Masculinité et féminité: au secours ! On coule. Par Patrick Fritschy

Au départ, Dieu a créé l’homme et la femme à l’image de Dieu. (Genèse 1 :27)

C’est ensemble que nous avons été créés tous les deux : différents et complémentaires (cela s’appelle l’ « altérité »), sans rapports de force, de domination ou de manipulation. Ces choses ne se trouvent point en notre Seigneur. « À son image » veut aussi dire « Avec ses valeurs ».

Aujourd’hui ce fondement double « Homme et Femme » est attaqué de tous côtés, principalement par les lobbys LBGT. Il en résulte un trouble profond de notre identité.

⇒  Aux femmes il est dit : « Soyez fortes, conquérantes, impitoyables ». Ces mêmes valeurs sont devenues des tares si elles sont appliquées aux hommes.

 

⇒ Aux hommes il est dit « Soyez doux, gentils, conciliants » Ces mêmes valeurs que les femmes refusent aujourd’hui.

Le trouble est profond : à la fin du mois de juin 2019 nous avons eu (en Suisse) une grève nationale des femmes et le lendemain un gay pride à Zurich (la même à Tel aviv) !). J’y vois deux manifestations différentes de notre difficulté de plus en plus grande à vivre ensemble, et particulièrement à vivre l’altérité et non l’égalitarisme.

Comment définir nos différences ? Sur quelles bases ?

Comment l’altérité est vécue aujourd’hui ?

Du côté masculin :

⇒ À la base du couple selon Dieu, il y a deux êtres différents, un masculin et un féminin. Dans la langue française, deux objets identiques s’appellent des paires et non des couples. Par exemple une paire de ciseaux.

 

⇒ Le père : nous perdons la relation au père et nous perdons aussi le masculin, lequel est diabolisé ou incompris. L’absence des pères dans l’enfance, et l’absence de modèles masculins positifs dans les médias (Par exemple dans les BD, le père de Boule et Bill, le père de Titeuf, etc, tous des poules mouillées) fait des ravages. Seuls refuges du masculin : l’homosexualité, les clubs, les armées, les gangs, etc.

 

⇒ La mère : le petit garçon passe peu de temps avec son père. Plus avec sa mère : il y a un déséquilibre résultant de notre manière de vivre la famille. La mère devient le modèle principal pour l’identité sexuelle du garçon.

 

⇒ Le dernier modèle masculin occidental qui «  a des couilles », ce sont les djihadistes. Ils se battent, n’ont pas peur, même pas de la mort. Cela peut expliquer leurs succès auprès de certaines jeunes filles.

 

⇒ Par contre il est bien vu que l’homme développe son côté féminin : participation aux soins des enfants, manucures, esthéticiennes, etc. Mais sans véritable identité masculine, c’est la catastrophe garantie.

 

Du côté féminin :

 

⇒ Le féminin n’est pas remis en question, au contraire il est survalorisé. Une qualité féminine est une qualité, une qualité masculine chez une femme, c’est un défaut.

 

⇒ La mère : après avoir éliminé l’image d’un père qui soit un véritable père, il faut éliminer l’image type de la mère. En tout cas celle de la « gourde » qui reste au foyer pour s’occuper des enfants.

 

⇒ Le père : si elle a manqué d’un de modèle paternel positif, la femme va avoir une mauvaise image de la place de l’homme dans le couple.

 

⇒ Le paradoxe : on a éliminé le rôle du père et le rôle de la mère selon Dieu, ce qui contraint à assumer tous les rôles soi-même. C’est ainsi qu’une génération de « super-women » stressée et croulant sous une tonne d’activité est née en ce 21ème siècle. Tandis qu’en parallèle se levait une génération d’hommes ayant perdu leur autorité de père et le sens de leurs responsabilité.

