La maîtrise de soi, par Estelle K

Envoyé par Armande – Source : http://www.lesdokimos.org/2014/06/24/la-maitrise-de-soi/

LS008613Quand nous naissons de nouveau, nous devenons une nouvelle personne (2 Corinthiens 5 :17). Désormais, ce qui nous gouverne ce n’est plus notre chair mais notre esprit qui est lui-même soumis à l’Esprit de Dieu. Pour savoir si une personne est véritablement convertie, il ne faut pas regarder aux dons qu’elle peut manifester, mais aux fruits.

En effet, ils sont la conséquence de la présence de l’Esprit de Dieu en chacun de nous :

« Je dis donc : Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair ; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi. Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n’est pas contre ces choses. Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit » (Galates 5 : 16-25).

En plus d’être la marque de la présence de l’Esprit de Dieu dans nos vies, ces fruits sont nécessaires à tous ceux qui veulent connaître Dieu et qui désirent le servir.

« Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ » 2 Pierre 1 : 3-8.

Tous les fruits que l’Esprit produit en nous sont d’importance égale. Mais pour l’un d’entre eux, une étude un peu plus approfondie est nécessaire afin d’en comprendre ses multiples facettes. Il s’agit de la maîtrise de soi ou encore la tempérance. Trop souvent nous estimons que la maîtrise de soi ne concerne que la colère, et par conséquent, arriver à ne plus se mettre en colère c’est savoir se maîtriser. Grossière erreur ! La tempérance est plus que cela. C’est la faculté à discipliner ses désirs et ses passions.

« Mais je traite durement mon corps et je le tiens assujetti, de peur d’être moi-même rejeté, après avoir prêché aux autres » 1 Corinthiens 9 : 27.

Ce que l’autre a, moi aussi je le veux !

L’homme qui n’est pas né de nouveau, c’est à dire spirituellement, est sous l’empire de ses désirs, de sa chair. Selon le philosophe grec Platon (428 av. J.-C – 348 av. J.-C), le désir provient de « ce qu’on n’a pas, ce qu’on n’est pas, ce dont on manque » (1).

Toute la vie de l’homme est donc dévouée à la satisfaction de ses désirs mais sans pour autant pouvoir pleinement les satisfaire. Car dès qu’un désir est comblé, un nouveau apparaît telle une spirale sans fin.

Le peuple d’Israël n’était jamais content lors de son errance dans le désert. Il ne cessait de murmurer contre Dieu. L’épisode de la manne et des cailles est symptomatique de l’insatiabilité des désirs humains (Nombres 11).

« Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… » Éphésiens 2 : 1-3.

Tous les jours, nous sommes sollicités par ce monde qui n’a pas pour vocation de combler nos besoins élémentaires, mais plutôt d’attiser notre convoitise en suscitant continuellement des désirs. L’homme est un être social qui communique énormément. En 1992, la société IBM créait le premier smartphone. En l’espace de dix-huit ans, il est devenu indispensable. En 2010, il représentait 22% des téléphones mobiles vendus en France contre 45% en 2011. Pour certains, cet « objet de désir » est devenu un besoin vital. Sans leur smartphone, ils sont en proie à de terribles angoisses et d’autres manifestations liées à la nomophobie (peur excessive d’être séparé de son téléphone mobile). Comme les toxicomanes, ils doivent subir une cure de désintoxication. Cette attitude de convoitise ne vaut pas seulement pour l’obtention de biens matériels, mais aussi dans les domaines de la fortune, de la reconnaissance sociale, de la réussite scolaire et professionnelle, de l’apparence physique, des conquêtes sexuelles, amoureuses…

