Marthe ou Marie ? L’action ou l’écoute ? Par Michelle d’Astier de la Vigerie.

marthe-jesus3-marieÉtudions ce passage sur lequel nous croyons souvent tout savoir. Il recèle quantité de trésors cachés. J’en ai découverts… en écoutant !

Lu 10:38 Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. 39 Elle avait une soeur, nommée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. 40 Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit : Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour servir ? Dis-lui donc de m’aider.

41 Le Seigneur lui répondit : Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses.

42 Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.

Comprenons que l’attitude de Marthe n’est pas réprouvée par le Seigneur. Elle se démène pour le servir, et s’offusque, apparemment justement, que sa sœur lui laisse tout le travail en préférant, lui semble-t-il, paresser aux pieds du Seigneur.

Jésus l’aime aussi, et tout autant que sa sœur Marie. C’est écrit : Jn 11 : 5 Or, Jésus aimait Marthe, et sa soeur, et Lazare.

Marthe symbolise cette Église hyper active, qui fait quantité de programmes et de bonnes œuvres « POUR LE SEIGNEUR », ou ces serviteurs de Dieu hyper actifs qui ne cessent d’œuvrer POUR LE SEIGNEUR sans prendre le temps de s’asseoir et de chercher Sa face, afin d’entendre Sa voix, Ses enseignements, Ses remontrances éventuelles et Ses directives pour entrer dans les œuvres préparées par Dieu pour eux, celles où ils vont porter beaucoup de fruits, et non les œuvres qu’eux jugent bonnes mais que Dieu juge vaines, car elles donnent gloire à l’homme, et non à Dieu.

Ils pensent réellement qu’elles sont NÉCESSAIRES à l’avancée du Royaume, et, bien sûr, ils voient certains fruits : ils font de belles prédications qui amènent des conversions (de croyants ou de disciples ?), ils prient pour des malades et certains sont guéris; certains chassent les démons et des gens sont libérés; ils ouvrent parfois des banques alimentaires – merci pour les pauvres – ; ils montent des groupes de louange qui vont une fois par semaine donner un frisson d’émotion à ceux qui écoutent – Bien : Dieu siège au milieu des louanges de son peuple, sous réserve qu’il s’agissent d’une louange qui part du fond des entrailles, et non des paroles prononcées mécaniquement en regardant un écran, ou encore des louanges provoquant des émotions humaines agréables, mais qui glorifient avant tout le groupe de louange et son, ou ses, solistes ! – ; Ils bâtissent des « églises » (« Maisons de Dieu » ou bien œuvres humaines ?)

La Parole de Dieu répond :

Ac 7 : 48 Mais le Très-Haut n’habite pas dans ce qui est fait de main d’homme, comme dit le prophète : 49 Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied. Quelle maison me bâtirez-vous, dit le Seigneur, Ou quel sera le lieu de mon repos ? 50 N’est-ce pas ma main qui a fait toutes ces choses ?

 

Et bien d’autres choses. 

Rien de tout cela n’est mauvais en soi, mais l’homme fait tout cela essentiellement pour Lui-même, et non pour Dieu, qui n’a besoin de rien. C’est Lui qui sait quels sont nos besoins ! (Lu 12 :30)

Ac 17 : 24 Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme; 25 il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses

Jésus déclare, Lui, qu’une seule chose est nécessaire. Quelle chose ? Ce que fait Marie : elle est dans une attitude de disciple au pied de son Maître, elle l’écoute, elle apprend à Le connaître, elle ne laisse tomber à terre aucune de ses Paroles car elle sait que c’est ce qui existe de plus précieux dans le monde : la Parole de Dieu. Et elle est là, devant Lui, et elle a le privilège inouï de L’entendre.

Elle symbolise l’Eglise cachée en Christ, celle qui se met à l’écoute de son Maître, celle qui est composée de « brebis qui entendent sa voix et qui le suivent ».

Nous voyons la différence de fruits des deux soeurs, très rapidement, à travers deux autres épisodes.

Le premier est en Jean 11, et concerne la résurrection de Lazare:

Jn 11 1 Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa soeur. 2 C’était cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux (nous verrons la portée de cet acte dans l’autre épisode), et c’était son frère Lazare qui était malade. 3 Les soeurs envoyèrent dire à Jésus : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade. 4 Après avoir entendu cela, Jésus dit : Cette maladie n’est point à la mort; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.

 

Nous voyons ici les deux sœurs FAIRE ET DIRE la même chose : elles font passer le message à Jésus de la maladie de leur frère, en espérant que Jésus intervienne et le guérisse, avant qu’il soit trop tard. C’est la même prière. Jésus va expliquer pourquoi il ne répond apparemment pas à leur prière, ni à celle de Marie, ni à celle de Marthe. La raison de ce refus apparent d’exaucement pourrait se résumer en deux mots :

« Plus tard !».

Plus tard pour la gloire de Dieu !

6 Lors donc qu’il eut appris que Lazare était malade, il resta deux jours encore dans le lieu où il était, 7 et il dit ensuite aux disciples : Retournons en Judée.

14 Alors Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort. 15 Et, à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n’étais pas là. Mais allons vers lui.

 Regardons les circonstances. Nous en reparlerons: 

16 Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : Allons aussi, afin de mourir avec lui.

 

Jn 11 : 8 Maître, lui dirent-ils, il n’y a pas si longtemps, ceux de la Judée voulaient te tuer à coup de pierres, et maintenant tu veux retourner là-bas ?

