180px-M._v._Heemskerck-Musée_des_Bx-Arts_Strasbourg-Gédéon-Adam_Eve-Ausschnitt_1Nous savons ce qu’est le principe de la toison. Gédéon, lorsque Dieu l’a appelé à  conquérir le pays alors qu’il n’était rien,  »  le plus petit… « , dit-il lui-même, a voulu s’assurer que c’était bien Dieu qui lui parlait tant le choix de Dieu lui paraissait ahurissant.

On lit ce récit en Juges 6

Il va même mettre une autre toison pour être certain que c’est bien Dieu qui lui parle. Bien entendu, cette toison est si  »  impossible « , que seul le Tout-Puissant pourrait réaliser une telle  »  anomalie « 

Juges 6:36- 37 Gédéon dit à  Dieu  : Si tu veux délivrer Israël par ma main, comme tu l’as dit, Voici, je vais mettre une toison de laine dans l’aire  ; si la toison seule se couvre de rosée et que tout le terrain reste sec, je connaîtrai que tu délivreras Israël par ma main, comme tu l’as dit.

6:38 Et il arriva ainsi. Le jour suivant, il se leva de bon matin, pressa la toison, et en fit sortir la rosée, qui donna de l’eau plein une coupe.

39-40 Gédéon dit à  Dieu  : Que ta colère ne s’enflamme point contre moi, et je ne parlerai plus que cette fois  : Je voudrais seulement faire encore une épreuve avec la toison  : que la toison seule reste sèche, et que tout le terrain se couvre de rosée. Et Dieu fit ainsi cette nuit-là . La toison seule resta sèche, et tout le terrain se couvrit de rosée.

J’ai eu l’occasion à  plusieurs reprises de mettre des toisons devant le Seigneur, pour être bien certaine que c’était Lui qui m’avait parlé quand Il me donnait un ordre ou un appel qui me paraissait loufoque face à  ce que je savais être mes limites ou compte tenu de l’enjeu, si jamais je me trompais. Ce fut le cas lors de mon appel au ministère, mais aussi dans d’autres circonstances où, si je prenais une décision non conforme à  la volonté de Dieu, je pouvais m’engager dans des choses qui se termineraient de manière forcément dramatique  ! Mais si cela venait de Dieu, je pouvais obéir en toute confiance.

Je ne joue pas avec les  »  toisons « . On ne tente pas Dieu et l’on ne se moque pas de Dieu!

La toison ne doit pas être quelque chose qui a de bonnes probabilités de pouvoir se produire de manière normale. Dans une circonstance précise, j’ai demandé trois signes au Seigneur. L’un de ces signes était qu’un petit figuier mort reprenne vie. Le lendemain, il y avait trois bourgeons au pied du tronc desséché. Les autres toisons étaient tout aussi improbables  : si c’était bien la volonté de Dieu, c’était que l’oiseau qui venait de passer au-dessus de ma tête revienne immédiatement et repasse: la seconde d’après, il repassait, juste au-dessus de ma tête …!

Je précise tout de même que je n’étais pas à  la porte d’un pigeonnier, mais en rase campagne  !

Certains mettent des toisons qui n’en sont pas, tout simplement parce que la probabilité pour qu’elle se produise est quasiment à  100%  ! Mais même à  10%, ce serait de trop  ! Il faut que cela avoisine le 0 % sans l’intervention de Dieu

Je me souviens ainsi d’une amie chrétienne qui ne comprenait pas pourquoi son restaurant allait tout de travers et qui a fini en faillite alors qu’elle avait  »  obéi à  Dieu et mis une toison pour être certaine « . Sa toison, c’était qu’elle obtiendrait le prêt de sa banque. (Pour commencer, les prêts bancaires ne sont vraiment pas très  »  bibliques  » puisque Paul dit  :  »  Ne devez rien à  personne si ce n’est de l’amour « ). Donc toison douteuse, d’autant plus douteuse qu’elle donnait en hypothèque un appartement qui valait bien plus que son prêt  ! Elle a tout perdu, et n’a jamais voulu comprendre que sa toison n’en était pas une et qu’elle n’avait fait que suivre ce qu’elle croyait être bien  !

À l’époque, alors qu’elle m’avait demandé de jeter un coup d’œil à  ses comptes, j’avais vu immédiatement qu’elle n’avait aucune notion de gestion et qu’elle allait forcément se casser la figure. Quand Dieu ordonne quelque chose, il nous donne aussi les dons et les capacités pour l’accomplir, mais il ne compense pas une incompétence visible. Gédéon était  »  petit à  ses yeux  « , mais Dieu lui a donné des qualités de chef de guerre et de stratèges, et surtout Gédéon avait appris à  consulter Dieu avant toute chose  !

Dieu peut nous avoir équipés d’avance, ou il peut le faire de manière absolument surnaturelle. Pour que Josué gagne la bataille, Dieu a arrêté le soleil  ! Mais cette bataille, ce n’était pas Josué qui l’avait décidée pour satisfaire sa chair  : il obéissait à  Dieu qui lui avait ordonné de conquérir le pays  !

J’ai entendu beaucoup d’histoires dramatiques au sujet des gens qui avaient reçu des  »  prophéties « *, même de vrais prophètes, et qui se retrouvaient dans des situations catastrophiques parce qu’ils y avaient cru et avaient ainsi foncé tête baissée dans des pièges tendus par l’ennemi. Cela m’a fait beaucoup réfléchir au problème, lire des livres (dont l’excellent livre de John Bévère  :  »  Ainsi parle l’Eternel « ), et bien sûr étudier des cas similaires dans la Bible  !

  • *Les prophéties sont souvent utilisées comme des toisons face à  des décisions à  prendre et beaucoup demandent des confirmations au Seigneur via des prophéties

Il en est avec les prophéties comme avec les toisons  : Si notre cœur n’est pas disposé, avant tout, à  vouloir entendre la vérité DIVINE, à  ne vouloir obéir qu’à  Dieu, et non pas à  satisfaire nos propres désirs, nos propres ambitions, notre propre volonté, en les prenant pour la volonté de Dieu, nous sommes mûrs pour attirer les fausses prophéties (même de vrais prophètes !) ou avoir des quantités de toisons  »  positives  » qui s’avèreront mensongères.

La Bible nous en donne des exemples instructifs. Ainsi, Balaam a reçu l’interdiction FORMELLE de Dieu de répondre à  la demande de Balaq qui lui offre monts et merveilles pour qu’il vienne maudire Israël.

Balaam peut sérieusement douter que ce soit la volonté de Dieu qu’il maudisse le peuple élu  ! Mais, pour en avoir le cœur net, il consulte Dieu, et Dieu lui répond:

Nombres 22:12 Dieu dit à  Balaam  : Tu n’iras point avec eux  ; tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni.

C’est clair et net, et c’est une confirmation de ce que Balaam, au fond, savait déjà   !

Donc Balaam, dans un premier temps, parce qu’il a la crainte de Dieu, refuse. Mais Balaq connaît le tendon d’Achille de Balaam  : le goût des honneurs. Alors il lui envoie une nouvelle délégation de princes  »  en plus grand nombre et plus considérés « , avec des présents et des promesses d’honneurs (Nb 22 :14 et 15).

Comme si Dieu pouvait se laisser fléchir par l’appât des honneurs terrestres, ou allait changer d’avis compte tenu de ce qui était proposé à  son prophète.

Pourtant Balaam dit qu’il va de nouveau consulter Dieu, des fois que…  !

Quelle offense  ! Alors il s’entend dire que Dieu lui donne l’autorisation d’aller  ! Que s’est-il donc passé  ? En gros, Dieu dit (sans que Balaam veuille l’entendre, mais ceci sera confirmé plus tard, notamment par ce que dira l’ange de l’Eternel quand il le rencontrera en chemin):

 »  Tu ne veux pas m’obéir, tu veux juste croire que je suis d’accord avec toi  : eh bien, va, mais tu verras ce que cela te coûtera !  « 

Et Balaam va  »  entendre   » Dieu lui dire:

 »   Puisque ces hommes sont venus pour t’appeler, lève-toi, va avec eux  ; mais tu feras ce que je te dirai.  « 

Dieu aurait-il changé d’avis  ? Non, mais puisque son prophète veut  »  forcer sa main  « , Dieu va abonder dans son sens et se servir autrement de son prophète… pour bénir Israël, et non le maudire. Mais cela va lui coûter très cher…

Nous confondons si souvent la volonté parfaite de Dieu avec sa volonté  »  permissive  « , conforme à  ce qu’il a dit par ailleurs plusieurs fois:

Deutéronome 30:19

 »  J’en prends aujourd’hui à  témoin contre vous le ciel et la terre  : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité,  « 

Trop souvent, nous ne voulons pas comprendre QUE DIEU NE NOUS EMPÊCHE PAS DE LUI DÉSOBÉIR: il nous avertit seulement des conséquences de notre désobéissance, et des conséquences du péché  : LA MORT.

Le Nouveau Testament le répète:

Romains 6:23

Car le salaire du péché, c’est la mort

Mais combien de chrétiens aujourd’hui veulent encore le croire  ? Eux qui pensent que Dieu a changé  »  grâce à  Jésus   » et  »  qu’il n’y a plus de condamnation…  « , en oubliant la condition, précisée par Paul mais qui avait aussi été énoncée par Jésus, sous diverses formes, en Jn 14 et 15  »  pour ceux qui demeurent en Jésus-Christ  » et  »  ceux qui marchent par l’Esprit de Dieu  « . Ils ne savent même pas que cela implique, justement, que de marcher dans l’obéissance et dans la sainteté, et d’en porter les fruits  !

C’est ce qui va arriver à  Balaam, la mort, mais après que Dieu se soit servi de sa désobéissance pour prophétiser sur Israël, pour enseigner son peuple et nous enseigner nous aussi  :  »  Car tout concourt à  notre bien   » (le bien de Ses enfants, seulement !!!!). Y compris la désobéissance des autres  !

Pourtant Dieu va donner une nouvelle chance à  Balaam. C’est l’épisode de l’ânesse qui parle  ! Le  »  voyant  » (c’est ainsi que l’on appelait les prophètes), ne voit même pas ce que son ânesse voit  : l’ange de l’Eternel qui barre le chemin pour dissuader Balaam. Et l’ânesse va parler pour se plaindre d’être battue sans cause  ! De quoi amener le prophète  »  fou « , comme le dira Pierre, à  se repentir et rebrousser chemin puisque Dieu avait clairement mis son veto. Mais non, son cœur n’a pas changé. La suite va montrer qu’il est même prêt à  faire de la sorcellerie pour obéir à  Balaq, qui lui promet des honneurs, plutôt qu’à  Dieu qui, lui, ne lui en promet aucun  !

Pourquoi Dieu ne lui en donne-t-Il pas, des honneurs  ? Justement parce que la chair de son prophète y est sensible, et que c’est cela qui le fait chuter  ! C’est encore le goût des honneurs qui fait chuter bien des ministères aujourd’hui, parfois bien plus que l’amour de l’argent  !

On connaît la suite. Balaam finira ignominieusement, après avoir entraîné la mort de 26.000 Israélites qu’il est parvenu à  manipuler pour satisfaire, non plus Balaq, mais Madian, qui l’a sans aucun doute attiré avec les mêmes promesses d’honneurs …

Rappelons-nous que Satan a proposé à  Jésus « la gloire de tous ces royaumes » (Lu 4) pour le détourner de sa mission. Balaq, qui veut dire « dévastateur », est une figure de Satan, qui sait que le point le plus vulnérable de bien des hommes, c’est leur besoin d’être « reconnus » et « élevés sur terre ».

La technique de Balaam (appelée la « doctrine de Balaam » en Apocalypse), dans la suite des temps, montrera ce qu’il en coûte de faire des alliances prohibées par Dieu. Esdras et Néhémie, se souvenant certainement de cet épisode, refuseront les alliances avec Moabites, Ammonites, et Madianites… même s’ils prétendent prier le même Dieu  !

Un autre exemple biblique dans le même registre.

Achab a envie d’aller conquérir Ramoth. Ce n’est pas un ordre de Dieu, c’est un désir personnel. Mais Achab veut se convaincre lui-même que c’est AUSSI la volonté de Dieu: il s’en est même certainement déjà  convaincu.

