les révélations les plus profondes sur la beauté de Christ et l’immensité infinie de Sa grâce, sont ceux qui ont été purifiés, façonnés, et travaillés dans les détresses les plus inimaginables et les prisons les plus solitaires : Daniel, Joseph, Elie, Jérémie, l’apôtre Paul, Jean-Baptiste,

    Souvenons-nous de ces quelques pensées que John Bunyan nous livre à propos de son incarcération lorsque viendra la persécution :

    « Avant mon incarcération, j’avais prévu ce qui devait m’arriver et deux choses brûlaient dans mon cœur sur la façon dont je pourrais faire face à la mort, si j’en arrivais là. Je fus poussé à prier, à demander à Dieu de me fortifier « à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients. Rendez grâces au Père. »

    Pendant toute l’année qui précéda mon arrestation, je ne priais presque jamais sans que ce verset des Ecritures ne me revienne à l’esprit et sans que je ne comprenne que pour souffrir avec patience et surtout avec joie, il fallait une grande force d’âme.
    « La seconde considération fut dans le passage suivant: « Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts. » Grâce à ce verset je compris que si j’en arrivais à souffrir comme je le devais, premièrement je devais condamner à mort tout ce qui appartenait à notre vie, considérant ma femme, mes enfants, ma santé, les plaisirs, tout, enfin, comme morts pour moi et moi pour eux.

    « Je résolus, comme dit Paul, de ne pas regarder les choses qui se voient, mais celles qui ne se voient pas; parce que les choses qui se voient sont temporelles alors que celles qui ne se voient pas sont éternelles. Et. je compris que si je m’étais préparé seulement à la prison, je pourrais à l’improviste être appelé aussi à être fouetté ou attaché au pilori. De même si je m’attendais seulement à ces châtiments, je ne supporterais pas celui de l’exil. La meilleure façon de supporter les souffrances était d’avoir confiance en Dieu

    « L’amphithéâtre de Rome… Une poignée d’hommes et de femmes firent leur entrée. Certains priaient, certains chantaient, même des chants de louange ! Ils ne semblaient pas voir les yeux injectés de sang des bêtes rendues folles par la faim. Tous les yeux étaient levés. Ils lèvent les yeux haut, haut vers les montagnes d’où leur viendra le secours, et jetés entre les mains d’un sacrifice sanglant, ils élèvent une foi que toute la puissance de la terre et de l’Enfer n’a pas été capable de détruire (…).

    En plongeant notre regard dans cette image venue des siècles, une grande question remplit nos cœurs: D’où venait leur force? D’où venait leur courage ? (…) Ne les trouvons-nous pas dans cette source qui envoya dix mille fois, dix mille des âmes les plus brillantes, les plus précieuses dans notre monde désertique – la source de l’Amour? Plantée il y a 19 siècles sur le mont du Calvaire, en s’élevant tout droit à côté de la tombe et détruisant l’aiguillon de la mort, et apportant la guérison aux nations, son essence n’a t-elle pas été la motivation de tout vrai renoncement offert par les disciples du Crucifié, à la fois au temps des martyrs et à notre propre époque?

    C’était l’amour ! C’était l’amour qui endurait. A travers les longues nuits sans sommeil des froides prisons, à deux pas de la torture, lorsque le corps était affaibli par le manque et la faim, c’était les pulsations de l’amour qui battaient fort; c’était l’amour qui tenait ferme à travers les feux et n’était pas brûlé. C’était l’amour qui traversait la mort et n’était pas anéanti.

