SOUFFLE DE VIE – L’ÉPREUVE DE VOTRE FOI, par Réal Gaudreault

Transmis par Nacéra – source http://www.bible-ouverte.ch/meditations/le-point-de-vue-biblique/1252-lepreuve-de-votre-foi-2.html

Le point de vue biblique

L’ÉPREUVE DE VOTRE FOI 1

Ils sont nombreux ceux qui abandonnent leur marche avec Dieu en plein milieu du parcours. Seulement une minorité de chrétiens restent fidèles à la Parole de Dieu toute leur vie. Les autres, qui avaient pourtant fait profession de foi, retournent à leur ancienne vie avec un insoutenable sentiment d’échec.

Le «pattern»

Pour bon nombre de chrétiens qui ont reçu Jésus comme leur Sauveur, les premières années de la vie chrétienne sont merveilleuses en ce qu’elles permettent de découvrir de grandes bénédictions divines telles que: la Parole de Dieu, sa puissance, les frères et sœurs dans la foi et tous les projets excitants que Dieu place sur notre route. Nous tous qui sommes passés par là savons à quel point ces moments étaient précieux. Nous avions le sentiment de vivre une nouvelle vie avec de nouveaux défis de foi qui nous passionnaient sans limite.

La vraie vie…

Puis un jour, nous constatons que tout a bien changé, plus rien ne nous anime autant. Toutes ces choses qui étaient au début des bénédictions réjouissantes deviennent des passe-temps ennuyeux. Nous allons toujours à l’église, mais ce n’est plus avec le même entrain. Bien des fois, nous resterions bien tranquilles à la maison. Puis, éventuellement, nous laissons tomber parce que cette vie qui nous offrait les plus belles promesses, ne représente plus rien à nos yeux.

La tragédie de la foi

Plus de la moitié des gens qui ont officiellement été membres d’une église chrétienne abandonneront la foi au cours des dix premières années de leur vie chrétienne.

Et parmi tous ceux qui restent fidèles à l’église, plus de la moitié encore ne vit plus rien avec Dieu. Ce n’est certes pas un secret que dans la plupart des églises, pas plus de 15 à 20% des gens prennent au sérieux leur marche avec Dieu. Prendre Dieu au sérieux, c’est s’entretenir continuellement de Sa Parole et considérer comme une priorité de se réserver des moments d’intimité avec Lui.

Un phénomène normal?

Je crois que l’une des causes de cette tragédie vient de notre façon d’interpréter ce que devrait être idéalement la vie chrétienne. Comme nous vivons dans un monde où la productivité est la mère de toutes les ambitions, nous croyons que notre marche avec Dieu doit se maintenir dans un rapport d’efficacité absolu. Le rendement fait foi de tout. En tout cela, nous oublions une vérité essentielle de la Parole de Dieu: «l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix» (Romains 8:6).

La chair?

Si toute notre activité ne nous a conduit qu’à la ruine spirituelle, c’est qu’elle reposait essentiellement sur la chair. Et la chair, c’est le vieil homme, c’est Adam et ses passions. Il est tout à fait normal que nos première années de vie chrétienne soient dans la chair car notre vieil homme est encore très actif dans nos vies. Comprenons bien ceci: nos premières années de marche avec Dieu sont l’expression de notre vielle nature charnelle qui tente de marcher avec Dieu. Tôt ou tard, elle sera amenée à la mort. Cette période de crise à travers laquelle nous passons tous est en réalité le moment où Dieu nous invite à passer aux choses sérieuses avec Lui. C’est ici que la marche par la foi commence vraiment, c’est ici que les vraies bénédictions arrivent.

L’ÉPREUVE DE VOTRE FOI 2

Nous avons vu que les premières années de vie chrétienne sont marquées par la découverte d’une nouvelle vie. Cette période du début est souvent celle dont on garde les meilleurs souvenirs car tout semblait facile. Puis, arrive l’étape suivante où il semble que Dieu est devenu silencieux et plus difficile à trouver.