 

Peu de temps avant, alors qu’il était en Judée et qu’il s’était rendu dans une fête SECRÈTEMENT, SANS SE MONTRER (Jn 7 :10), nous lisons :

Jn 7 :11 Or, pendant la fête, les autorités juives le cherchaient et demandaient : Où est-il donc ?   … 18 … (Jésus) « Pourquoi cherchez-vous à me tuer ? » 20 Tu as un démon en toi ! lui cria la foule. Qui est-ce qui veut te tuer ?… 25 En le voyant, quelques habitants de Jérusalem s’étonnaient : N’est-ce pas celui qu’ils veulent faire mourir ?… 30 Alors plusieurs essayèrent de l’arrêter, et pourtant personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue…. 32 Ce qui se murmurait ainsi dans la foule au sujet de Jésus parvint aux oreilles des pharisiens. Alors les chefs des prêtres et les pharisiens envoyèrent des gardes du Temple pour procéder à son arrestation… 45 Les gardes du Temple retournèrent auprès des chefs des prêtres et des pharisiens. Ceux-ci leur demandèrent : Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ?

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que personne ne pouvait ignorer, que ce soit à Jérusalem ou à Bethanie (tout près de Jérusalem), de fait dans toute la Judée, que Jésus était activement recherché par les Pharisiens et les sacrificateurs pour Le mettre à mort !

Mais Jésus s’y rend tout de même. Car il a bien entendu la prière des deux sœurs.

Notons que Jésus retourne en Judée alors qu’il sait qu’Il y risque sa vie. Tout le monde le savait, y compris Marthe et Marie. Si Jésus savait d’avance que ce n’était pas encore son heure, les gens eux, n’en savaient rien et ceux qui l’aimaient pouvaient légitimement craindre pour sa vie. Selon les critères humains, c’était de la folie ! Notons-le, car cela éclaire beaucoup les différences de comportement  des deux sœurs par la suite, et l’impact très différent de leurs prières, qui pourtant paraissent si semblables aux yeux des hommes : elles aussi sont forcément au courant des risques que Jésus prend en venant.

Continuons la lecture de Jn 11.

17 Jésus, étant arrivé, trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre. 18 Et, comme Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ, 19 beaucoup de Juifs étaient venus vers Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frère.

C’est là que l’attitude des deux sœurs va se diffrencier très fortement, et nous devons comprendre pourquoi, car nous sommes tous concernés :

20 Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.

21 Marthe dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort.

Là encore, l’attitude de Marthe paraît normale, logique, humaine. Elle ne comprend pas pourquoi Jésus n’est pas venu dès qu’elle l’a appelé, et dans la phrase qu’elle dit, il y a une forme de reproche : « Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. ».

Retenons cette phrase, car Marie, plus tard, va prononcer strictement les mêmes mots, mais cela n’aura pas le même effet ! L’exaucement de nos prières dépend du tout au tout, selon notre foi, notre communion avec Christ et notre attitude de coeur !

Au final, pour Marthe, ce deuil, c’est la faute de Jésus. Beaucoup de Chrétiens sont comme elle. Faute de faire une confiance totale en Dieu quand les choses vont mal ou que des tragédies arrivent, ils pensent que Dieu les punit, ou ne les aime pas, ou les a abandonnés ; Leur problème est qu’ils connaissent mal Dieu, parce même s’ils sont des super actifs POUR Dieu, la plupart ne cherchent pas PRIORITAIREMENT à entendre Dieu, en méditant sa Parole.

« Une seule chose est nécessaire ».

Cette chose-là, Marie de Béthanie l’avait, parce qu’elle écoutait attentivement tout ce que Jésus disait !

Pourquoi Marie ne s’est-elle pas précipitée, comme Marthe, au devant de Jésus ?

Jn 11 : 20 Quand Marthe apprit que Jésus approchait du village, elle alla à sa rencontre. Marie, elle, resta à la maison.

Voici déjà deux comportements bien différents :

Marthe se précipite pour ses besoins personnels, SANS SE SOUCIER DE SAVOIR SI ELLE NE VA PAS METTRE AINSI JÉSUS EN DANGER ! Car il n’y aurait qu’à la suivre…. Mais personne ne la suit, parce que les gens entourent avant tout Marie : elle devait avoir cette aura invisible qui accompagne ceux qui passent beaucoup de temps AVEC le Seigneur, et non POUR eux-mêmes ! Et sans doute tout le monde savait que Marie était proche de Jésus et que s’Il venait, elle se précipiterait à sa rencontre. MAIS MARIE, ELLE AUSSI, SAVAIT QU’ELLE SERAIT SUIVIE. C’est pourquoi elle ne s’occupe pas en priorité de ses besoins, mais elle reste sagement chez elle – «  ELLE RESTA À LA MAISON » – pour ne pas risquer de mettre en danger la vie de son Seigneur !

C’est bien là que l’on voit que le cœur de chacune des deux soeurs recèle un amour bien différent pour Jésus.

La suite démontre l’impact très différent que cela va produire. Certes Jésus va donner à Marthe, qu’il aime, des révélations excellentes (25 Jésus lui dit : Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; 26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? ), mais cela s’arrête là, bien qu’elle ait fait une profession de foi forte : « 22 Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera.. »

Mais Jésus, au lieu de la suivre précipitamment pour aller ressuciter son frère, réclame Marie :

28 Ayant ainsi parlé, elle s’en alla. Puis elle appela secrètement Marie, sa sœur, et lui dit: Le maître est ici, et il te demande.

 

Notons le SECRÈTEMENT. Marthe SAVAIT donc bien que si Marie se levait, les gens la suivraient et que cela mettrait Jésus en danger. Mais Jésus a donné un ordre. Là, Marie va obéir : elle fait une confiance totale en Jésus, n’agit pas de sa propre initiative, mais fait la volonté de son Maître : « Il te demande. » !

29 Dès que Marie eut entendu, elle se leva promptement, et alla vers lui. 30 Car Jésus n’était pas encore entré dans le village, mais il était dans le lieu où Marthe l’avait rencontré.

Oh, combien elle avait sans doute eu envie de courir vers lui, comme sa soeur ! Mais elle a su attendre les ordres de Jésus.

Effectivement, tous les amis de la famille vont suivre Marie, même si elle ne dit pas où elle va, et même si elle part très vite en espérant peut-être qu’ils ne la suivront pas. Mais cela ne fonctionne pas.