    Serez-vous trouvé parmi ce nombre? La même grâce, la même victoire, le même Ciel sont nôtres pour le temps présent et l’éternité par la puissance du même amour. Des batailles aussi sombres peuvent être livrées, des luttes aussi longues et plus longues peuvent être menées, et des conquêtes aussi grandes peuvent être gagnées, afin qu’ici et dans l’au-delà devant Son trône, nous puissions nous joindre à la grande et éternelle chorale de louange qui célèbre la grâce victorieuse. » – Love Is All (L’Amour Est Tout),

    Evangeline Booth.
    Gilbert Tennent

    LA PRIERE FACONNE L’HISTOIRE
    par David Smithers

    « Il m’est bon d’être humilié, afin que j’apprenne Tes statuts.  »

    Psaume 119:71
    Ce fut sur le lit de l’affliction que Gilbert Tennent apprit à connaître Dieu. Aux environs de 1728, ce jeune ministre Presbytérien doué tomba gravement malade. N’ayant pas la certitude qu’il guérirait, il entra dans une profonde vision de l’éternité et dans un temps de repentance. Il écrivit : « Je fus alors extrêmement peiné d’avoir fait si peu pour Dieu … Je priai donc Dieu de bien vouloir m’accorder une demi-année de plus. J’étais résolu à promouvoir Son royaume de toutes mes forces et quels que fussent les risques. »

    La prière de Monsieur Tennent fut exaucée et il fut ranimé tant dans son corps que dans son esprit. Il travailla avec labeur, comme jamais auparavant, à « sonner la trompette du jugement de Dieu et à alerter ceux qui se croyaient à l’abri en proclamant les terreurs du Seigneur. » Il fut un homme littéralement consumé par une vision de la sainteté de Dieu. En conséquence, il avertit instamment les pécheurs entêtés et les hypocrites du jugement dernier et de l’enfer éternel.
    Gilbert Tennent prêchait comme s’il « n’était jamais sûr de prêcher à nouveau et comme un homme mourant à des hommes en agonie. »

    Ses prédications étaient loin d’être typiques de son époque.
    Monsieur Tennent décrivit lui-même cette sorte de prédication populaire : « Ils affermissent souvent les mains des méchants en leur promettant la vie. Ils consolent les gens avant de les convaincre de péché; sèment avant de labourer; et s’occupent de construire une usine avant de poser les fondations. Ces constructeurs stupides renforcent la sécurité charnelle des hommes par leurs discours doux, égoïstes et lâches. Ils n’ont pas le courage ou l’honnêteté de pousser le clou de la terreur dans les âmes endormies! » , le FEU DE RÉVEIL TOMBAIT.

    . « Vous pourriez le critiquer; vous pourriez le louer; mais vous ne pourriez pas l’ignorer! » Personne ne sommeillait paisiblement quand il était dans les parages, pas même l’Eglise. Gilbert Tennent était en vérité, la voix de celui qui crie dans le désert : REPENTEZ-VOUS!

    Il put courageusement avertir les hommes de la colère de Dieu parce qu’il avait courageusement agonisé et enfanté pour leurs âmes, « Souvent, son âme pleurait dans le secret sur l’orgueil et l’entêtement de ceux qui refusaient de se laisser convaincre. » Durant tout son ministère, Tennent maintint dans la ferveur son ardeur et son amour pour Christ par la prière constante. « Il fit de la prière son occupation principale et celle de laquelle il se délectait le plus. »

    Charles Grandison Finney
    LA PRIERE FACONNE L’HISTOIRE
    par David Smithers

    Finney semblait détenir le pouvoir d’imprimer dans la conscience des hommes la nécessité d’une vie vécue d’une façon si sainte qu’elle devait produire des fruits durables.
    De tels résultats furent le fruit d’heures et d’heures de prière. Ce n’était pas les prières de Finney seul qui assurèrent de tels réveils envoyés du ciel. Finney était soutenu par les prières de deux dons cachés de Dieu. C’était l’intercession cachée et cependant puissante du « Père Nash » et d’Abel Clary qui posa les fondements et prépara le terrain à ces puissantes visitations de Dieu.  »
    Le Père Nash vécut une vie d’intercession presque continue. « Il se joignait à Finney, entretenait une liste de prière et était sans nul doute le secret en grande partie du merveilleux succès de Finney. Il ne prêchait pas et bien souvent n’assistait pas aux réunions, mais il restait dans sa chambre, ou dans les bois, luttant avec Dieu dans une prière puissante. Souvent avant le crépuscule, on pouvait entendre à plus de 500 mètres à la ronde le Père Nash prier dans les bois, ou dans une église, et le sentiment de la présence de Dieu était incroyable.  »

