Voici le témoignage écrit de Vincent, témoignage qui a déjà été mis sur le blog en vidéo, et qui le sera bientôt en audio
1) Enfance

La première partie de mon enfance était paisible, depuis tout petit j’avais deux passions : l’aviation et l’informatique. Je me souviens encore à l’âge de 10 ans, passer des heures à faire atterrir un avion de chasse sur des porte-avions en pleine mer, en plein milieu de la salle d’attente du cabinet médical de mes parents, avec l’ordinateur de mon père sur les genoux, et les patients autour qui regardaient, souvent ahuris de cette scène.

Une anecdote drôle quand j’avais 5 ans : je faisais du dessin et ma mère s’approche en demandant ce que je dessinais. Apparemment je lui ai répondu : « Le génie ça ne s’explique pas » et je suis retourné à mon dessin,  sans plus.

Ce qui est sûr, c’est que les plus beaux souvenirs de mon enfance se situent entre 3 et 11 ans, avec toute l’innocence et la joie de profiter pleinement de sa vie d’enfant ainsi que de ses parents.

J’ai toujours eu une disposition à l’apprentissage autodidacte, depuis très jeune mon père me formait aux Mathématiques, et me laissait souvent avec ses amis chercheurs dans le laboratoire d’informatique de l’université où il enseignait, en plus de son travail de chirurgien. Ce sont ces chercheurs qui m’ont appris l’informatique, aussi je n’ai jamais eu à faire beaucoup d’efforts pour comprendre les systèmes informatiques, même complexes, un peu comme Obélix, en étant tombé dedans quand j’étais petit.

Je vouais une véritable adoration à mon père, et j’aimais énormément ma mère. J’ai toujours accordé beaucoup d’importance à ce qu’ils me disaient, et ai fait mon possible pour leur obéir. J’étais plutôt introverti, même très introverti, entre les ordinateurs et les avions, complètement dans mon monde.

Quand ma mère à rencontré Jésus-Christ et s’est convertie, un changement radical s’est opéré dans notre vie : tout d’abord elle nous a enlevé du catéchisme, ensuite elle a détruit la chapelle avec l’énorme vierge qui trônait au fond du jardin, elle a prit toutes les images, médaillons, et détruit toutes les idoles qui demeuraient dans la maison. Ensuite le dimanche elle nous proposait de venir dans des réunions évangéliques. Je l’ai suivie à de nombreuses reprises.

Avec mes yeux d’enfant, j’étais étonné et émerveillé par tout ce que Dieu faisait dans cette grande pièce, dans ce culte où les gens chantaient, parlaient en langues, étaient délivrés de démons dans d’énormes cris et parfois voltigeaient dans les airs.
Mon souvenir le plus présent, c’était les moments assis à côté de ma maman, à l’entendre parler en langues, elle qui était si souvent touchée par la grâce dans cette assemblée. Tout ça me paraissait beau, extraordinaire au début, puis tout à fait normal au final !

La mère spirituelle de ma maman s’appelait Michelle Malahel (surnommée Mimi). Je me souviens qu’à chaque fois qu’on allait la voir, elle m’attrapait et elle me remplissait de versets, elle me remplissait de la parole de Dieu, elle me remplissait comme si c’était de la toute première importance, alors que je ne comprenais pas grand chose. Je restais là devant elle à lui sourire, tout en essayant d’ingérer la tonne de paroles et de versets qu’elle déversait sur moi.

Elle continuait inlassablement, à chaque fois, à m’inonder de la parole de Dieu, à planter une énorme quantité de graines, comme si le Seigneur lui avait donné cette mission, qu’il lui avait déjà dévoilé des choses sur ma vie, et qu’il était urgent de le faire tant qu’il en était encore temps.

