LE MAÎTRE DU CHRÉTIEN – Oswald Chambers

Vous m’appelez Seigneur et Maître, et vous dites bien, car JE SUIS. Jean 13:13

Être dominé par un maître et sentir que l’on possède un Maître sont deux choses très différentes. Le Maître que l’on possède, comme on possède un trésor, c’est celui qui me connaît mieux que je ne me connais, qui me tient de plus près qu’aucun ami sur terre; qui sonde mon coeur jusqu’en ses profondeurs, et satisfait mes plus secrets désirs; qui résout toutes mes difficultés, et calme toutes mes inquiétudes.

Il n’y a qu’un seul maître au monde qui réponde à cette définition. « Un seul est votre Maître… le Christ. »

Notre Seigneur ne s’impose jamais à nous. Il n’use jamais ni de force ni d’artifice pour obtenir de nous ce qu’il veut. Il y a des moments où je voudrais que Dieu me dominât et me forçât de faire sa volonté, mais il ne le fera pas. À d’autres moments je voudrais qu’il me laissât tranquille, mais il ne le fera pas.

« Vous m’appelez Maître et Seigneur… »

Est-ce vrai ?

Nous préférons l’appeler Sauveur. Nous ne savons pas ce que c’est que d’avoir un véritable Maître, parce que nous ne savons pas ce que c’est que le véritable amour, tel que Dieu seul peut nous le révéler. C’est cet amour-là qui permet la véritable obéissance, celle d’un égal à un égal, d’un fils à son père.

Notre Seigneur n’était pas le serviteur de Dieu, il était son Fils. « Quoique Fils de Dieu, il a appris l’obéissance par la douleur. »

Si notre idée, c’est que nous sommes dominés, cela prouve que nous ne possédons pas véritablement un Maître. Jésus veut que nous le considérions comme un Maître, auquel nous obéirons tout naturellement, par amour, presque sans nous en apercevoir.

Oswald Chambers

  1 Comment

  1. Jake   •  

    Amen ! Le Seigneur est véritablement notre Maître, si toute fois nous nous comportons comme ses serviteurs.

    Cela me fait penser à un verset que le Seigneur m’a fait méditer récemment :
    Deut 15.12-17
    Si l’un de tes frères hébreux, homme ou femme, se vend à toi, il te servira six années ; mais la septième année, tu le renverras libre de chez toi.
    Et lorsque tu le renverras libre de chez toi, tu ne le renverras point à vide, tu lui feras des présents de ton menu bétail, de ton aire, de ton pressoir, de ce que tu auras par la bénédiction de l’Éternel, ton Dieu.
    Tu te souviendras que tu as été esclave au pays d’Égypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’a racheté ; c’est pourquoi je te donne aujourd’hui ce commandement.
    Si ton esclave te dit : Je ne veux pas sortir de chez toi, — parce qu’il t’aime, toi et ta maison, et qu’il se trouve bien chez toi, — alors tu prendras un poinçon et tu lui perceras l’oreille contre la porte, et il sera pour toujours ton esclave. Tu feras de même pour ta servante.

    Quel amour surprenant ! Un serviteur qui aime tellement son maître, que, alors même qu’il a l’occasion de pouvoir partir librement avec toutes sortes de bénédiction, il choisit de rester par amour !
    Que cet amour soit aussi en nous et que le Seigneur poinçonne nos coeurs (même si je suppose que ça doit faire mal…)

    à cette méditation le Seigneur a ajouté en mon esprit : « Ne crains pas que je sois ton Maître, car si ton Maître dit aussi de lui qu’il est ton ami, alors tu seras toujours en sécurité dans sa maison. »

    Soyez tous conduits par l’Esprit de Yéshoua dans l’oeuvre qu’il a placé d’avance pour vous !

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