 

31 Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, l’ayant vue se lever promptement et sortir, la suivirent, disant : Elle va au sépulcre, pour y pleurer.

 

Maintenant, regardons l’attitude de nouveau radicalement différente chez les deux sœurs. Marthe, parce qu’elle servait le Seigneur avec zèle, se croyait en droit d’exiger de Dieu qu’il fasse ce qu’elle souhaitait. Marie, elle, prononce exactement les mêmes mots, mais ils n’ont aucun ton de reproche. C’est seulement un constat désespéré : « Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. », et sa prière est accompagnée d’un geste qui démontre que cette prière, faite strictement avec les mêmes mots que ceux prononcés par Marthe, a été faite dans un tout autre esprit:  une profonde humilité :

 

« Elle tomba à ses pieds, »

 

Marthe, elle, était restée debout !

32 Lorsque Marie fut arrivée là où était Jésus, et qu’elle le vit, elle tomba à ses pieds, et lui dit : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort.

Quand nous prions, formulons-nous des exigences, comme si Dieu nous devait quoi que ce soit à cause de nos œuvres « pour lui », ou sommes-nous dans une attitude de supplication, sachant que tout est grâce ?

Marie, elle,  sait bien que tout est grâce. Elle sait aussi ce qui se passe. Car Jésus lui a certainement dit ce qu’Il répétait à tous ses disciples, comme le démontre Mt 16 :

« 21 Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. »

Elle ne voulait surtout pas être celle qui causerait sa perte, et elle SAVAIT que Jésus, en la faisant venir, prenait d’énormes risques. Son attitude est celle de l’humilité, de la reconnaissance, de l’obéissance, mais sa souffrance pour la mort de son frère est là, aigüe. Tandis que Marthe faisait des reproches, Marie est à genoux et elle pleure. Et cela va déclencher un miracle époustouflant, un miracle que Marthe n’avait pas obtenu par sa propre prière qui n’était pas accompagnée de larmes de supplication.

33 Jésus, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému.

Notons que la douleur de Marie est communicative, non seulement elle se communique aux gens qui l’ont accompagnée, mais elle va la communiquer à Jésus. Dieu entend toujours “la voix de nos larmes” (Psaumes 6:8). Certaines traductions du texte hébreux le rendent ainsi : “Il compte ou reçoit ou connaît chacune de nos larmes.”

35 Jésus pleura.

LE PLUS COURT VERSET DE LA BIBLE ! « JÉSUS PLEURA ». Pourquoi pleure-t-il, Pour Lazare comme le croient immédiatement ceux qui ont suivi Marie, et qui d’ailleurs font la même critique à l’égard de Jésus que Marthe  ?

36 Sur quoi les Juifs dirent : Voyez comme il l’aimait. 37 Et quelques-uns d’entre eux dirent : Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point ?

 

Mais non ! Jésus ne pleurait pas pour Lazare qui, dans le tombeau, ne souffrait plus. Il savait ce qu’il allait faire et l’avait annoncé à ses disciples dès qu’on lui avait appris la maladie de Lazare. Jésus est ému par la souffrance de Marie, ce cœur de disciple, ce cœur humble, qui ne laissait jamais tomber à terre une miette des Paroles de Christ. Jésus n’est plus qu’un cœur avec elle : c’est la compassion immense de notre Dieu face à nos souffrances, et surtout celle de ses enfants les plus chers, cette compassion de Dieu qui produit des miracles stupéfiants, comme la résurrection de Lazare, enterré depuis quatre jours.

Marie a fait ce qu’elle a pu. On ne nous parle plus d’elle dans ce chapitre, sauf pour rappeler qu’elle savait qu’elle mettait la vie de Jésus en danger en allant le retrouver… mais aussi qu’elle pouvait sauver des vies !

45 Plusieurs des Juifs qui étaient venus vers Marie, et qui virent ce que fit Jésus, crurent en lui. 46 Mais quelques-uns d’entre eux allèrent trouver les pharisiens, et leur dirent ce que Jésus avait fait.

Donc des sauvés… ou des gens avant tout soucieux de bien se faire voir des autorités religieuses établies, tout en sachant que ces mêmes autorités cherchaient Jésus pour le faire mourir !

Voici l’impact fou de la prière de Marie: Jésus pleure, Lazare va être ressuscité et plusieurs vont être sauvés.

Impact de la prière de Marthe ? Aucun.  En fait, faute de bien connaître le Seigneur, son coeur est plein d’incrédulité, et elle va démontrer qu’elle n’a pas vraiment cru à ce que Jésus lui avait déclaré :Il doit le lui répéter.

 

39 Jésus dit : Otez la pierre. Marthe, la soeur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là. 40 Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?

Nous voyons que la foi de Marthe est très branlante: elle ajoute plus foi à sa propre logique et son propre savoir: «   – Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là »   – qu’à ce que Jésus lui a dit: «  si tu crois, tu verras la gloire de Dieu . Elle fait beaucoup, mais elle écoute peu le Seigneur ! Elle entend la parole de Dieu, mais cette parole ne se fait pas rhéma dans son coeur: elle n’y croit que superficiellement. Elle est comme beaucoup de Chrétiens dont la foi n’est pas suffisamment accrochée à la Parole de Dieu, une foi qui ne déclenche pas de miracles, une foi qui n’est pas accompagnée des oeuvres préparées d’avance par Dieu et que l‘apôtre Jacques décrit comme une foi « vaine ».

Donc, une foi qui ne sert à rien, faute d’être nourrie de la Parole de Dieu.

Romains 10:17

Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ.

 

Quant aux « leaders », ceux qui sont censés avoir le plus la connaissance des Écritures et donc la foi, on voit ce qui les motive vraiment à la fin du passage de Jean.

Jn 11 : 47 Alors les principaux sacrificateurs et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin, et dirent : Que ferons-nous ? Car cet homme fait beaucoup de miracles. 48 Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation.