A cette époque, j’ai vu passer de nombreux évangélistes dans les églises que fréquentait ma mère, elle en a même hébergé certains. Parmi eux, ceux qui m’ont le plus marqués étaient Mario Massicotte, Pierre Gilbert, Sergine Snanoudj et Michelle d’Astier. Je me souviens bien de Michelle car elle est venue à de nombreuses reprises en Guadeloupe, et elle connaissait bien Mimi.
Je ne comprenais pas vraiment tout ce qui se disait dans ces séminaires, mais je sentais que c’était vraiment très important, je ne pourrais pas l’expliquer, mais à ce moment l’important était de vivre ces instants, d’être marqué avant tout ce qui allait déferler sur notre vie.

2) Adolescence

C’est très peu de temps après cette conversion à Christ que toute notre vie est devenue un réel enfer, une épidémie apparaît soudainement sur une dépendance de la Guadeloupe et mon père opère des centaines de personnes, puis est plongé dans un marasme judiciaire (jusqu’à sa mort), pour avoir demandé des comptes à l’État sur leur responsabilité dans cette affaire de santé publique.

En parallèle, mon père se trouve une maîtresse et me place entre elle et ma mère, en m’obligeant à garder le secret. Rien de mieux pour détruire toute l’innocence d’un jeune ado !

Immédiatement il y a eu de la colère et du rejet, je voyais mes parents sombrer dans des problèmes professionnels à n’en plus finir, en plus de leur relation qui se détériorait de plus en plus, jusqu’à leur séparation puis leur divorce.

Même la famille s’y est mise, prenant les enfants à partie et essayant de les retourner contre leur mère : « elle est rentrée dans une secte ! ».

En parallèle j’arrête de jouer au piano, traumatisé par mon professeur qui, obsédé par les concours de musique, me poussait à l’extrême, jusqu’à me menacer de mort si je ne travaillais pas assez. Cependant je n’abandonne pas la musique et rebondis en me mettant au DJing, j’apprends très vite le mixage, et à l’âge de 13 ans, je commence à animer des soirées pour les adultes.

Sur ces entrefaites, j’ai commencé à fumer des cigarettes pour imiter mon grand-père, mais, malgré cette ambiance cataclysmique, je continuais à travailler correctement à l’école et à programmer des sites internet pour mon père. Ma famille commençant à avoir de sérieux problèmes financiers, j’ai complètement renoncé à mon rêve de devenir pilote professionnel dans l’aviation.

À la fin de mes années de collège, mon père, parti vivre à Paris, me propose d’y venir étudier au lycée et de vivre avec lui. Plusieurs options s’offraient à moi, mais il veut le meilleur pour les Maths et l’informatique, c’est donc à Louis Le Grand que je postule, fort de mes 17 de moyenne générale.

Quelques semaines après je reçois un gentil courrier du directeur, m’informant que malgré mes excellents résultats, il ne sera pas possible d’intégrer l’école par manque de places.

Je suis très triste de ne pas pouvoir rejoindre mon père, mais il me dit au téléphone de ne pas m’inquiéter : il allait parler avec un très bon ami à lui, son avocat (Franc-maçon au Grand Orient de France !).

La semaine d’après je reçois exactement le même courrier, le directeur m’informant que, grâce à mes excellents résultats, ils avaient le plaisir de m’admettre en classe de seconde au lycée Louis le Grand.

Quand je suis arrivé à Paris, je vis seul avec mon père qui continue à fréquenter et m’imposer sa maîtresse, et je me sens de plus en plus mal. Un jour il m’annonce qu’il vient de rentrer dans la Franc-maçonnerie dans une loge au Grand Orient de France. Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais furieux contre lui et je n’accepte absolument pas cette décision.

Il finit par me faire comprendre que je n’ai pas le choix, et que de toute façon c’étaient les Franc-maçons qui m’avaient permis d’intégrer mon lycée et de m’installer à Paris, et qu’ils étaient les seuls à pouvoir l’aider à obtenir justice dans toutes ses actions judiciaires contre l’État.

