LES MANIPULATEURS PERVERS NARCISSIQUES – par le Rav Touitou

Proposé par Samira. Note MAV: c’est un sujet qui me tient à coeur  (Voir les articles dans la catégorie « victimes de pervers narcissique ») et je vais éditer un livre sur le sujet, avec la CLC, en septembre. J’ai été scotchée par l’analyse au laser de Rav Touitou. Dans cette vidéo, il dit tout !


L’analyse devient vraiment remarquable à partir de 1h20:

  15Comments

  1. michelandre   •  

    C’est le Rav David Touitou (et non pas Toutou…)
    Excuses moi Michelle!

  2. Maurice   •  

    Voici une lettre écrite d’un point de vue narcissique que j’ai trouvé sur le net a l’adresse suivante [adresse supprimée].

    Je recommande aussi le blog de [adresse supprimée]. C’est une psy Belgique qui a connu 2 MPN et qui a décédé de venir en aide aux victimes. Ce n’est pas chrétien mais cela m’a permis de comprendre le fonctionnement du PN, mais aussi de la victime. Vous trouverez de nombreuses vidéos qui répondent aux questions les plus courantes.

    Michele D’Astier, si tu juge cela intéressant, merci de le mettre en ligne

    Lorsqu’un narcissique dit «je t’aime», ces mots prennent une signification complètement différente.
    Voici une lettre écrite du point de vue du narcissique aux âmes qui sont tombées amoureuses de quelqu’un qui ne pourra jamais les aimer.
    Chère partenaire;
    Je vais dire quelque chose que je ne dirai jamais ou que je ne t’avouerai jamais.
    Quand je dis «je t’aime», j’adore la façon dont tu veux croire que je t’aime si fort.
    J’aime les choses que tu fais pour moi. J’aime le pouvoir que tu me donnes quand je profite de ta gentillesse en exploitant tes bonnes intentions. Je me sens mieux quand tu se sens mal. J’aime te faire sentir insignifiante.
    J’aime le fait que toute ta vie tourne autour de moi. Tu règles mes problèmes, résous mes histoires, soulages ma douleur. J’aime quand tu prends tout ton temps pour moi, pas pour toi. Que tu fasses attention à moi seulement.
    J’aime te faire douter de toi et remettre en question ta santé mentale. Tu ne sais pas ce qui est juste ou ce qui est réel à moins que je ne te le dise.
    « Je t’aime » signifie que j’ai besoin de toi parce que j’ai besoin de quelqu’un qui ne m’abandonne pas. J’ai besoin de quelqu’un que je peux utiliser comme un sac de frappe. Quelqu’un qui me fera me sentir bien.
    J’adore la façon dont mes attentes envers toi augmentent constamment, alors que celles que tu as pour moi déclinent progressivement. J’aime le regard de l’échec et de la déception sur ton visage.
    Quand je dis «je t’aime», je fais référence à l’amour de la haine pour toi. Je m’aime par procuration à travers l’amour que tu ressens pour moi. Et j’ai besoin que tu souffres parce que je déteste devoir compter sur toi pour ça.
    J’aime la façon dont mon bonheur dépend de toi. J’aime ce que je ressens quand tu es près de moi. Comment je peux me transformer en victime quand tu essaies de mettre en avant un de mes nombreux défauts de personnalité ou comportements nocifs.
    J’adore me sentir horrible quand tu mentionnes quelque chose que j’ai fait qui te blesse. Et quand je sais que tu ne me laisseras pas parce que tu es accro à cette relation toxique.
    J’aime comment tu me soutiens alors que je n’ai jamais besoin de te soutenir. Pourquoi le ferais-je d’ailleurs? Les choses que tu n’obtiendras jamais te font rester avec moi.
    J’aime comment tu te sens avec une personne qui t’aime. Mais je suis une personne qui montre l’amour et l’affection comme un outil de manipulation.
    J’aime comment tu as besoin de moi et que tu penses être avec la bonne personne. Comment je t’ai fait sentir indigne et insignifiante.
    Quand je dis « je t’aime » cela signifie que j’aime la façon dont tu respectes mes règles et comment tu vis à travers elles.
    Tu dois savoir que j’utiliserai des mots blessants et des tactiques de manipulation sous le couvert de l’amour. Tu ne me changeras jamais.
    Nous savons tous les deux que ce n’est pas réel. Nous devrions tous les deux le savoir.
    Cordialement,

  3. Stigmamax   •  

    Incroyablement vrai. Cette analyse permettra à de nombreuses personnes de déceler ces diaboliques MPN et de les fuir.

