L’incrédulité du peuple élu – 1 Abraham, par Michelle d’Astier de la Vigerie.

Suite de :

L’incrédulité d’Adam et ses conséquences.

bible interrogationCette étude est si copieuse que je suis conduite à la faire en plusieurs parties. Ne perdons jamais de vue qu’il s’agit de faire le constat des dramatiques conséquences de l’incrédulité, omniprésente dans le monde depuis Adam.

Le terme « incrédulité » dans la Bible s’apparente à « apostasie » et concerne ceux qui savent quelle est la volonté de Dieu parce qu’ils entendent en direct la voix de Dieu ou parce qu’ils ont accès aux Ecritures. Pourtant ils ne croient qu’en partie et surtout ne les mettent que peu ou partiellement en pratique. Pourtant, Jésus a dit:

Jn 15 : 22 Si je n’étais pas venu et que je ne leur eusse point parlé, ils n’auraient pas de péché; mais maintenant ils n’ont aucune excuse de leur péché.

« Aucune excuse ! ». Mais c’est fou ce que nous trouvons comme excuses pour nous justifier nous-mêmes et ne faire souvent que ce qui nous semble bon, sans croire aux conséquences de la désobéissance, pourtant annoncées tout au long de la bible ! C’est cela, l’incrédulité selon Dieu.

Nous allons parler d’Abraham, le « père de la foi », … mais dont la foi a été parfois chancelante, avant d’être bâtie sur le Roc. Puis nous verrons les conséquences de ces moments d’incrédulité. Il ne s’agit en aucun cas d’émettre un jugement, car, nous le verrons dans une étude ultérieure, l’Église n’a guère fait mieux, elle fait même mille fois pire et elle n’a aucune excuse car elle, elle dispose de toutes les Écritures ; pourtant elle adopte des hérésies énormes, de plus en plus énormes, et à une allure qui s’accélère. La vraie foi est devenue très rare. Un signe qui ne trompe pas : l’Eglise ne connaît plus une sainte crainte de Dieu, PARCE QU’ELLE NE CONNAÎT PAS LE VRAI DIEU. Elle s’est dotée d’un évangile permissif. Elle aussi « fait ce qui lui semble bon », sans se soucier d’obéir rigoureusement aux ordres divins, commandements pourtant toujours assortis de promesses (ex : Deut 28), tandis que les désobéissances sont toujours suivies des conséquences fâcheuses qui en découleront irrévocablement, tôt ou tard, comme pour Adam qui n’y a pourtant pas cru. C’est une folie, car Dieu n’a pas changé et les conséquences de la désobéissance sont toujours les mêmes : LA MORT !

Romains 6:23: Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.

Sauf, bien sûr, à se repentir et à se détourner de ses mauvaises voies.  Mais cela ne fait pas disparaître toutes les conséquences.

« QUI A CRU … ?»

C’est par ces mots que commence la plus grande prophétie messianique de l’AT en Esaïe 53. Elle a été confirmée par Jésus :

Jean 12:38

Ainsi s’accomplit ce que le prophète Esaïe avait prédit : Seigneur, qui a cru à ce que nous avons prêché et à qui ta puissance a-t-elle été révélée, ô Dieu ?

 

Nous avons vu les conséquences effroyables de l’incrédulité d’Adam. Dès le début du ministère de Jésus sur terre, c’est l’incrédulité de la grande majorité du peuple élu, pourtant dans l’attente de son Messie depuis 2.000 ans, qui va déclencher un cataclysme terrible : 2.000 ans d’errance, de dispersion, de perte du pays, d’exactions en tous genres, de persécutions, de pogroms et jusqu’à la Shoah. Et c’est loin d’être fini : l’antisémitisme ne cesse de croître et les pays musulmans, selon les prophéties, vont se liguer avec beaucoup de nations impies contre Israël et en détruire les deux tiers. Cela uniquement parce qu’ils n’ont pas reconnu le temps où ils ont été visités, ils n’ont pas cru ce que les écritures annonçaient. Pourtant un roi païen (Érode), lui, ne s’y est pas trompé ! Ce qui l’a poussé à faire mettre à mort de milliers de nouveaux-nés !

Il faudra encore bien des souffrances pour qu’un jour ils reconnaissent enfin celui qu’ils ont percé ! (Zac 12)

Rappelons ce que la Bible ne cesse de démontrer : l’incrédulité n’est pas seulement de ne pas avoir foi dans le Dieu d’Israël et en Jésus-Christ, Dieu qui s’est fait chair pour nous sauver. L‘incrédulité selon la Bible – et c’est pour cela que nous sommes particulièrement concernés de nos jours – , c’est relativiser la parole de Dieu, la déformer, l’édulcorer, ou ne croire qu’une partie, celle à laquelle on veut bien adhérer… et ainsi se faire un faux dieu, un faux Jésus, alors qu’’Il est la Parole tout entière, dans son intégralité, de l’alpha à l’oméga.

