de Michelle d’Astier.

Père ! Je n’oublierai jamais…

Père, je n’oublierai jamais. Je sais ce que Jésus a souffert pour moi, pour m’arracher au suicide et à  la mort, et faire de moi Ton enfant. Si tu ne m’avais pas parlé ce jour de février 1991, alors que j’étais déterminée à  mourir, je serais en enfer pour toute l’Éternité.

Tu n’as attendu qu’un petit pas de moi, un pas timide, car j’étais convaincue que tu ne pouvais que me haïr : je me haïssais moi-même, j’avais horreur de moi et de ce que j’étais devenue, j’étais certaine que personne ne pouvait m’aimer, et la vérité, c’est que personne ne m’aimait: j’étais seule, solitaire, désespérée, suicidaire. J’étais très, très loin de Toi !

Mais toi, tu n’étais pas loin, tu étais tout près, car de tout temps tu m’avais aimée. Tu me connaissais dès le sein de ma mère, tu avais préparé des plans pour moi, des plans inouïs, qui ne pouvaient même pas venir à  mon imagination ! Comment aurai-je jamais pu penser que tu étais prêt à  tout me pardonner, tout, même l’innommable, même l’irracontable, simplement à  cause du sacrifice absolu que Jésus a fait à  la croix pour moi: IL A PAYÉ POUR MOI ! IL A PAYÉ À MA PLACE, IL A PAYÉ D’AVANCE, IL A PAYÉ CASH, et Il l’a fait avant que je le connaisse, sans même être certain qu’un jour je saurais lui dire merci !

Quand il a rendu l’esprit, l’univers entier a dû crier, comme Pierre quelques jours plus tard : Vous avez assassiné le Juste !

OUI, PÈRE, NOUS AVONS ASSASSINÉ LE JUSTE. PARDON !

PÈRE ! J’AI ASSASSINÉ JÉSUS !

De mes mains, j’ai contribué à  enfoncer les clous qui te perçaient. Je valais certainement bien moins cher que le soldat qui avait le marteau à  la main, et qui tapait sur le clou sans état d’âme, ou que celui qui te fouettait alors que tu portais ta croix, ou que ceux qui te crachaient dessus. Je valais certainement moins cher que Judas qui t’a livré pour trente deniers ! Ou que ces Pharisiens qui se frottaient les mains de satisfaction pour avoir soulevé la foule qui hurlait contre toi: « TUEZ-LE », et qui devaient jubiler de te voir t’effondrer de douleur sur le chemin de Golgotha.

JE NE VALAIS PAS MIEUX, j’étais PIRE !

Je sais aujourd’hui que même si j’avais été seule au monde à  pécher, tu serais pourtant venu pour me sauver, et tu aurais fait exactement la même chose. Tu l’as fait pour chacun de nous. Car la Bible dit que nous étions tous coupables, tous haïssables, tous pécheurs et tous privés de la gloire du Dieu. Pourtant, tu es venu pour chacun de nous, tu nous connaissais chacun par nos noms!

Tu ne te trompais pas, tu ne te lassais pas, quand chaque jour, durant cinquante ans, tu m’as appelée en murmurant : « Michelle… Michelle ! ». Mais je n’écoutais pas, je ne voulais même pas entendre parler de toi, et je me gaussais de ceux qui prononçaient ton nom.

PARDON PÈRE !

J’étais atteinte de la folie de rébellion des hommes.

Tu n’as pas eu d’autre alternative, pour me conduire à  toi, que de me briser en miettes ! MERCI PÈRE !

C’est impossible de comprendre tant d’amour: nous, à  peine mourrions-nous pour des justes, mais toi tu es venu pour les injustes, pour ceux qui t’offensaient chaque jour par leurs péchés et par leur rébellion. Tu es venu pour tous ceux qui, comme moi, n’avaient aucune perspective d’avenir, sauf la mort et l’enfer. Tu es venu pour ceux qui te renient, qui te rejettent, qui te crachent dessus.

C’EST INCOMPRÉHENSIBLE.

TANT D’AMOUR, ça suffoque !

Tu as offert ta vie en rançon pour la mienne. Personne ne te l’a prise. C’est toi qui l’a donnée volontairement ! (Jn 10:18)

À Getsémané, Jésus tu as été tellement épouvanté en sachant ce qui t’attendait, que tes veines ont éclaté. Ton sang, là , déjà , a coulé pour moi. Tu as supplié le Père d’éloigner cette coupe. Le cœur du Père a dû chavirer en entendant ce cri de douleur. Mais, Père, tu avais aussi à  cœur la douleur de centaines de millions de désespérés, qui, sans ce sacrifice, étaient irrémédiablement perdus ! Alors, tu n’as pas écouté ce cri : tu t’es tu, et tu as attendu, en silence, la décision de Jésus qui allait, toi aussi, t’arracher le cœur :

 » Non pas ma volonté, mais la tienne ! « 

 

Ce cri, l’univers entier l’attendait depuis des milliers d’années. Toute la création a fait silence,

toute la création a retenu son souffle.