« Après cela, voici ce qui arriva. Absalom, fils de David, avait une sœur qui était belle et qui s’appelait Tamar ; et Amnon, fils de David, l’aima. Amnon était tourmenté jusqu’à se rendre malade à cause de Tamar, sa sœur ; car elle était vierge, et il paraissait difficile à Amnon de faire sur elle la moindre tentative. Amnon avait un ami, nommé Jonadab, fils de Schimea, frère de David, et Jonadab était un homme très habile. Il lui dit : Pourquoi deviens-tu, ainsi chaque matin plus maigre, toi, fils de roi ? Ne veux-tu pas me le dire ? Amnon lui répondit : J’aime Tamar, sœur d’Absalom, mon frère. Jonadab lui dit : Mets-toi au lit, et fais le malade. Quand ton père viendra te voir, tu lui diras : Permets à Tamar, ma sœur, de venir pour me donner à manger ; qu’elle prépare un mets sous mes yeux, afin que je le voie et que je le prenne de sa main. Amnon se coucha, et fit le malade. Le roi vint le voir, et Amnon dit au roi : Je te prie, que Tamar, ma sœur, vienne faire deux gâteaux sous mes yeux, et que je les mange de sa main. David envoya dire à Tamar dans l’intérieur des appartements : Va dans la maison d’Amnon, ton frère, et prépare-lui un mets. Tamar alla dans la maison d’Amnon, son frère, qui était couché. Elle prit de la pâte, la pétrit, prépara devant lui des gâteaux, et les fit cuire ; prenant ensuite la poêle, elle les versa devant lui. Mais Amnon refusa de manger. Il dit : Faites sortir tout le monde. Et tout le monde sortit de chez lui. Alors Amnon dit à Tamar : Apporte le mets dans la chambre, et que je le mange de ta main. Tamar prit les gâteaux qu’elle avait faits, et les porta à Amnon, son frère, dans la chambre. Comme elle les lui présentait à manger, il la saisit et lui dit : Viens, couche avec moi, ma sœur. Elle lui répondit : Non, mon frère, ne me déshonore pas, car on n’agit point ainsi en Israël ; ne commets pas cette infamie. Où irais-je, moi, avec ma honte ? Et toi, tu serais comme l’un des infâmes en Israël. Maintenant, je te prie, parle au roi, et il ne s’opposera pas à ce que je sois à toi. Mais il ne voulut pas l’écouter ; il lui fit violence, la déshonora et coucha avec elle. Puis Amnon eut pour elle une forte aversion, plus forte que n’avait été son amour. Et il lui dit : Lève-toi, va-t’en ! » 2 Samuel 13 : 1-15.

Cet épisode montre combien la convoitise est trompeuse et peut nous amener à poser des actes graves aux conséquences désastreuses. Amnon, trompé par sa chair, pensait être amoureux de sa demi-sœur. Mais après l’avoir violée, il fut lui-même surpris de voir que son « amour » s’était transformé en haine. C’est dire à quel point les sens et les sentiments peuvent voiler la raison et nous induire en erreur. Cet épisode tragique était l’une des conséquences de la propre incontinence du roi David qui avait commis l’adultère avec Bah Schéba, la femme d’Urie (2 Samuel 11et 12), et fut à la base de la révolte d’Absalom (2 Samuel 13 à 19).

Même si certains des désirs humains paraissent positifs, il n’en reste pas moins que le but recherché est purement égoïste.

Vouloir faire du bien autour de soi peut cacher une recherche de reconnaissance, une quête de bien-être personnel…

« Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volontaire, de l’humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair » Colossiens 2 : 23.

Si les païens voient le fait de vivre selon leurs désirs comme une marque de liberté, pour nous qui sommes désormais entièrement dépendants de Jésus-Christ, nous ne devons plus répondre à leurs sollicitations car ce serait se mettre de nouveau sous l’esclavage de l’ennemi. Si Dieu nous demande de vivre selon ses principes et non selon ceux du monde, et donc ceux de Satan, c’est pour une raison simple : la lumière que Christ est ne peut en aucun cas cohabiter avec les ténèbres :

« La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:5-7).

A partir du moment où nous nous sommes convertis, nous rentrons dans un combat entre les désirs de la chair qui produisent le péché et la mort, et ceux de l’Esprit de Dieu qui produisent la vie.