Je finis par capituler, et vers 16 ans, je commence à boire et fumer des joints de façon régulière. Un très puissant esprit de mort est sur moi, chaque nuit. Quand je m’endors, je suis persuadé que je me réveillerai avec mon père décédé dans l’autre pièce. De plus, je vis des choses très étranges la nuit, je suis tourmenté par des choses que je ne comprends pas, je vois aussi régulièrement passer des ombres dans l’appartement, je dors peu, et me drogue toujours un peu plus.

Un « ami » plus vieux me propose d’essayer de la cocaïne, et avec d’autres amis de son âge je sors en boite de nuit, jusqu’au petit matin. Je n’ai pas l’âge légal mais j’arrive toujours à entrer, comme par magie.

Dans le même temps, je commence à m’initier à l’occultisme, je remporte de nombreux concours d’informatique et fais un pacte avec le diable pour aller encore plus loin dans ces concours au niveau mondial.

Je commence à pratiquer la magie blanche, à apprendre de rituels, à lancer de sorts, mais systématiquement, toutes mes tentatives pour passer ces concours sont couronnées d’échec. En parallèle, je vois un effet immédiat sur ma famille qui se délite et se déchire littéralement devant mes yeux.

Je suis allé très loin, à faire des programmes informatiques de divination avec des algorithmes sataniques, que je n’expliquerais pas ici, mais qui étaient souvent d’une incroyable pertinence et d’une précision diabolique.

En fait à partir de ce moment, et paradoxalement, je n’ai jamais plus pu achever quoi que ce soit. J’ai bien obtenu mon bac avec 20/20 en Mathématiques, mais c’est le seul diplôme que j’ai jamais obtenu. Toutes mes études supérieures ont systématiquement été avortées avant leur terme, et même en m’y reprenant à cinq reprises, je n’ai jamais pu valider ma licence : je suivais les cours mais ne parvenais jamais à venir passer les examens finaux.

Soit dit en passant, à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai beau faire de la recherche en informatique et être publié dans des revues scientifiques, comme je n’ai pas de doctorat officiel, je n’ai jamais pu intégrer un laboratoire d’université et je suis obligé de tout faire à mon compte et à mes frais.

Un mur invisible s’était dressé contre ma réussite scolaire, du moins en informatique. Ce qui ne m’empêchait pas de travailler déjà à côté comme ingénieur informatique en Free lance, et ce depuis l’âge de 16 ans. Parallèlement je m’étais mis à la guitare, et n’ai jamais arrêté le mixage. Avec le temps j’ai acquis un réel talent de DJ, et un don pour trouver les morceaux qui deviendront des tubes quelques mois plus tard. Je commençais aussi à créer des morceaux et des remixes qui faisaient bouger les foules.

3) Jeune adulte

Vers l’âge de 21 ans, je me suis installé avec ma copine de l’époque, dans une collocation où je ne vouais mes journées qu’à la musique : je faisais des études d’ingénieur du son le jour, et je mixais dans des clubs parisiens la nuit.

Je dormais très peu, voir quasiment pas, toujours à l’affût des nouveaux morceaux, toujours avec une flopée d’amis ravis de passer des soirées avec moi. Durant toute cette période, le Seigneur a vraiment eu sa main puissante sur moi : je m’en rends compte après coup, j’aurais dû mourir à de nombreuses reprises et dans de nombreuses circonstances à l’époque, que ce soit dans le monde de la nuit avec les mauvaises fréquentations qui l’accompagnent, avec la drogue à profusion et avec les overdoses qui l’accompagnent. Ne parlons même pas de l’alcool.

J’avais énormément de succès, je mixais dans des soirées de plus de mille personnes, j’ai commencé à être invité à Genève, fief de la Jet-Set Genevoise, dans les plus grands clubs.  Je me suis fait beaucoup d’amis très riches, si riches qu’ils n’auraient jamais à travailler de leur vie. J’ai été confronté à énormément de perversion au quotidien, mais avec des paillettes et du champagne pour que ça passe. Un ami, chargé de me « booker » dans des clubs Suisses et d’organiser certaines soirées, avait un nom de famille qui me plaisait beaucoup : Christ.