 

Des deux côtés :

⇒ L’absence de pères et de mères assumant chacun leur mission est un terrain fécond pour la bisexualité : plus de repères, plus de limites, plus de sens

Mais revenons à la base :

Généralités

L’homme est masculin, et possède une part de féminité. La femme est féminine et possède également une part de masculinité. Ces proportions sont variables chez chaque individu mais avec une part largement majoritaire pour chaque genre.

Dans les temps troublés où nous sommes, avec un discours qui veut nous faire croire que le genre est une question de choix, comment avoir une vision saine du masculin et du féminin ? Nous avons une valeurs égales, mais nous sommes radicalement différents et complémentaires. Il n’est pas question d’abaisser un des sexes, nous sommes chacun précieux et irremplaçables aux yeux de notre Dieu.

Je vais utiliser une métaphore et des moments symboliques pour décrire tout cela.

Métaphore des jambes et des bras :

Les jambes : sont masculines, les hommes ont besoins de marcher, d’avoir un but à atteindre, ce but a d’autant plus de valeur que le chemin pour l’atteindre est difficile. Les hommes ont besoin de marcher ensemble, de chanter ensemble pour rythmer cette marche, de suivre un leader qui a reçu une vision et qui est prêt à payer le prix pour l’atteindre. Chez l’homme, le courage est une valeur qui a besoin de s’exprimer physiquement.

Le drame de l’homme est de rester assis, sans but, sans action, sans obstacles, sans victoire. Tout cela pousse l’homme à la démission, à la tentation de la facilité, à la perte de l’estime de soi, à l’égocentrisme forcené. Les effets secondaires sont la violence, les pulsions mal maitrisées, la dépression et le désespoir. Le tout recouvert par un profond sentiment d’inutilité. La plus grande crainte de l’homme est de ne pas être « à la hauteur » et que cela devienne visible. Comment vaincre cette crainte en restant assis ?

Ce n’est pas la force physique qui définit la masculinité, même si elle en fait partie. C’est la capacité de se lever à plusieurs, d’agir et d’atteindre un but ensemble.

L’hormone sexuelle masculine principale ( la testostérone) est plus « guerrière » que celle des femmes. L’homme est fait pour se battre, la colère vient rapidement. À lui de gérer son agressivité et d’utiliser ses qualités masculines pour être généreux et pour se donner.

Les bras : ils sont féminins, les femmes ont besoin de prendre soin, d’avoir une personne (enfant ou adulte) à qui elle fait du bien. La femme a besoin de protéger, de défendre, d’entourer, de se lier avec d’autres personnes. Sans lien, son action a peu de sens.

Le courage de la femme s’exprime quand elle protège d’autres personnes.

Le drame de la femme est la solitude. Elle est une spirale infernale qui l’enferme dans la dépression, la dévalorisation de soi, la perte d’estime de soi et qui peut déboucher sur des problèmes alimentaires.

La femme ne se définit pas sur la base d’être mère. La capacité à protéger peut se manifester hors du cadre familial. Il est cependant clair que la famille donne à la femme une réponse à une partie de ses aspirations.

Les hormones sexuelles féminines sont de deux types : les œstrogènes (oestradiol, estrone et estriol) et la progestérone. Elles sont variables avec le cycle des règles (encore une chose niée par le modèle « Superwoman ») et de la reproduction (encore !…) Leurs influences sont complexes.

Symboliques du masculin :

—> Les supporters du club de football de Liverpool (https://www.youtube.com/watch?v=YYZbf3JCFBI). Le titre « you’ll never walk alone » « Vous ne marcherez jamais seuls »

—> L’hymne national français : « Aux armes citoyens, formez vos bataillons, marchons, marchons… »

—> Napoléon : (https://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_Ier)

Il avait une capacité incroyable pour motiver les hommes et pour les emmener ensemble à la guerre, et pour gagner ensemble. Il savait utiliser et manipuler les aspirations viriles des hommes

 

