SUITE


Le potentiel de vie d’Adam et d’Ève était illimité. Suite à leur éviction du jardin, la durée maximale de l’existence fut réduite, pour eux et leurs descendants, à mille ans. Sur cette terre maudite, les pensées des hommes étaient, sauf pour une lignée fidèle à Élohim, tous les jours portées vers le mal.

Mais ce qui fit intervenir une nouvelle fois le Seigneur dans les affaires de ce monde, ce fut lorsque certains anges prirent une forme humaine et s’unirent aux filles des hommes : Jude, dans son épître, nous dit que ces anges ne gardèrent pas leur dignité, qu’ils quittèrent leur demeure céleste et qu’ils se livrèrent à la débauche. De ces unions naquirent des géants, héros fameux dans l’antiquité (Genèse 6:4), demi-dieux de la mythologie grecque, êtres hybrides qui communiquèrent leur esprit de violence à toute l’humanité et qu’Élohim décida de détruire par le déluge.

L’an six-cent de la vie de Noé (soit mille-six-cent-cinquante-six années après la création d’Adam), le dix-septième jour du second mois, de puissants courants marins envahirent la terre ferme, la couche de vapeur d’eau qui enveloppait la planète comme un bouclier protecteur passa à l’état liquide et, pour la première fois, il se mit à pleuvoir (Genèse 7:11). Une quantité inouïe de mètres cubes d’eau (autant de tonnes !) tomba pendant « quarante jours et quarante nuits », et anéantit toute vie sur la planète (Genèse 7:21-23). Des masses phénoménales de végétation furent profondément ensevelies du fait du bouleversement de la croûte terrestre et formèrent soit des veines de charbon, soit des poches de pétrole ou de gaz, selon la pression localement exercée. Les montagnes anciennes furent arasées, de nouveaux massifs se formèrent (Psaume 104:5-9), l’axe de notre planète s’inclina (Ésaïe 24:18-20), le continent unique se disloqua, la rotation du globe terrestre ralentit et les espèces animales non représentées dans l’arche disparurent pour toujours…

La Terre d’après le cataclysme était devenue bien différente. Le cycle des saisons se mit en place (Genèse 8:22), de même que le cycle de l’eau : Élohim explique à Noé que la lumière qui se réfracte dans les gouttes de pluie forme un arc-en-ciel (Genèse 9:11-17), et qu’il n’y aura plus de déluge. C’est sûr qu’il n’arrivera plus rien de tel, car toute l’eau qui se trouvait au-delà de l’atmosphère en est descendue ! Les calottes polaires firent leur apparition, de même que les déserts : il y eut ainsi des endroits du globe où la vie était devenue difficile, sinon impossible.

Face au risque de pénurie alimentaire, le Seigneur permit alors aux hommes de manger de la chair animale – au même titre que l’herbe verte – à la condition d’en extraire le sang (Genèse 9:2-4). La Parole de Dieu nous dit en effet que l’âme de toute chair est dans son sang, et que le sang sert d’expiation pour les âmes des hommes (Lévitique 17:11). Le sang représente donc la vie, et la vie est sacrée pour Dieu. C’est pourquoi le Messie Yeshoua a versé Son sang, a donné Sa vie, pour le salut de tous.

C’est le seul sang que nous sommes invités à consommer (Jean 6:53-56), car c’est un breuvage spirituel qui donne la vie éternelle. La prescription concernant le sang animal est, évidemment, perpétuelle (Actes 15:29). Dans Sa sollicitude toute paternelle, notre Créateur avait aussi établi, à l’intention de Son bien-aimé Noé, une distinction entre les animaux purs et les animaux impurs (Genèse 7:2), c’est-à-dire entre les viandes qui sont propres à la consommation et celles qui ne le sont pas : ainsi, pour ceux qui éprouvent le désir (Deutéronome 12:20) de manger de la chair animale, le Seigneur a laissé une précieuse liste en Lévitique 11, écartant les fossoyeurs et les éboueurs ailés, terrestres et marins.

Pour l’humanité postdiluvienne, la durée maximale de la vie est de cent vingt ans (Genèse 6:3). La longévité des descendants de Noé, au potentiel génétique encore peu affecté par les nouvelles conditions d’existence, décrut petit à petit (Genèse 11:10-32) : dans l’annexe I de cet ouvrage, vous trouverez les années de naissance et de décès des vingt-deux patriarches antédiluviens et postdiluviens (données issues des chapitres 5, 11, 21, 25, 35 et 47 de la Genèse).

 

À suivre tous les samedis