  4. yael   •  

    Bonjour,

    La lettre d’un MPN est très juste, lorsque l’on a approché des personnes de ce type, on retrouve en effet ce discours !!!

    Par contre le lien cité est à mettre absolument de côté, j’ai été voir l’onglet spiritualité et là je dis NON danger danger danger !!!

    Je crois en toute humilité que ce blog n’a rien à faire ici, les victimes des PNM sont tellement « explosées » qu’elle vont chercher de l’aide où elle peuvent et c’est dangereux de leur donner cette piste.

    La Parole nous dit « examinez tout et retenez ce qui est bon » et là franchement, ce n’est pas seulement pas bon, mais c’est franchement empoisonné !!

    • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

      Pas d’accord. Il fait une remarquable analyse des comportements et de leurs causes. Or la première chance pour ceux qui sont les victimes c’est d’ouvrir les yeux…

  5. yael   •  

    Michelle,
    je parlais juste de ce que qui se trouvait sous l’onglet « spiritualité » du site dont la référence a été supprimée dans le commentaire de Maurice.

    si tu parles de la vidéo du Rav Touitou je la trouve très percutante et peut aider à comprendre les mécanismes qui sont à l’oeuvre dans ces situations.

    c’est parfois difficile de se comprendre par clavier interposé :-))

  6. Cilloux   •  

    Bonjour,

    Voilà une analyse très juste du comportement du ou de la perverse narcissique. J’ai été marié à l’un d’entre eux pendant 15 ans.

    Je tiens à dire aux victimes quelque chose d’important. Un jour, mon mari m’a dit que je ne saurais jamais vivre sans lui. Ça m’a fait rire. Je lui ai répondu que j’étais née sans lui et que j’allais mourir sans lui.

    N’oubliez jamais cela : avant d’être avec lui, VOUS ÉTIEZ. Lui ne vous est ni indispensable, ni même nécessaire. En revanche, ce qu’il n’admettra jamais, c’est que VOUS lui êtes vitale ! Sans vous, c’est lui qui meure.

    Je n’ai connue la pathologie de mon mari que bien après mon divorce. Mais j’avais compris qu’il essayait de me tuer mentalement et de tuer ma foi en Dieu. Je me suis accrochée à Dieu et j’ai prié longtemps pour qu’il change. J’ai ensuite changé ma prière afin d’aimer mon ennemi. J’avais compris que je n’avais pas un mari, mais un ennemi, et que cet ennemi cherchait à me nuire ainsi qu’à mes enfants. J’ai beaucoup utilisé l’humour pour désarmer mon mari, et pour éviter les discussions inutiles, je me bornais à faire comme lui, des phrases courtes : « oui », « non », « peut-être », « je ne sais pas », « tu n’as qu’à lui poser la question », « c’est ton opinion », « c’est bien »…

    Dieu m’a bénie également car il m’a toujours donné de ne jamais briser le lien avec ma famille et mes amis. Je n’ai pas suivi les demandes de mon mari de refuser les invitations ou de ne pas inviter les gens chez nous. J’invitais ma famille, les chrétiens, mes collègues contre son avis. Il se mettait à part pour que je sois mal à l’aise face à ma famille. Devant les amis ou les chrétiens, il faisait le beau. Je ne lui ai jamais trouvé d’excuse, je disais à ma famille de lui demander pourquoi il était à part si ça les intéressait vraiment. Je ne portais pas le poids de son mépris, de ses accusations, de ses mensonges qu’il avait sur ma famille, sur mes amis et surtout sur les chrétiens. J’estimais que c’était son problème.

    Il ne me parlait pas pendant des mois, me disant « tu sais très bien pourquoi ! ». J’ai cherché à savoir les premiers mois de notre mariage, puis après j’ai cessé : je ne suis pas devin. Je me suis dit que je n’allais pas gâcher ma joie, ni mon temps à le questionner, à deviner, le surveiller, le dorloter ou l’écouter se plaindre.