Symboliques du féminin

—-> Les mères et les grand-mères de la place de Mai : (https://www.tdg.ch/monde/Les-GrandsMeres-de-la-place-de-mai-40-bougies/story/23511777) « Les Mères de la place de mai d’enfants nés quelques mois plus tôt, en avril 1977, réclament leurs enfants, victimes de la répression de la junte, alors que les Grands-Mères de la place de mai sont à la recherche des enfants des opposantes détenues alors qu’elles étaient enceintes. Elles ont généralement pu accoucher avant d’être éliminées et leurs enfants ont été confiés en adoption à des familles proches du régime, sous de fausses identités. »

—-> Ces femmes ont eu du courage: se dresser semaine après semaine face au gouvernement menteur et assassin pour réclamer la justice, pour leurs enfants et petits-enfants disparus. Elles se sont réunies au cœur de la cité : La place de Mai, à Buenos Aires. Le cœur de la femme est capable d’un courage supérieur quand c’est nécessaire, ainsi que d’une persévérance qui est une source d’inspiration pour les hommes.

 

Déformations (dans le sens perversion)

Déformations du masculin :

La démission : de toute responsabilité, de toute prise de risque. La masturbation et la consommation frénétique de pornographie peut augmenter cette attitude démissionnaire.

La domination : exercice souvent solitaire, sans joie, sadique, sans vraie identité. La surface est dure, l’intérieur est chaotique, dans le cœur se logent du mépris et de la haine.

Les jeux vidéo : Les joueurs restent assis, leur courage n’est jamais engagé sur le plan physique et personnel.

Les sports extrêmes : le seul enjeu est de mettre sa propre vie en danger. Il manque un vrai but. La pratique de ces sports est souvent solitaire ou en petits groupes marginaux. Ils sont souvent addictifs.

Le club : permet d’être ensemble, avec un but. Mais où sont le courage et les obstacles à vaincre ?

L’absence du chant : elle est devenue universelle. Le chant est remplacé par de la consommation de musique, encore une fois d’écoute statique et passive, sauf participation gesticulatoire à des manifestations musicales.

L’homme qui reste assis, sans buts, sans volonté, solitaire, égoïste, vaincu avant d’avoir commencé quelque chose, bref l’homme abattu est pour moi le symbole de la victoire de l’ennemi sur la masculinité

Déformations du féminin:

La « mère-poule ». Il y a comme un excès de besoin de protection. Sous une belle apparence, il y a solitude, égocentrisme, co-dépendance, etc.

La séductrice : son identité est donnée par son emprise sur l’homme. Elle ne donne pas, elle prend. Elle est profondément seule et malheureuse, mais elle cherche la consolation au mauvais endroit et sa raison de vivre par des techniques manipulatrices.

La « super-women » : en vogue actuellement, elle doit savoir tout faire et tout être, 100% femme et 100% homme : un modèle épuisant, impossible à vivre, castrant envers les hommes.

La castratrice : elle se venge de ce qu’elle a subi et attaque l’homme dans son identité profonde, dans le but de le détruire. Elle finira dans l’amertume

Les blessures

Le masculin blessé :

(Les forces masculines : marche, engagement, fraternité… dérivent vers l’opposé)

Il se caractérise par la grande difficulté à s’engager de manière durable, par exemple dans le mariage. L’entrée dans l’âge adulte est sans cesse repoussée. Il n’y a pas de prise de responsabilité. En cas de vie de couple, l’homme devient « suiveur », dans l’attente que sa compagne lui dise ce qu’il a à faire.

L’apparence prend une place démesurée, même les jeunes qui travaillent sur les chantiers s’épilent !

L’altérité fait peur. L’homme se réfugie avec ceux qui lui ressemblent : homosexualité, bande (gang), mouvements extrémistes… L’absence d’identité fait qu’on la revendique encore plus fort.

Trop souvent : solitude, compensée par les écrans.