Regardons comme ils se mentent bien les uns aux autres et à eux-mêmes. Ils se donnent de nobles motivations pour arrêter Jésus : la défense de la nation ! Rien que cela ! Ils se veulent les sauveurs du pays. Mais leur véritable motivation, c’est de garder leurs titres, leurs prérogatives et leur position dominante ! Ils n’ont cessé de le démontrer pendant tout le ministère de Jésus sur terre, jusqu’à sa crucifixion où là encore, en bons hypocrites, ils se sont arrangés pour que ce soit les Romains qui s’en chargent !

 

Aie, quand on prétend servir le Seigneur alors que notre motivation secrète est de nous servir nous-mêmes, pour nos avantages personnels et pour la gloire humaine qu’on peut en tirer, nous pouvons devenir les pires ennemis de Dieu, tout en démontrant aux yeux des hommes un zèle époustouflant pour les « les affaires de Dieu ». Comme Paul, plus tard, avant qu’il tombe lui aussi à terre devant le Seigneur sur le chemin de Damas et qu’il entende enfin sa voix !

Paul dira ensuite de ces hyper actifs, mais qui ne croient pas vraiment en Christ et ne connaissent pas qui Il est :

Romains 10:2

Je leur rends le témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans intelligence : 3 ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu

 

 

Le Semeur traduit :

 

Car je leur rends ce témoignage : ils ont un zèle ardent pour Dieu, mais il leur manque le discernement. méconnaissant la manière dont Dieu déclare les hommes justes et en cherchant à être déclarés justes par leurs propres moyens, ils ne se sont pas soumis à Dieu en acceptant le moyen par lequel il nous déclare justes.

 

 

Oui, faute d’écouter Dieu, ils ne savent pas discerner ce qui est juste aux yeux de Dieu et ce qui ne l’est pas ! Combien servent aujourd’hui Dieu sans ce discernement que donne l’écoute attentive de la Parole de Dieu, et bien sûr, du temps, beaucoup de temps, consacré à être en tête-à-tête avec Seigneur  ? Comme Marie…

 

« UNE SEULE CHOSE EST NÉCESSAIRE »….

 

 

C’est bien la seule chose nécessaire : savoir écouter Jésus sans laisser tomber à terre une seule miette de ses paroles !

Attention, il ne s’agit pas de croire que le Seigneur nons appelle à être des contemplatifs inactifs ! En aucun cas. Mais il s’agit d’être dans le timing de Dieu, lequel se reçoit en allant D’ABORD, chercher sa face et attendre son: « Va, viens, allez… ». Alors nous rentrerons dans les oeuvres préparées d’avance, au bon moment, celui où le Seigneur ouvre les portes: « Le Seigneur te demande… Marie se leva promptement … » 

 

Marie a toujours fait les gestes que le Seigneur voulait qu’elle fasse, au bon moment. Pas Marthe et c’est ce que Jésus lui a reproché : « Tu t’agites pour peu de choses » ! .. Donc peu de fruits. 

Nous allons voir dans le deuxième épisode qui se passe avec Marie de Béthanie combien ses gestes sont toujours justes, et combien elle a compris qui était Jésus, ce qu’était sa mission, et ce qui allait se passer. Car cette scène se passe quelques jours seulement avant la crucifixion ! Elle est contée dans deux évangiles : Matthieu et Jean. Et nous savons par Jean 11:2 et Jean 12 qu’il s’agit bien de Marie de Béthanie.

 

Mat 26 6 Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, 7 une femme s’approcha de lui, tenant un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix; et, pendant qu’il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête. 8 Les disciples, voyant cela, s’indignèrent, et dirent : A quoi bon cette perte ? 9 On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres.

Note :en Matthieu, ce sont tous les disciples qui ne comprennent pas ce geste : faute d’avoir  cru vraiment le Seigneur quand ils parlaient de sa future arrestation, de sa mort et de sa resurrection, ils n’y voient que gâchis !

10 Jésus, s’en étant aperçu, leur dit : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Elle a fait une bonne action à mon égard; 11 car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours.

Ensuite, Jésus va démontrer que Marie, elle, a cru ce que Jésus disait à ses disciples mais que les douze n’ont pas cru, puisqu’aucun sauf Jean, ne sera à la Croix, et plus aucun pour observer où on le mettait au tombeau ; Par contre il y avait une autre femme qui avait cru et donc qui était là, tout le temps, et qui fut aussi la première au tombeau le dimanche avant l’aube : Marie Madeleine, autre femme d’une grande foi. Marie, femme de Clopas ira aussi voir où l’on ensevelit Jésus et ira elle aussi voir le tombeau ouvert, mais avec Marie-Madeleine, qui, sans doute, est revenue avec elle, à l’aube. Que de «  Marie » parmi ces femmes de grande foi !. Elles étaient trois à la croix, plus Marie de Bethanie qui, elle, avait déjà achevé ce que Dieu lui demandait.*

Car Marie de Béthanie, elle aussi, a su, certainement par la bouche même de Jésus qu’elle savait si bien écouter et croire. C’est pour cela qu’elle vient répandre ce parfum. Elle connaît la valeur de Celui qui est la Parole de Dieu. Elle peut donner tout ce qu’elle possède : Probablement sa dot. Elle sait que c’est pour embaumer Jésus d’avance, et Jésus le dit :

12 En répandant ce parfum sur mon corps, elle l’a fait pour ma sépulture. 13 Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.

Oui, on peut le raconter, car Marie démontre ainsi non seulement l’amour qu’elle a pour Jésus, mais aussi qu’elle a cru et compris pourquoi « il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. » Mt 16 :21

Car cette scène se passe six jours avant la dernière pâque, celle où Christ doit être immolé.

 

Notons dans le passage suivant que Marthe est toujours zélée pour servir Jésus. Mais Marie, encore une fois, va faire tout autre chose que d’aider marthe à servir. Elle fait une chose apparemment aberrante même pour les disciples. (Ne parlons pas de Judas qui ne voit qu’un gâchis odieux dans le geste de Marie et la PERTE de 300 deniers… alors qu’il ira vendre son Maître pour dix fois moins, 5 ou 6 jours plus tard.)