A cette époque je vivais et avais des amis parmi les jeunes gens les plus riches de Suisse, de plus je touchais de très beau cachets, mais il arrivait que certains patrons indélicats ne payaient pas mes prestations. Aussi, à de nombreuses reprises, je me suis retrouvé à jouer dans des clubs huppés, puis ensuite dormir dans la rue, n’ayant même pas un sou pour payer l’hôtel.

Cette période m’a permis de rencontrer toutes les franges de la société, des plus riches aux plus pauvres. Une chose est certaine : sans Dieu ils sont tous perdus de la même manière !

Une chose était vraiment tangible : il y avait une réelle puissance démoniaque à l’œuvre dans mes prestations de DJ. Dès que je prenais les commandes, les gens devenaient fous. Ils oubliaient toute retenue ; une fois la police a dû fermer un club tellement les gens étaient hors de contrôle.

Un soir, alors que je mixe dans mon club préféré de Genève, tout d’un coup je sens un esprit puissant quitter tout doucement mon corps. Sur le moment j’ai cru qu’un de mes amis m’avait jeté un sort, mais c’était tout le contraire : à partir de cet instant précis, plus aucun morceau choisi par moi ne plaisait aux gens, je n’arrivais plus à jouer correctement, à tel point que, au bout de quelques minutes, le patron est venu me remplacer par le DJ résident.

Je n’ai plus jamais mixé de ma vie dans une boîte de nuit, et après coup, de nombreuses années plus tard, le Seigneur m’a montré toute l’influence pernicieuse et tout le mal que j’avais provoqué durant ces « prestations musicales ».

Je menais une vie complètement dépravée, fréquentant d’égale manière jet-setters, dealers et prostituées, les trois principaux types de personnes évoluant dans ce milieu nocturne Genevois, où l’iniquité est recouverte d’or et de paillettes. Je ne dormais quasiment pas, travaillant aussi de jour à la construction d’un Datacenter proche de Genève, en tant que directeur technique.

Au bout de quelques mois sans plus aucune date de concert, ayant renoncé à jouer de la musique, j’abandonne l’idée de rester vivre en Suisse, et je retourne vivre à Paris avec ma copine (qui m’a attendu tout ce temps sans rien me reprocher !). Je finis par décrocher un travail à temps plein d’ingénieur informatique pour une multinationale, et je commence à gagner bien plus d’argent que tous mes amis du même âge.

Nous vivions très confortablement dans une grande maison, en collocation avec d’autres jeunes de notre âge.

4) Explosion

Malgré des apparences de réussite et d’unité retrouvée, il n’y avait plus rien dans ma vie. Je m’éloignais de plus en plus de ma famille, je n’avais plus aucune relation amoureuse avec ma copine, je fumais beaucoup moins de joints, mais je commençais à boire de façon régulière. Comme s’il fallait combler un mal-être, chaque soir. Ma vie allait de plus en plus mal, je me faisais harceler au travail par mon manager, jaloux de ma réussite au travail et des relations que j’avais avec ses supérieurs, et moqué par mes collègues qui étaient dix ans plus vieux que moi tout en étant dans un poste équivalent.

Dans le cadre d’un voyage professionnel, je retourne en Suisse pour assurer temporairement la direction du Datacenter qu’on avait construit quelques années auparavant. Au cours d’une soirée solitaire en pleine campagne, je suis soudain animé d’une colère infinie : j’en veux à la terre entière pour cette situation qui empire jour après jour. Tout ce que j’aimais, dont la musique, n’avait plus aucune place dans ma vie. J’avais encore dû renoncer à une passion, et au fond de moi je ne pouvais pas l’accepter.

