Montons au Golan ! – Pasteur Gérald FRUHINSHOLZ

De Jérusalem,

Le Golan, un territoire israélien

Lors d’une virée avec le groupe « Hashorashim » (retrouver les racines), nous avons pu apprécier « les hauteurs du Golan » dont parle la Bible.

Le Golan, c’est une trentaine de yishouvim, de villages juifs, et des communautés druzes, des fermes – le « pays des cow-boys » – des vergers, des vignes et du bon vin, mais également la découverte d’anciennes synagogues et donc d’une présence juive. 

Le plateau du Golan culmine à plus de 2 000 mètres et domine la Galilée. C’est un véritable château d’eau avec de nombreuses cascades, et un lieu stratégique pour Israël, particulièrement avec le Mont Hermon – dans le psaume 122, le roi David parle de « la rosée du ‘Hermon qui descend comme l’huile sur la barbe d’Aaron… » représentant « les yeux d’Israël ». 

En 1967, alors que les Syriens menaçaient de ses mitrailleuses et ses roquettes les kibboutzim autour du Kinneret, les soldats israéliens éliminèrent cette menace avec la victoire de « la guerre des Six-jours ». Israël a annexé le Golan en 1981 ; aujourd’hui le Golan est sous souveraineté israélienne.

Les pionniers juifs au Golan

Des pionniers juifs sont venus dès la fin du XIXe siècle, tandis que le baron de Rothschild et des sionistes achetaient des terres sur le Golan, à l’époque sous domination ottomane. 

Il y a 2000 ans, Flavius Josèphe relatait dans « la Guerre des Juifs » le siège et la prise par les Romains de la forteresse de Gamla dont les habitants ont préféré se suicider plutôt que se rendre aux Romains. Si le site ne fut pas réoccupé, la présence juive a perduré sur le Golan pendant les périodes romaines et byzantine notamment à Qatzrin.  

Des sionistes chrétiens

Avant le début de l’aliyah juive et avant l’affaire Dreyfus, un chrétien né au Cap, Sir Laurence Oliphant (1), reçut de Dieu la pensée de l’imminence du retour des Juifs sur leur terre.

En 1879, Oliphant partit pour la Palestine, où il implanta des colonies agricoles juives. En outre, il voyait dans ces implantations un moyen d’atténuer les souffrances des Juifs en Europe subissant les pogroms. Oliphant se rendit à Constantinople dans l’espoir d’obtenir un bail sur la moitié nord de la Terre Sainte et notamment sur le Golan, pour y installer un grand nombre de Juifs. Il ne voyait pas cela comme une tâche impossible compte tenu du grand nombre de chrétiens aux États-Unis et en Angleterre soutenant ce plan. Avec cet apport financier, Oliphant amassa suffisamment de fonds pour acheter des terres et installer les réfugiés juifs en Galilée.

Tiyoul au Golan avec Hashorashim

Au cours de notre périple sur le Golan la semaine passée, nous avons vu les restes d’anciens villages juifs – 34 synagogues ont été découvertes – des villages qui par la suite ont été habités par des Syriens et les Druzes. Durant la guerre des Six-jours, les Arabes ont fui comme les Égyptiens dans le désert, et comme beaucoup d’Arabes sur les conseils des dirigeants arabes, pensant la victoire acquise. 

Va-t-on raconter qu’Israël a volé le Golan et que le peuple juif vole la terre aux Arabes ?… – Non, car déjà cette terre faisait partie de l’héritage donné par Dieu, mais également, Israël l’a obtenu par le sang dans une guerre défensive, par la bravoure de ses soldats et avec le concours de son Dieu – de nombreux miracles ont eu lieu là dans les combats de chars.

En 2014, la population du Golan était estimée à 22 000 Druzes, et 30 000 israéliens vivant dans 35 implantations. De nombreux Druzes ont pris la nationalité israélienne et sont dans Tsahal.

Ein Keshatot (la source aux arches) est une preuve de l’existence juive sur ce territoire. Oliphant fait partie de ces hommes qui ont découvert ces restes de villages, et le professeur Haïm Ben David, de nos jours, a pu avec l’aide des technologies modernes, reconstruire la Synagogue de ce village –  on y a une vue magnifique sur le Kineret et la vallée. 

Comme le souligne la guide à Ein Keshatot, passionnée du Golan depuis 40 ans : « Que les Juifs viennent nombreux pour ré-habiter les villages anciens et faire revivre le Golan ! »

Le prophète Amos l’écrivait il y a 2800 ans : « Ainsi parle l’Eternel ton Dieu : Je ramènerai les captifs de mon peuple, Israël, ils rebâtiront les villes dévastées et les habiteront, ils planteront des vignes (venez goûter l’excellent vin du Golan !)... Je les planterai dans leur pays, et ils ne seront plus arrachés du pays que Je leur ai donné. «  (Amos 9:13-15).

Gérald & Sophie

  • (1) Oliphant et son épouse Alice se sont installés en Israël, partageant leur temps entre une maison de la colonie allemande à Haïfa et une autre dans le village druze de Daliyat al-Karmel, au mont Carmel. Le secrétaire d’Oliphant, Naftali Herz Imber, auteur de l’hymne national israélien, Hatikva , vivait avec eux.

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