Notons que ceci se déroule juste après que Achab, bien qu’il soit  »  le plus mauvais roi qu’Israël ait jamais eu « , ait connu une grande victoire à  Aphek, car là , il partait bien au combat sur la volonté de Dieu qui explique la cause de son intervention via un prophète.

1R 20:28 L’homme de Dieu s’approcha, et dit au roi d’Israël  : Ainsi parle l’Éternel  : Parce que les Syriens ont dit  : L’Éternel est un dieu des montagnes et non un dieu des vallées, je livrerai toute cette grande multitude entre tes mains, et vous saurez que je suis l’Éternel.

Ce n’était pas pour récompenser Achab de sa bonne conduite que Dieu avait accordé cette victoire, mais pour humilier les ennemis d’Israël qui s’étaient moqué du Dieu d’Israël  !

Souvent, nous prenons certaines bénédictions pour une approbation de Dieu de notre conduite, pourtant rebelle, alors que Dieu poursuit de tout autres buts  ! Et ne prenons-nous pas souvent nous-mêmes notre volonté pour la volonté de Dieu en fouillant dans la Bible jusqu’au moment où nous trouverons ce qui nous paraît être le consentement clair de Dieu  ? Ou bien encore, ne courons-nous après les prophètes jusqu’à  ce que nous en trouvions un qui nous dit ce que nous souhaitons entendre  ?

N’en doutons pas: nous allons en trouver, des prophètes abondant dans le sens de nos désirs et nous allons comprendre pourquoi, car Dieu n’a pas changé.

Revenons donc à  Achab, roi d’Israël. Notons que son désir peut paraître légitime: il veut reprendre aux Assyriens la ville de Ramoth, qui appartient à  Israël. Dieu l’a bien aidé la première fois, pourquoi ne l’aiderait-il pas la seconde  ? Mais la première fois, nous l’avons vu, si Dieu a aidé Achab, ce n’est pas parce qu’Il approuve ce roi, mais parce que l’attitude des Assyriens et leurs blasphèmes l’ont gravement offensé. Entre-temps, c’est Achab qui a lourdement offensé Dieu: meurtre de Naboth, faiblesse coupable face à  sa femme Jézabel qui assassine les prophètes de Dieu et met à  leur place des faux prophètes…

Achab a péché gravement et ne s’en est pas repenti  ! Il est donc en position de faiblesse face à  l’ennemi, et Dieu n’est pas avec lui  !

C’est certainement parce qu’Achab sait cela qu’il appelle à  l’aide Josaphat, roi de Juda, pour que celui-ci amène ses troupes et parte avec lui à  la conquête de Ramoth.

Mais Josaphat a davantage la crainte de Dieu qu’Achab. Il demande des  »  confirmations de prophètes « . Il ne s’agit pas de faux prophètes: tous les faux prophètes ont alors été exterminés par Elie (1Roi 18:40).

Achab convoque donc …. 400  »  vrais   » prophètes. Vous avez bien lu: 400  !

Et les 400 prophètes vont, d’une seule voix, dire:  »  Monte, et le Seigneur la livrera entre les mains du roi. « (1R 22:6)!

400 confirmations. Qui dit mieux  ?

Pourtant, Josaphat, qui a l’Esprit de Dieu ET L’AMOUR DE LA VÉRITÉ, a un doute  ! Il demande s’il n’y a pas  »  un autre prophète « .

Apparaît Michée, qu’Abab déteste « car il ne lui prophétise jamais rien de bon » (en tout cas, pas ce qu’il veut entendre !) et qui, lui aussi, va dire à  Achab qu’il  »  peut monter à  Ramoth « .

Il ajoute même:

 »22:11-12 Ainsi parle l’Éternel  : Avec ces cornes tu frapperas les Syriens jusqu’à  les détruire. Et tous les prophètes prophétisaient de même, en disant  : Monte à  Ramoth en Galaad  ! tu auras du succès, et l’Éternel la livrera entre les mains du roi.

Comment, Michée, menteur  ? Non, il ne fait que dire (certainement sur ordre de Dieu !), ce qu’Achab veut entendre  !

Mais Achab le tance:

22:16

Et le roi lui dit  : Combien de fois me faudra-t-il te faire jurer de ne me dire que la vérité au nom de l’Éternel ?

Que se passe-t-il  ? Pourquoi Achab a-t-il un doute alors que c’est le 401ème prophète qui lui répète ce qu’il voulait entendre  !

Ce passage nous montre que, tout au fond de lui-même, Achab sait qu’il n’a pas l’approbation de Dieu et que Michée, délibérément, ne lui dit pas la vérité  !

Le problème d’Achab est celui de beaucoup de ceux qui courent après les prophètes pour avoir des  »  confirmations   » ou qui posent des toisons: ILS ONT DÉJÀ PRIS LEUR DÉCISION AVANT DE CONSULTER DIEU… Et ils veulent seulement que Dieu confirme qu’Il est d’accord avec leur propre désir.

Beaucoup de ceux qui prétendent avoir eu des confirmations prophétiques ou par toisons ont, de fait, choisi de faire leur propre volonté et veulent faire plier la volonté de Dieu à  la leur ….

Nous connaissons la suite. Bien que Michée lui annonce que alors que, s’il monte à  Ramoth, il va périr, le roi s’entête, et Josaphat, par  »  amitié fraternelle « , va l’aider. Achab, comme prophétisé par Michée, mourra. Quant à  Josaphat, voici comment est traitée son alliance  »  fraternelle  » avec Achab

2ch 19: 2 Jéhu, fils de Hanani, le prophète, alla au-devant de lui. Et il dit au roi Josaphat: Doit-on secourir le méchant, et aimes-tu ceux qui haïssent l`Éternel? À cause de cela, l`Éternel est irrité contre toi.

Josaphat va s’humilier, purifier le pays, et il obtiendra ensuite une extraordinaire victoire face à  une énorme coalition qui s’est dressée contre lui.

Ce qui est intéressant, c’est de comprendre comment 400 vrais prophètes, plus Michée, ont pu dire le contraire de la vérité  ! Ceci nous concerne tous. Car Michée va révéler ce qui s’est produit dans les lieux célestes face à  l’entêtement d’Achab:

22:19-23 Et Michée dit  : Écoute donc la parole de l’Éternel  ! J’ai vu l’Éternel assis sur son trône, et toute l’armée des cieux se tenant auprès de lui, à  sa droite et à  sa gauche. Et l’Éternel dit  : Qui séduira Achab, pour qu’il monte à  Ramoth en Galaad et <b>qu’il y périsse ?</b> Ils répondirent l’un d’une manière, l’autre d’une autre. Et un esprit vint se présenter devant l’Éternel, et dit  : Moi, je le séduirai. L’Éternel lui dit  : Comment  ? Je sortirai, répondit-il, et je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. L’Éternel dit  : Tu le séduiras, et tu en viendras à  bout  ; sors, et fais ainsi  ! Et maintenant, voici, l’Éternel a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tous tes prophètes qui sont là . Et l’Éternel a prononcé du mal contre toi.

Bref, Achab, à  cause de son entêtement à  vouloir faire ce qui lui plaisait, a transformé tous les vrais prophètes en faux prophètes… sur ordre de Dieu, qui a expédié un démon de mensonge pour prophétiser des mensonges par la bouche des prophètes!

On retrouve le parallèle avec ce qui s’était produit avec Balaam. Comme Balaam, Achab connaissait la volonté de Dieu, mais voulait forcer la main de Dieu  !

S’il est un domaine où bien des Chrétiens ne veulent pas entendre la volonté de Dieu mais faire leur propre volonté et se la voir confirmer par Dieu, c’est dans le domaine du mariage. Mais je voudrais surtout parler du remariage, puisque nous assistons aujourd’hui à  un véritable cataclysme spirituel dans ce domaine  !

LES FAUSSES TOISONS ET FAUSSES PROPHÉTIES DANS LES MARIAGES ET REMARIAGES

Je me souviens avoir été très interpellée par ce problème au début de mon ministère, alors qu’une de mes amies, obsédée par le désir que son mari lui revienne, s’était mise dans la tête que c’était forcément ce qui allait se produire. Elle a reçu cinq prophéties de VRAIS prophètes, dont deux prophètes canadiens connus qui, ne sachant rien de sa situation, lui avaient déclaré:  »  Ton mari te sera rendu avant Noël « 

Je me souviens lui avoir dit plusieurs fois:  »  Fais attention, je ne  »  sens  » pas que c’est vrai « .

Je ne pouvais expliquer pourquoi, mais je ressentais profondément que cela n’allait pas se passer et j’avais peur pour mon amie, parce qu’elle s’accrochait désespérément à  ces prophéties. Peur de la désillusion que je sentais venir, peur qu’elle y perde la foi  !

Son mari n’est pas revenu. Des années plus tard, il a demandé le divorce, puis il s’est remarié. Mais durant ces années, cette amie n’a cessé de s’accrocher aux prophéties, convaincue que c’était seulement sur le temps que les prophètes s’étaient trompés.

Que de souffrances inutiles, d’autant que bien de ses amis chrétiens l’encourageaient dans ce sens, prophétisant avec leur  »  bons sentiments   »  :  »  Mais oui, il va revenir !« . Cette amie a fini par couper tous les ponts avec les chrétiens… Mais par grâce, elle n’a pas perdu la foi  !

Que s’était-il passé  ? La Bible nous répond avec Balaam et Achab: elle avait  »  forcé  » la main de Dieu qui avait envoyé un esprit de mensonge dans les prophètes… Il est peut-être important de préciser qu’elle avait épousé un homme déjà  divorcé un première fois, ce qui voulait dire, selon Marc

Marc 10:11

Il leur dit  : Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à  son égard ;

Son mari, selon la bible, était dans l’adultère. Peu importe qu’il ait été chrétien ou pas. Jésus a rappelé que cette loi existait  »  dès le commencement « :  »  L’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à  sa femme… « 

C’est un commandement pour toute l’humanité, et pour tous les temps, et ce commandement n’a rien à  voir avec la présence ou non d’un pasteur ou d’un prêtre. Dans tous les mariages, fussent-ils civils, en tout cas dans toutes les sociétés qui ne sont pas polygames, on jure fidélité à  son conjoint jusqu’à  la mort. Peu importe que mon amie, elle, en ait été à  son premier mariage: elle avait épousé un homme en état d’adultère et son mariage, selon Dieu, était illégitime, car son mari, aux yeux de Dieu, était toujours lié à  sa première femme  !

Peu importe qu’elle ait su ou pas que son mariage n’était pas juste aux yeux de Dieu. J’entends souvent les Chrétiens dire  »  Dieu regarde au cœur  « : Certes Dieu ne la condamnait pas, mais Dieu a mis des lois éternelles et irréversibles, que Jésus a rappelé, et quand Dieu dit:  »  Mon peuple périt faute de connaissance  « , c’est toujours valable. Une personne qui épouse quelqu’un de divorcé est dans une situation qui ne lui apporte aucune protection spirituelle. Jésus l’a dit, même si elle-même n’était pas une divorcée, elle se retrouvait de fait dans une union adultère  !

Le peuple de Dieu aujourd’hui périt souvent faute de connaissance, ou pire, il manipule la Parole de Dieu pour la faire plier à  ses désirs  !

Dieu ne pouvait bénir ce mariage… Il ne pouvait même pas envoyer des prophètes dire que son mari reviendrait, car, AUX YEUX DE DIEU, ce n’était pas son mari légitime  ! Un esprit de mensonge a pu s’emparer des vrais prophètes… sur permission de Dieu.

J’ai mis presque vingt ans à  comprendre cela  !

Dieu est extrêmement rigoureux en ce qui concerne les alliances. Lui est fidèle, et l’homme créé à  son image à  l’origine doit être fidèle.