Soudain, je sors, je marche dans un champ, je commence à scruter les étoiles dans un ciel complètement dégagé, et je commence à hurler à Dieu : « TU CROIS QUE TU ME FAIS PEUR, JE N’AI VRAIMENT PAS PEUR DE TOI, TU N’ES RIEN DU TOUT, VIENS SI TU EN AS LE COURAGE, VIENS TE BATTRE ! ». Ça a duré assez longtemps, j’ai craché toute ma colère et mon ressentiment à Dieu. Étrangement ça a fini par me calmer et je m’endors paisiblement, pour une fois.

Le lendemain même, où plutôt durant mon sommeil, le Seigneur a pris chaque pan de ma vie, il en a fait des confettis, et a soufflé dessus !

-Je perds mon travail à Paris, ne pouvant plus supporter mon supérieur et suis licencié pour faute grave. Je ne peux plus non plus rester travailler à Genève, m’étant subitement embrouillé avec mon ami qui a repris la direction du Datacenter.
-Je perds ma copine et ma maison, ma copine ayant subitement décidé de me remplacer par un homonyme et accessoirement mon meilleur ami.
-Je perds tous mes amis et tous mes repères. Après quelques mois d’errance, je finis par retourner vivre dans ma famille.
-Je perds progressivement ma santé, dramatiquement, avec une maladie de Lyme chronique, maladie qui était en sommeil depuis de nombreuses années, et qui commence à refaire surface subitement.

Aucun médecin n’arrive pas à me diagnostiquer, on me dit que c’est dans ma tête. Pourtant je suis très gravement atteint dans ma santé physique, mon cerveau n’étant plus oxygéné qu’à 15%. Tous me croient fou. Comment penser le contraire ?

Durant de nombreux mois, j’attends simplement la mort. Je n’ai plus plus rien à espérer de la vie. Un médecin finit par poser le bon diagnostic – la maladie de Lyme – et me traite pendant plus d’un an avec une batterie d’antibiotiques et de pro-biotiques. Entre autres ! Il s’agissait du traitement mis au point par le Pr Luc Montagnier et Pr Christian Perronne.

C’est à ce moment que je commence à chercher le Seigneur, car nuit après nuit, je suis attaqué par des esprits extrêmement puissants, ils aspirent littéralement mon âme et je suis incapable de prononcer le moindre mot, ni de bouger. Un poids de plusieurs tonnes me tient captif et immobile. Un seul mot me permettait de faire cesser cette torture immédiatement, c’est quand je parvenais à prononcer le nom de Jésus !

De là, dans ma convalescence et ma détresse spirituelle, je me mets à demander à Dieu de me montrer le chemin, de me donner la voie à suivre. Je ne peux plus dormir dans le noir, il y a des entités monstrueuses qui se manifestent durant les nuits, je ne parviens presque plus à fermer l’œil.

Et là, dans sa grâce infinie, le Seigneur m’a remis petit à petit sur le chemin, par petites doses, d’abord avec beaucoup de « lait spirituel », puis ensuite, palier après palier, avec des choses de plus en plus consistantes.

Progressivement il devient évident pour moi que Jésus-Christ est Seigneur, Il est le chemin, la vérité et la vie, nul ne peut entrer au Père que par Lui. C’est Jésus qui a toute autorité sur toute la puissance de l’ennemi, et nuit après nuit, je ne cesse de me battre jusqu’à ce que je parvienne à proclamer Son Nom pour faire fuir ces esprits démoniaques.

Le Seigneur a permis un rétablissement graduel, en trois ans. Il a nettoyé toute ma vie, coupé toutes les relations, toutes ! Seule ma famille proche est restée. Je finis par aller de mieux en mieux, mais mon père fait subitement un AVC, puis un cancer généralisé et foudroyant qui l’emporte en quelques mois.

C’est dans cette détresse que le Seigneur m’a permis de rencontrer et de tomber amoureux d’une femme Chrétienne, c’était bien la première fois de ma vie !