    J’ai découvert qu’il mentait. J’utilisais un petit dictaphone caché dans ma poche et je réécoutais nos conversations. Je ne lui ai jamais dit, mais je savais qu’il racontait n’importe quoi. Je mettais des boules Quiès discrètement dans mon lit pour ne pas l’entendre me harceler de ces longs discours moralisateurs et accusateurs. Il utilisait des écritures affichées au mur de notre chambre pour m’humilier, pour me traiter de démon, pour me dire que je n’étais pas une enfant de Dieu, mais je suis rentrée chaque fois dans ma chambre en priant le Seigneur de me faire aimer chacune de Ses écritures et de les bénir pour leur sagesse.

    J’ai énormément lu ma Bible, beaucoup parlé à Dieu et Dieu me bénissait car Il me permettait de partager ma foi à des personnes qui sont devenues chrétiennes. J’ai été très heureuse au milieu de ce tourment, et avec mes deux cadeaux précieux d’affection et de gentillesse : mes deux garçons.

    Mon mari m’a dit des choses horribles. Quand je lui ai demandé au début de notre mariage s’il y avait quelque chose que je pouvais changer pour lui faire plaisir, il a répondu « Tout ». Je me suis dit que c’était sympa.
    Tout ? Ça voulait dire toute ma personne ? Il disait très souvent qu’il aimerait changer de vie, tout recommencer. Quelques années plus tard, il m’a dit « je me cherche une autre femme ». Il ne me touchait pas, ne me tenait pas la main, ni par la taille ou les épaules, ne témoignait aucune tendresse ni verbale, ni physique. Il se disait traumatisé par son enfance. J’ai sû que c’était complètement faux. En revanche, il me traitait d’hystérique, de traumatisée par mon père.

    Il se plaignait tout le temps de ce que j’étais, de ce que je faisais, m’humiliait, m’insultait. Je n’ai plus supporté ses jérémiades. Je lui ai dit que c’était lui qui m’avait demandé en mariage et que s’il avait le temps, de le passer devant son miroir à se faire des reproches.

    Dieu m’a fortifiée et j’avais sans cesse l’écriture  » A Moi la vengeance, c’est Moi qui rétribuerait ». Il jetait la nourriture que j’avais préparée par terre et marchait dedans. Quand j’étais enceinte de 7-8 mois, il jetait les vêtements que je venais de repasser par terre et les piétinait. Il colportait des mensonges sur mon dos à sa famille, aux voisins, disait que je couchais avec plusieurs hommes.

    J’ai continué à le servir comme si de rien était, parce que Dieu avait mis mon esprit en paix avec ses attaques. Pour autant je ne me laissais pas faire et je n’ai pas permis qu’il me frappe ou qu’il frappe mes enfants. Quant à sa bouche, avais-je un moyen de le faire taire ? Je quittais la maison pour me ressourcer dans le silence, j’emmenais mes enfants en sortie, j’allais dans ma famille.

    Un jour, il est parti dans une de ses attaques, plus injurieux et obscène que jamais. Je l’ai regardé gesticuler et j’ai éclaté de rire. Je l’ai trouvé si ridicule ! Il était décontenancé. Je l’ai lu dans ses yeux. Ce jour-là, j’ai décidé de partir. Je ne voulais pas que mes fils pensent que c’est ainsi qu’on traite une épouse. Mon fils se cachait chez la voisine, il ne supportait plus les injures et les cris.

    Aujourd’hui, ma conclusion de cette expérience, car c’est comme ça que je le prends, et non pas comme un mariage, c’est que je ne sais pas qui il est. Je n’en ai vraiment aucune idée. Je ne sais pas quand il a menti ou non et cela ne m’intéresse même pas. Lorsque je suis partie, j’ai eu le sentiment de courir à toute vitesse, de toutes mes forces, le plus loin possible, sur une route en regardant loin devant avec l’idée de ne jamais revenir, de ne jamais me retourner. J’avais l’impression de fuir la mort !

    Je remercie Dieu qui m’a soutenue dans l’épreuve et après. Je n’ai pas eu de séquelles (enfin je ne crois pas), mais j’ai un regard très aiguisé sur ces personnes. J’évite mon mari, qui cherche toujours à me contacter alors qu’il s’est marié sitôt le divorce prononcé.