    Quelqu’un a demandé à Finney quel genre d’homme ce Père Nash était.  » Nous ne le voyons jamais « , disaient-ils.  » Il n’assiste à aucune des réunions.  » 

    Finney répondit :  » Comme tous ceux qui prient beaucoup, Père Nash est une personne très discrète.  » Montrez-moi une personne qui parle toujours et je vous montrerai un chrétien qui ne prie jamais beaucoup.  »
    La majorité des prières pour ceux qui étaient ainsi utilisés doit être faite en privé. Ils ne recherchent ni les regards, ni les oreilles des hommes, mais plutôt les oreilles de Dieu. Ils recherchent une chambre secrète pour être seuls avec Dieu. Nash utilisait une cave, une pièce dans une auberge, une maison à proximité, ou un bosquet rempli d’arbres où il pouvait déverser son cœur à Dieu seul ou avec seulement quelques autres ayant un fardeau et un cœur similaires.

    Finney raconte :
     » Un grand homme me dit :  » Oh, je meurs du manque de force pour prier ! Mon corps est écrasé, le monde est sur moi, et comment est-ce que je peux me retenir de prier ? «  J’ai connu cet homme qui allait se coucher absolument malade, pétri de faiblesse et d’évanouissement, sous la pression. Et je l’ai connu quand il priait comme s’il voulait faire violence au Ciel, et alors j’ai vu la bénédiction venir dans la prière aussi clairement que si cela m’était révélé, de sorte que personne ne pouvait pas plus en douter que si Dieu avait parlé des cieux. Vous dirai-je comment il est mort ? Il priait de plus en plus; il prenait la carte du monde devant lui, et priait, et survolait les différents pays et priait pour eux, jusqu’à ce qu’il expire dans sa chambre, en priant. Homme béni ! Il fut la réprimande des impies, et des enseignants charnels et non-croyants; mais il fut le préféré du Ciel, et un prince triomphant de la prière.  »

    Ainsi, il entra dans la gloire sur ses genoux le 20 décembre 1831, à l’âge de 56 ans.

    Nous arrivons maintenant à la scène de sa mort. Dans le petit village de Vernon lors du glacial hiver d’un mois de décembre dans un état au Nord de New York, où la température descend souvent en-dessous du zéro, Daniel Nash continue son ministère de prière. Charles Finney nous relate les activités domestiques de son coéquipier :

    Néhémie
    « L »ETERNEL A CONSOLE »: UN HOMME DU REVEIL
    par Tim Luke


    « Mais si vous revenez à Moi, et si vous observez Mes commandements et les mettez en pratique, alors, quand vous seriez exilés à l’extrémité du ciel, de là Je vous rassemblerai et Je vous ramènerai dans le lieu que J’ai choisi pour y faire résider mon nom. » – Néhémie 1:9

    Pendant une multitude de jours et de nuits, Néhémie avait pleuré, jeûné, prié et s’était lamenté devant le Seigneur, déversant son cœur en faveur de ses compatriotes. Il avait confessé ses péchés, les péchés de son peuple, et les péchés de ses pères. Il avait prié selon la Parole de Dieu sur lui-même. En Néhémie 1:9, il rappelle à Dieu Sa Parole :

    « Mais si vous revenez à Moi, et si vous observez Mes commandements et les mettez en pratique, alors, quand vous seriez exilés à l’extrémité du ciel, de là Je vous rassemblerai et Je vous ramènerai dans le lieu que J’ai choisi pour y faire résider mon nom. »
    Pour restaurer le temple, le lieu que Dieu avait choisi pour y faire résider Son nom, Néhémie savait que Jérusalem devait être rebâtie. Et pour rebâtir Jérusalem, les portes de la ville et ses murs devaient être pleinement restaurés pour protéger la ville de ses ennemis.

    En Néhémie 2:12, il dit :  » Je me levai pendant la nuit avec quelques hommes, sans avoir dit à personne ce que mon Dieu m’avait mis au cœur de faire pour Jérusalem. Il n’y avait avec moi d’autre bête de somme que ma propre monture. «  La nuit entoura son excursion du manteau de secret dont il avait besoin pour que l’opposition locale ne sabotât pas la reconstruction. Le même projet avait été interrompu plusieurs fois depuis que les premiers groupes de Juifs étaient revenus à Jérusalem tout au long des 94 années passées.