 

Jn 12 :1 Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu’il avait ressuscité des morts. 2 Là, on lui fit un souper; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui. 3 Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum. 4 Un de ses disciples, Judas Iscariot, fils de Simon, celui qui devait le livrer, dit : 5 Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres ?  

Remarquons que les deux scènes se passent dans deux lieux différents du village de Bethanie. Une fois dans la maison de Simon le lépreux, une autre fois dans la maison de Lazare. Une fois ce sont les pieds de Jésus que Marie oint, l’autre fois, c’est sa tête et cela se répand sur tout le corps de Christ.

La Bible n’explique pas le pourquoi de cette différence, mais on peut légitimement supposer que Marie a fait l’un, puis l’autre.  Il me semble qu’elle a du se rendre chez Simon le lépreux avec son vase d’albâtre et en verser une partie sur les pieds de Jésus (elle a « oint » ses pieds puis les a essuyés de ses cheveux), puis de retour chez Lazare pour le déjeuner, elle a ressenti que c’était tout son vase qu’elle devait verser, sans compter, et toute la personne de Jésus qu’elle devait oindre et « embaumer pour le sépulcre ».

Ce qui est important, c’est ce que Jésus va en dire :

Au verset 7,

 

Le Semeur) Mais Jésus intervint : Laisse-la faire ! C’est pour le jour de mon enterrement qu’elle a réservé ce parfum

Darby ajoute une autre nuance :

7 Jésus donc dit: Permets-lui d’avoir gardé ceci pour le jour de ma sépulture.

 

Et Jésus ajoute (idem en Matthieu) :

 

8 Car vous avez les pauvres toujours avec vous; mais moi, vous ne m’avez pas toujours.

«  Il y a un temps pour tout, dit l’Ecclésiaste ». Un temps pour agir, un temps pour écouter. L’important c’est le timing du Seigneur, et ce timing, bien sûr, doit commencer par l’écoute, qui sera suivie d’un « Va », « Allez », « Viens » …

Quand Jésus veut nous parler, sommes-nous à l’écoute ou en train de nous agiter. Lui laissons-nous le temps de nous parler ou sommes-nous sans cesse branchés sur un téléphone, une télé, un ordinateur, une tablette ou dans l’agitation du quotidien  ?

Ce que Jésus nous dit par ce dernier verset, c’est que la priorité des priorités,  c’est d’être disponible quand Jésus est là et veut nous parler et nous enseigner. C’est pour cela, avant tout, que Dieu a donné à l’homme le shabbat: pour qu’il puisse prendre le temps de se mettre à l’écoute de Dieu sans qu’un Pharaon quelconque, qui peut s’appeler smartphone ou web, nous mange tout notre temps pour qu’on n’aie pas le temps  de rendre un culte à Dieu et d’entendre sa voix. Même nos « bonnes œuvres » ou notre « service pour le Seigneur » peuvent être à contre-temps et nous empêcher d’entendre le Seigneur, alors que c’est le moment où Il veut nous faire entendre sa voix. Et parfois, entendre sa voix, c’est une question de vie ou de mort spirituelle.

Apoc 3:20 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

Jn 10:3…  les brebis entendent sa voix; il appelle par leur nom les brebis qui lui appartiennent, et il les conduit dehors…. 5 Elles ne suivront point un étranger; mais elles fuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers. …27 Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent. 28 Je leur donne la vie éternelle; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main. 

Un jour j’ai entendu une histoire qui m’a beaucoup fait réfléchir. Je ne sais si elle est authentique. C’est l’histoire d’un pasteur archi dévoué pour son assemblée, et toujours en train de faire quelque chose : un club de sport, une banque alimentaire, la visite des malades, la visite des familles, la prière pour les uns et les autres, les prédications et leur préparation, etc. Un jour il monte sur le toit de son église pour réparer des ardoises, glisse, tombe et se casse une jambe. Il se retrouve à l’hôpital et la blessure étant grave, on le garde. Un jour, deux jours, huit jours. Du matin au soir il ne cesse de râler, demandant à Dieu comment Il a pu permettre cela.

  • Seigneur, je t’ai servi nuit et jour depuis quinze ans sans jamais m’arrêter. Et me voici immobilisé, dans l’impuissance, alors que j’ai tant de choses à faire….

Il ne cesse de répéter cela, durant des heures chaque jour, fulminant de ne pouvoir se lever et partir… Mais sa blessure ne guérissant pas, il reste cloué à l’hôpital, râlant contre ce fichu accident et ne cessant de demander à Dieu pourquoi il ne le guérit pas instantanément… Jusqu’au moment où, épuisé de parler et de récriminer, il se tait.

C’est alors qu’il entend la voix du Seigneur lui dire :

  • – Voici quinze que je tente de te parler mais tu n’as jamais le temps de m’écouter. Je n’ai trouvé que cette solution pour que tu prennes, enfin,  le temps de le faire !

Savez-vous que dans la vie chrétienne, le plus difficile est d’être une Marie qui écoute et ne laisse tomber à terre aucune des paroles de Dieu, au lieu d’être une Marthe toujours affairée à agir pour Dieu ?

Savez-vous pourquoi ? Parce que l’action nous donne le sentiment d’être indispensables et importants. Dieu n’est pas contre l’action, loin de là, et je l’ai rappelé. Nous ne sommes pas appelés à être des contemplatifs passifs. Mais la priorité c’est d’abord de savoir se mettre à ses pieds pour l’écouter. Après, quand il nous aura parlé, nous discernerons ce qu’il est juste de faire et c’est là que nous ferons des gestes ou des actes efficaces et qui porteront du fruit, parce qu’ils auront déjà été accomplis dans les lieux célestes par Dieu.