L’incrédulité colle à la peau de l’humanité, à cause de son orgueil et de sa vanité, et cela de tous temps. Cette incrédulité, ou scepticisme, a pris un virage bien plus vertigineux avec l’apparition de l’humanisme, qui a créé des fausses sciences comme l’évolutionnisme pour évacuer l’intervention de Dieu dans la création, ou encore la psychologie pour proposer à l’homme des excuses pour ses péchés. L’humanisme, de fait, tend à faire de l’homme son propre dieu. Il a contaminé l’Eglise qui est de plus en plus rapidement aspirée par la grande prostituée, via le séduisant œcuménisme papal.

Heureusement, il y a un faible reste qui ne plie pas le genou devant ces séductions humanistes…

PREMIÈRE PARTIE : ABRAHAM

abraham-dieu1En étudiant en profondeur certains épisodes de la vie d’Abraham, je me suis beaucoup remise en question. Que de fois ne voulons-nous pas « aider » Dieu dans ses promesses par des moyens humains ou pour faire avancer les choses plus vite, à notre rythme, et ne cassons-nous pas ainsi les plans parfaits du Seigneur en faisant des détours souvent funestes, ou en aboutissant à une impasse ?

L’histoire d’Abraham semble liée, au départ, à celle de son père :

Gen 11 : 31 Térach prit Abram, son fils, et Lot, fils d’Haran, fils de son fils, et Saraï, sa belle-fille, femme d’Abram, son fils. Ils sortirent ensemble d’Ur en Chaldée, pour aller au pays de Canaan. Ils vinrent jusqu’à Charan, et ils y habitèrent.

 

Voici un étonnant résumé. C’est juste après la mort de son fils Haran que Terach décide de partir pour Canaan. Un appel de Dieu lui a-t-il été adressé pour sortir de la Chaldée, ce pays d’adorateurs de la lune (ça l’est toujours !), pour aller vers le territoire qui deviendra celui de la promesse ? En tout cas, il s’est arrêté en chemin, il n’est pas sorti de Chaldée, il y est mort sans voir le pays de la promesse. Pourquoi ? Parce que le lieu l’a séduit ?

Des siècles plus tard, deux générations d’Hébreux resteront dans le désert faute de croire en la promesse de Dieu et de Lui obéir. Charan vient d’ailleurs d’un mot « Charar », qui signifie « sécheresse ».

En tout cas, ce n’est qu’après la mort de son père qu’Abram entend la voix de Dieu lui dire de partir de ce lieu et de « la maison de son père » (Gen 12). Comme si, le père, en ayant manqué son destin en ne faisant que la moitié du chemin, la promesse s’était reportée sur Abram. Ce n’est pas écrit, mais c’est induit.

Celui que l’on nomme « le père de la foi »  a lui aussi eu des moments d’incrédulité. Il avait de bonnes excuses – selon nos propres normes – puisque la Thora n’était pas écrite. Pourtant, elle était écrite dans son cœur (Gen 26 : 5). Et puisqu’il entendait la voix de Dieu, il aurait pu Lui faire confiance en tout. Mais il avait encore à apprendre beaucoup !

En fait, sa foi n’a cessé d’augmenter, jusqu’au moment crucial du sacrifice d’Isaac

Héb 11 17 C’est par la foi qu’Abraham offrit Isaac, lorsqu’il fut mis à l’épreuve, et qu’il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses, 18 et à qui il avait été dit : En Isaac sera nommée pour toi une postérité. 19 Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts; aussi le recouvra-t-il par une sorte de résurrection.

Quelle foi ! Pourtant, aucune résurrection n’a jamais encore eu lieu dans l’Hstoire de l’humanité. La première sera du temps d’Elie, quelque mille ans plus tard !

Dieu, non sans raison, en a fait le « père de la foi », donc un modèle, et pourtant Abraham a plusieurs fois chuté dans l’incrédulité, avec des conséquences qui se répercutent encore de nos jours… presque tout autant que les conséquences de l’incrédulité d’Adam. Les répercussions des erreurs d’Abram (dont le prénom n’est pas encore devenu « Abraham » = « père d’une multitude » ) se font sentir depuis 4.000 ans. Elles n’en finissent pas d’augmenter  et de se propager dans le monde entier, via la descendance de Lot, et surtout via la descendance d’Ismaël qui s’alliera plus tard avec Esaü. Résultat : du sang, du sang, et encore du sang!

Etudions les faits.

Gen 12 : 4 Abram partit, comme l’Eternel le lui avait dit, et Lot partit avec lui.

 

Dieu avait dit à Abram de quitter la famille de son père : « Ge 12:1 L’Eternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, » Le père étant mort, la maison, ce sont les descendants directs de Terach, dont Lot, son petit-fils.