Malachie 2:14-16

 »Et vous dites  : Pourquoi ?… Parce que l’Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, à  laquelle tu es infidèle, Bien qu’elle soit ta compagne et la femme de ton alliance. Nul n’a fait cela, avec un reste de bon sens. Un seul l’a fait, et pourquoi  ? Parce qu’il cherchait la postérité que Dieu lui avait promise*. Prenez donc garde en votre esprit, Et qu’aucun ne soit infidèle à  la femme de sa jeunesse  ! Car je hais la répudiation, dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, et celui qui couvre de violence son vêtement, Dit l’Éternel des armées. Prenez donc garde en votre esprit, Et ne soyez pas infidèles  !

  • * Nous reviendrons sur le cas de Jacob

Ces lois rappelées à  Israël sont des lois éternelles, pour toute l’humanité.

Je sais que dans nos sociétés laxistes, y compris dans l’Église, où les gens divorcent et se remarient sans la moindre conscience de mal faire, bien qu’ils aient juré fidélité jusqu’à  la mort à  leur premier conjoint, cette position sans concession de Dieu peut paraître tyrannique, voire obsolète ou inadaptée à   »  nos mœurs « .

Mais Dieu ne s’adapte pas à  nos mœurs, il nous demande de faire plier nos mœurs à  SES lois, qui sont des lois de bénédictions pour l’homme, créées pour le bien de l’homme.

Est-ce que, parce que  »  tout le monde le fait « , la trahison, le rejet et le mensonge qui accompagnent l’adultère dans un couple font-ils moins mal au conjoint  ? Les enfants sont-ils moins malheureux de la séparation de leurs parents, puis de se retrouver déchiquetés entre deux ou trois foyers, dans des familles plus ou moins bien recomposées, parce que la majorité de leurs copains sont dans la même situation?

La caractéristique des  »  mœurs  » contraires aux lois divines, c’est qu’elles ne fonctionnent que pour légitimer et satisfaire l’égoïsme des uns au détriment des autres. Cela n’a rien à  voir avec la liberté. C’est au contraire de l’égocentrisme destructeur pour tout le monde. Et cela ne fait qu’engendrer de la souffrance.

Comment un Dieu de justice pourrait-il approuver une alliance adultère  ? Oui, pour mon amie, il était né de ce mariage un enfant  ! Dieu a béni l’enfant, mais il n’avait jamais approuvé ce mariage  ! Elle aurait pu entendre 400 prophéties « positives », cela ne changeait rien  !

Car Dieu a parlé  :

Matthieu 5:32

Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à  devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère.

à‡a marche dans les deux sens, car Dieu ne fait pas acception de personne.

Ces lois sont pratiquement gommées aujourd’hui dans les églises. On voit même des couples pastoraux divorcer et se remarier chacun de leur côté: cela fait quatre personnes dans l’adultère, et souvent ils osent encore se mettre à  la tête de communautés et s’octroyer le titre de pasteur. Ils mettent, de fait, un interdit sur toute leur église, et la plupart du temps, ce à  quoi l’on assiste, ce sont des divorces en chaîne dans ces communautés.

Rappelons-le, ce n’est pas le divorce qui est ici en cause, ni la séparation : certaines situations ne peuvent perdurer sans être destructrices. Ex, des femmes battues, des enfants qui subissent l’inceste, ou tout simplement des conflits tels que l’atmosphère est irrespirable pour tout le monde.

Paul le rappelle en 1Co 7:11:  »  (si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme  « 

Donc, dans les avertissements solennels de Jésus, c’est bien le remariage qui est en cause  :

Les cas où le remariage est autorisé par Dieu sont très limités

– Veuvage  ! Oui, la mort séparant définitivement, le veuf ou la veuve peut se remarier: c’est clairement dit dans la Parole

Si quelqu’un divorce SAUF POUR INFIDÉLITÉ, a dit Jésus et Il l’a répété deux fois (Mt 5: 32 et 19:9). Il est évident que Jésus parle ici d’un état d’infidélité avéré: donc d’un conjoint qui vit dans l’adultère avec quelqu’un d’autre, ou qui ne cesse de multiplier les infidélités. Car le Seigneur est toujours pour le pardon quand une personne se repent et change de conduite. Il ne s’agit donc pas d’une incartade passagère qui a été suivie de confession et de repentance, puisqu’aux yeux du Seigneur cette personne n’est plus coupable  ! Mais en cas d’infidélité avérée, le Seigneur dit clairement dans ces deux passages que le conjoint trompé, qui a dû se séparer pour infidélité, est libre de se remarier. Car il y a eu rupture unilatérale et irréversible de l’alliance.

Rappelons que Jésus a dit que celui qui regardait une femme pour la convoiter était déjà  adultère. Certains ne passent jamais à  l’acte, mais vivent en permanence dans un esprit d’adultère. C’est le cas notamment de tous ceux qui sont accrocs à  la pornographie, hélas de plus en plus nombreux  ! S’ils ne combattent pas et ne lâchent pas cette addiction, leur conjoint peut se séparer et se remarier… sous réserve que lui-même soit irréprochable dans ce domaine  ! Effectivement, par la pensée et spirituellement, l’alliance de fidélité est trahie, et même gravement trahie  !

On entend trop souvent celui qui veut se remarier prétexter l’adultère de l’autre pour justifier divorce et remariage  ! Il est évident que Jésus, qui a pardonné à  la femme adultère, ne fait pas référence à  une simple chute suivie de repentance, ou à  quelques pensées qui se sont égarées. D’ailleurs pour justifier un divorce et un remariage à  cause de l’adultère de l’ancien conjoint, il faut soi-même ne jamais avoir commis la moindre incartade. À ceux qui voulaient lapider la femme pour adultère, Jésus a démontré qu’ils n’avaient aucun droit à  la juger, n’étant pas eux-mêmes sans péché, et étant probablement tous adultères à  des degrés divers  !

J’insiste, car c’est presque une constante d’entendre ceux qui se sont remariés déclarer que leur conjoint était adultère…

– Le troisième cas nous est donné en 1 Cor 7: si le conjoint non converti choisit lui-même de s’en aller (sans doute parce qu’il ne supporte pas la conversion de son conjoint)  »  Il n’est pas lié en ce cas  « , dit Paul. C’était d’ailleurs certainement le cas de Paul. Faisant partie du Sanhedrin, il était obligatoirement marié. Ensuite, il n’est plus jamais question d’une épouse à  ses côtés. On peut être quasiment certain que l’épouse de Paul l’a quitté à  cause de sa conversion, le libérant du même coup, puisque Paul déclare en 1Co 9:5 qu’il aurait DROIT  d’avoir une sœur comme épouse à  ses côtés. Pourtant l’alliance prime et Paul a rappelé auparavant en 1 Co 7 que si le conjoint non converti consent à  rester, on doit demeurer avec lui  !

Je veux attirer l’attention que même dans les deux derniers cas, Dieu n’approuve pas forcément un remariage: sa priorité sera TOUJOURS de restaurer ce qu’Il a uni, et de donner une chance maximale pour cette restauration.

C’est là  qu’il convient de mettre une vraie toison devant Dieu, pour savoir si réellement c’est la volonté de Dieu que l’on se remarie. Car les cas abondent où l’on voit que, même si ces conditions sont réunies, cela ne veut pas dire que pour Dieu l’alliance est définitivement rompue.

Avec beaucoup de légèreté, j’avais appelé la bénédiction sur le mariage de deux de mes amis. Ils s’aimaient  ! Ils en ont eu un enfant… Mais entre-temps le Seigneur avait travaillé mon cœur avec sa parole, j’ai lu de nombreux textes chrétiens sur le sujet, dont plusieurs que j’ai publié sur mon blog, et compris que la laxisme de l’Église d’aujourd’hui face au remariage était tout sauf une … bénédiction nuptiale  ! Juste un droit de pécher que Dieu n’a pas donné.

Avec les années, je pouvais voir combien ce couple était sans cesse confronté aux difficultés. Pourtant, des chrétiens en feu pour le Seigneur. La main de Dieu est-elle trop courte …  ? Sa Parole ment-elle  ? Il m’a fallu comprendre que les circonstances de l’ancien divorce de mon ami ne lui donnaient pas, selon la Bible, le droit de se remarier  ! D’autant que son ex-femme était aussi une chrétienne, qui ne s’était jamais remariée.

Mais lui était absolument convaincu que Dieu lui avait donné son accord. Hé oui, quand on veut absolument quelque chose, Dieu peut nous donner son accord, comme pour Balaam ou pour Achab. Mais les personnes n’entendent pas ce que Dieu dit aussi, comme il l’a fait pour Balaam ou Achab: « Très bien, tu veux faire ta propre volonté  ? Fais-la  ! Mais ce sera à  tes dépens... »  !

Je me suis repentie d’avoir encouragés mes amis dans ce remariage, où les frustrations et souffrances s’accumulaient, tandis que le Seigneur, manifestement, n’ouvrait jamais les portes.

Je leur en ai parlé, Bible en main, et leur cœur est vraiment disposé aujourd’hui à  faire la volonté de Dieu  ! Je ne sais où cela va aboutir, mais désormais, c’est le Seigneur qui a cette situation en main.

Nous reparlerons de ces situations inextricables qu’amènent souvent les remariages, le plus souvent irréversibles  !

J’ai eu connaissance récemment d’un autre cas, à  travers lequel le Seigneur m’a aussi montré son intervention pour empêcher certains remariages, pourtant légitimes selon la Parole, mais qui sont des plans « B », et non les plans parfaits de Dieu  !

Deux jeunes chrétiens, tous deux fils et fille de chrétiens engagés, s’étaient mariés. Le père de la jeune fille était même pasteur. Il était évident aux yeux de tous ceux qui les connaissaient que c’était véritablement une union faite par Dieu, un mariage d’amour qui aurait dû être solide. Mais cette jeune fille avait vécu durant son enfance bien des traumatismes, ce qui arrive bien plus souvent qu’on le croit au sein de familles pastorales, les enfants étant parfois confrontés de plein fouet à  l’hypocrisie de certains chrétiens, et parfois victimes d’actes sinistres, comme des viols ou des attouchements, qu’ils sont de surcroît contraints de taire « par peur du scandale ».

Peu après son mariage, elle « craquait » et partait avec un autre homme, demandait le divorce, se remariait, puis perdait tout contact avec les Chrétiens et sans doute reniait sa foi. Le garçon ne s’était jamais remis de cette tragédie, et depuis quinze ans n’arrivait pas à  en guérir. Il savait qu’il avait le droit de se remarier, mais toutes ses fiançailles, les unes après les autres échouaient.

La jeune femme, de son côté, avait divorcé rapidement de son deuxième mariage.

Alors que je priais avec la mère du garçon, je reçus la vision de deux mains enlacées, dans la glace, mais toujours unies. Je le dis à  la mère, fort surprise, car pour elle le premier mariage était terminé depuis longtemps et n’avait aucune chance de revivre. Mais pour Dieu, le mariage de ces enfants, selon l’interprétation que j’avais reçue, était dans la glace, mais il n’était pas mort. J’appris, le lendemain même de cet appel, par  »  hasard  « , que la jeune femme, depuis … huit jours, était revenue à  l’église, et que, manifestement, elle revenait au Seigneur …

De là  à  ce qu’elle fasse une démarche pour demander pardon au garçon, qu’ils se réconcilient et que leur vie soit guérie, on en est peut être encore fort loin. Mais c’est dans ce sens que le Seigneur nous demandait de prier par ces révélations  !

Là  encore, nous voyons combien le Seigneur avait mis d’obstacles pour que les circonstances ne rendent pas le rapprochement de ce couple impossible: tous les autres projets avortaient  !

Les cas de DROIT au remariage sont donc extrêmement réduits.

Et même pour le Seigneur, ces « droits » ne sont pas forcément son plan parfait pour nous  !

Donc si on se sépare pour des raisons graves, on reste séparé, et on doit rester dans la chasteté, TOUT AUTANT QUE CEUX QUI NE SONT PAS MARIÉS, ni plus, ni moins  ! Tout remariage dans d’autres situations est déclaré par Jésus ADULTÈRE  ! Et tout le monde devient adultère, et même le conjoint délaissé est exposé à  l’adultère, a dit Jésus  !

Grave, non  ? Puisqu’il est écrit  :  »   les adultères n’hériteront pas du royaume  « , ils n’hériteront pas du Royaume. Ceux qui demandent pardon au Seigneur tout en perdurant dans l’adultère, et quelles qu’en soient les raisons, sont toujours adultères.