Esaïe 26:12
Eternel, tu nous donnes la paix; Car tout ce que nous faisons, C’est toi qui l’accomplis pour nous.

Le parfum versé par Marthe s’est répandu dans toute la maison. Il a embaumé tout le monde. Et il est resté sur Jésus « jusqu’au jour de sa sépulture ». Un parfum de bonne odeur. Et si cela peut -être conté jusqu’à la fin du temps, c’est que le Corps de christ, c’est nous, et que ce parfum que Marie a rémandu sur la tête, le corps et les pieds, cela symbolise la véritable Église, celle dont la seule tête est Christ, celle donc qui obéit à Christ parce qu’elle l’aime et qu’Il est son Seigneur, celle qui s’offre telle-même comme un sacrifice agréable à Dieu, et celle qui acomplit donc des oeuvres dont la portée, aussi, v la dépasser.. jusqu’à pouvoir bouleverser le monde.

C’est l’Eglise qui passe par la Croix de Golgotha, pour mourir à ce monde et ressusiter en Christ, et qui est un parfum de bonne odeur …

Ephésiens 5 : 2
et marchez dans la charité, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur.
2 Corinthiens 2 : 15
Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent.
Le véritable corps de Christ est à l’image de Marie: aux pieds du Seigneur, attendant ses révélations, car « faute de révélations mon peuple périt », puis se levant pour obéir à ses directives.

Il semble bien que Marie ait compris que Christ, en revenant en Judée, savait que c’était son temps pour le sacrifice. Jésus le dit d’ailleurs publiquement juste après:

Jn 12: 27 Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je ? Père, délivre-moi de cette heure ? Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure.

En quelque sorte, par son parfum, Marie s’est associée à cette mort qu’elle ne pouvait empêcher,  inévitable, et qu’elle ressentait comme d’autant plus proche qu’elle savait que les Pharisiens, à cause de la résurrection de Lazare, était devenus enragés contre Jésus. (Jn 11: 53 Dès ce jour, ils résolurent de le faire mourir.)

Oui, Dieu veut aussi qu’on sâche s’arrêter pour attendre dans la prière quand c’est nécessaire.

Avant que Jésus s’élève dans le ciel, il a donné un ordre à ses disciples :

Ac 1 : 8 mais vous recevrez de la puissance, le Saint Esprit venant sur vous; et vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout de la terre.

Ils ne se sont pas mis en marche illico. Ils se sont réunis durant dix jours, pour attendre cette puissance dont ils avaient besoin pour pouvoir accomplir leur mission. Pendant ces dix jours, ils ont été cent vingt, à prier, et sans savoir combien de temps cette apparente passivité durerait. Et puis soudain le feu du Saint-Esprit est descendu, les a remplis. Ce jour là, ils purent sortir, parler, et il y eut 3.000 âmes de sauvées. Le lendemain, 5.000 !

Pourquoi Dieu les a-t-Il fait attendre dix jours ? Si Satan peut tomber de son ciel en un éclair, qu’en est-il du Ruah Kadosh de Dieu ? Les communications seraient-elles plus lentes au ciel que sur la terre ou avec internet un message peut faire le tour du monde en une seconde  ?

Les apôtres et tous les disciples devaient apprendre à attendre dans la prière cette puissance de Dieu promise par Christ et qui allait leur permettre de bouleverser le monde, et de faire aussi ce que Jésus leur avait annoncé :

Jean 14 : 12
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les oeuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père;

*  Impressionnant le nombre de femmes portant le nom de Marie dans leNouveau Testament

Jean 19:25
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala.
On voit en plus:
Marc 15:47
Marie de Magdala, et Marie, mère de Joses, regardaient où on le mettait.

Il est étonnant que Marie, la mère terrestre de Jésus, porte le même prénom que sa sœur ! Pourtant, c’est écrit.

Luc 24:10
Celles qui dirent ces choses aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques
Est-ce encore une autre « Marie » ? Non, c’est aussi la mère de Josès (Mc 15:40). Mais nous en sommes tout de même à 5 !
Une sixième:
Romains 16:6
Saluez Marie, qui a pris beaucoup de peine pour vous
et peut-être encore une autre:
Actes 12:12
Après avoir réfléchi, il se dirigea vers la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où beaucoup de personnes étaient réunies et priaient.
C’est le seul prénom du Nouveau Testament qui est donné à au moins six personnes différentes. Tous les autres sont uniques et ne concernent qu’une seule personne. Combien Dieu a-t-Il voulu que ce prénom soit banalisé ! Il savait d’avance combien le ceur idolâtre de l’homme le porterait à se détourner du Dieu vivant pour s’inventer une « Mère de Dieu » ! Et ce, malgré l’avertissement de Jésus:
Lu 11:27 Tandis que Jésus parlait ainsi, une femme, élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui t’a porté ! heureuses les mamelles qui t’ont allaité ! 28 Et il répondit : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent !
On est bien loin de la « bienheureuse », étiquette donnée à Marie à qui Jésus a dit: « Femme ! Qu’y a-t-il entre moi et toi ? »
Et pourtant, cette Maire-là, elle aussi, ne laissait tomber à terre aucune des Paroles de Dieu !
Luc 2:19
Marie gardait toutes ces choses, et les repassait dans son coeur.

  6Comments

  1. claude   •  

    merci un très bon enseignement
    ca remet les pendules a l´heure, ca encourage, ca éclaire encore …
    Le tout n´est pas d´être hyper actif pour le Seigneur mais vraiment d´être à ses pieds …a ses pieds oui et pourquoi? pour l´entendre, l´ecouter, vivre dans sa présence, recevoir des instructions claires mais surtout d´obéir…o combien on a ecouté, entendu sans jamais obéir??? puisse le Seigneur ouvrir les yeux de nos coeurs et nous permettre d´avoir une intelligence renouvellée et saisir sa pensée.
    Soyez bénie.

  2. antonio skv   •  

    Un message clair et interpellant.