Satan, pour nous avoir tenus sous sa coupe, nous connaît très bien et sait ce qui est susceptible de nous éloigner de Dieu. Être réaliste sur ce que nous étions avant notre conversion est une bonne manière d’éviter les pièges posés par Satan pour nous récupérer. Les tentations auxquelles nous devons faire face correspondent à ce qui dans le monde nous faisait « vibrer ». Satan ne va pas perdre son temps à vous tenter avec de l’alcool, si lorsque vous lui apparteniez, vous étiez dépendant aux jeux vidéo !

Maîtrise de soi, maîtrise des sens

Nous sommes continuellement assaillis par la perversité de ce monde. Le but de ses assauts est de créer en nous une brèche en ravivant les désirs du passé.

Il faut comprendre que nous sommes engagés dans une guerre d’usure contre le monde. Son influence agit sur nous comme les vagues des océans sur les côtes d’un pays. Le va et vient des flots use les littoraux et peu à peu l’océan empiète sur la terre.

Tout comme on ne peut pas stopper les vagues et les marées, on ne peut pas non plus stopper le monde, c’est pour cette raison que nous devons au maximum nous en protéger. Penser que l’on peut résister à ses assauts est illusoire. C’est pour ces raisons que nous devons apprendre à maîtriser notre chair, nos sens, afin qu’aucune sollicitation extérieure ne puisse trouver en nous une porte d’entrée. Les désirs de la chair et le monde sont comme deux aimants. Si vous mettez une grande distance entre eux, il n’y aura pas de force d’attraction. Par contre, plus vous les rapprochez plus ils s’attirent. Une fois réunis, il est difficile de les séparer. La soumission de notre chair est donc primordiale.

Les sens, à savoir l’ouïe, le toucher, le goût, l’odorat et la vue, sont liés à la perception de ce qui nous entoure, de ce qui est extérieur à l’homme. Ce sont donc eux qui sont les premiers à subir les assauts continus du monde. En détériorant nos sens, Satan s’attaque à notre salut.

L’ouïe

Ce sens nous permet de percevoir les sons. C’est donc par lui que l’ennemi passe pour ébranler la foi des chrétiens.

« Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole de Christ » Romains 10 : 1.

Maîtriser son ouïe c’est savoir qui et quoi écouter. Comme toutes les autres parties de notre corps, nos oreilles sont saintes et nous ne pouvons donc pas les laisser en contact de propos qui vont les salir (critiques, fausses doctrines, propos orduriers, salaces ou frivoles, chansons non inspirées par l’Esprit de Dieu, compliments…).

Nos oreilles s’encrassent facilement et l’encombrement produit par toutes ces choses créé de la confusion. Notre jugement se retrouve donc biaisé puisque nous ne pouvons plus ni entendre, ni comprendre Dieu.

Gérer son audition, c’est notamment :

– Faire du tri parmi ses proches en nous séparant de ceux qui nous troublent

– Eliminer toutes les musiques et sonorités qui agissent sur nos sentiments

– Refuser d’écouter des fausses doctrines

Vous trouvez que ces conseils sont excessifs ? Laissez-moi vous donner un témoignage. Une nuit, en songe, j’ai vu une personne qui venait me nettoyer les oreilles qui étaient complètement obstruées par un bouchon. Avant même que je ne demande à Dieu la signification, il m’a dit :

« Arrête d’écouter les propos de cette jeune fille (en me montrant le visage d’une jeune proche de moi) car ils affectent ton jugement ».

Depuis ce jour, j’évite les cancans et mon jugement est bien plus clair.

« Ne vous y trompez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » 1 Corinthiens 15 : 33.

L’odorat, le goût

Ces deux sens sont étroitement liés et ne peuvent fonctionner l’un sans l’autre.