Et l’amour dans tout cela  ? Les homosexuels aussi prétendent s’aimer: cela leur donne-t-il le droit d’être homosexuels  ? Les amants aussi prétendent s’aimer. Cela leur donne-il des droits à  l’adultère ou à  la fornication  ?

L’amour charnel philiae ou Eros n’a jamais été un passe-droit pour désobéir à  Dieu  !

Les enfants issus des remariages.

Oui, Dieu peut demander que soit dissous le remariage, même s’il en est né des enfants. Notre chair humaniste résiste évidemment à  cela: est-ce juste que les enfants en souffrent  ? Dieu n’est-il pas cruel en demandant de telles choses  ?

Et les enfants du premier mariage, ne les a-t-on pas sacrifiés, eux, le plus souvent, pour se remarier? Donc c’est un faux prétexte  ! D’autant plus qu’on a donné aux enfants, tant du premier mariage que du deuxième mariage, l’exemple lamentable du peu de valeur de la Parole donnée « jusqu’à  la mort » et du peu de valeur qu’avait, de fait, le mariage aux yeux des adultes. Ils reproduiront pratiquement toujours eux-mêmes le même cycle des mariages, divorces, remariages…

Mais s’ils comprennent qu’aux yeux de Dieu, tout cela est très grave, par le fait qu’ils verront leurs parents remettre leur vie en ordre selon les préceptes bibliques – surtout si les parents leur expliquent le pourquoi des décisions qu’ils doivent prendre, aussi difficiles soient-elles, eux-mêmes y regarderont à  deux fois avant de s’engager à  la légère dans des unions sans avenir, ou pire, dans des concubinages et des vies de vagabondages sexuels  !

Ils comprendront quel en est de fait le véritable enjeu: la vie ou la mort  !

Oui, Dieu peut pardonner nos pires errances lorsque nous nous repentons. Mais nous oublions facilement une des conséquences de nos comportements erratiques: l’endurcissement de nos propres enfants  ! Car les enfants issus de remariages illégitimes sont eux-mêmes, aux yeux de Dieu, des enfants illégitimes. Or il est écrit:

Deutéronome 23:2 Celui qui est issu d’une union illicite n’entrera point dans l’assemblée de l’Éternel  ; même sa dixième génération n’entrera point dans l’assemblée de l’Éternel..

Oui, on fabrique des générations d’incrédules, d’endurcis, qui auront beaucoup de difficulté à  avoir soif d’obéir aux commandements divins, puisque leurs parents chrétiens ont bafoué ces commandements, sans mauvaise conscience.

Oh combien Néhémie et Esdras ou Phinées, qui ont fait renvoyer femmes et enfants d’alliance prohibées pas Dieu, nous paraissent durs et inhumains, à  nous qui choisissons si aisément aujourd’hui, par  »  humanisme  « , de nous faire plus tolérants que Dieu, en prenant cela pour de l’amour  ! Ne parlons pas de ce malheureux Ismaël né d’une servante en lieu et place de la femme légitime  ! Dieu a ordonné à  Abraham de renvoyer Agar avec Ismaël… mais il a béni l’enfant  !

Pourtant les enfants d’Ismaël, quatre mille ans plus tard, sont bien loin du Dieu d’Israël: ils ont opté pour le dieu de l’Islam et fonctionnent dans la polygamie, reproduisant ainsi à  l’infini le schéma d’unions illicites et la multiplication d’enfants eux-mêmes illégitimes….

Et, depuis Ismaël, ce sont les pires ennemis d’Israël et du monde chrétien. Bien peu de rescapés chrétiens parmi eux  !

Gen 16:12 (Ismaël) Il sera comme un âne sauvage  ; sa main sera contre tous, et la main de tous sera contre lui  ; et il habitera en face de tous ses frères.

Non Dieu n’a pas changé. On a fait des erreurs, mais si on s’en repent, si on fait le nécessaire, les enfants en seront vraiment bénis, et tout le monde, de fait, sera béni  !

Mais on ne se moque pas de Dieu et l’on ne force pas sa main. Il a écrit des lois sur l’alliance, Jésus les a même renforcées, rappelant que si Moïse avait  »  donné une lettre de divorce*, c’était à  cause de la dureté de leur cœur  « , mais que désormais, dans la nouvelle alliance, cette permissivité était TERMINÉE  !

  • * On en reparlera

Revenons donc à  ces toisons ou prophéties qui viennent  »  confirmer   » à  des personnes divorcées que Dieu approuve leur choix ou leur désir de se remarier.

Hormis les cas cités ci-dessus, puisque Dieu a parlé clairement, poser des toisons ou courir après des prophéties pour se donner bonne conscience, quand on est chrétien et qu’on lit la Bible, C’EST OFFENSER DIEU !

On va donc s’exposer à  recevoir quantité de  »  confirmations  « . J’ai une amie qui prétendait avoir reçu douze confirmations avant de se lancer dans un remariage qui s’est terminé de manière catastrophique  ! Elle n’a toujours pas compris  !

Récemment, c’est un serviteur de Dieu connu qui venait tout juste de divorcer (c’était lui qui avait choisi de divorcer) n’a pas mis quatre mois pour annoncer son remariage, envoyant une lettre circulaire à  des milliers de gens pour expliquer son remariage par « l’amour », en affirmant que Dieu leur avait donné son feu vert avec de multiples confirmations  !

Comme si Dieu pouvait confirmer qu’Il est d’accord avec le fait qu’on lui désobéisse… compte tenu des circonstances, de l’amour, ou de quelque autre prétexte, légitime aux yeux des hommes, mais certes pas ceux de Dieu.

Comment, n’est-ce pas Dieu qui donne l’amour  ?

Dieu donne l’amour AGAPE et cet amour n’est donné qu’à  ses enfants, par le Saint – Esprit. Mais toutes les autres formes d’amour sont polluées par le diable: amour Eros ou Philiae, cela vient de la chair, et cet amour est la plupart du temps entaché d’égoïsme, d’égocentrisme, de motivations douteuses, notamment de désirs sexuels qui n’ont pas grand chose à  voir avec le véritable amour…

En fait, la garantie de la solidité d’une alliance, c’est qu’elle est d’abord une unité spirituelle, puis unité de l’âme (affinités) , puis unité corporelle: Aujourd’hui on met la charrue avant les bœufs, d’où souvent des catastrophes dans les couples; Sans compter que Dieu a prévu que cette alliance serait scellée par le sang (rupture de l’hymen), ce qui dans nos mœurs d’aujourd’hui est devenu perle rare. Les âmes sont éparpillées, souvent, par le multi-partenariat auquel se sont livrés la majorité des jeunes qui se marient aujourd’hui  ! Même chez des jeunes élevés dans des foyers chrétiens  !

Ce qui ne change rien aux lois divines sur le divorce et le remariage  !

En ce qui concerne le dernier exemple soulevé ci-dessus, chez ce leader, je suis hélas bien convaincue que ce mariage finira de manière catastrophique. Il a déjà  commencé à  faire des ravages. L’ex-femme a reçu ce remariage précipité comme une trahison insupportable, un rejet méchant, et une fermeture définitive à  ce que Dieu aurait peut-être pu reconstruire un jour. Notons tout de même qu’elle a aussi sa part de responsabilité  ! Car elle savait que son mari, si elle le « libérait » par un divorce, se remarierait probablement très vite  ! Elle le connaissait suffisamment…

Quant aux enfants du premier mariage, c’est l’effondrement, la colère, l’incompréhension, leur univers qui s’écroule… Plus jamais ils ne pourront respecter leur père. Un de ses amis lui a dit:  « Tu avais sacrifié ta première femme pour ton ministère… maintenant tu as sacrifié ton ministère pour ta seconde femme  « .

On ne se moque pas de Dieu  !

C’est cet exemple vécu de près, d’ailleurs, qui m’a poussé à  écrire ce long article. Je sais qu’il va faire grincer des dents, qu’il sera sujet à  protestations, à  controverses, et déclenchera peut-être même chez certains de la haine. MAIS NOUS DEVONS CRIER LA VÉRITÉ, au lieu de se faire complices du diable, par sentimentalité déplacée  !

J’ai été très marquée il y a quelques années par un événement similaire. Au début de mon ministère, j’avais été appelée dans une église du Sud de la France. Le pasteur J avait un cœur d’apôtre et quantité d’églises étaient nées de cette église, dans toute la région.

J m’avait logé chez la secrétaire de l’église: S, une ex-musulmane, algérienne, qui s’était convertie et qu’il avait délivrée de quantité d’esprits liés à  ses racines islamiques. Pourtant la première nuit, j’ai reçu des songes démontrant qu’il y avait encore de grosses délivrances à  accomplir. J’en parlais au pasteur, qui nous fixa aussitôt un rendez-vous à  l’église afin que l’on délivre S. Des heures de délivrance  ! Mais durant les trois jours que je passais là , je pus me rendre compte que les rapports entre le pasteur et S étaient ambigus. Dans le même temps, le pasteur m’expliquait entre deux réunions que la vie avec son épouse était devenue un enfer, qu’elle l’insultait devant des tiers, quasiment chaque jour, et que c’était vraiment intenable…

Dans les années qui suivirent, alors que j’allais dans la région reçue par des pasteurs issus de l’église de J, j’appris que son église se divisait et que  »  ce n’était plus ce que cela avait été  « . Sept ans après ma première venue, alors qu’une tournée des églises de la région m’était organisée, j’appris qu’était programmée une réunion dans celle de J. Dans le même temps, je reçus un coup de téléphone d’un ancien membre de cette église qui m’apprit que le pasteur J était en plein divorce, que S était en plein divorce, et que tous deux avaient résolu de se remarier ensemble.

Je reçus la conviction que le Seigneur m’envoyait là  pour avertir solennellement ce pasteur, mon aîné dans la foi, par l’âge, et dans le ministère, qu’il s’apprêtait à  commettre une folie.

Le type-même de mission dont je me serais bien passée…

Je me suis trouvée beaucoup de bonnes raisons pour ne pas m’y rendre. D’une part j’étais invitée en même temps dans une église que j’aimais beaucoup et située à  plus de mille kilomètres de là : or je m’étais engagée avec cette église du Nord-Est de la France, pour cette date là , plus d’un an auparavant, mais j’avais fait un pataquès dans mon agenda et j »avais enregistré ce séminaire pour le mois suivant. Le pasteur de l’église du nord-est insistait pour que je vienne à  la date prévue, le 19 avril, ne pouvant reporter la date, car il avait prévu tout autre chose le mois suivant, et ce depuis longtemps… N’étais-je pas liée par cet engagement  ?

Pour arranger le tout, alors que je me posais la question de savoir le choix que je devais faire entre mes deux engagements contradictoires, je reçus une invitation du Congo  : On me demandait d’être l’oratrice d’une convention qui allait réunir plusieurs chefs d’État africains chrétiens. À quelle date  ? Le… 19 avril  ! C’était moi, me disaient mes interlocuteurs africains, que Dieu avait clairement désignée pour être l’oratrice !!!!

En bref: j’étais engagée depuis un an dans le lieu A, j’avais par erreur accepté une tournée d’églises à  la même période dans le lieu B à  1000 km du premier, et on m’ouvrait les portes pour une mission prestigieuse, le même jour, à  6.000 Km de chez moi  !

Seigneur, que dois-je faire ?! Quelle est ta volonté  ?

Mon cœur inclinait nettement pour Brazzaville, avec une deuxième préférence pour le Nord, mais je mis une (vraie) toison devant Dieu. Et la réponse de Dieu fut sans ambiguïté: ma tournée incluant l’église de J était SA priorité. Les autres invitations, Dieu les avait mises devant moi pour voir quelles étaient les dispositions de mon cœur: allais-je le suivre ou obéir à  mon Dieu  ?