5) Baptême

Cela fait de nombreux mois que je cherche à me faire baptiser, je veux donner ma vie à Jésus, lui qui m’a sorti d’un abysse insondable, qui m’a redonné vie, qui m’a rétabli en tant qu’homme.

Après la mort de mon père, c’est devenu un besoin encore plus urgent, mais, systématiquement, il se produisait des circonstances incroyables pour s’y opposer.

Avec ma copine et ma mère, nous finissons par aller dans un séminaire de Michelle d’Astier, à 1 h de route. Nous n’avons pas d’argent ni pour le logement ni pour les repas, mais nous faisons la route de bon cœur, matin et soir. Au terme de ce séminaire, je témoigne et exprime mon sentiment d’urgence à donner ma vie à Christ. Michelle me suggère avec son humour que j’aime tant, de directement sauter dans la piscine depuis la fenêtre, afin de ne plus perdre un seul instant !

Au moment du Baptême, alors que je m’apprête à rentrer dans l’eau, encore à cet instant,  je suis convaincu que l’eau de la piscine va se séparer en deux et que je ne pourrai pas être baptisé ! C’était à ce point qu’il y avait de l’opposition à mon baptême !

Je finis par rentrer dans l’eau, qui, ouf !, ne se sépare pas. entre Jude et Landry, je suis bien entouré ! Ils commencent à prier pour moi, et contrairement aux précédents baptêmes, tout d’un coup, l’assemblée se met à prier en langues avec beaucoup de ferveur, il s’agit d’un moment incroyablement intense et important, cela dure de très nombreuses minutes, comme si un combat faisait rage dans le ciel, juste au dessus de nos têtes.

Jude finit par m’immerger puis me remonter, et là, je vois le ciel ouvert au dessus de ma tête, une silence assourdissant, plus personne ne parle, quelque chose d’extraordinaire vient de se produire. Le Seigneur vient d’arracher une âme perdue, dans sa grâce infinie il a permis que je puisse venir jusqu’à cet endroit pour lui donner ma vie. Gloire à Dieu !

6) Désert

Je croyais que la baptême allait régler tous mes problèmes, c’est tout l’inverse qui se produit : maintenant que tu es baptisé d’eau, le Seigneur va t’envoyer dans un bain de ronces et voir comment va réagir ta foi.

Ma relation amoureuse s’est arrêté peu de temps après et je me suis retrouvé seul. J’ai cherché du travail avec assiduité sans voir se concrétiser quoi que ce soit. Tous les projets que j’ai formés sont tombés à l’eau ou ont mystérieusement avorté.
J’avais beau faire tous les efforts de la terre, et travailler jusqu’à l’épuisement, même 18h par jour à une certaine époque, jamais rien ne débouchait. Je vivais dans une vraie misère morale et physique, mais je n’ai jamais lâché la main du Seigneur. J’ai patiemment supporté les épreuves, et ai aussi fait beaucoup d’erreurs.

Le plus important, c’est de se repentir, de se repentir vraiment, non pas de demander pardon pour retomber juste après, le plus important c’est de reconnaître son péché, de renoncer sincèrement à ce péché, de le déposer à la croix de Christ et de demander à Dieu de nous pardonner.

Seul Christ n’a jamais péché, nos armes contre le péché sont la sanctification en Christ, l’humilité et la véritable repentance.

Quand on traverse le désert, c’est pour apprendre et comprendre des choses primordiales pour la suite de notre vie. Le Seigneur nous fait traverser des déserts, non pas par plaisir, mais pour un but précis : nous permettre de changer de dimension.

A chacun de décider si ce désert va durer quelque temps, ou de nombreuses années … Il y a le temps de Dieu qui reste incompressible, mais il y a aussi la volonté de l’homme, qui, elle, est totalement de son ressort.

Pendant ces cinq années de désert faisant suite au baptême, je me suis battu par rapport à plusieurs addictions, notamment le tabac, qu’il était vraiment difficile pour moi d’arrêter.