« Les papilles gustatives perçoivent les sensations de sucré, de salé, d’amer et d’acide, tandis que l’odorat détermine la nature de la substance » (2). Ils sont très subjectifs et liés au plaisir.

Les sensations et les sentiments qu’ils procurent sont propres à chaque être humain et peuvent même raviver en lui des souvenirs et le plonger dans une profonde nostalgie. De manière consciente ou non, ils influencent notre comportement : l’odeur du pain frais peut réveiller en nous une petite faim, alors que celui du gaz nous prévient d’un danger imminent. Les industriels et publicitaires l’ont bien compris et utilisent ce mécanisme pour susciter l’achat. Certains concessionnaires automobiles n’hésitent pas à recréer l’odeur d’un véhicule neuf afin d’influencer le futur acheteur.

Autre aspect non négligeable, c’est qu’ils font partie intégrante de la débauche. La débauche est un art de vivre. C’est le fait de rechercher de manière excessive du plaisir essentiellement par le sexe et la gastronomie.

Si l’odorat et le goût sont très peu impliqués dans le premier moyen d’obtention du plaisir (sauf peut-être avec le parfum et autres produits aphrodisiaques), on ne peut pas en dire autant au sujet de la nourriture. Pour certains, elle peut produire une grande joie, une jouissance, voire un état d’ébriété :

« Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit ; entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur ; rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ » (Éphésiens 5 : 18-19).

Désormais, notre plaisir résulte de l’accomplissement de la volonté du Père dans nos vies (Psaumes 147 : 11). Sa parole étant comme du miel sur notre bouche (Psaumes 119 : 103), nous exaltons le parfum de Christ (2 Corinthiens 2 : 14-16).

La vue

Celle-ci est directement liée à la convoitise. Que nous le voulions ou non, nos yeux sont quotidiennement confrontés à la séduction du monde. Les images en 4/3 dans les rues, les vidéos en 16/9 à la télévision, les photographies sur papier glacé dans les magazines… sont comme des armes qui nous visent à chaque instant.

A l’évocation du terme convoitise, il ne faut pas seulement penser à l’adultère ou à la luxure… Ce mot désigne aussi le désir immodéré, extrême, de posséder quelque chose. Toute personne qui envie un objet, une situation professionnelle, familiale… est concernée par la convoitise.

Lot fut tenté par ce qu’il voyait, non par une femme comme ce fut le cas du roi David, ou de l’argent comme Balaam, mais un lieu.

« Abram dit à Lot : Qu’il n’y ait point, je te prie, de dispute entre moi et toi, ni entre mes bergers et tes bergers ; car nous sommes frères. Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi donc de moi : si tu vas à gauche, j’irai à droite ; si tu vas à droite, j’irai à gauche. Lot leva les yeux, et vit toute la plaine du Jourdain, qui était entièrement arrosée. Avant que l’Éternel eût détruit Sodome et Gomorrhe, c’était, jusqu’à Tsoar, comme un jardin de l’Éternel, comme le pays d’Égypte. Lot choisit pour lui toute la plaine du Jourdain, et il s’avança vers l’orient. C’est ainsi qu’ils se séparèrent l’un de l’autre. Abram habita dans le pays de Canaan ; et Lot habita dans les villes de la plaine, et dressa ses tentes jusqu’à Sodome. Les gens de Sodome étaient méchants, et de grands pécheurs contre l’Éternel » Genèse 13 : 8-13.

Nous connaissons les conséquences désastreuses de ses choix. Tout d’abord, il fut profondément attristé, affligé par le comportement sans frein des habitants de Sodome (2 Pierre 2 : 7), il perdit tous ses biens et ne put sauver que ses deux filles de la destruction de la ville. Pour finir, il fut victime de deux incestes (Genèse 19 : 17-38).

L’épître de Jacques nous décrit comment la convoitise opère dans nos vies, jusqu’au point de nous conduire à la mort :

« Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort » (Jacques 1 : 14 -15).