Mais : « Ge 12 : 5 Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère »

Pour quelle raison emmène-t-il Lot, de la maison de son père, alors que Dieu lui a ordonné de quitter cette maison? Par sentimentalisme ? Parce qu’il craignait de faire seul ce voyage – hasardeux selon les critères humains – ? La Bible ne le dit pas. Pourtant la promesse de Dieu, lors de sa première alliance avec Abram, contenait déjà toutes les « assurances ». Car Dieu avait dit à Abram (Ge 12) : « 2 Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. 3 Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »

 

La présence de Lot va se révéler catastrophique. D’abord, c’est un sujet de dispute (Ge 13 : 7), qui débouche sur une séparation qui va conduire Lot à choisir la riche plaine de Sodome. Ceci va déclencher une guerre qu’Abram va devoir mener pour délivrer son neveu. Puis Lot choisit d’habiter à l’intérieur de Sodome, et cela va se terminer par la fuite de cette ville condamnée par Dieu pour sa méchanceté, ce qui entraîne le viol de Lot par ses deux filles incestueuses, sans doute encore imprégnées de l’esprit de Sodome. Il en sortira deux peuples : les Moabites et les Ammonites, qui ne cesseront d’être les pires ennemis du peuple élu, le rejetant 40 ans dans le désert pendant l’Exode. Ils le refoulent dans le désert, pour garder le territoire dont ils se sont emparés illégitimement : quel parallèle avec la situation d’aujourd’hui ! Quand ils ne peuvent plus le refouler, les descendants de Lot vont chercher à faire maudire les Hébreux par Balaam (Nb 22 à 25). Ensuite ces descendants de Lot vont les contaminer par leurs pratiques idolâtres, ce qui vaudra aux Hébreux, des siècles plus tard, la déportation à Babylone et la perte de tous leurs biens, à commencer par la perte de Jérusalem, du temple de Jérusalem… Bref, un désastre inouï… juste pour avoir rajouté à l’ordre de Dieu une décision relevant de « ce qui semble bon » ! Au lieu de faire une confiance entière en Dieu en lui obéissant à la lettre.

Dieu savait d’avance pourquoi Il avait recommandé à Abram de « quitter la maison de son père » !

On peut aisément supposer aujourd’hui que Moabites et Ammonites sont une composante importante du peuple appelé « palestinien », qui n’a aucune histoire en tant que nation, et qui est composé, en sus de migrants,  de diverses populations locales, dont beaucoup avaient été condamnées à l’extermination par Dieu Lui-même, à cause de leurs pratiques immondes : entre autres, le sacrifice de leurs propres enfants au dieu Moloch.

Parmi elles, les descendants de Lot, maudits par Dieu, et qui poursuivent toujours de leur hargne tueuse la nation d’Israël.

Voici donc le résultat d’une défaillance dans la foi du « père de la foi » !

Voici la seconde par ordre chronologique : l’épisode de l’arrivée en Egypte d’Abram. On lit cet épisode en Genèse 12. Pourquoi Abram descend-il en Egypte ? À cause de la famine. Or Dieu a fait à Abram la promesse d’une descendance qui peuplerait les nations. Dieu le laisserait-il mourir de faim ? Non ! Mais Abram marche encore en partie par la chair et il a recours à la solution humaine  qui lui paraît la mieux adaptée. Avant même son arrivée en Egypte, il déclare à Saraï :

Gen 12 :12 Quand les Egyptiens te verront, ils diront : C’est sa femme ! Et ils me tueront, et te laisseront la vie. 13 Dis, je te prie, que tu es ma soeur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que mon âme vive grâce à toi.

Il présume de la manière dont les Egyptiens vont le traiter, comme plus tard dans le désert les Hébreux présumeront de l’impossibilité de s’emparer du pays que Dieu leur a promis, en se fiant à ce que leurs yeux voient au lieu de se fier à ce que Dieu a dit (Nb 13:31-33)

Abram craint pour sa vie à cause de la beauté de Saraï. Alors, il va livrer sa femme à Pharaon, en commençant par la faire mentir (à moitié: c’est sa demi-soeur. Mais une demi-vérité, c’est un mensonge).

S’ensuivent pour Pharaon des cataclysmes. Mais Pharaon, heureusement, comprend l’origine des maux :

Gen 11 :18 Alors Pharaon appela Abram, et dit : Qu’est-ce que tu m’as fait ? Pourquoi ne m’as-tu pas déclaré que c’est ta femme ? 19 Pourquoi as-tu dit : C’est ma soeur ? Aussi l’ai-je prise pour ma femme. Maintenant, voici ta femme, prends-la, et va-t’en ! 20 Et Pharaon donna ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait.

 

Au final, Pharaon a davantage eu la crainte de Dieu qu’Abraham !

L’intervention divine devrait faire comprendre à ce dernier que Saraï fait partie intégrante de la promesse ! Cela ne va pas être le cas, durant bien longtemps. Cet épisode égyptien peu glorieux a-t-il un lien avec le fait que c’est précisément en Egypte que le peuple Hébreux va être réduit en esclavage durant 400 ans ?

Gen. 15 : 13 — « Et [l’Éternel] dit à Abram : Sache certainement que ta semence séjournera dans un pays qui n’est pas le sien, et ils l’asserviront, et l’opprimeront pendant quatre cents ans »… 16 A la quatrième génération, ils reviendront ici; car l’iniquité des Amoréens n’est pas encore à son comble.

Notons que les Hébreux sont restés plus de 400 ans en Egypte, mais Dieu ne se trompe pas. Les premières années, grâce à Joseph, ils ne sont pas esclaves.