    Je voudrais préciser pour ceux et celles qui se demandent comment les reconnaître AVANT d’avoir une relation avec eux ou de se marier :

    1. Si c’est l’homme ou la femme idéale
    2. Si vous avez le sentiment qu’il comprend tout de vous
    3. S’il a les mêmes goûts, les mêmes pensées,
    4. Si vous êtes toujours sur la même longueur d’onde
    5. S’il vous voit plus « beau » que vous ne l’êtes et vous rassure tout le temps sur vos défauts, vous valorise
    6. S’il est comme un oiseau blessé, sensible, qui vous touche
    7. S’il fait un portrait de lui-même plutôt flatteur et bien sous tout rapport, vante ses capacités
    8. Si vous vous sentez à l’aise pour tout lui dire, spontanément, même ce que vous n’auriez pas dit à votre meilleur(e) ami(e)
    9. Si vous êtes un peu fragile (blessures d’enfance, rupture, perte de votre travail…)
    10. S’il se prend pour votre sauveur, vous dit qu’il comblera vos manques, témoigne de faits, d’aide qu’il a réalisés et qui vous rassurent, sans que vous ne puissiez le vérifier
    11. S’il n’a pas de vrais amis ou très peu (je ne parle pas des connaissances de l’église)
    12. S’il prend de plus en plus de votre temps dans votre semaine, en rendez-vous, tous les jours ou presque au téléphone, au point que vous oubliez vos autres amis, votre famille, qu’il remplit votre espace, votre agenda, votre temps personnel
    13. Enfin, si parfois vous êtes légèrement mal à l’aise avec lui, mais que ce malaise est désagréable et qu’il vous fait une très brève, mais insidieuse souffrance à cause de son attitude, d’une phrase, d’une décision qu’il prend pour vous, sans que vous puissiez mettre le doigt dessus souvent,

    Alors, vous êtes sans doute en face du pervers narcissique.

    La Bible nous demande d’être « prudents comme des serpents, et doux comme des colombes ». Ne soyons pas naïfs parce que nous sommes chrétiens, et s’il vous plaît, avertissez les gens qui doivent se marier, parlez de cette pathologie autour de vous. Peut-être que vous n’éviterez pas un mariage, mais vous sauverez peut-être une vie de la destruction.

    Soyez bénis et fortifiés dans le Seigneur.

  7. roland   •  

    Merci pour ce témoignage. Je me demande souvent si je suis marié avec une personne perverse narcissique. J’ai la conviction qu’elle n’a pas pour objectif, conscient en tout cas, de me détruire. Et pourtant, en entendant certaines de ses réflexions à mon sujet, je me dis qu’elle voudrait tout simplement que je sois quelqu’un d’autre ! Je me retrouve dans certaines des situations de ce témoignage. Au début de notre mariage elle me reprochait de ne pas être à fond pour Dieu. Aujourd’hui qu’elle s’est débarassée de tout ce qui est de la Bible et elle me reproche d’être un intégriste religieux. C’est à ne rien y comprendre si ce n’est qu’il y a là un violent combat spirituel.

    Tu écris « Je me suis accrochée à Dieu et j’ai prié longtemps pour qu’il change. J’ai ensuite changé ma prière afin d’aimer mon ennemi ». J’ai vécu la même chose et cela a été très très dur d’accepter de voir en celle que j’avais choisie pour l’alliance du mariage une ennemie spirituelle. Aimer quelqu’un et constater que cette personne est ennemie de Dieu est très dur. Aimer vos ennemis est devenu une forme très concrète de mise en pratique de la Parole de Dieu, et cela m’a beaucoup enrichi intérieurement, malgré les tribulations.

    Ce qui est aussi très dur c’est cette constatation qu’elle méprise mes amis chrétiens (les autres amis moins) et tous les chrétiens, et aussi ma famille (surtout la partie chrétienne de ma famille). Bien sûr, lorsque j’en parle, elle s’en défend. Je n’ai pas encore réussi à digérer ce type de situation, c’est pourquoi, au contraire de toi, je n’invite plus d’amis chrétiens à la maison.