 

Le féminin blessé :

(Les forces féminines deviennent des faiblesses : protection, relations amicales, courage…)

Les bras servent à prendre  et s’emparer: prédatrices de « l’amour », qu’il s’agisse du mari ou  d’amants et prédatrices des enfants.

L’insatisfaction de ces relations ratées crée une profonde amertume et un sentiment d’inutilité.

Trop souvent : solitude difficile à compenser. S’il y a une amie, elle sera fortement sollicitée.

 

Les conflits :

Du côté masculin :

L’homme a trois réponses principales :

→ La violence, qui est généralement physique, de plus en plus d’actualité, jusqu’au meurtre.

 

→ La fuite: boulot, bistrot, divorces, adultères.

 

→ La passivité: l’homme laisse la femme tout faire, tout organiser, décider, etc. À la maison il est devant ses écrans.

 

Du côté féminin :

La femme a trois réponses principales :

° La violence, qui est généralement verbale, humiliation par les paroles. Le « trop-plein » sort de manière explosive. Les conséquences de cette violence sont minimisées actuellement, seul l’homme est coupable. Hélas ce sont l’homme et la femme qui; généralement, font des dégâts.

° La fuite: enfants, boulot, rêverie (écrans, livres), divorces, adultères

° La passivité: La femme sombre dans la maladie, la dépression, la boulimie, l’anorexie…

 

Et le mariage :

C’est n’est pas le mariage qui nous donne notre identité sexuelle. Les homosexuels qui ont voulu se marier ont fait l’expérience que cela ne marche pas. Mais le mariage est le lieu par excellence pour vivre cette altérité, pour l’exercer, pour grandir en maturité.

Ceux qui sont restés seuls feraient bien de trouver des relations saines avec les deux sexes pour exercer également cette altérité et vivre pleinement leur identité sexuée. Un être asexué est souvent triste et solitaire.

On ne connait que trop bien : « Femmes, soyez soumises à vos maris » (Eph. 5 :22). Je crois qu’une compréhension correcte du texte serait : « femmes, apprenez à faire confiance ». L’homme est perdu sans la confiance de sa femme. Une spirale infernale s’enclenche lorsque la femme retire sa confiance en son mari.

On connait moins bien la suite : « Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle ». (Eph 5 :25) Le rôle de l’homme est de l’ordre de payer le prix des difficultés, et non pas de profiter égoïstement de ce que son épouse lui donne. Notre modèle est Jésus, qui est venu payer le prix, et il est élevé. C’est le prix de la Croix.

Une deuxième responsabilité importante est de « la sanctifier par la parole » (Eph 5 :26). Cela implique de la bénir, non de l’écraser par des paroles rabaissantes. La responsabilité masculine est aussi d’aller chercher les solutions auprès de Dieu, afin de recevoir une vraie stratégie pour sa vie et celle de son entourage, à commencer par sa famille (1Tim 54:8). Pour marcher droit, il y a besoin de connaître la volonté divine.

Si nous sommes honnêtes, nous devons constater notre incapacité, hommes et femmes, à faire vraiment confiance. Nous avons absolument besoin du secours divin pour vivre cela. Et de mettre à la poubelle les interprétations (de la bible) humiliantes pour la femme, qui ne sont pas dans selon l’esprit dans lequel ces passages ont été inspirés par Dieu. Cela veut dire mettre à la poubelle notre « culture chrétienne » qui n’est pas toujours conforme à la Parole, loin s’en faut.

Au boulot !

Hommes, redressons-nous et levons-nous ! Femmes, retrouvez votre dignité ! Ensemble : redevenons le sel de la terre !

  11Comments

  1. yael   •  

    Waouh !!!
    combien ce texte est criant de vérité, à méditer.

    Père aide tes enfants à sortir des modèles que le monde et les églises ont défini pour l’homme et la femme et à retrouver celui que tu as prévu dès le commencement, seul modèle qui apporte la bénédiction pour les familles.