L’Égypte symbolise le monde et Abraham, en l’occurrence, a marché dans l’esprit du monde et employé des solutions humaines, d’abord face à la famine, puis face au risque de perdre sa vie. Mais il y a peut-être une autre raison, une annonce prophétique.

Israël est un peuple TÉMOIN, le moindre des peuples a dit Dieu. Il a été 400 ans en esclavage, jusqu’au moment où Dieu a levé un libérateur, Moïse. Le monde a été sous l’esclavage de Satan durant 4.000 ans (dix fois plus), d’Adam à Jésus le Sauveur (Yeshua signifie : « Dieu sauve »). À partir de ce moment là, tous ceux qui ont eu foi en Christ ont été libérés du joug de Satan (le Pharaon) et au lieu d’être esclaves du péché, deviennent des fils et filles de Dieu, en changeant de royaume. En parallèle, depuis Abraham, donc 4000 ans, le peuple élu, celui qui n’a pas cru, attend son Messie. Il va Le rencontrer bientôt.

Dieu dit à Abram une phrase étrange :

A la quatrième génération, ils reviendront ici; car l’iniquité des Amoréens n’est pas encore à son comble

Amoréens veut dire : « Montagnards ».   Ils sont iniques, comme le monde est inique, mais Dieu laisse du temps aux Amoréens pour se repentir. Au lieu de cela, ils s’endurcissent jusqu’au jugement final : Dieu ordonne aux Hébreux sortis d’Egypte de les exterminer. Cet ordre a été accompli par Josué (Jos 11). Il est intéressant de savoir que ces Amoréens étaient considérés comme des géants par Moïse (Deut 3 :11). Il est aussi surprenant d’apprendre qu’ils avaient probablement des cheveux blonds, la peau blanche et des yeux bleus ! (http://mb-soft.com/believe/tfnm/amorites.htm). De vrais Européens nordiques… mais de 2m 60 (environ !) !

La Bible nous montre la même chose pour le temps des nations. Il faut que le péché arrive à son comble avant que Dieu fasse tomber ses jugements.

Regardons ces comparaisons

1Th 2 :15 Ce sont ces Juifs qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes, 16 nous empêchant de parler aux païens pour qu’ils soient sauvés, en sorte qu’ils ne cessent de mettre le comble à leurs péchés. Mais la colère a fini par les atteindre.

Et pour l’Eglise apostate :

Apocalypse 18:5

Car ses péchés se sont accumulés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses iniquités.

 

En tout cas, même si c’était prophétique, cette épouse vendue par Abram à Pharaon, contre l’espérance d’avoir la vie sauve, a eu des conséquences, et ceci simplement parce qu’Abram a douté du fait que Dieu ne le laisserait jamais mourir avant que Sa promesse soit accomplie.

Mais, alors qu’il a reçu un nouveau nom et entendu l’alliance renouvellée de Dieu, Abraham, va recommencer la même erreur avec Abimelec, le roi de Guerar, un Philistin. De nouveau Sara reçoit l’ordre de se faire passer pour sa sœur (c’est à ce moment-à que l’on apprend que c’est sa demi-sœur). Et cette fois, c’est Abimelec qui entend la voix de Dieu :

Gen 20 : 6 Dieu lui dit en songe : Je sais que tu as agi avec un coeur pur; aussi t’ai-je empêché de pécher contre moi. C’est pourquoi je n’ai pas permis que tu la touchasses. 7 Maintenant, rends la femme de cet homme; car il est prophète, il priera pour toi, et tu vivras. Mais, si tu ne la rends pas, sache que tu mourras, toi et tout ce qui t’appartient.

Notons qu’Isaac va reproduire exactement la même erreur, avec le même roi, bien des années plus tard. Il fait passer sa femme, très belle, pour sa sœur, afin de ne pas mourir de la main d’Abimelec, et c’est Abimelec qui va le lui reprocher vivement ! Les fautes des pères servent rarement de leçon aux descendants !

« Gen 26 9 Abimélec fit appeler Isaac, et dit : Certainement, c’est ta femme. Comment as-tu pu dire : C’est ma soeur ? Isaac lui répondit : J’ai parlé ainsi, de peur de mourir à cause d’elle. 10 Et Abimélec dit : Qu’est-ce que tu nous as fait ? Peu s’en est fallu que quelqu’un du peuple n’ait couché avec ta femme, et tu nous aurais rendus coupables. 11 Alors Abimélec fit cette ordonnance pour tout le peuple : Celui qui touchera à cet homme ou à sa femme sera mis à mort. »

 

Décidément, les païens ont souvent plus une sainte crainte de Dieu que le peuple de Dieu, et ils comprennent parfois plus vite ses voies, comme Rahab, la prostituée de Jéricho, dont nous reparlerons !

Mais quelle souffrance pour ces belles épouses, livrées par leur mari pour sauver leur propre vie et même vendues. Tout le contraire de ce que Christ a fait : il a donné sa vie pour sauver son Epouse !

Dieu nous laisse faire nos erreurs, même si elles nous coûtent cher et qu’elles coûtent très cher parfois mêmes aux dizaines de générations suivantes, parce que le plus important pour Dieu, c’est de faire grandir notre foi dans ce qu’Il dit et d’agir en conséquence.