    Tu as eu beaucoup de courage de supporter cette situation toutes ces années, au vu de la violence des paroles et agissements de ton conjoint.

    • remi25   •  

      Bonjour Roland
      J’avais à coeur de te dire que je comprends (dans ma chair) ce que tu vis avec ton épouse. Face à ce type de difficulté, les questions nous submergent et peuvent rester un long temps sans réponse. On se demande quel est finalement le bénéfice de cette amertume quasi permanente dans notre mariage. C’est ce qui a été mon cas. Mais c’est sans compter sur la grâce de notre Dieu qui trace pour chacun de nous un chemin parfait. C’est ce  »

      En ce qui me concerne, pendant que je me questionnais sur le sens de mon vécu en me redemandant « à quoi bon souffrir sans fin », voici la parole que j’ai reçue dans la nuit du 7 janvier denier : Hébreux 11:24-26 : « C’est par la foi que Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que d’avoir pour un temps la jouissance du péché, regardant l’opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte, car il avait les yeux fixés sur la rémunération ».
      Bien entendu, Dieu s’adressant à chacun d’une manière spécifique, cette réponse ne vaut que pour moi mais peut-être qu’elle pourrait faire résonnance en toi..?
      C’est ce que je souhaitais te faire parvenir en ce jour.

  8. Cilloux   •  

    Cher Roland,

    Je te comprends ! Quelle difficulté de constater que la personne qu’on a aimé et épousé est notre ennemi ! Spirituel, mais pas seulement, s’ils peuvent nous détruire, je pense que ce serait jusqu’à la mort. Heureusement que nous avons Dieu dans nos vies pour « survivre » à ces attaques.

    Si c’est une perverse narcissique, son mépris plus soutenu vis-à-vis des chrétiens ne vise qu’à te faire du mal, parce que les pervers narcissiques n’aiment personne, pas plus les chrétiens que les autres. Elle passera son temps à critiquer insidieusement tout ce que tu aimes, pour te dévaloriser.

    J’ai vécu avec un PN de niveau 3. Il savait ce qu’il faisait, et je pense qu’il connaissait sa pathologie. Tu dis qu’elle n’a pas pour objectif de te détruire, ou peut-être pas conscient. Si c’est une PN, j’ai le regret de t’annoncer que si. Mon mari m’a clairement dit qu’il cherchait à me punir, à me faire souffrir. Je tiens de la bouche d’un pervers narcissique redoutable, responsable d’église, que le pervers narcissique ressent un véritable orgasme devant la souffrance de son partenaire. Il ne sait pas que je l’ai démasqué.

    Ne t’isole surtout pas, et continue ta vie et tes projets, de recevoir tes amis chrétiens. Chaque situation où tu renonces, c’est une victoire pour elle. Elle sera tôt ou tard démasquée.

    Je te souhaite du courage, mais je t’encourage surtout à t’appuyer sur ta relation avec Dieu, plus que jamais, et à chercher les écritures, notamment en Proverbes qui parlent de ce type de personnes. Ensuite, à toi de voir si ta vie est suffisamment supportable pour que tu restes avec elle, mais apprends à contrecarrer ses attaques.

    Sois béni.

  9. roland   •  

    Merci pour vos commentaires. C’est un encouragement de savoir que des frères et sœurs vivent des épreuves similaires aux nôtres. Les épreuves sont le lot de chaque chrétien sur cette terre et je trouve qu’il est bon de s’encourager pour ne pas les vivre comme une fatalité. Si tu pratiques l’amour selon 1 Corinthiens 13 (l’amour ne fait rien de malhonnête, ne cherche pas son intérêt, ne soupçonne pas le mal, ne cherche pas son propre profit, se réjouit de la vérité… etc), et que tu découvres que le bien que tu fais est interprété/considéré comme mal, tu te prends de sacrées claques (c’est comme si tout ce que tu dis ou fais est systématiquement tordu entre le moment où cela sort de ta bouche et cela arrive dans le cœur de l’autre). A la fin tu finis quand même par soupçonner le mal et agir selon ton intérêt, pour te protéger, et alors commence un combat intérieur où tu te sens déchiré entre ton désir d’aimer selon la Parole et ton désir de ne pas te laisser détruire. En plus la Parole demande à l’homme d’aimer sa femme comme Christ a aimé l’église, en donnant sa vie pour elle. Sacré programme ! Mais si c’est pour te faire détruire intérieurement à un moment tu as envie de dire stop, arrêtons les frais ! C’est vrai que l’exemple de Moïse est parlant. Il a préféré être maltraité avec le peuple plutôt qu’avoir la jouissance du péché. 1 Pierre 3 v17 dit qu’il vaut mieux souffrir, si telle est la volonté de Dieu, en faisant le bien plutôt qu’en faisant le mal. La question en définitive c’est « est-ce que c’est la volonté de Dieu que je continue comme cela ? ». Je crois que seule l’intimité avec Dieu permet de le savoir.