J’ai appris à  obéir à  mon Dieu, quoi que cela me coûte à  première vue, car je sais que cela débouche toujours sur des bénédictions pour beaucoup, à  commencer par moi  ! Et je partis pour le Sud de la France…

Quand je me retrouvais dans l’église de J, ma première constatation fut que cette église était une église blessée: beaucoup de membres en étaient partis, justement à  cause du divorce pastoral, pas encore définitivement prononcé, et du remariage avec S, déjà  programmé. Durant la louange, S se mit à  chanter et prophétiser. Elle avait une voix somptueuse, prenante, et sa prophétie avait l’air si biblique que beaucoup, dont le pasteur J, l’écoutaient, comme extasiés. Mais j’avais trop l’habitude des esprits pour ne pas discerner un esprit de sirène*, et bien entendu une prophétie qui ne venait pas de Dieu  !

  • (j’en parle plus loin)

S avait été délivrée depuis longtemps, par J, de l’esprit de sirène, mais cet esprit, compte tenu des circonstances et de la désobéissance des deux futurs mariés, avait eu tout loisir de revenir avec encore plus de force  ! Et J, lui, y avait perdu tout discernement.

J’ai alors pris à  part J pour le conjurer d’arrêter son projet de divorce et de remariage. Mais il était déterminé: il m’expliquait qu’il divorçait par consentement mutuel d’avec sa première épouse (dans la Bible, le « consentement mutuel » de divorce entre chrétiens  ? Pas trouvé !), et qu’il avait le feu vert de Dieu pour épouser S.

Je repartis le cœur lourd et je lui écrivis une longue lettre en rentrant chez moi pour le conjurer, versets bibliques à  l’appui, de ne pas commettre cette folie.

Il n’en tint aucun compte, d’autant qu’il reçut les encouragements de nombreux confrères, des pasteurs connus, ayant des positions-clés dans leur fédération, tant en France qu’en Suisse. L’un d’eux m’avait d’ailleurs dit quelque mois auparavant:  »  Mais puisqu’ils s’aiment, S et lui, qu’ils se marient  « …

J’avais été horrifiée  !

S et J se marièrent quelques mois plus tard. Je les revis un an après dans un grand rassemblement chrétien à  Paris: deux tourtereaux, main dans la main. Tout avait l’air si lisse dans leur nouvelle histoire que j’en étais à  me demander si, par hasard, ce n’était pas moi qui m’étais  »  plantée   » et qui avais mal compris la Parole de Dieu  !

Après tout, Dieu est bon  ! …

La suite, je l’ai apprise plus tard. J est tombé très malade deux ans après, a failli mourir, puis il a divorcé l’année suivante de S, est retourné chez son ex-femme avec laquelle il a fini par se remarier. J’ai alors compris que si cette épouse dont il se plaignait tant  »  l’insultait  « , c’était parce qu’elle savait avant tout le monde, et cela depuis des années, qu’il était dans l’adultère, au moins par la pensée, et qu’il n’était donc plus digne d’exercer son ministère. C’était une femme intègre, mais aussi une femme blessée, sans cesse calomniée publiquement par son mari qui, depuis des années, essayait ainsi de légitimer le fait qu’il choisisse de divorcer.

Que de souffrances inutiles, pour une banale histoire de sexe, au final  ! Des années de souffrance pour la femme légitime, pour leurs enfants, pour les chrétiens mêlés à  ces faits, pour les ministères qui avaient soutenu ce remariage par  »  humanisme   » et  »  sentimentalité  « , en faisant fi de la Parole de Dieu qu’ils connaissaient pourtant fort bien  !

Et le plus terrible, cette affirmation sans cesse répétée dans les remariages de chrétiens: « Dieu m’a montré qu’il était d’accord… J’ai mis une toison (ou dix !)« 

Oui, s’il est un domaine où l’homme triche avec les « Dieu m’a dit » à  grand renfort de toisons trompeuses, c’est bien le domaine du divorce et du remariage, parce que trop de chrétiens, leaders compris, refusent le caractère solennel et irréversible que Dieu donne à  l’alliance du mariage.

Ce qu’un homme a semé, il le récolte  !

De l’église de J, il ne reste plus rien, ni de son ministère.   S et lui se sont pris en haine, S est partie, a divorcé en   lui volant tous ses biens, et s’est remariée, pour la troisième fois, et lui est resté amer, malade, ruiné. Il y a eu beaucoup de blessés, certains ont perdu la foi …

Bref, un désastre qui a dépassé nettement les frontières dune église locale.

Le pire, dans tout cela, était que des pasteurs européens connus étaient accourus de toute part pour venir bénir ce remariage ! Et la plupart de ceux qui l’ont fait ont perdu leur ministère… ou leur épouse !

Quand on voit cela, on comprend pourquoi Dieu était aussi intransigeant face à  certains péchés, exigeant même la mise à  mort de certains coupables dans l’A.T., quand il déclarait:

 »  Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi. «  (Deut 17:7 – 13:5 – 19:9, etc)

Car les conséquences des graves péchés de leaders sont souvent la CONTAGION !

Contagion spirituelle, les gens pensant que, si des leaders le font, eux aussi peuvent le faire. Dieu est bien plus sévère avec ceux qui enseignent, nous dit la Parole ….

Je pourrais citer plusieurs cas de ces leaders divorcés et remariés: la plupart ont vécu des drames, ont perdu leur ministère, voire sont morts prématurément  ! Et concernant ceux qui apparemment s’en sortent sans dommage, il s’avère la plupart du temps que ce n’était pas des ministères appelés par Dieu, mais des ministères auto-proclamés: ce sont des loups. Dieu s’en occupera quand Il le jugera bon. Entre-temps, comme avec Balaam, il peut s’en servir pour instruire ses vrais enfants, entre autres leur ouvrir les yeux et les faire fuir  ! Car si les modèles du troupeau sont mauvais, dans quel état est le troupeau  ? On ne le sait que trop bien  : Tant d’assemblées battent de l’aile  !

Aujourd’hui, une grande majorité des vraies brebis, celles qui veulent obéir à  Dieu de tout leur cœur, sont dans le désert … Car leurs bergers se paissaient eux-mêmes, satisfaisant avant tout les désirs de leur chair, qu’il s’agisse de nourrir leurs ambitions personnelles, de gonfler leur porte-monnaie… ou de s’emparer sexuellement de certaines brebis faibles, pas seulement par des liaisons illicites, mais aussi par des divorces et des remariages.

Que faire dans les situations impossibles à  régulariser devant Dieu ?

Que faire dans les cas de personnes qui se convertissent après des divorces et remariages. Bien sûr que, s’ils se repentent de leurs mauvaises actions passées, ils sont pardonnés.

Oui, Jésus a pardonné à  la femme adultère, quand elle s’est repentie, mais il a ajouté:  »  Va et ne pêche plus   »  ! Il a aussi pardonné à  la Samaritaine qui en était à  cinq maris et qui vivait en concubinage (Jn 4:17). Mais nul doute qu’ensuite elle ait mis sa situation en règle devant Dieu. Comment  ? La Bible ne nous le dit pas … Mais certainement pas en restant avec son concubin  !

Doit-on  »  casser   » les couples remariés  ?

Dans la plupart du temps, les situations sont inextricables. D’autant qu’on peut avoir affaire à  des personnes qui se sont déjà  mariés trois ou quatre fois ou plus, et qui ont chaque fois eu des enfants dans ces mariages et remariages, leurs anciens conjoints étant eux-mêmes remariés de leur côté. Parfois, il n’y a même pas eu d’enfants issus de la première union.

Bref, des situations absolument inextricables. Vouloir s’en mêler, c’est prendre le risque d’amener bien plus de problèmes que d’en résoudre  ! Remarquons que la situation est identique, voire pire, dans des couples chrétiens divorcés, remariés, et parfois plusieurs fois, chacun de leur côté, tout en se disant chrétiens  !

« Que chacun se mêle de ses propres affaires« , ordonne la Bible. Notre rôle doit se borner à  rappeler la Parole, par amour …

Ils n’ont plus qu’une chose à  faire: reconnaître devant Dieu, que, selon sa Parole, ils vivent de fait dans l’adultère et Lui demander de remettre son ordre à  Lui  ! Lui seul connaît les cœurs, Lui seul peut orienter vers la bonne solution.

Si on s’en réfère à  l’Ancien Testament, on voit que Phinées, Esdras, Néhémie, n’ont pas hésité à  faire partir les femmes et enfants issus de mariages non agréés par Dieu, et cela a ramené la victoire. Mais nous savons aussi qu’il s’agissait de mariages avec des Cananéens, mariages prohibés par Dieu car ils amenaient les Hébreux à  partager les idoles de ces Cananéens.

Leur idolâtrie était terriblement contagieuse car aucun couple ne tient sans compromis.

Remarquons aussi que Ammonites et Moabites étaient eux-mêmes issus d’une union plus qu’illégitime: ils étaient issus de l’inceste des filles de Lot. Comme Ismaël, ils allaient aussi devenir au cours du temps les pires ennemis d’Israël, les empêchant par tous les moyens (y compris Balaam) d’entrer dans le royaume promis pour en profiter eux-mêmes. Sur eux aussi étaient tombée la même malédiction que sur les enfants illégitimes:

Deutéronome 23:3 L’Ammonite et le Moabite n’entreront point dans l’assemblée de l’Éternel, même à  la dixième génération et à  perpétuité,

Bien des couples chrétiens remariés ne sont pas dans des mariages « mixtes »: les deux sont dans la même mouvance et rejettent les idoles, alors que leur anciens conjoints, dont ils ont divorcé, étaient athées ou d’une autre religion que la leur. Cela leur donne-t-il un  »  passe-droit   » automatique, une licence pour le remariage  ?

Jamais le Nouveau Testament ne dit cela, il dit le contraire … sauf si c’est le conjoint non converti qui a choisi de s’en aller, et certainement, dans la pensée de Paul en 1Co 7, parce qu’il ne supportait pas la conversion au Seigneur Jésus de son conjoint et que c’était la source de conflits ingérables.

D’abord, reprenons le cas d’Abraham, le père de la foi, puisque lui aussi s’est retrouvé dans une situation inextricable après avoir donné un enfant à  Agar, AVEC LA PERMISSION DE SARAH, qui croyait devoir  »  aider   » Dieu pour que la promesse d’un enfant s’accomplisse.

Mais quand Sarah a été confrontée à  l’attitude arrogante et moqueuse de sa servante et d’Ismaël et qu’elle a exigé leur départ, Dieu lui a donné raison. Il a ordonné à  Abraham de répudier Agar, et de chasser Ismaël. Dieu s’est occupé directement d’Ismaël, en lui donnant un  »  puits   » dans le désert. Aujourd’hui, ses descendants ont encore droit à  des puits dans le désert, mais ce sont des puits de pétrole  !

Mais les dégâts sont toujours là : Ismaël est en train de dresser le monde entier contre Israël, en utilisant à  gogo la bénédiction de Dieu: les pétrodollars. Mais on connaît la fin: le jugement de Dieu sera terrible. (sauf bien entendu pour ceux qui se repentiront: il y a un grand réveil parmi les musulmans: amen !)

Le cas d’Abraham n’a pas été une bonne leçon du tout. Et il ne l’est toujours pas, puisque sa descendance par Ismaël autorise la polygamie, avec toutes les souffrances que cela implique pour les femmes et les enfants… et le lot de malédiction que cela entraîne aussi.

En tout cas, on peut voir une constante tout au long de l’Ancien Testament: Les hommes de Dieu n’hésitent pas à  éloigner femmes et enfants issus de mariages prohibés par Dieu ou de concubinage.

Une seule exception: Jacob.

Rappelons Malachie 2:15

Nul n’a fait cela, avec un reste de bon sens. Un seul l’a fait, et pourquoi  ? Parce qu’il cherchait la postérité que Dieu lui avait promise. Prenez donc garde en votre esprit, Et qu’aucun ne soit infidèle à  la femme de sa jeunesse !

Oui, il semble que Dieu ait fait une exception avec Jacob. Mais il faut aussi se souvenir que Laban, son beau-père, lui a fait des drôles de tours, substituant à  sa  »  promise   » Rachel, la nuit des noces, la sœur aînée Lea. S’ensuit un imbroglio qui va durer des années et des années avant que Jacob puisse enfin avoir pour femme celle qu’il avait réellement épousée. Le voici donc bigame de fait, ce qui va entraîner un énorme lot de souffrances pour les deux sœurs, une course à  celle qui donnera le plus d’enfants à  Jacob avec recours à  des  »  mères  porteuses  « , via les servantes.