  2. JeaneUwii   •  

    C’est tout ce qu’il nous faut pour plaire à Dieu, en tant que homme et femme qui aime le Seigneur !
    « Pour marcher droit, il y a besoin de connaître la volonté divine » Je dis Amen à cela !!!

  3. Dan1210   •  

    Et après on fait quoi ?

    C’est très bien ce message, il y a du travail, l’analyse est très pertinente, je l’approuve d’ailleurs, mais après ce constat on fait quoi pour aller plus loin ? Car ce message est surtout un constat, il faut bien le faire ce constat on est d’accord, mais après ?

    Ce sujet, les dimensions masculine et féminine, est soigneusement mis de côté par la grande majorité des « prédicateurs ». Aujourd’hui on cherche plutôt à diluer toute substance consistante, des mots comme soumission et sacrifice, pour reprendre Ephésiens 5, ne sont pas très tendance, donc on cherche à en atténuer le sens. Cela aussi c’est un constat, mais en vérité, connait-on vraiment ces choses ? Et ne nous voilons pas la face, nous sommes bien plus influencés par le monde de même que par nos propres rêveries que ce que nous nous imaginons.

    C’est quoi les rôles de l’homme et de la femme ? Pourquoi y-a-t ’il des hommes et des femmes ? Pourquoi le mariage ? Pourquoi ces contraires ? Et le EHAD c’est quoi ?

    Car en réalité, les choses sont bien moins claires que nous nous imaginons dans un premier temps, la majorité de nos définitions sont tronquées ou pour le moins bien incomplètes dans notre monde évangélique et même complétement fausses parfois.

    Une remarque quant à ce qui doit/devrait être mis à la poubelle, qui décide qu’elles sont les interprétations et qu’elle est la culture chrétienne qu’il convient de mettre à la poubelle ? Celui ou celle qui crie le plus fort ? Le Seigneur vient chercher l’Epouse qui s’est préparée et l’Epouse qui s’est préparée n’est pas en train de se battre pour avoir raison.

    Car tout n’est pas aussi limpide que cela et nous devons impérativement changer de dimension pour appréhender ces choses d’une profondeur inimaginable.

    Alors faisons un petit exercice rien qu’avec le très court verset cité dans ce message sans aller plus loin.

    Je cite tel que mentionné : « Au départ, Dieu a créé l’homme et la femme à l’image de Dieu » (Genèse 1 :27).

    Bien, on zappe direct le verset 1.26 qui nous dit étrangement « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance ». Tant qu’à faire light, on zappe aussi 1.28, qui n’est ni plus, ni moins que la première bénédiction (brakha) de la Bible.

    Ok, restons uniquement sur Genèse 1.27 et rien que là plusieurs questions se posent :

    Qui est Dieu ? Qui sont l’homme et la femme ? Que veut dire à l’image de ? Et à l’image de qui ?

    Dieu ? Le mot que nous utilisons est bien loin du Dieu de la Bible, je sais on se comprend avec cela, il ne faut pas ergoter, etc…etc…, ok, mais pour faire court : Dieu, Deus, Zeus, Jupiter, c’est un autre monde qu’Elohim ou Hachem, les 4 lettres qui ne se prononcent pas pour tout juif respectueux de la Torah.

    Dieu dans notre verset 1.27 c’est Elohim. Déjà là, en hébreu et dans la tradition juive il y a un monde à développer.

    L’homme et la femme dans notre verset 1.27, ce n’est pas l’homme et la femme, c’est zahar et nékéva, c’est-à-dire masculin et féminin (mâle et femelle). Les animaux aussi sont zahar et nékéva, par contre, ils ne sont pas betzelem Elohim à l’image de Dieu. Il serait plus juste de parler de la dimension masculine et de la dimension féminine, pour l’homme, pour le Adam. Car celui qu’Elohim créa est le Adam (lien entre 1.26 et 1.27) et le Adam a les dimensions masculines et féminines à ce moment.