    Néhémie, cependant, était un homme d’une rare puissance dans l’esprit. Par la foi, il savait que Dieu le conduirait pour rassembler ses compatriotes dont les pères avaient mis de côté les commandements de Dieu depuis de si nombreuses années. Famille par famille, Néhémie organisa plus de 40 équipes différentes de construction, malgré les moqueries, menaces et conspirations de leurs voisins. Après la restauration de la muraille à la moitié de sa hauteur, Néhémie ne pouvait pas s’arrêter à en faire l’éloge ou à se reposer; au lieu de cela, il devait rassembler une équipe de travail démoralisée en lui ordonnant de porter une arme dans chaque main et des instruments de travail dans l’autre.

    Néhémie lui-même arriva à un point de fatigue mais il ne se découragea pas. Il pressa le pas et donna la cadence pour que les travaux se poursuivent et, remarquablement, l’œuvre fut achevée en 52 jours.
    Le souvenir de Néhémie est associé à la reconstruction de la muraille de Jérusalem. Pourtant, le fardeau qu’il avait n’était pas de restaurer une muraille mais de contribuer à restaurer Son peuple dans sa relation avec Dieu.

    La muraille procura simplement un environnement sûr pour cela. Néhémie ne demanda pas à Dieu de bénir ses propres plans de reconstruction, de lui procurer des gains matériels, et de le faire devenir un grand dirigeant parmi son peuple. Au lieu de tout cela, il vint à Dieu après des jours de pleurs et de lamentations pour le bien-être des fils d’Israël. Il devint l’un des plus grands dirigeants d’Israël parce qu’il fut une incarnation préfigurant les paroles de Christ données dans Matthieu 20:26 :
     » Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur.  »

    Prière après prière, bloc par bloc, Néhémie fut – par dessus tout- un serviteur.

    Alexandre Moody Stuart
    LA PRIERE FACONNE L’HISTOIRE
    par David Smithers

    Jour et nuit, il jouissait de la béatitude de la communion paradisiaque avec le Père dans la prière. La prière fervente et agonisante était son habitude constante. « Il paraissait souvent combattre dans la prière comme Jacob à Péniel qui disait : ‘Je ne Te laisserai pas partir à moins que Tu ne m’aies béni' ». En conséquence, sa congrégation était souvent plus profondément touchée par sa prière publique que par sa prédication.

    A une autre occasion, il écrivit : « Au réveil, ce matin, Jésus-Christ s’est approché tout, tout près de moi, d’une façon qui ne ressemble en rien à ce que j’ai vécu autrefois. Il s’est manifesté à moi avec un amour, une tendresse et une sainte intimité inconcevables. Il s’est déplacé et m’a contraint à répondre :  » Mon Seigneur Jésus  » avec toute l’affection et l’amour de tout mon cœur. »
    A mesure que Mr. Moody Stuart se consacrait davantage à la prière, il rentra dans une faim toujours croissante de la présence tangible de Jésus. Il écrivit : « L’espérance de la vie éternelle est étonnamment merveilleuse et glorieuse; être avec Dieu et en Dieu pour toujours – le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Si un bref temps de communion ici-bas donne autant de satisfaction à tout le cœur et à tout l’esprit, et remplit tellement l’âme dans ses plus profonds recoins jusqu’au débordement, qu’est-ce que cela doit être d’être rempli de la plénitude de Dieu pendant toute l’éternité ? »
    Mr. Moody Stuart considérait une vie consumée dans le sacrifice et la prière comme la réponse naturelle à l’amour sans fin de Christ. Il se lamentait du fait que « certains sont disposés à ce que Christ soit quelque chose, mais peu consentiront à ce que Christ soit tout. »

    • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

      Merci pour tous ces textes remarquables. J’en prendrai peut-être certains pour faire des articles séparés….

    • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

      J’ai lu: c’est bourré de richesses….Rien à jeter !

Laisser un commentaire