Mais  »  au commencement, il n’en était pas ainsi  « . Quand on contrevient aux lois que Dieu a données par amour et pour son bien à  TOUTE L’HUMANITÉ, où qu’elle se trouve, c’est toujours la souffrance, les conflits et les malheurs qui arrivent.

Cela peut paraître dur à  nos yeux humanistes et laxistes, mais la priorité de Dieu était toujours  »  d’éloigner le mal du milieu d’Israël  « .

Dieu aurait-il changé et  »  accommodé ses lois   » sur le remariage pour l’Église puisque celle-ci  »  n’est plus sous la loi mais sous la grâce  « ? Certainement pas, puisque le Seigneur Jésus a mis la barre encore plus haut que Moïse en matière de remariage.

Rappelons ce que Moïse avait écrit:

Deutéronome 24:1

Lorsqu’un homme aura pris et épousé une femme qui viendrait à  ne pas trouver grâce à  ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de honteux, il écrira pour elle une lettre de divorce, et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison.

Mais Jésus va  »  redresser   » cela  !

Matthieu 19:3 – 9 Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver  : Est-il permis à  un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque  ? Il répondit  : N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit  : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à  sa femme, et les deux deviendront une seule chair  ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à  la femme une lettre de divorce et de la répudier  ? Il leur répondit  : C’est à  cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes  ; au commencement, il n’en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère.

C’est clair: cette  »  licence   » n’était autorisée qu’à  cause de la dureté de leur cœur.

Les cœurs de chrétiens mariés, divorcés, remariés, sont ils moins durs aujourd’hui  ?

En tout cas, devant Dieu, c’est de l’adultère.

Marc 10:11

Il leur dit  : Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à  son égard  ; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère.

Alors, face à  des situations de remariage, même si elles sont inextricables, jamais on ne pourra leur dire que c’est sans importance et sans conséquence: ce serait leur mentir. Et les responsables spirituels qui bénissent ces remariages auront peut-être de rudes comptes à  rendre au Seigneur s’ils ne se repentent pas aussi  ! Ils bénissent et approuvent ce que Dieu ne bénit pas et n’approuve pas: ils se sont mis au-dessus de Dieu  !

Dieu bien sûr leur pardonnera s’ils se repentent: la plupart du temps, ils avaient mal compris la Parole de Dieu… Mais si leur motivation était de ne pas risquer de perdre des membres qui donnent de bonnes dîmes, ou d’autres motivations aussi glauques, et qu’ils ne s’en repentent pas, on ne peut que … les fuir  ! Ce sont des pharisiens hypocrites qui n’ont aucun souci de l’âme de leurs ouailles, ils ne se préoccupent que de leur propre intérêt.

À eux s’appliquent l’avertissement de Paul:

Roms 1:32

Et, bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font.

Car le devoir des responsables spirituels, dans des demandes de remariage, non légitimes face à  la Parole de Dieu, c’est de rappeler les paroles de Jésus. Ensuite, si le couple passe outre, c’est lui qui sera responsable devant Dieu. Mais un responsable spirituel ne doit jamais cautionner un remariage illégitime par une cérémonie ou une bénédiction. C’est lui qui en sera responsable devant Dieu.

Je l’ai fait une fois, par ignorance des lois divines et parce que j’avais vu tant de couples remariés dans les églises avec une bénédiction pastorale que je pensais que cela  »  blanchissait   » les situations antérieures et que c’était approuvé par Dieu.

Après tout, ne vaut-il pas mieux se  »  marier que brûler   »  ?

Paul le dit:

1 Co7:9

Mais s’ils manquent de continence, qu’ils se marient  ; car il vaut mieux se marier que de brûler.

Oui, mais Paul n’a jamais parlé de se remarier  ! D’ailleurs ce verset est immédiatement suivi de:

7:10-15

À ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari. (si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier ou qu’elle se réconcilie avec son mari), et que le mari ne répudie point sa femme. Aux autres, ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui dis  : Si un frère a une femme non-croyante, et qu’elle consente à  habiter avec lui, qu’il ne la répudie point  ; et si une femme a un mari non-croyant, et qu’il consente à  habiter avec elle, qu’elle ne répudie point son mari. Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le frère  ; autrement, vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints. »

Retenons au passage que ce n’est pas la séparation qui est coupable: il est des cas, rappelons le, où on n’a pas le choix. Mais Paul en ce cas dit de  »  rester séparé  « , pas de se  »  remarier  « .

le statut de simple séparation, dans des situations où il n’est pas d’autres solutions, est donc permis par la Bible, mais il sous-tend de laisser la porte ouverte à  une réconciliation au cas où les causes qui ont conduit à  cette séparation en viendraient à  changer. Par exemple l’arrêt de l’alcoolisme assorti de violences du conjoint  ! Pour des raisons d’ordre administratif et financier ou de protection des enfants contre un mari violent ou prédateur, par exemple, l’acte de divorce s’avère souvent la seule solution possible dans nos sociétés. Mais, spirituellement, ce n’est qu’une séparation physique et administrative: pour Dieu le couple ne fait toujours qu’un et reste lié (1Co §:16). Sauf, bien entendu, les rares exceptions mentionnées.

Retenons aussi l’injonction sans appel de Paul:  »  À ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari  « 

Il insiste pour déclarer que cela lui vient directement d’une révélation céleste. Ce que cela implique, c’est qu’aux yeux de Dieu, ils continueront à  ne faire qu’une seule chair, même s’ils sont séparés physiquement, et même si un divorce en bonne et due forme a officialisé cette séparation.

Le remariage non légitime devant Dieu restera ce qu’il est: une situation d’adultère.

Oui, j’ai fait l’erreur une fois de soutenir un remariage, je m’en suis repentie devant Dieu. J’avais, à  l’époque, préféré ne rien savoir, parce que je les aimais tous les deux, parce qu’ils s’aimaient, et parce que tout cela me paraissait sans problème.

 »  Mon peuple périt faute de connaissance  « ….

RESTE CES SITUATIONS INEXTRICABLES ET APPAREMMENT IRRÉVERSIBLES: DOIT ON LES ENTÉRINER  ?

Alors que doit-on faire quand on est responsable spirituel et que l’on se trouve devant des situations inextricables  ?

Il est effectivement des situations vraiment inextricables face auxquelles un responsable spirituel est confronté (Dieu aussi  ! Mais Dieu, Lui, connaît le fond des cœurs des chacun, ce qui n’est pas notre cas, à  nous, simples hommes, bien limités dans notre connaissance des cœurs et circonstances).

On peut se retrouver face à  un couple remarié depuis longtemps, avec des enfants, alors que les premiers conjoints eux aussi sont depuis longtemps remariés, ont eu d’autres enfants, quand on n’en est pas au troisième ou quatrième mariage d’un des conjoints  !

On peut se trouver face à  une femme qui a dû fuir son premier mari pour sauvegarder ses enfants, et qui n’a pu s’en sortir financièrement, moralement, et même parfois, spirituellement, que grâce à  son remariage avec un chrétien.

Inutile d’énumérer les situations: chaque couple a une histoire unique, chaque conjoint a une histoire unique, et tenter de traiter les problèmes de manière simpliste, c’est parfois exposer les autres à  bien des problèmes et des tourments au lieu d’en résoudre… même si c’est pour essayer de mettre la situation des gens en accord avec la Parole de Dieu.

Il est des situations vraiment irréversibles. On n’a plus qu’une seule chose à  faire: dire aux couples remariés qu’ils doivent se mettre devant Dieu, chercher sa face, attendre ses  »  recommandations   » et y obéir, quelles qu’elles soient: ce sera toujours source de bénédiction, Y COMPRIS POUR TOUS LES ENFANTS, même si Dieu demande que le couple remarié se sépare.

Et surtout, j’insiste lourdement sur ce point, ne pas chercher à  se justifier devant Dieu: c’est une attitude que Dieu rejette: Lui seul est un juste juge. Nous n’avons pas à  nous excuser nous-mêmes  ! Le premier qui l’a fait, c’est Adam: « C’est la femme que tu as mise auprès de moi »  ! On ne peut pas dire que son auto-justification ait fléchi le cœur de Dieu: elle a au contraire entraîné un cataclysme effroyable pour tous les habitants de la terre qui allaient descendre de lui  : la mort  ! et la « privation de la gloire de Dieu »

Ne confondons pas amour et sensiblerie mal placée, qui se retournera contre les intéressés: ceux qui ont divorcé pour se remarier se sont alors bien moqués des souffrances des enfants du premier mariage, ou les ont bien mal mesurées. Et des enfants de chrétiens à  qui on explique que c’est Dieu qui demande cette séparation apprendront la crainte de Dieu  ! Et eux-mêmes ne divorceront certainement pas à  la légère ensuite pour se remarier avec quelqu’un qui paraît mieux  !

Mais faire vivre des enfants dans un climat spirituel d’adultère, c’est un accès direct de Satan dans le foyer… et il ne s’en privera pas  !

Je pense qu’il est des situations très ambigües, très complexes, où seul Dieu peut vraiment donner la réponse adéquat. Certains premiers mariages peuvent avoir été contractés avec une grande légèreté et la situation est vraiment irréparable. Pire, certains premiers mariages n’ont pas été, du tout, unis par Dieu  !

Mais attention à  ne pas se servir de cet argument à  la légère pour légitimer un remariage: on ne se moque pas de Dieu. Dieu peut pardonner le désordre des vies quand l’homme se repent. Sans doute peut-il aussi pardonner quand des personnes reconnaissent être dans l’incapacité de remettre de l’ordre dans leur vie. Mais Dieu ne pardonne pas le mensonge délibéré, encore moins la manipulation de sa parole pour légitimer des adultères. Et le fait qu’on « s’était marié avant d’être chrétien » n’a jamais été une justification devant Dieu. L’union d’un homme et d’une femme est tout aussi valable devant un Maire que devant un pasteur. D’ailleurs, on ne voit nulle part dans la Bible qu’un mariage n’est valable devant Dieu que lorsqu’il est contracté devant un serviteur de Dieu. IL N’Y EN A PAS UN SEUL EXEMPLE DANS TOUTE LA BIBLE !

Proverbes 5:18
Que ta source soit bénie, Et fais ta joie de la femme de ta jeunesse,[…]

Malachie 2:14- 15
Et vous dites : Pourquoi ?… Parce que l’Éternel a été témoin entre toi et la femme de ta jeunesse, A laquelle tu es infidèle, Bien qu’elle soit ta compagne et la femme de ton alliance. Nul n’a fait cela, avec un reste de bon sens. …Prenez donc garde en votre esprit, Et qu’aucun ne soit infidèle à  la femme de sa jeunesse !

Je suis vraiment effrayée de voir tant de couples chrétiens aujourd’hui prétendre que Dieu leur a montré clairement qu’ils pouvaient se remarier ensemble, qu’ils en ont eu des confirmations multiples par prophéties ou par toisons, alors que ce remariage est absolument contraire aux lois établies par Dieu, à  travers Moïse, Malachie, et d’autres prophètes de l’Ancien Testament et fortement confirmées par Jésus et par Paul dans le Nouveau Testament, et n’entre en aucun cas dans les exceptions très strictes énoncées par Christ et par Paul.

Il y a encore pire: un conjoint qui part avec une autre personne en déclarant que  »  Dieu lui a montré que c’était cette personne-là  qui aurait dû être son conjoint, pas l’autre  « . Il y a même quantité de pasteurs qui se livrent à  cette mascarade spirituelle  !

Je me souviens d’une amie évangéliste qui avait cinq enfants. Un jour, son mari, pasteur, est parti avec une femme membre de l’église, bien plus jeune que lui, en affirmant que  »  Dieu lui avait montré que c’était cette femme-là  qu’il lui destinait  « . Or mon amie, à  ce moment-là , était enceinte de son sixième enfant  ! Le père a refusé de reconnaître ce sixième enfant, accusant sa femme d’adultère. Sans doute pensait-il pouvoir  »  légitimer   » ainsi son propre adultère, et il a maintenu cette position quand l’enfant est né et qu’il lui ressemblait de façon si criante que personne ne pouvait s’y tromper  ! Mais quand le cœur d’un homme s’est endurci, la mauvaise foi peut devenir effrayante.