 

LE SANG DE l’AGNEAU IMMOLÉ DE TOUTE ÉTERNITÉ VENAIT DE COMMENCER À COULER !



IL ALLAIT COULER JUSQU’À LA DERNIÈRE GOUTTE, POUR RACHETER LA TERRE !

 

pour me racheter, moi, qui ne méritais rien, absolument rien !

La coupe était acceptée. Il l’a bue, jusqu’à  l’infâmie

Esaïe 53:4 – 8

Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié.

Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous.

Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à  un agneau qu’on mène à  la boucherie, à  une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n’a point ouvert la bouche.

Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’Il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ?

JÉSUS. YESHOUA A MASSIA.H !

 

Ce nom contient à  lui seul LE PÈRE, LE FILS ET LE SAINT-ESPRIT… C’est le nom le plus élevé qui soit, et qui a été élevé au-dessus de toutes les dominations, de toutes les autorités, parce que TOI, Jésus, qui as accepté de le porter, tu T’es abaissé jusqu’à  la mort sur la croix. Et par cette mort ignominieuse, Tu as vaincu celui qui avait la puissance de la mort, c’est-à -dire le diable, et Tu as détruit toutes ses œuvres !

JÉSUS, je veux te dire merci pour tout cela. Mais avec quoi puis-je te dire merci ?

Jamais je n’oublierai ce jour de février 92, ce jour où je t’ai rencontré. Cela fait juste quinze ans. J’ai plié le genou devant toi, écrasée par le poids de ma faute, secouée de sanglots durant des heures, mais le cœur rempli de ton pardon, d’une paix surnaturelle que je n’avais jamais connue, et d’une certitude absolue – celle que j’étais enfin rentrée dans la Maison de mon Père ! Alors j’ai su que je ne pouvais faire qu’une seule chose pour te remercier: me livrer entièrement à  toi, sans condition !

C’était une abdication absolue de ma propre vie, de mes espoirs, de mes ambitions, de mon ego ! C’était un chèque en blanc !

Je n’avais rien à  perdre. Mais je ne savais encore rien de ce que tu me préparais ! J’ignorais que tu avais des plans fantastiques, pour que ma vie jusqu’alors inutile devienne utile, et devienne un fleuve de vie !

Tu m’avais promis, dès ma conversion, que tu m’enverrais prêcher à  toute la création. Les portes se sont ouvertes, et tu m’a envoyée dans le monde entier. Partout, je pouvais t’enfanter des enfants, parfois par milliers. Partout, je pouvais libérer des captifs, guérir des malades, et voir d’autres vies transformées. Ma vie d’inutile qu’elle était, est devenue utile, grâce à  TOI en moi. Là  encore, je ne sais comment te dire MERCI: c’est impossible d’exprimer sa reconnaissance devant tant d’amour ! Oui, là  ou le péché avait abondé, la grâce a surabondé.

Mais tout cela, ce n’est rien. Le plus merveilleux de tout, le moins racontable, c’est d’avoir appris progressivement à  t’aimer, non à  cause de ce que tu m’avais donné, non pas seulement parce que tu m’avais sauvée et arrachée à  ma boue, lavée, revêtue d’une robe blanche gratuitement, mais de t’aimer à  cause de QUI TU ES !!!

Père, Jésus, Saint-Esprit, merci pour ta Parole qui m’a appris à  connaître le coeur du Père, qui m’a appris à  connaître Jésus. Je sais que toute l’Éternité je grandirai dans la connaissance de qui tu es. C’est tellement merveilleux qu’il n’y a même plus de mots pour parler de toi ! C’est trop, c’est trop, c’est trop… pour nos pauvres mots étriqués et limités.

Éphésiens 3:14-21

A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père,duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos coeurs par la foi ; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à  toute la plénitude de Dieu.

Or, à  celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà  de tout ce que nous demandons ou pensons, à  lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen !


Écoutez: c’est en anglais, mais que votre cœur entende !

PÈRE,

 

Je peux juste de donner mon cœur


Te donner tout ce que j’écris pour toi et de toi


Et te donner mes larmes pour ce monde qui se perd


Ta fille, Michelle.