Je suis aussi retourné à moitié dans le monde pendant quelque temps, et j’ai alors très vite compris que ma condition serait bien pire qu’avant si je continuais. Le temps de bien réaliser ce que je faisais, je suis immédiatement retourné devant le trône de grâce pour supplier qu’Il me pardonne. J’ai dû me séparer et sacrifier énormément de choses suite à cette très mauvaise décision.

Il faut retenir quelque chose de fondamental : être disciple de Christ, c’est Le suivre délibérément, c’est un choix personnel qui ne peut être conditionné par quoi que ce soit. Si vous souhaitez suivre Jésus pour recevoir des récompenses ou un ministère, alors ne le suivez pas, ce qu’il cherche c’est un amour sincère et véritable pour qui il est, et non pour ce qu’il va vous apporter. Dieu cherche des adorateurs en esprit et en vérité.

En fais-tu partie ?

7) Baptême du Saint-Esprit

Suite à des années de combat, et même si c’était extrêmement difficile à supporter par moment, j’ai fini par vaincre les addictions que le Seigneur me demandait sans cesse d’arrêter. L’obéissance vaut mieux que tous les sacrifices, alors si Dieu vous demande de faire quelque chose, n’espérez pas qu’Il va oublier sa demande, Il attendra jusqu’à ce que vous le fassiez !

Cinq ans après mon baptême d’eau, je participe à un séminaire au même endroit, seul cette fois-ci. Jour après jour, je sens le Seigneur me remplir, et je commence à entendre distinctement des mots inconnus, quoique familiers, qui s’enchaînent sans discontinuer dans ma tête. Je continue à prier et à louer le Seigneur avec ferveur, et je commence à littéralement à crier à Lui : je hurle à l’aide, et tout d’un coup, toute la tonne de rejet, de colère, de misère, d’abandon, toute la tonne de culpabilité et de non-pardon qui pesaient sur moi, tout est parti d’un coup, tout est sorti de ma poitrine d’un seul coup, je me suis senti comme si j’étais plus léger de plusieurs tonnes. C’était très impressionnant à vivre et de sentir un tel vide en soi, alors que j’avais au final porté ces poids tout le long de ma vie.

Au cours d’un temps d’adoration et de délivrances, Jude prie pour moi et m’impose les mains. À présent les mots ne restent plus dans ma tête mais commencent à sortir de ma bouche, tel le cours d’une rivière asséchée qui revient à la vie, petit à petit, petit à petit, les mots s’alignent les uns derrières les autres. Alléluia Seigneur soit béni, soit glorifié, merci pour le baptême de ton Saint-Esprit ! Je te le demandais depuis si longtemps, et tu étais d’accord depuis le début, tout ce qu’il fallait c’était que je t’obéisse.

Par ce témoignage je viens exprimer toute ma gratitude envers toi Seigneur mon Dieu, tu es le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, le tout puissant, l’Amen, le Véritable !

Loué soit ton nom, aujourd’hui et à tout jamais !

Je prie aujourd’hui que tu baptises du Saint-Esprit les personnes assoiffées de ta présence, toutes ces personnes qui lisent ces lignes et qui sont touchées par ta grâce à cet instant.

Seigneur, je ne serai jamais assez reconnaissant, et il n’existe pas assez de mots sur terre pour te dire combien je t’aime !
Je te remercie pour ce rétablissement progressif mais total de ma vie, je te remercie pour ce merveilleux travail obtenu, pour cette magnifique famille en Christ que tu as mise sur mon chemin, pour la maison que tu me permets de chercher et que je trouverai bientôt, et pour la femme que tu vas mettre sur mon chemin. Tu m’as dit qu’elle serait en feu pour toi, et Seigneur, il n’y a que ça qui compte finalement.

Tel Job, je louerai toujours ton nom en toutes circonstances, car je t’aime Seigneur, je t’aime !!!