    Le zèle conduit à ce genre de comportement.Alors,on cherche à plaire à Dieu par des œuvres qui,souvent,ne sont que des actions produites par notre chair.

    Être à l’écoute du Seigneur,chercher le Seigneur de tout son cœur et arriver à discerner Sa volonté durant notre parcours terrestre,pour promptement mettre en pratique Ses directives,c’est ce qui Lui est agréable.

    Merci pour ce précieux enseignement.

  3. Beatrice   •  

    Très bon enseignement Mme D’Astier, et j’aimerais aussi rajouter quelque chose par rapport à cette phrase de Jésus, si importante:

    « Une seule chose est nécessaire ».

    Si Marie a pu se mettre au pied de Jésus, pendant on ne sait combien d’heures, et qu’elle a senti que c’était bien d’être là, qu’elle ne perdait pas de temps en l’écoutant, si elle a pu penser à se mettre là par terre, c’est qu’elle avait de l’amour pour Jésus. Elle L’aimait, elle voulait être avec Lui, elle voulait L’écoutait, et il s’en suivait forcément – de cet état d’amour et de soumission sans bornes (plus bas que terre devant Jésus, et plus bas encore si possible) – qu’elle obéirait à TOUT ce qu’Il pourrait dire ou vouloir.

    Une chose est nécessaire: L’aimer Lui. Et de là découle l’intimité, et de là découle l’écoute. Et de là découle l’obéissance, même en claudiquant (ou alors le fait de ne pas pouvoir dormir, travailler ou « avoir la paix » si on n’obéit pas).

    Une chose est nécessaire: L’aimer Lui. Car la vie chrétienne est une relation de fiançailles (des fiançailles peuvent être rompues…) conclue dans le baptême, et qu’est-ce qui peut bien être nécessaire pour une fiancée dans sa relation de fiançailles…ce n’est rien d’autre que l’amour pour son fiancé. On ne se fiance pas à soi-même, il faut bien qu’il y ait quelqu’un à aimer; de même il n’y a pas de relation (de vie chrétienne) du tout sans le fait d’aimer Jésus, de le connaître personnellement.

    C’est bien pour cela que ceux qui ne pensent qu’au monde, et non pas à leur fiancé Jésus, pour l’aimer (l’adorer!), pour lui plaire, ont par ce fait lâché la relation (ils se sont égarés, ils doivent revenir) et ne peuvent en aucun cas espérer aller se marier avec Jésus au ciel ! On ne peut même pas espérer qu’ils iront au ciel tout court, car la vie chrétienne, encore une fois, ce n’est que ça: la relation d’amour, conjointe à la soumission à Jésus. Plus de relation, plus de chrétienté, donc sorti du chemin menant au ciel!
    Et hors de la relation avec Jésus, il y a la relation avec le monde, avec son diable, et il y a là aussi l’obéissance (au diable) qui en découle. Loin de Jésus, il n’y a rien d’autre que la mort (à petit ou grand feu).

    Philippiens 2: 18 -19
    « Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre. »

    Une seule chose est nécessaire (parce que dans cette chose, il y a tout ce qu’il faut, absolument tout): l’aimer Lui.

    Jésus n’a reproché à aucune Eglise de l’avoir aimé ardemment tout en faisant peu d’œuvres suffisantes. Il ne dira jamais cela car L’aimer est le SEUL but de cette marche…c’est une relation!
    Mais l’inverse est arrivé, Il a dit ceci : « J’ai contre toi que tu fais trop de choses, au point de me négliger, au point d’abandonner ce qui est nécessaire, sans quoi rien ne sert de rien ».

    Apocalypse 2: 2-5
    « Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as ABANDONNE TON PREMIER AMOUR. Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. »

    « A moins que tu ne te REPENTES »: il y a là un péché, à ce point.

    L’avertissement n’est donc pas seulement pour « ceux qui ne pensent qu’aux choses de la terre », elle est aussi pour Marthe qui pense quand même aux choses chrétiennes avec tous les soucis et inquiétudes qui vont avec. La « seule chose nécessaire » dont a parlé Jésus n’est donc pas du tout une option, elle résume l’entièreté de ce qu’on est censé faire avec Jésus et qui nous vaut aujourd’hui le nom de « chrétien »: la relation d’amour, la relation d’amour…la soumission (puisqu’Il résiste aux orgueilleux et aime qu’on s’humilie devant Lui)

    Et cela est encore plus valable pour les temps de la fin, car sans la « seule chose nécessaire » Jésus finira pas ôter le chandelier (il ne peut y avoir de mariage forcé): plus de chandelier, plus d’huile, plus de lumière, et l’esprit de séduction prendra la place pour entamer une « relation d’amour et d’obéissance » avec Marthe. Et cet esprit là n’a pas besoin qu’on le « cherche », qu’on se fasse « tout petit », il vient de lui-même très facilement, il n’est pas « difficile », et il s’accommode très bien des orgueilleux.

    Aimer Jésus donc, car c’est une relation de fiançailles qu’on ne veut en aucun cas rompre. S’il s’agit d’aimer Jésus avec la bouche, ça ne sert à rien; nul ne peut le tromper (il sonde les cœurs et les reins) et au final c’est le trompeur qui perdra et qui restera planté(e) là.

    Aussi, ce que Jésus a dit à Marthe dans LUC 10, Paul le reprend strictement dans PHILIPPIENS 4, et très explicitement afin que tous comprennent que cela a été dit pour nous tous:

    Luc 10: 41-41 (Darby)
    « Et Jésus, lui répondant, dit: Marthe, Marthe, tu es EN SOUCI et tu TE TOURMENTES de beaucoup de choses, mais IL N’EST BESOIN QUE D’UNE SEULE; et Marie a choisi la bonne part qui ne lui sera pas ôtée. »

    Philippiens 4:6
     » Ne vous INQUIETEZ DE RIEN; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées EN JESUS CHRIST »

    Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées EN CE QUI EST NECESSAIRE !