Héb 6 4  Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint Esprit, 5  qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à  venir, 6  et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à  la repentance, puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l`exposent à  l`ignominie. 7  Lorsqu`une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu’elle produit une herbe utile à  ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à  la bénédiction de Dieu; 8  mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d`être maudite, et on finit par y mettre le feu.

Les mariages non unis par Dieu

Notre Dieu est un Dieu d’alliance, et ce que notre bouche a confessé nous lie à  tout jamais. Ce principe nous est rappelé dans la Bible d’un bout à  l’autre. Il faut le rappeler car, hélas, aujourd’hui, les serments et alliances ont bien peu de prix et les hommes tiennent de moins en moins leurs engagements, oraux ou écrits.

Les proverbes nous démontrent déjà  que le plus simple des engagements ne peut être pris à  la légère:

Pr 6:2 Si tu es enlacé par les paroles de ta bouche, Si tu es pris par les paroles de ta bouche, 6:3 Fais donc ceci, mon fils, dégage-toi, Puisque tu es tombé au pouvoir de ton prochain  ; Va, prosterne-toi, et fais des instances auprès de lui ;

Donc, de simples paroles nous engagent. Et nos serments solennels devant témoins  ? Ne nous lient-ils pas encore bien plus  ?

Dans un mariage, qu’il soit civil ou religieux, chrétien ou bouddhiste ou tout autre, à  partir du moment où l’on a déclaré, et ensuite signé devant témoin pour sceller cet engagement, que l’on serait  »  FIDÈLE JUSQU’À CE QUE LA MORT NOUS SÉPARE  « , on doit être fidèle jusqu’à  ce que la mort nous sépare  ! D’autant plus, Jésus et Paul l’ont rappelé, que désormais on ne fait qu’une seule chair: nos âmes sont liées spirituellement jusqu’à  la mort, et ce devant Dieu, MÊME SI ON N’EST PAS CHRÉTIEN ! Le mariage a été institué pour l’humanité entière, pas seulement pour les chrétiens  ! Il a été institué par Dieu pour que l’homme obéisse à  son commandement:  »  Croissez et multipliez  « , et pour une bénédiction «   Il n’est pas bon que l’homme soit seul; je lui ferai une aide semblable à  lui.   » (Gen 2:18)

Ce qui implique, bien sûr, un libre choix et une décision en dehors de toute contrainte.

Autant dire aussi que la polygamie fait partie de la rébellion des hommes contre Dieu: elle a commencé avec Lemec, descendant de Caïn, tueur lui-aussi. Jamais notre Dieu saint n’a accepté la polygamie, source de souffrance pour des femmes rabaissées et humiliées, et engendrant, de fait, des enfants bâtards, ce qui conduit à  la malédiction déjà  citée

Deut 23:2 Celui qui est issu d’une union illicite n’entrera point dans l’assemblée de l’Éternel  ; même sa dixième génération n’entrera point dans l’assemblée de l’Éternel.

Notons que c’est le cas de tous les enfants issus de remariages prohibés par Dieu  ! Cela signifie une malédiction d’incrédulité et de rébellion contre Dieu  ! Dans nos sociétés où le divorce et le remariage sont devenus monnaie courante, ne nous étonnons pas que le cœur des enfants soit le plus souvent fermé à  l’évangile…

Heureusement, Christ nous ayant racheté de la malédiction de la loi (Gal 3:23), et voulant attirer touts les hommes à  Lui, Il leur tend aussi la main!

Mais certains mariages ne sont pas contractés librement, et ne sont donc pas  »  unis par Dieu  « . Parfois, ce sont des histoires d’intérêts familiaux qui sont à  l’origine d’unions forcées, dans lesquelles les futurs conjoint n’ont même pas leur mot à  dire, sauf « oui » le jour J.* Mais certains mariages sont générés par sorcellerie: envoûtement, sortilèges et pratiques occultes parfois très lourdes.

(* Ce qui n’en fait pas forcément, d’ailleurs, des mauvais mariages !)

Je me souviens du cas d’un médecin qui était venu me voir avec sa nouvelle épouse. Il était désespéré. En première noce, il avait épousé une maghrébine qui pratiquait la sorcellerie. C’était d’ailleurs cette femme qui, après qu’il soit devenu chrétien, avait choisi de le quitter et de demander le divorce. Il n’était donc plus lié (1Co 7:7) et avait le droit de se remarier. D’autant plus que, lorsque nous avons prié ensemble, le Seigneur m’a montré clairement que le premier mariage était un mariage fabriqué dans les ténèbres: j’avais reçu la vision de la cérémonie. Tout était noir: les rideaux étaient noirs, les vêtements des mariés étaient noirs, les officiants étaient dans les ténèbres: la vision m’avait glacée  ! Cette femme, afin de pouvoir épouser un médecin aux revenus substantiels, avait fait des  »  enchantements   » afin de séduire le médecin.

C’est quelque chose, hélas, de bien courant, surtout dans certains pays ou dans des religions comme l’Islam, l’hindouisme, le vaudou, etc. Mais en Europe, nous ne sommes pas en reste: la sorcellerie est simplement mieux dissimulée  !

Cette femme sorcière avait donc pris l’initiative de divorcer. Mais les sorciers ne lâchent jamais leur proie. Quand il s’est remarié, il a commencé à  se produire d’étranges choses pour le nouveau couple. Ainsi, ils ne pouvaient jamais dormir dans la même pièce, ni même en même temps. Bien qu’il soient amoureux, ils se croisaient dans l’escalier de leur maison: quand l’un montait dormir, l’autre devait descendre. Ils étaient littéralement enchaînés à  ce rituel et c’était pour eux un cauchemar. Ils sont tout de même parvenus à  avoir un enfant. À peine l’enfant était -il né qu’un jour, alors qu’il se trouvait sur un pont, il a entendu une voix intérieure le sommer avec autorité de jeter son enfant par-dessus le pont, dans la rivière. C’était quasi irrépressible. C’est alors qu’il a compris qu’il avait vraiment besoin de délivrance.

Il a fallu trois jours de combat et nous avions affaire à  des ténèbres si épaisses, à  une sorcière si puissante, que j’ai subi de violents contrechocs  !

L’esprit de sirène habite bien des femmes (des hommes aussi !), en particulier les Africaines, les hindoues, toutes les femmes qui viennent des îles, où l’on célèbre même des cultes à  ce puissant démon. On lui consacre les filles pour qu’elles aient de la séduction: elles l’ont  ! Mais c’est une séduction sorcière, un pouvoir destiné à  faire  »  tomber  « , et souvent associé à  des pactes sataniques pour provoquer certains mariages très convoités.

Il ne s’agit pas d’une gentille allégorie, de légendes, ou de plaisanterie. Il s’agit d’un pouvoir sorcier qui peut être très puissant et qui met véritablement les personnes convoitées sous envoûtement.

La Bible nous parle de cette puissance ténébreuses:

Pro 7:21 Elle le séduisit à  force de paroles, Elle l’entraîna par ses lèvres doucereuses.7:22 Il se mit tout à  coup à  la suivre, Comme le bœuf qui va à  la boucherie, Comme un fou qu’on lie pour le châtier,7:23 Jusqu’à  ce qu’une flèche lui perce le foie, Comme l’oiseau qui se précipite dans le filet, Sans savoir que c’est au prix de sa vie.

Nous connaissons la  »  légende   » de la sirène:

Lisons des extraits de Wikipedia:

 »  Selon la tradition homérique, les sirènes sont des  »  divinités de la mer qui, à  l’entrée du détroit de Messine en Sicile, attiraient par leurs chants les navigateurs et les entrainaient vers la mort  ; elles étaient alors représentées avec un corps d’oiseau et une tête de femme, et jamais avec un corps de poisson comme dans les mythes nordiques « 

Dans l’Odyssée, Ulysse est prévenu que la Sirène attire les marins par des chants si enchanteurs qu’ils ne peuvent résister et dirigent leur bateaux sur des rochers où ils se fracassent et tous meurent. C’est irrépressible  ! Alors, il se fait attacher au mât de son bateau, car il sait que, même averti, il ne saura pas résister.

Bien d’autres auteurs antiques ont parlé de la sirène. La Bible nous parle du  »  monstre marin  « . Mythes et légendes recouvrent la plupart du temps des réalités spirituelles du monde démoniaque, dont la Bible nous confirme l’existence. Les légendes les enjolivent, mais la réalité spirituelle qui se camoufle en arrière-plan n’a vraiment rien de folklorique.

La première fois que l’on m’a expliqué ce qu’était la sirène sur le plan démoniaque, et l’effet de ce démon sur les sens, je n’y ai cru qu’à  moitié et je pensais que cela ne concernait que les Africains  ! Mais à  mon retour, lors d’un séjour en Suisse, la première personne que j’ai vu, alors que je lui imposais les mains, tomber au sol en faisant avec ses bras des mouvements pour nager tandis que ses jambes liées l’une à  l’autre battaient l’air comme une queue de poisson, c’était un jeune homme suisse  ! Un Suisse pur beurre, qui plus est fils de pasteur et petit fils de pasteur  !

Ahurie, je lui ai parlé après sa délivrance, pour tenter de comprendre comment il pouvait être le récipiendaire d’un tel démon. Ce garçon de vingt ans m’a alors expliqué qu’il était obsédé par les filles et ne songeait qu’à  les mettre dans son lit. C’était bien cette mauvaise passion qui avait permis à  ce démon d’entrer.

Ce jour-là , les écailles me sont tombées des yeux, et j’ai alors commencé à  discerner cet esprit et à  voir combien, dans nos sociétés où toutes les barrières morales en matière de sexualité ont sauté, cet esprit sévissait et touchait de nombreuses personnes, les hommes tout autant que les femmes.

Donc, de fait, certains mariages ont été contractés sous l’effet, non de l’amour et d’une attirance de deux âmes, mais par séduction, par sorcellerie, et par une attirance sexuelle et sensuelle quasi irrépressible. Et bien sûr, ces mariages tournent le plus souvent au cauchemar, quand la personne mise sous séduction commence à  ouvrir les yeux et à  se rendre compte que son consentement n’a jamais été libre, mais téléguidé par ce pouvoir démoniaque. Même quand ils ne sont pas chrétiens, les gens s’en rendent compte et pressentent qu’ils ont été envoûtés et aveuglés. La plupart du temps, cela se termine par un divorce.

Est-ce que cela donne pour autant droit à  un remariage  ? La Bible ne nous le dit pas, et nous devons rester dans les normes que le Seigneur nous a données: le veuvage, l’infidélité, ou le départ volontaire du conjoint non converti, comme dans le cas du médecin cité ci-dessus.

Reste pour un chrétien confronté par le passé à  cette situation, qui a divorcé, s’est remarié, a eu des enfants des deux mariages, à  savoir ce qu’il doit faire puisque devant Dieu il est en situation d’adultère.

En fait, il est certainement des cas où le premier mariage n’était pas  »  uni par Dieu  « . Il est aussi, bien entendu, des premiers mariages contractés de manière précipitée, sur un coup de tête. Mais ces arguments sont un peu trop souvent employés pour justifier des remariages.

Il est aussi un cas peut-être encore plus litigieux, et je l’ai rencontré à  plusieurs reprises. Des mariages qui ont été contractés sous la pression de fausses prophéties, parfois sous la pression de responsables spirituels: pasteurs, prêtres, anciens, ministères divers, souvent des ministères auto-proclamés, désireux, par exemple, de  »  caser   » un membre de leur famille, ou de se caser eux-mêmes  ! La manipulation à  coups de  »  Dieu m’a dit   » ou  »  Dieu ma montré  « , assortis souvent de manipulation de la Parole de Dieu pour justifier leur  »  conviction   » peut être si forte qu’elle ressort d’une véritable sorcellerie religieuse.