1P 1 6 C’est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu’il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, 7 afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l’honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra,

 

Jacques 1 : 2 Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, 3 sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. 4 Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.

La foi d’Abram grandit à travers ces épreuves et ces erreurs. Mais à quel prix ! C’est souvent notre cas, surtout quand Dieu a prévu pour nous une mission d’importance. Marcher par la foi ne se fait pas du jour au lendemain. On tâtonne, on pense que l’on doit « aider » Dieu quand on se trouve face à une situation humainement insoluble ou trop risquée si on n’agit pas par notre propre sagesse…

Abram, lui, va commettre la pire erreur de toutes : Ismaël ! Car c’est bien le doute dans la promesse de Dieu qui va provoquer la naissance d’Ismaël dont les descendants, quatre mille ans plus tard, ont toujours la même obsession : faire disparaître de la planète les descendants d’Abraham par Isaac, le fils de la promesse. Des centaines de millions de morts, au cours des âges, et pas seulement contre Israël, mais aussi contre la chrétienté, contre des peuples plus faibles qu’ils mettent en dhimmitude (esclavage), et aujourd’hui attentats aveugles de plus en plus meurtriers.

Lourdes, les conséquences de l’incrédulité !

Dans cet épisode, nous reconnaissons un point commun avec l’histoire d’Adam et Eve : C’est à Abram seul que Dieu a parlé, pas au couple (Gen 12 :2 puis Gen15 :4,17-21)-

 

Abram s’impatiente de ce que Dieu ne réalise pas TOUT DE SUITE ce qu’il a promis. Il doute… Alors

« Abram écouta la voix de Saraï. » (Gen 16 :2)

On retrouve ce qui a été dit pour Adam : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme »… sous-entendu : « au lieu d’accorder foi à ce que Dieu avait promis »

 

Certes Dieu, en Ge 12 ou 15 n’avait pas spécifié que cette postérité serait « avec Saraï ». Mais Dieu haïssant la polygamie, c’était induit ! L’ordre de Dieu à l’humanité « l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme et les deux ne feront qu’une seule chair » est une loi inscrite dans le cœur de tous les hommes, même quand ils prétendent que cela ne les concerne pas ! Et cette épouse est un VIS-À-VIS, pas un être inférieur que l’on peut humilier et bafouer, ou même vendre, comme Abram l’a fait. C’est aussi inscrit dans toutes les consciences humaines !

Certes les mœurs de l’époque tordaient l’ordre donné à perpétuité par Dieu, et cet ordre avait déjà été rompu par Lemec (bigame) en Gen 5. Mais les mœurs et coutumes du temps, donc du monde, ne seront jamais une excuse pour transgresser les commandements de Dieu !

 

En sus, l’intervention de Dieu pour que Saraï ne soit pas souillée par un adultère avec Pharaon démontrait que la promesse passait par elle, pas par une autre femme. Clairement, Saraï était tout autant l’objet de l’attention de Dieu qu’Abram lui-même. Oui, Abram SAVAIT au fond de lui que la promesse de Dieu devait s’accomplir par Sara.

En Gen 15, il est écrit :

4 Alors la parole de l’Eternel lui fut adressée ainsi: Ce n’est pas lui (un serviteur) qui sera ton héritier, mais c’est celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héritier. 5 Et après l’avoir conduit dehors, il dit : Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Telle sera ta postérité. 6 Abram eut confiance en l’Eternel, qui le lui imputa à justice…

18 En ce jour-là, l’Eternel fit alliance avec Abram, et dit : Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Egypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate*,

*(Cela sera un jour puisque Dieu l’a promis !)

Pourtant il va douter, car les années passent ! Lui et  Saraï vieillissent. En sus, Dieu ne parle plus : il va s’écouler vingt ans avant qu’Abram n’entende de nouveau la voix de Dieu. Cela va le conduire à « écouter la voix de sa femme ».

Franchement, Dieu a mis devant Abram une épreuve de foi qui dépasse l’imagination. Dieu pouvait accélérer la réalisation, Il pouvait préciser que c’était avec Saraï. Bref, il pouvait faciliter grandement les bonnes décisions à prendre.

Oui mais ! Dieu a mis Abram, pour en faire Abraham, devant des obstacles à la mesure de l’appel qui est sur cet homme, le futur père d’immenses nations et la future bénédiction des nations qui le béniraient, lui et ses descendants par Isaac : le peuple élu.

Et Saraï, pourquoi propose-t-elle un tel marché ? Elle connaît la promesse pour Abram d’une postérité immense. OR ELLE EST STÉRILE.

La stérilité pour une femme, tout au long de la Bible, est considérée comme une malédiction et un sujet d’opprobre par le mari. Abram, sur la suggestion de Saraï (et l’on verra cela se répercuter avec Jacob, avec le père de Samuel, David et bien d’autres), va s’emparer d’un droit que Dieu ne lui a pas donné : se donner une postérité par des maîtresses, notamment par des servantes, ou même d’autres épouses. Sara doit penser que c’est le plan de Dieu, puisqu’il lui est impossible d’avoir des enfants, selon les normes terrestres. Notons qu’à ce moment-là, Saraï n’a jamais entendu directement la voix de Dieu, elle ne connaît cette promesse que par Abram. On peut comprendre sa panique et son doute, après tant d’années !