    Bien sûr, il y a des soucis, bien sûr il y a des inquiétudes, au point où Jésus a dit « vous aurez à souffrir dans le monde, mais courage, j’ai vaincu le monde », mais cela ne doit jamais, jamais nous détourner de ce qui est nécessaire, ce qu’on est venu faire dans la vie chrétienne: savoir AIMER JESUS, connaître Jésus dans l’amour pour et avec Lui.

    Il faut remarquer encore et surtout, que « la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence » ne vient pas mettre fin au problème qui a généré les soucis et les inquiétudes; « la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence » vient en fait nous ramener à l’état, à la préoccupation NECESSAIRE, PRIMORDIALE, OBLIGATOIRE qu’il ne faut en aucun cas quitter: L’aimer LUI, le regarder amoureusement LUI.
    Cette préoccupation NECESSAIRE ne doit PAS ETRE OTEE pour aucune raison, et c’est pourquoi la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence » vient la GARDER…

    (Version Martin) Marie a choisi la bonne part [l’autre est mauvaise, elle est désobéissance, refus de mourir], qui ne lui sera point ôtée.

    Pourquoi refus de mourir? Parce que ce n’est pas si facile de lâcher les inquiétudes et de s’en tenir à ce que Jésus, notre propriétaire et amoureux fidèle, décidera de faire de nous, point. Parce que ce n’est pas facile pour la nature humaine, charnelle, de ne pas se débattre, de se détourner du souci (qui semble toujours être pressant, mais c’est une « illusion »), de le donner à Jésus, de continuer à l’aimer Lui, le fiancé, de se satisfaire de ce qu’il fera avec le problème…quoi qu’Il décide d’en faire, puisqu’on ne saurait mieux décider et mieux faire que Lui. A force de tout lâcher ainsi aux mains de Jésus pour L’aimer et le laisser faire, on meurt énormément de fois, au point de ne plus exister du tout finalement…

    C’est ainsi que les chrétiens d’autrefois firent, et Jésus (Dieu) leur donna, à chacun selon son besoin la paix qui surpasse toute intelligence, afin qu’ils ne regardent qu’à leur amoureux Tout Puissant (non à la maladie, non à la plaie, non au fouet, non à la mort physique, et que sais-je encore que le monde ne peut supporter), mais qu’il regardent à celui qui leur dit à chaque moment: Aime-moi, fais-moi confiance, ce que je décide est toujours toujours ce qui est bon pour toi, je ne t’abandonnerai point, je ne te délaisserai point.

    • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

      Marthe croit vraiment bien faire. Elle aussi prouve son amour pour le Christ, à sa manière. Mais faute de prendre le temps de l’écouter, elle le connaît beaucoup moins bien que Marie. D’où, ses « inquiétudes » . Elle est comme beaucoup de serviteurs de Dieu, et tout simplement de Chrétiens, affairée, ayant peur de mal faire ou de ne pas en faire assez.

      Je ne crois pas qu’aux yeux de Dieu elle soit dans le péché. Jésus l’aime ! Simplement, elle passe à côté de l’essentiel ..

      Et tu as raison: Marie sait bien mieux aimer Jésus, parce qu’elle passe beaucoup de temps en tête à tête, à l’écouter …

      • Beatrice   •  

        Pour Marthe, peut-être « un péché qui ne mène pas à la mort » ?
        (Qui ne mène pas à l’enlèvement non plus…)

        1 Jean 5: 16-17 (Semeur)
        « 16 Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui ne mène pas à la mort, qu’il prie pour ce frère et Dieu lui donnera la vie. Il s’agit de ceux qui commettent des péchés qui ne mènent pas à la mort. Mais il existe un péché qui mène à la mort. Ce n’est pas au sujet de ce péché-là que je vous demande de prier. Toute désobéissance à la Loi est un péché, certes, mais tous les péchés ne mènent pas à la mort. »

        Pour ceux qui s’installent dans le monde (qui abandonnent Jésus, le Dieu qui ne change pas) cependant, c’est très clair:

        Jérémie 17: 13
        (Segond) « Toi qui es l’espérance d’Israël, ô Eternel ! Tous ceux qui t’abandonnent seront confondus.-Ceux qui se détournent de moi seront inscrits sur la terre, Car ils abandonnent la source d’eau vive, l’Eternel. »

        (Semeur)  » O Eternel, toi l’espoir d’Israël, tous ceux qui t’abandonnent seront couverts de honte. Oui, ceux qui se détournent de moi vont à leur perte, parce qu’ils ont abandonné la source des eaux vives qu’est l’Eternel. »

        Et pour Marie, c’est vous qui avez raison finalement; il y a certes un premier élan « d’amour » conscient que Jésus nous a aimé le premier et qu’IL nous FAUT ABSOLUMENT à répondre à cette amour (à partager son amour), mais c’est surtout en étant avec Lui, en L’écoutant, en Lui disant tout (c’est la relation)…

        Jérémie 17: 13
        « Guéris moi, Eternel, et je serai guéri; Sauve-moi , et je serai sauvé, Car tu es MA GLOIRE!

        …en Le connaissant que l’amour grandit…et qu’il reste alors à garder cet amour soigneusement (« demeurer en Lui »), à l’alimenter, à rester dans la relation d’amour et d’obéissance. D’obéissance (il dit à Marthe – il dit à tous – abandonne-moi les problèmes et regarde-moi, elle doit abandonner et le regarder).

        Jérémie 10:23
        « Je le sais, ô Eternel ! La voie de l’homme n’est pas en son pouvoir; Ce n’est pas à l’homme, quand il marche, A diriger ses pas. »

        L’écoute (amoureux) est donc important, parce que finalement, Jésus EST la Parole… Et plus on l’écoute étant concentré sur Lui, plus on l’aime; plus on s’approche avec soumission plus Lui-même s’approche (quoiqu’il nous ait déjà aimé le premier).

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