Ainsi, une de mes amies, jeune chrétienne convaincue que les autorités de son église ne pouvaient pas se tromper, avait épousé, sans amour, mais  »  pour obéir à  Dieu   » (de fait à  son pasteur), un ancien de cette église. Trois enfants naissent de cette union qui était tout sauf heureuse. À partir d’un certain âge, les trois enfants tour à  tour ont commencé à  parler des  »  choses que leur papa leur faisait  « . Cette amie ne pouvait y croire. Un chrétien, qui prêchait souvent le dimanche de surcroît et qui avait la totale confiance du pasteur ?… Jusqu’au jour où les faits sont apparus dans toute leur horreur, preuves médicales à  l’appui. Le bon chrétien en question violait ses enfants depuis leur plus jeune âge…

Elle n’avait plus qu’une chose à  faire: divorcer, pour que ses enfants soient protégés. Elle a d’ailleurs dû traîner en justice son ex-mari, pour qu’il ne puisse plus approcher ses enfants et la justice l’a en effet suivi dans cette voie, les faits étant avérés et très graves.

N’aurait-elle pas eu le droit de se remarier  ? En fait, si, puisqu’il y avait le pire des adultères, l’inceste  ! Mais elle ne l’a pas fait car elle n’a jamais eu le feu vert de Dieu pour le faire ! Par contre le Seigneur lui a donné un travail solide pour qu’elle puisse assumer l’éducation de ses enfants.

J’ai pris ce cas extrême pour montrer que l’on peut se retrouver face à  des situations complexes, difficiles, où souvent les gens se justifient de leur divorce et de leur remariage par des arguments qui semblent très solides. Par exemple, pour une femme divorcée ayant des enfants et dont l’ex-mari ne contribue plus ou très mal à  leur subsistance, le besoin d’avoir un autre appui dans la vie, un mari qui prenne le relai de leur éducation, etc.

Dieu n’a pas fait d’exception, justement parce que l’homme a toujours de bonnes excuses pour ne pas faire ce que Dieu préconise, pourtant POUR SON BIEN. La sagesse serait de rappeler que c’est en Dieu qu’il faut avoir confiance, et non pas chercher des solutions humaines.

Mais le fait est que la foi de beaucoup est bien faible. Je crois que Dieu peut pardonner beaucoup de choses, quand on sait le reconnaître avec humilité, en demandant pardon au Seigneur de craquer par peur de ne pas être capable d’assumer des situations difficiles.

Mais je crois que Dieu sera toujours très sévère face à  ceux qui tordent sa Parole pour se justifier eux-mêmes, et donner en sus, quand ils sont des leaders, un exemple déplorable…

En bref, autant de situations, autant de cas personnels souvent fort difficiles à  décortiquer.

Qui d’autre que Dieu Lui-même peut le faire  ?

Alors, si vous êtes dans une situation de remariage, souvent par ignorance de la gravité de cette situation aux yeux de Dieu, il n’y a qu’une seule chose à  faire: demander au Seigneur ce que vous DEVEZ faire, sans chercher à  argumenter, sans tenter de vous justifier, et demander au Seigneur le courage de Lui obéir, quelle que soit Sa réponse: l’obéissance est toujours une source de grande bénédiction, aussi difficile que paraissent les exigences de Dieu  ! Le premier qui en a fait l’expérience, c’est Abraham, quand Dieu lui a demandé de sacrifier son fils. C’était la chose la plus difficile que Dieu ait jamais demandé à  un homme (hormis Jésus, bien entendu !).

Abraham s’est apprêté à  obéir sans discuter, …. Et nous connaissons la suite  ! Isaac n’a pas eu à  être sacrifié, et Abraham, par ce fils, est devenu le père de nombreuses nations.

Oui, le mot d’ordre de la Bible c’est: « Si tu obéis à  l’Eternel ton Dieu, tu seras béni« , Jésus ayant ajouté: « Celui qui m’aime obéit à  mes commandements« , et Jean: « Ses commandements ne sont pas pénibles« .

Non, pas pénibles quand on sait que Dieu nous accompagnera toujours quand on veut lui obéir et ainsi prouver que l’on aime le Seigneur Jésus, et qu’on lui fait entièrement confiance  !

Mais ce n’est certes pas aux leaders religieux de dicter aux autres ce qu’il doivent faire dans ces situations. Leur mission doit s’arrêter à  exposer ce que la Bible en dit, et prier pour que le Seigneur guide ces personnes… La décision doit être libre devant Dieu  !

J’ai entendu parler de pressions faites pour contraindre des remariés à  divorcer  ! c’est du légalisme, de la religiosité, certainement pas une démonstration d’amour  ! Les décisions à  prendre sont suffisamment difficiles, parfois, et douloureuses, pour au moins laisser Dieu en apporter la conviction, et permettre au temps de faire son œuvre  !

Quand doit -on mettre une toison, et quand ne doit-on pas en mettre  ?

Nous l’avons compris: quand nous connaissons la volonté de Dieu, mettre une toison.. des fois que Dieu changerait d’avis relève de l’offense à  Dieu et on s’expose à  avoir des réponses mensongères, par des esprits de mensonge venant… de Dieu Lui-même. Oui, quand on l’offense, c’est Dieu qui délègue à  Satan le droit d’agir  ! On le voit avec Saül (1Samuel 16:14), comme on l’a vu avec Balaam, comme on l’a vu avec Achab.

L’énorme problème auquel on est confronté aujourd’hui, c’est qu’une grande majorité de Chrétiens ont décidé que « ne plus être sous la loi« , c’était gommer toutes les lois de l’Ancien Testament, bien que Jésus ait rappelé que pas un iota n’en disparaîtrait (seules les lois sacrificielles sont devenues caduques, et d’autres lois clairement transformées ou abrogées dans le NT), et pour les lois « approximatives », comme celles du divorce, Jésus a mis la barre plus haut  ! Jamais plus bas: de fait, les « nouveaux commandements » du Nouveau Testament sont plus exigeants que certaines lois mosaïques, données en attendant que le Saint Esprit inscrive les lois de Dieu DANS NOTRE CÅ’UR à  la nouvelle naissance, au lieu qu’elles restent un précepteur extérieur. On en voit l’illustration en Matthieu 5: 38 à  48.

NOUS N’AVONS JAMAIS À METTRE DE TOISON QUAND LA VOLONTÉ DE DIEU EST ÉCRITE DANS LA BIBLE:

C’est le cas du remariage. La volonté de Dieu dans ce domaine étant parfaitement codifiée, mettre des toisons pour demander à  Dieu s’il est d’accord pour un remariage prohibé dans la Bible, c’est se moquer de Dieu.

‘Galates 6:7 Ne vous y trompez pas  : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. 6:8 Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption  ; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. »

Pour illustrer le problème des fausses toisons, J’ai choisi le remariage, puisque c’est le domaine où les Chrétiens d’aujourd’hui veulent le moins entendre la vérité divine  ! Mais on aurait pu prendre des exemples évidents. Par exemple, mettre une toison pour savoir si on a le droit d’aller consulter une voyante  ! Tout chrétien (qui lit la Bible ET LA MET EN PRATIQUE PAR AMOUR POUR CHRIST… et pour lui-même), sait qu’il ne doit pas le faire.

Mais dans la question du remariage, il y a une véritable rébellion aujourd’hui pour faire dire à  la Bible ce qu’elle ne dit pas, ou plutôt pour la contester. Or il est écrit:

Esaïe 45:9 Malheur à  qui conteste avec son créateur  ! …

Oui, on s’expose au malheur  ! ET IL ARRIVERA, CAR C’EST DIEU LUI-MÊME QUI L’A ANNONCÉ  !

LES BONNES TOISONS

Par contre, face à  des décisions personnelles dont les conséquences peuvent être graves si on se trompe, il est légitime de mettre des toisons. C’est le cas, par exemple, d’un … mariage  ! Quand Dieu nous a déjà  donné la conviction que c’était bien la personne que nous devions épouser, il n’y a bien sûr aucun problème. Nous connaissons ce qu’a dit Paul:

Romains 14:23 Mais celui qui a des doutes au sujet de ce qu’il mange est condamné, parce qu’il n’agit pas par conviction. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.

Si on peut avoir un doute sur ce qu’on mange, a fortiori on peut avoir des doutes sur des sujets plus graves  !

Dieu connaît connaît le fond des cœurs, pas nous  ! Il connaît les projets qu’il a formés pour nous, mais nous n’en connaissons qu’une partie, car Dieu nous les révèle souvent progressivement, en fonction de notre obéissance et de notre fidélité dans les « petites choses » qu’il nous confie. Il connaît l’avenir, pas nous, y compris celui des personnes, des entreprises, des écoles.. et même des églises avec lesquelles nous sommes en relation.

Donc, dans de nombreux domaines, nous pouvons avoir à  le consulter: le choix des études, le choix d’un travail, le choix du conjoint, le choix tout simplement de savoir si c’est l’heure pour nous de nous marier ou si nous devons attendre. Dieu n’est pas contre le fait que nous le consultions aussi pour les plus petites choses de notre vie: ce n’est pas le déranger, c’est l’honorer  ! Cela n’implique pas forcément de mettre une toison devant Dieu: c’est Lui qui nous mettra une conviction dans le coeur, et souvent nous parlera par sa Parole.

Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas le droit à  beaucoup d’initiative. Bien au contraire, car Dieu nous a aussi donné de l’intelligence et du bon sens  ! Il a dit à  Josué: « Si tu obéis à  mes commandements, tu réussiras dans TOUTES TES ENTREPRISES« . Qui dit entreprise, dit initiatives, idées, créativité… Bien des chrétiens sont dans une passivité perpétuelle parce qu’ils prétendent attendre d’entendre la volonté de Dieu. Elle est pourtant déjà  inscrite dans ces mots:

– Lève-toi et marche  !

Comment le consulter  ? En priant, en lisant la Bible.. Une conviction viendra s’installer en nous, Dieu peut nous montrer sa volonté par sa parole, par des signes, par des rêves, par des prophètes qu’il nous envoie, par une lecture qui nous tombe à  ce moment -là  sous la main, par une phrase qu’un ami va prononcer au téléphone: « Il parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre ». Jésus a dit: « MES BREBIS ENTENDENT MA VOIX » . Il l’a répété en Jean 10: la caractéristique d’une vraie brebis, c’est qu’elle entend la voix de son Maître et la reconnaît au milieu de mille autres  !

Une femme, devenue par la suite une amie, m’a raconté ce qui lui était arrivé alors qu’elle cherchait Dieu de tout son cœur. Elle avait pris rendez-vous avec mon pasteur après la lecture de mon premier livre: « Le tourment et la grâce ». Mais celui-ci, la prenant pour une journaliste à  cause de son élégance (elle était alors mannequin), et alors qu’il venait d’être méchamment trompé par des journalistes, l’avait éconduite. Elle va chez son avocat, un juif, pour discuter de son dossier. Celui-ci, qui l’avait toujours vouvoyée, s’arrête soudain de parler, la regarde fixement et déclare:

– Retourne voir le pasteur  !

Puis il continue la lecture du dossier, comme si de rien n’était. Inutile de dire qu’il n’était en rien au courant de l’incident qui s’était produit quelques jours plus tôt. Sidérée, elle a repris rendez-vous avec mon pasteur, qui, cette fois-ci, l’a reçue en comprenant qu’il n’avait pas affaire à  une journaliste mal intentionnée. Le soir même, elle était touchée par la grâce lors d’une réunion.

Oui, Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre, et ses brebis reconnaissent sa voix… et même ses futures brebis, celles qui Le cherchent  !

Si vous n’avez jamais entendu la Voix du Seigneur, c’est peut-être, tout simplement, que vous n’êtes pas né de nouveau: ne vous fiez pas au « parler en langues » que vous avez. Certains parlers en langues viennent de la chair.

Mais il est des cas où il faut poser une toison, quand on veut être certain que c’est là  la volonté parfaite de Dieu pour nous. Souvent, d’ailleurs, c’est le Saint-Esprit Lui-même qui va nous inspirer la toison.

Ce sera toujours quelque chose dont la réalisation, selon les critères de la logique ou des connaissances humaines, est invraisemblable.

Comme la toison de Gédéon…