    • Michelle d'Astier de la Vigerie   •     Author

      Ces situations demandent de chercher la face de Dieu. Chacune est particulière; mais à partir du moment où une telle relation te détruit, sans porter aucun fruit, la sagesse est parfois de s’éloigner, surtout s’il y a des enfants à protéger.

      Paul dit:

      1Co 5:11 Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme.

      Selon les témoignages que je reçois, les hommes parviennent mieux à « tenir » face à de telles situations. Pour les femmes c’est tout autre chose: elles risquent quasiment toujours leur vie, elles peuvent être détruites psychiquement et conduites au suicide. Est-ce la volonté de Dieu? Ne parlons pas des cas où elles voient leurs enfants déchiquetés psychiquement devant elles.

      Ps 124
      2 Sans l’Eternel qui nous protégea, Quand les hommes s’élevèrent contre nous, 3 Ils nous auraient engloutis tout vivants, Quand leur colère s’enflamma contre nous;
      4 Alors les eaux nous auraient submergés, Les torrents auraient passé sur notre âme; 5 Alors auraient passé sur notre âme Les flots impétueux.
      6 Béni soit l’Eternel, Qui ne nous a pas livrés en proie à leurs dents ! 7 Notre âme s’est échappée comme l’oiseau du filet des oiseleurs; Le filet s’est rompu, et nous nous sommes échappés.

      C’est vraiment le filet de l’oiseleur. Alors, ce qu’il faut le plus regarder, c’est si cela porte du fruit dans notre propre coeur, ou si notre recherche de conciliation produit en nous le découragement, parfois la perte de la foi, tandis que « l’autre » ne cesse de s’endurcir !

      Esaïe 26:10
      Si l’on fait grâce au méchant, il n’apprend pas la justice, Il se livre au mal dans le pays de la droiture, Et il n’a point égard à la majesté de Dieu.

      Oui, chaque cas est unique et demande de marcher pas à pas avec Dieu, car Il peut nous demander de supporter un temps une situation qui nous torture à chaque instant, tout en donnant au pervers narcissique une chance de se repentir. Mais Il peut aussi dire un jour: « Ça suffit ! »

  10. roland   •  

    C’est justement pour protéger les enfants que je persèvère, entre autres raisons. Proverbes 14v26 « Celui qui craint l’Eternel possède un appui ferme, et ses enfants ont un refuge auprès de lui » Cette parole m’encourage. Mais chaque situation est particulière, comme tu le dis. On ne peut pas comparer.

    • remi25   •  

      Sur le sujet des enfants et rétrospectivement, tout me démontre aujourd’hui que ma persévérance a été payante, à un point tel que je continue à louer Dieu aujourd’hui de ce qu’il a créé en moi cette vertu. Je ne sais si mes enfants (qui ont maintenant la trentaine, ont une bonne situation et dont un s’est tourné depuis quelques temps vers le Seigneur) en ont vraiment conscience, mais je sais (et Dieu m’en est témoin) qu’à un moment de la vie de notre famille, sans être un père parfait, j’ai donné ma vie pour eux (c’est inscrit dans les cieux).
      C’est pourquoi, Roland, si tu te sens poussé par l’Esprit dans cette direction, je veux te dire une chose : tiens bon, car le meilleur chemin, c’est toujours la voie resserrée et tu en verras les excellents fruits pour ta descendance !
      Psaume 112 :
      1Louez l’Eternel! Heureux l’homme qui craint l’Eternel, Qui trouve un grand plaisir à ses commandements. 2Sa postérité sera puissante sur la terre, La génération des hommes droits sera bénie.…

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