Loué soit ton nom ! Adonaï ! Gloire à toi Seigneur Jésus, merci Seigneur mon Dieu mon Roi !!!

 

– Ézéchiel 16 58-63
58 Tu portes tes crimes et tes abominations, dit l’Éternel.
59 Car ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: J’agirai envers toi comme tu as agi, toi qui as méprisé le serment en rompant l’alliance.
60 Mais je me souviendrai de mon alliance avec toi au temps de ta jeunesse, et j’établirai avec toi une alliance éternelle.
61 Tu te souviendras de ta conduite, et tu en auras honte, quand tu recevras tes soeurs, les grandes et les petites; je te les donnerai pour filles, mais non en vertu de ton alliance.
62 J’établirai mon alliance avec toi, et tu sauras que je suis l’Éternel,
63 Afin que tu te souviennes du passé et que tu rougisses, afin que tu n’ouvres plus la bouche et que tu sois confuse, quand je te pardonnerai tout ce que tu as fait, dit le Seigneur, l’Éternel.

– Psaume 5
1 Prête l’oreille à mes paroles, ô Éternel! Écoute mes gémissements!
2 Sois attentif à mes cris, mon roi et mon Dieu! C’est à toi que j’adresse ma prière.
3 Éternel! le matin tu entends ma voix; Le matin je me tourne vers toi, et je regarde.
4 Car tu n’es point un Dieu qui prenne plaisir au mal; Le méchant n’a pas sa demeure auprès de toi.
5 Les insensés ne subsistent pas devant tes yeux; Tu hais tous ceux qui commettent l’iniquité.
6 Tu fais périr les menteurs; L’Éternel abhorre les hommes de sang et de fraude.
7 Mais moi, par ta grande miséricorde, je vais à ta maison, Je me prosterne dans ton saint temple avec crainte.
8 Éternel! conduis-moi dans ta justice, à cause de mes ennemis, Aplanis ta voie sous mes pas.
9 Car il n’y a point de sincérité dans leur bouche; Leur coeur est rempli de malice, Leur gosier est un sépulcre ouvert, Et ils ont sur la langue des paroles flatteuses.
10 Frappe-les comme des coupables, ô Dieu! Que leurs desseins amènent leur chute! Précipite-les au milieu de leurs péchés sans nombre! Car ils se révoltent contre toi.
11 Alors tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, Ils auront de l’allégresse à toujours, et tu les protégeras; Tu seras un sujet de joie Pour ceux qui aiment ton nom.
12 Car tu bénis le juste, ô Éternel! Tu l’entoures de ta grâce comme d’un bouclier.

– Psaume 6
1 Éternel! ne me punis pas dans ta colère, Et ne me châtie pas dans ta fureur.
2 Aie pitié de moi, Éternel! car je suis sans force; Guéris-moi, Éternel! car mes os sont tremblants.
3 Mon âme est toute troublée; Et toi, Éternel! jusques à quand?…
4 Reviens, Éternel! délivre mon âme; Sauve-moi, à cause de ta miséricorde.
5 Car celui qui meurt n’a plus ton souvenir; Qui te louera dans le séjour des morts?
6 Je m’épuise à force de gémir; Chaque nuit ma couche est baignée de mes larmes, Mon lit est arrosé de mes pleurs.
7 J’ai le visage usé par le chagrin; Tous ceux qui me persécutent le font vieillir.
8 Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal! Car l’Éternel entend la voix de mes larmes;
9 L’Éternel exauce mes supplications, L’Éternel accueille ma prière.
10 Tous mes ennemis sont confondus, saisis d’épouvante; Ils reculent, soudain couverts de honte.

– Psaume 23
1 L’Éternel est mon berger: je ne manquerai de rien.
2 Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles.
3 Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, A cause de son nom.
4 Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent.
5 Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires; Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde.
6 Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Éternel Jusqu’à la fin de mes jours.