Le cas de Moïse

Seriez-vous surpris si je vous disais qu’il est normal de passer à travers des moments de découragement? Ce sont des étapes importantes dans notre marche avec Dieu car elles marquent le début de nouvelles approches de relation entre Dieu et nous. Les premières années de vie chrétienne sont celles de l’enfance où nous découvrons en tâtonnant tout ce que cette vie peut apporter. Mais voilà, on ne demeure pas des enfants toute notre vie; il faut aussi apprendre à grandir, à devenir des adultes matures. C’est à ce moment-là que bien des chrétiens abandonnent leur marche avec Dieu, refusant de grandir, ils préfèrent passer à autre chose.

Le cas de Moïse est tout à fait pertinent en ce domaine; lui aussi a dû passer par là.

« Envoie qui tu voudras »

Voilà ce qu’a répondu Moïse à Dieu lorsqu’Il l’a appelé. Dieu voulait faire de lui un prophète et un libérateur pour Son peuple, Israël, mais Moïse ne voulait rien entendre. Il se souvenait trop bien de l’expérience vécue 40 ans plus tôt alors qu’il avait tenté de libérer ses frères hébreux que la servitude maintenait dans la misère. Il se souvenait d’avoir alors tué un Égyptien et d’avoir ensuite été rejeté par les siens. Moïse ne voulait plus servir l’Éternel car sa vie au pays des Madianites lui suffisait amplement.

Les erreurs de l’enfance

Tout comme nous, Moïse avait fait des gaffes imputables à son manque d’expérience. Jeune dans la foi, il voulait changer le monde en s’en prenant directement à ce qui lui semblait être la cause des problèmes des Hébreux. En bon débutant qu’il était, il ne voyait pas que son zèle était le fruit du labeur de son vieil homme encore trop vivant. Plein de bonnes intentions, mais incapable d’en discerner l’origine adamique, voilà qui était Moïse pendant cette période tumultueuse de sa vie.

Vous et moi

Qu’est-ce qui nous différencie tant de Moïse? Rien du tout! Les jours où nous avons rencontré le Seigneur sont comparables à ceux où Moïse voulait libérer Israël. Nous avions la certitude d’être très spirituels car tout fonctionnait pour nous. Les bénédictions de Dieu ne manquaient jamais. Or, nous ne savions pas que toutes ces choses n’étaient que pure grâce de Dieu, comme un père couvre l’absence de maturité de ses enfants, sachant qu’ils ne sont pas encore des adultes matures. Et, comme tout bon père se dit, ils devront tout de même apprendre à grandir car c’est là leur destinée.

Le refus de grandir

Bien des chrétiens se retrouvent dans l’embarras simplement parce qu’ils refusent de grandir avec Dieu. Il veulent rester au lait.

«Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter; et vous ne le pouvez pas même à présent…» (1 Corinthiens 3:1-2)

Un pas de foi

Saviez-vous que ceux qui acceptent de grandir et de devenir des adultes s’exposent à des grandes bénédictions divines ?

La véritable marche par la foi commence lorsque notre chair est fatiguée au point de dire à Dieu: «Envoie qui tu voudras.» C’est alors que nous sommes réellement prêts. Lisez bien ce qui suit:

«Moïse prit sa femme et ses fils, les fit monter sur des ânes, et retourna dans le pays d’Égypte. Il prit dans sa main la verge de Dieu. L’Éternel dit à Moïse: En partant pour retourner en Égypte, vois tous les prodiges que je mets en ta main: tu les feras devant Pharaon. Et moi, j’endurcirai son cœur, et il ne laissera point aller le peuple.» (Exode 4:20-21)

Même si Moise n’avait plus de désirs naturels pour servir Dieu, il est tout de même parti, cette fois-ci, par la foi. Moïse à simplement obéi sans chercher à ressentir quoique ce soit d’exaltant. Et c’est là que les bénédictions sont venues.