    A l’image de : Betselem Elohim. La notion d’image, de ressemblance parait correcte, même s’il existe toute sorte de commentaires, notons à nouveau que Dieu est Elohim et non Hachem (YHWH). Le choix de la mention dans la Bible d’une des dimensions de Dieu n’est jamais au hasard et le texte en français ne fait absolument pas ressortir ce type de précisions.

    Une traduction pertinente mot pour mot de Genèse 1.27 serait :

    « A l’image d’Elohim Il LE créa masculin et féminin Il LES créa » (notez bien les singuliers et pluriels, ce d’autant qu’Elohim est un pluriel.

    « Betzelem (à l’image de) Elohim (Forces divines, notion de rigueur, Créateur) bara (Il créa) oto (lui) zahar ounékéva (masculin et féminin) bara otam (Il les créa) »

    Ces choses ne sont pas de la technique pour faire impression, c’est le cœur des messages cachés de la Parole de Dieu, tout est codé, tout est à découvrir.

    Rien qu’en posant correctement un seul très court mais très dense verset, on ouvre une multitude de dimensions que nous allons devoir investiguer, nous n’avons pas encore les réponses à nos questions, mais au moins le point de départ, les fondations pourrait-on dire sont correctement posées. La maison est la partie visible, mais sans fondations, la maison s’écroule, l’arbre est la partie visible, mais sans les racines, la vie disparait et l’arbre meurt.

    DE PLUS, CE VERSET GENESE 1.27 NE PEUT EN AUCUN CAS ETRE PRIT ISOLEMENT, CAR C’ÉTAIT AVANT LA SEPARATION ET LE DEUXIEME RECIT DE LA CREATION.

    L’état de fait de Genèse 1.27 n’existe plus depuis lors, même avant la chute. Ensuite s’ajoute encore la chute et les malédictions qui en découlent, il ne reste plus grand-chose de notre zahar et nékéva. La dimension masculine et la dimension féminine ne sont plus EHAD, elles ne sont plus UN, en plus elles ont subi le choc de la chute. Cependant, elles doivent redevenir EHAD, cela est tellement important au sens de l’Epoux et de l’Epouse.

    Certes, Yeshoua ha mashiah est venu entretemps, mais tout n’est pas rétabli pour autant.

    Genèse 1.27 doit impérativement être lié avec le chapitre 2 de la Genèse qui lui est indissociable, c’est là que la dimension homme, femme, Ish et Isha, époux et épouse, va être dévoilée de même que multiples autres précieuses clés de compréhension. A cela s’ajoute la chute qui va encore transformer les positions de l’homme et de la femme.

    Mais je vais m’arrêter là pour le moment, peut-être continuerais-je avec la suite.

    Une remarque pour ne pas passer pour ce que je ne suis pas, je précise que je ne connais pas l’hébreu en tant que tel, les mots et traductions que je mentionne sont le fruit de recherche mot par mot, commentaire par commentaire, que je rassemble ensuite.

    Je crois profondément que l’Eglise ne peut pas, ne pourra pas comprendre plus profondément et même comprendre tout court dans certains cas sans revenir aux racines juives de la Parole de Dieu. Et je crois que notre Seigneur le fait volontairement après tout ce qu’Israël, le peuple choisi, tout ce que les juifs ont subi comme souffrances au nom de ce qui a été appelé « christianisme ». A nous de venir humblement, véritablement humblement, vers ceux qui ont reçu les oracles de Dieu, ils ont les clés qu’ils nous manquent. Nous aussi nous avons ce qu’ils leur manquent d’ailleurs, mais c‘est un autre sujet, quoique ?

    J’insiste et je signe : les juifs ont les clés qu’ils nous manquent et le Seigneur l’a fait exprès.

    Le dévoilement, le rétablissement de toute chose passe par ce chemin et nulle part ailleurs.

  4. patrickf   •  

    Merci Dan pour ton message. C’est juste.