Mais Abram, « au lieu d’écouter la voix de sa femme » comme Dieu va le lui reprocher, devrait continuer à avoir confiance en Dieu. Conséquence du doute : un cataclysme politique, spirituel et social pour le futur peuple hébreu : Ismaël.

Ce n’est que des années plus tard que Sara va entendre directement de Dieu la promesse, et y croire… très difficilement  :

 

Gen 18 : 10 L’un d’entre eux dit : Je reviendrai vers toi à cette même époque; et voici, Sara, ta femme, aura un fils. Sara écoutait à l’entrée de la tente, qui était derrière lui.

 Entre-temps, il s’est passé un évènement crucial:

 

abrahamABRAM DEVIENT ABRAHAM, ET SARAÏE DEVIENT SARAH !

LE RUAH DE DIEU (LE SOUFFLE, SYMBOLISÉ PAR LE H) EST ENTRÉ DANS LE COEUR DE CHACUN D’EUX, C’EST UNE NOUVELLE NAISSANCE, UN NOUVEAU NOM, UN NOUVEAU REGARD…

 

Et une nouvelle foi ! Même si ce n’est pas encore la foi parfaite, mais elle va le devenir !

À ce moment-là, Dieu va parler à Abraham bien plus longtemps et clairement qu’il ne lui avait jamais parlé auparavant. La déclaration de Dieu prend presque un chapître entier (Genèse 17). La promesse prend une toute autre dimension. Ce n’est plus une « grande nation » comme promis en Genèse 12:2, ou une « postérité comme les étoiles du ciel (Gen 15:5), ou une grande terre du Nil à l’Ehrate (Gen 15:18), mais une promesse inouïe.  Lisons une partie de Genèse 17:

3 Abram tomba sur sa face; et Dieu lui parla, en disant : 4 Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d’une multitude de nations. 5 On ne t’appellera plus Abram; mais ton nom sera Abraham, car je te rends père d’une multitude de nations. 6 Je te rendrai fécond à l’infini, je ferai de toi des nations; et des rois sortiront de toi. 7 J’établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi, selon leurs générations : ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi. 8 Je te donnerai, et à tes descendants après toi, le pays que tu habites comme étranger, tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle, et je serai leur Dieu.

Et pour Sara:

15 Dieu dit à Abraham : Tu ne donneras plus à Saraï, ta femme, le nom de Saraï; mais son nom sera Sara. 16 Je la bénirai, et je te donnerai d’elle un fils; je la bénirai, et elle deviendra des nations; des rois de peuples sortiront d’elle

 

Reprenons ce moment où celle qui est devenue Sara(h) entend à son tour directement la voix de Dieu et le fait que la promesse passe par elle:

Gen 18 10 L’un d’entre eux dit : Je reviendrai vers toi à cette même époque; et voici, Sara, ta femme, aura un filsSara écoutait à l’entrée de la tente, qui était derrière lui.

C’est la première fois que Sara s’entend clairement désignée par Dieu comme mère. Evidemment, elle aussi, elle doute. Mais c’est à Abraham que Dieu reproche ce doute qui va conduire Sara à mentir:

 

Gen 18 :11 Abraham et Sara étaient vieux, avancés en âge : et Sara ne pouvait plus espérer avoir des enfants. 12 Elle rit en elle-même, en disant : Maintenant que je suis vieille, aurais-je encore des désirs ? Mon seigneur aussi est vieux. 13 L’Eternel dit à Abraham : Pourquoi donc Sara a-t-elle ri, en disant : Est-ce que vraiment j’aurais un enfant, moi qui suis vieille ? 14 Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l’Eternel ? Au temps fixé je reviendrai vers toi, à cette même époque; et Sara aura un fils. 15 Sara mentit, en disant : Je n’ai pas ri. Car elle eut peur. Mais il dit : Au contraire, tu as ri.

 

Pourtant il est écrit :

 

Hé 11 :11 C’est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d’avoir une postérité, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse.

 

 

Comme on sait que Dieu est juste, cela sous-entend que c’est bien Abraham qui a transmis le doute à Sara, qui a ri « en elle-même », ne sachant sans doute pas encore que Dieu entend la moindre de nos pensées. Le doute, l’incrédulité, c’est encore plus transmissible que la peste ou le sida, parce que l’incrédulité trouve un terrain très fertile dans le coeur de l’homme (et de la femme !)

Nous devons réaliser qu’Abraham, tout comme Sara, sont sans le moindre repère.

Ils n’ont pas les Ecritures. Ils avancent pas à pas dans la connaissance de Dieu, donc dans la foi. Et Dieu les confronte à quelque chose de si inouï face à ce qu’ils connaissent des lois naturelles qu’ils ont du mal à « y croire »

 

Enfin, la naissance d’Isaac !… et déjà, tout de suite, la confrontation avec Ismaël.