Réal Gaudreault, pasteur de l’Assemblée Chrétienne La Bible Parle Saguenay

  3Comments

  1. catherine45   •  

    Les gens retournent ils à leur ancienne vie parce que leur foi refroidit ou parce qu’ils sont simplement déçus des églises (bâtiment, pasteurs,) qu’ils fréquentent? ces gens qui se détournent étaient réellement convertis?
    J’ai essayé plusieurs églises pour rencontrer des gens et ne plus vivre ma foi en solitaire. Mais là j’abandonne. j’ai quand même l’impression qu’une fois franchis le seuil d’une église on est tenu d’y aller très régulièrement (où alors bonjour la culpabilisation) et outre le dimanche, il y a les études bibliques, les réunions de prière, j’en passe…. même si l’on ne veut pas vivre par la chair, on est tout de même des esprits bien incarnés dans ces corps de chair avec tout l’intendance que cela demande. Alors concilier vie de famille, travail à temps plein avec le nombre d’heures que les églises souhaitent qu’on leur donne, je ne vois pas comment on peut faire. ou alors on ne met pas ce qu’on apprend en pratique dans notre quotidien. Entre écouter une étude biblique sur l’éducation des enfants ou passer du temps avec mes enfants qui ont besoin qu’on les aime, sorry, mais mon choix est fait….(pourtant c’est moins fatigant d’aller à l’étude biblique qui en plus donne bonne conscience) mais il est vrai aussi qu’à chaque fois qu’on met les pieds à l’église, on met quelques sous dans la boite…. (donnez, vous recevrez)alors….. dur dur de trouver l’église pas trop envahissante et pas trop manipulatrice. Mais soit, je veux dire qu’on ne peut pas être partout à la fois et que beaucoup se sentent coupable de ne pouvoir tout faire, et que c’est décevant.
    Pourtant, quand Dieu nous veut à un endroit bien déterminé, il ne nous tiendra pas rigueur de ce que l’on ne va pas au culte pendant un moment parfois assez long. Quand on a vécu réellement des choses spirituelles, on n’est plus jamais comme avant. Encore faut il faut les avoir vécu pour de vrai, et ne pas les avoir vécu "par procuration", ou croire qu’on a vécu des choses qui n’étaient en réalité que des manifestations d’émotions tellement fortes qu’on a pu croire que…. car c’est là aussi pour moi la pierre d’achoppement. l’effet de groupe dans le domaine des émotions peut faire croire même aux miracles…. une fois l’émotion calmée, on se rend compte qu’il ne s’est en fait rien passé… et parce qu’en fin de compte on s’est laissé berné, on abandonne et on ne croit plus en rien. Et certaines églises sont douées pour jouer sur l’émotionnel des gens.
    Alors, les obstacles à ma foi, en ce qui me concerne, je les ai rencontré dans les églises que j’ai fréquentées (4 au total, donc je ne veux en rien poser un jugement et généraliser mes propos).

    Michelle: Il est écrit de s’attacher au Seigneur, pas à des lieux ! Oui la communion fraternelle est une bonne chose, mais si elle doit se faire au détriment des enfants, c’est de la RELIGIOSITÉ… Catherine, poursuis dans une route de foi en ton Dieu, et Lui te donnera des frères et soeurs en Christ… même par téléphone, même par internet ! … et c’est vrai qu’aujourd’hui dans bien des assemblées, on ne sait plus trop bien quel esprit se meut ! En tout cas, ne lâche jamais la main de Jésus ! Ta foi ne doit pas dépendre des organisations humaines, mais de ce que Dieu a dit !

  2. casper97   •  

    Entièrement d’accord avec Michelle.
    Aucun pasteur, ou frère, ou soeur ne s’est donné sur la croix pour quiconque donc garde les yeux bien fixés sur Jésus.
    Il est le chemin, la vérité et la vie.

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