    Oui ce que j’ai écrit est un constat. Ce n’est un enseignement biblique sur Genèse 2 et 3 car je n’ai pas les compétences pour cela.

    Amen pour tout ce que tu dis sur nos racines juives.

    Mais nous sommes dans un temps où nos constats d’échec doivent être faits. Sans quoi nous allons suivre aveuglement l’esprit du monde.
    Le lobby LBGT parle fort et influence beaucoup y compris les chrétiens. J’ai vu trop de divorces et de suicides parmi les chrétiens convertis. Trop de souffrances sans solutions.

    Nous sommes à la veille d’une persécution de tous ceux qui ne voudront pas se soumettre à la pensée tolérante concernant l’homosexualité et l’islam. Curieux mélange.

    Mais tu as raison. Il manque une partie dans mon message: Le masculin restauré et le féminin restauré. Je vais aller auprès de mon Père pour recevoir la suite.

    Les temps de souffrance et de persécution sont aussi des temps de restauration.

  5. Dan1210   •  

    Un mot pour Patrickf, je suis pleinement d’accord avec le constat de ton message, pareil pour ton dernier commentaire ci-dessus. En fait, il y a 2 sujets, comme tu l’évoques, d’une part, la pression du monde, voir la persécution, va aller croissant cela ne fait aucun doute, mais d’autre part, je crois que nous connaissons très mal ce sujet d’une profondeur inimaginable, c’est-à-dire ces notions hommes, femmes, couple.

    Mon but est d’essayer d’ouvrir une porte encore méconnue de beaucoup, porte qui va nous permettre d’entrer dans une autre manière de voir et de vivre ces choses. Le but est de comprendre enfin ces notions qui nous posent tant de difficultés théoriques et pratiques et je parle des « chrétiens » pas du monde où tout est désolation. Si l’ennemi attaque pareillement les notions et rôles homme, femme, couple, ce n’est pas pour rien, car ces choses sont des clés essentielles en relation avec les dernières étapes avant le retour de notre Seigneur.

    Car en réalité nous avons énormément de choses à découvrir, nous ne connaissons que très peu, et cette connaissance sera inhérente aux derniers temps, inhérente au dévoilement, au rétablissement de toutes choses, rétablissement indispensable avant le retour du Seigneur. Nous devons impérativement entrer dans ce rétablissement, c’est cela la volonté du Seigneur pour aujourd’hui, ce n’est pas une option, car tout devra être prêt avant les Noces de l’Agneau.

    Depuis mon post du 02.08.2019, je ne suis quasiment pas revenu sur ce blog. Et voilà que quelques jours après, je découvre « par hasard » un enseignement extrêmement précieux du Rav Dinovisz qui date de 2009. Cet enseignement porte sur les 2 versets Genèse 1.26 et 1.27. La portée de cet enseignement va autrement plus loin que ce que je vous ai proposé, il y a même une erreur dans mon message soit la traduction habituelle de « à l’image de ».

    Pour ceux et celles qui veulent aller plus loin, voici le lien de l’enseignement du Rav Dinovisz. Le message spécifique sur Genèse 1.26/1.27 commence précisément à la 20ème minute. L’introduction est un peu longue néanmoins importante, surtout pour ceux qui ne connaisse pas les enseignements du Rav, bon cela peut perturber un peu également. Je vous recommande d’écouter en une fois, la densité est juste énorme, on peut toujours revenir sur les détails après, mais cela vaut la peine d’écouter en une fois. Pour ceux qui ne connaissent pas du tout ces choses, ne vous bloquez pas sur certains termes ou quelques détails incompris, mais focalisez-vous sur le cœur du message, c’est vraiment à des années lumières des leçons du dimanche matin. Même s’il y a un précieux résumé écrit, je vous recommande vivement d’abord la version live, l’écrit ensuite pour étudier et se rappeler.

    https://ravdynovisz.tv/aiovg_videos/creation_du_monde_8_6eme_jour-_berechit_6_-_la_grande_revelation_sur_l_image_de_dieu_15_sept_2009_no_9_p/

    De plus le Rav mentionne brièvement dans ce cours la notion de dualité dans le plan de Dieu, alors là je me dis qu’il serait peut-être le temps de publier ce que j’ai écrit il y environ 2 mois sur cette notion de dualité.