Sara a connu la longue souffrance d’être stérile, l’humiliation d’avoir dû offrir sa servante à son mari, pour lui donner l’enfant qu’elle ne pouvait avoir. Elle est encore humiliée quand Ismaël rit devant elle ( dans ce contexte: par insolence et moquerie) : or Abraham ne s’en offusque pas et n’accepte pas d’éloigner ce fils sont la seule vue humilie Sara ( v. 11 ). Mais, pour la troisième fois, Sara va voir Dieu s’interposer en sa faveur :

Gen 21 : 12 Mais Dieu dit à Abraham : Que cela ne déplaise pas à tes yeux, à cause de l’enfant et de ta servante. Accorde à Sara tout ce qu’elle te demandera; car c’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre. 13 Je ferai aussi une nation du fils de ta servante; car il est ta postérité.

 

Les compassions de Dieu sont immenses. Les hommes (et tout autant les femmes) sont souvent si enfermés sur eux-mêmes qu’ils voient rarement les dégâts qu’ils peuvent causer dans le cœur d’autrui par leurs paroles ou par leurs actes. C’est souvent vrai dans les couples. C’est souvent vrai chez beaucoup d’hommes qui ne réalisent pas la portée des humiliations qu’ils infligent aux femmes. On le voit dans des religions comme l’Islam, car c’est évident. Quand j’entends les témoignages d’ex musulmanes converties à Christ, ce qui revient sans cesse c’est : « Je n’étais rien », « Je n’existais pas »… Mais la chrétienté au cours des âges n’a guère fait mieux, contraignant les femmes à subir parfois une maltraitance insupportable dans leur couple, et semant même le doute sur le fait qu’elles avaient une âme !

Une petite anecdote au passage, qui m’a été racontée par un célèbre évangéliste aujourd’hui disparu (Gaston Ramsayer). Il venait d’aller dans une église pour prêcher, et il aperçoit une femme avec un robe à manches courtes (c’était en été), dont les bras étaient couverts de vilaines marques brunes ou sanguinolentes. Il s’approche d’elle et lui demande d’où viennent ces marques. Elle répond : « J’en ai sur tout le corps. Mon mari écrase ses cigarettes sur moi plusieurs fois par jour. ». L’évangéliste, choqué, lui demande :

-« Pourquoi ne le quittes-tu pas ? ».

Réponse :

-Mon pasteur et les Chrétiens de mon église m’ont dit que je devais me soumettre à mon mari et que je n’avais pas le droit de le quitter. Seulement le droit de prier.

Mais Dieu, Lui, a une grande compassion pour ses filles. On le voit à travers ses interventions pour Sara… et bien d’autres dans la Bible !

Dieu ne sait-Il pas tout d’avance ? N’avait-il pas prévu la demi-incrédulité d’Abraham « écoutant la voix de Sarah » ? Si, bien sûr. Ismaël a toujours fait partie de Ses plans, car Dieu se sert aussi des erreurs humaines qu’Il connaît d’avance (sans pour autant les excuser !) pour que ses plans s’accomplissent, et Ismaël et ceux qui sont sous sa coupe spirituelles (les islamistes) deviennent aujourd’hui un instrument de Sa justice contre l’Occident et contre l’immoralité du monde.

Cela ne change rien au fait qu’Abraham et sa descendance « par la promesse » vont payer cher de n’avoir pas fait une confiance totale en Dieu. Et Sara, en mentant, démontre qu’elle sait que d’avoir ri de ce que Dieu disait, par incrédulité, c’est grave ! Mais le doute, qui l’a conduit à rire intérieurement, c’est Abraham qui le lui a insufflé en acceptant Agar comme « mère porteuse » (eh oui ! Déjà la GPA, à l’époque… avec ses conséquences)

Quand Sara demandera le départ d’Agar et d’Ismaël, Abraham acceptera ; Car il le sait: le vrai fautif, c’est lui.

Sara certes a ri intérieurement, mais elle a cru. De même qu’Abraham devient le « père de la foi », elle est devenue une femme d’une foi inébranlable.

Hé 11 : 11 C’est par la foi que Sara elle-même, malgré son âge avancé, fut rendue capable d’avoir une postérité, parce qu’elle crut à la fidélité de celui qui avait fait la promesse. 12 C’est pourquoi d’un seul homme, déjà usé de corps, naquit une postérité nombreuse comme les étoiles du ciel, comme le sable qui est sur le bord de la mer et qu’on ne peut compter.

Abraham aussi, car, à travers toutes ces vicissitudes, il a PERSÉVÉRÉ :

Héb 6 13 Lorsque Dieu fit la promesse à Abraham, ne pouvant jurer par un plus grand que lui, il jura par lui-même, 14 et dit : Certainement je te bénirai et je multiplierai ta postérité. 15 Et c’est ainsi qu’Abraham, ayant persévéré, obtint l’effet de la promesse.

Des défaillances dans la foi ? Oui certes, mais dès le départ la certitude que Dieu allait accomplir sa promesse, et une persévérance dans l’obéissance, jusqu’à l’obéissance parfaite.

Héb 11 8 C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait. 9 C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. 10 Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur.

Le moment crucial où sa foi va atteindre la taile d’une montagne, et non pas seulement d’un grain de Sénévé, c’est évidemment le sacrifice d’Isaac. Cette foi-ci, comme il SAIT que Dieu lui a promis par ce fils une descendance « de multiples nations », il fait une confiance absolue dans la promesse et obéit à Dieu sans sourciller:

Hé 11 :17 Par la foi, Abraham a offert Isaac en sacrifice lorsque Dieu l’a mis à l’épreuve. Oui, il était en train d’offrir son fils unique, lui qui eut la promesse, 18 et à qui Dieu avait dit : C’est par Isaac que tu auras une descendance. 19 Dieu, estimait-il, est assez puissant pour ressusciter un mort. Et son fils lui a été rendu : c’est une préfiguration.

«  Dieu, estimait-il, est assez puissant pour ressusciter un mort. Et son fils lui a été rendu : c’est une préfiguration. » 

 

 Abraham-montrant-Isaac

Jacques 2:21

Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les oeuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel ?

Car Abraham a même eu la prescience du Sauveur que Dieu allait un jour donner au monde, sans pourtant avoir la moindre prophétie déjà écrite sur le sujet !… Et bien sûr, sans avoir vu en Melchisédec, qu’il a rencontré, la révélation que le futur Yeshua (= Dieu sauve) était devant ses yeux !

 

 

Jean 8:56

Abraham votre père a exulté de joie, rien qu’à la pensée de voir mon jour. Il l’a vu et en a été transporté de joie.

Sara aussi, à travers ces épreuves mais aussi l’intervention régulière de Dieu, a grandi dans la foi. Elle meurt bien avant Abraham, mais Abraham lui rendra hommage en achetant, cher, son tombeau, face aux chênes de Mamré. (Ge 23 :17). Et sa mémoire a traversé les millénaires. Encore plus celle d’Abraham, revendiqué comme père par trois religions : le judaïsme, le christianisme et l’islam !

Bravo Abraham ! Bravo Sarah ! Vous êtes de grands modèles !

 

  3Comments

  1. JeanD   •  

    Aujourd’hui, il semblerait que notre incrédulité est de nature différente…

    Car Nous avons la Bible, et nous avons reçu pour beaucoup l’Esprit de Dieu !

    La Bible n’est pas seulement un « code de la route » et une « carte routière »,
    mais elle nous montre le Plan globale de Dieu pour notre humanité,
    pour nous, et pour notre salut !!!
    Elle nous donne accès à la connaissance…à la raison de notre vie,
    de notre existentialité !!!

    Dieu existe…
    Et donc nous ne sommes pas sur terre par hasard…
    Dieu nous aimes, et souhaites faire de nous des Fils et des Filles adoptives !
    Mais cela, implique des choix et un cheminement…du Salut !!!

    Dieu veut nous donner Son Esprit Saint, qui fait de nous des Fils et Filles de Dieu !
    Le Saint Esprit est là, pour nous conduire et guider sur notre chemin sur terre…

    Mais beaucoup trop souvent, nous résistons au Saint Esprit…
    parce que nous ne voulons pas mourir à nous-même,
    qui est pourtant le véritable engagement de notre baptême d’eau…
    mais seulement marcher selon nos intérêts charnels…notre « prospérité »…
    Moi, moi et moi !!!

    Notre incrédulité est une incrédulité d’égoïsme, d’orgueil,
    et don n’est pas du tout comparable à l’incrédulité d’ Abraham…
    Car Abraham a TOUT quitté pour essayer de suivre Dieu !!!

    Qu’avons nous quitté pour suivre Dieu ?!

    Marchez selon la Chair, et vous n’accomplirez pas les désir du Saint Esprit…
    mais vous perdre votre Salut, votre éternité avec Dieu !!!
    C’est Ton Choix…

    Marchez selon le Saint Esprit, et vous deviendrez des sacrifices vivants !!!
    Car votre vie ne vous appartiendra plus, vous serez des Sacrifices d’Amour…
    pour Dieu, mais aussi pour les hommes !!!

    Nous « aimons » notre incrédulité, car nous sommes tous fondamentalement
    égoïstes, et orgueilleux !!!

    Mais nous devons nous repentir, revenir continuellement à Dieu…
    Baptise-nous, baptise-moi, encore et encore…
    de Ton Esprit Saint et de Ton Feu !!!

    Purifie-Moi, Sanctifie-Moi, Transforme-Moi…
    OUI, car Toi, seul est digne, de recevoir
    Honneur, Puissance et Gloire pour l’éternité !!!

    Reçois ma Vie…Reçois ma Couronne…Reçois mon Amour…

    Qui est comme Toi ?!

    Où irai-je loin de Toi ?!

    Tu m’as séduit, et je me suis laissé séduire !!!

    Tu as devant toi, le chemin de la Vie et de la Mort éternel…
    Que choisis-Tu maintenant ?!

    Choisis la Vie, et le Véritable Amour…

    La Vie Chrétienne, c’est Être,
    et pratiquer les Oeuvres du Salut en Jésus Christ…
    http://www.michelledastier.com/pioneer-school-les-vingt-lecons/

    • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

      C’est étonnant comment Dieu confirme ….

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