    Je crois que dans l’Eglise, nous devons aujourd’hui apprendre à PENSER AUTREMENT, c’est-à-dire autrement que pendant ces 1’900 dernières années pour entrer enfin sur le chemin que nous n’aurions jamais dû quitter.

    Le schéma tout St-Esprit fait erreur, même avec l’Alliance renouvelée, ce n’est pas complet ainsi, il manque la Torah. Ce n’est pas pour rien que le St-Esprit a été donné à la pentecôte, c’est-à-dire à Chavouot, la fête célébrant la remise de la Torah à Israël. Le Seigneur ne fait pas ce genre de chose au hasard, d’ailleurs il ne fait rien au hasard, il a voulu ainsi nous dire : je vous transmets mon Esprit, je vous permets d’entrer dans une nouvelle dimension, mais attention, ne négligez pas pour autant la dimension précédemment révélée, vous avez besoin des deux.

    Une précision importante : je ne dis pas que tout ce que disent les maitres de la Torah est vrai et valable pour nous disciples de Yeshoua, mais je dis que les clés de compréhension et de connaissance qu’il nous manque se sont eux qui les détiennent, car ils ont reçu les oracles de Dieu et cela n’a jamais été aboli.

    • Patrice   •  

      Dynovitz toujours aussi génial ! Et l’un des participants fait une analogie fulgurante !

  6. luigisan   •  

    Je ne pense pas que l’homme ait une part de féminité en lui et inversement pour la femme. C’est une lapalissade aussi vieille que le monde qui ne repose sur rien.
    Au contraire je pense que quand Dieu a tiré Ève de la « côte » d’Adam, il a extirpé la féminité en lui et il en a fait un homme à 100 % homme, et il a créé une femme à 100 % femme

    • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

      Je crois que « je pense que » est incompatible avec la vérité biblique. Rien dans la Bible ne permet d’étayer ta pensée. Hommes et femmes ne sont pas « diamétralement opposés », mais complémentaires.

      Et Lapalisse n’est pas un parangon de la vérité ! 🙂

  7. patrickf   •  

    A Dan. Merci encore je vais aller écouter ce rav qui a une compréhension incroyable de la bible. Un jour il comprendra qui est véritablement Jésus

    A Luigi. Je ne veux pas polémiquer. Cela dépend ce que nous mettons derrière les mots.

    Oui. Nous sommes soit homme soit femme et on ne mélange pas.

    Non. Nous avons des bras et des jambes et des capacités de l’autre sexe.

    Regardons la sagesse de Dieu dans le fonctionnement de parent selon la bible.
    Si ce que tu affirmes était juste un parent seul ne pourrait pas s’occuper de ses enfants.

    Les Papa prennent aussi soin des enfants. Regarde David. Et les femmes peuvent se battre. Regarde Déborah.

    Ton affirmation catégorique me met mal à l’aise mais je ne suis pas certain de t’avoir compris. Sois béni et rempli de sagesse divine.

  8. patrickf   •  

    Sur le site de la TV suisse romande, le 16.08,.2019:
    « Gottfried Locher, le président de la Fédération des Eglises protestantes (de Suisse), se prononce en faveur du mariage pour tous. Comme tout, l’homosexualité a aussi été créée par Dieu, explique-t-il à titre personnel. Les réformés sont divisés sur cette question. »

    https://www.rts.ch/info/suisse/10640548-le-president-des-eglises-protestantes-favorable-au-mariage-pour-tous.html

    On remplace la bible par une opinion personnelle, sans même voir qu’elle est blasphématoire. Les églises protestantes sont mal barrées.

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