Pour ne pas succomber aux tentations du monde, nous devons regarder à Christ :

« Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu » (Colossiens 3 : 1-3).

La langue

Une autre chose que nous devons absolument maîtriser : la langue ! Elle symbolise le langage, la parole.

« De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt. La langue aussi est un feu ; c’est le monde de l’iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne. Toutes les espèces de bêtes et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins, sont domptés et ont été domptés par la nature humaine ; mais la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ? » Jacques 3 : 5-11.

Nos propos sont le reflet de nos pensées, de notre cœur (Matthieu 13 : 34). Nous devons impérativement veiller sur ce que nous disons, car leur portée peut avoir des conséquences positives ou néfastes sur notre vie mais aussi sur celle des autres.

« Isaac sentit l’odeur de ses vêtements ; puis il le bénit, et dit : Voici, l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que l’Éternel a béni. Que Dieu te donne de la rosée du ciel Et de la graisse de la terre, Du blé et du vin en abondance ! Que des peuples te soient soumis, Et que des nations se prosternent devant toi ! Sois le maître de tes frères, Et que les fils de ta mère se prosternent devant toi ! Maudit soit quiconque te maudira, Et béni soit quiconque te bénira. Isaac avait fini de bénir Jacob, et Jacob avait à peine quitté son père Isaac, qu’Ésaü, son frère, revint de la chasse. […] Il fit aussi un mets, qu’il porta à son père ; et il dit à son père : Que mon père se lève et mange du gibier de son fils, afin que ton âme me bénisse ! Isaac, son père, lui dit : Qui es-tu ? Et il répondit : Je suis ton fils aîné, Ésaü. Isaac fut saisi d’une grande, d’une violente émotion, et il dit : Qui est donc celui qui a chassé du gibier, et me l’a apporté ? J’ai mangé de tout avant que tu vinsses, et je l’ai béni. Aussi sera-t-il béni. Lorsque Ésaü entendit les paroles de son père, il poussa de forts cris, pleins d’amertume, et il dit à son père : Bénis-moi aussi, mon père ! Isaac dit : Ton frère est venu avec ruse, et il a enlevé ta bénédiction. Ésaü dit : Est-ce parce qu’on l’a appelé du nom de Jacob qu’il m’a supplanté deux fois ? Il a enlevé mon droit d’aînesse, et voici maintenant qu’il vient d’enlever ma bénédiction. Et il dit : N’as-tu point réservé de bénédiction pour moi ? Isaac répondit, et dit à Ésaü : Voici, je l’ai établi ton maître, et je lui ai donné tous ses frères pour serviteurs, je l’ai pourvu de blé et de vin : que puis-je donc faire pour toi, mon fils ? Ésaü dit à son père : N’as-tu que cette seule bénédiction, mon père ? Bénis-moi aussi, mon père ! Et Ésaü éleva la voix, et pleura. Isaac, son père, répondit, et lui dit : Voici ! Ta demeure sera privée de la graisse de la terre et de la rosée du ciel, d’en haut. Tu vivras de ton épée, Et tu seras asservi à ton frère ; Mais en errant librement çà et là, Tu briseras son joug de dessus ton cou » Genèse 27 : 27-40.

Même si cet organe est difficile à brider, nous devons tout de même le contraindre afin qu’il soit source de bénédiction, de sagesse, de soutien pour les autres :

« Le Seigneur, l’Éternel, m’a donné une langue exercée, Pour que je sache soutenir par la parole celui qui est abattu » (Esaïe 50 : 4).

La maîtrise de soi est nécessaire pour le bien des autres

stopNotre propre maîtrise est aussi nécessaire pour l’édification des autres pierres vivantes. Quoique nous sachions tenir en bride notre chair et que nous vivions selon les principes scripturaires, il est primordial de faire attention aux personnes qui nous entourent afin de ne pas devenir une pierre d’achoppement.

Prenons deux exemples, nous savons que toute nourriture est pure tant que nous la sanctifions au nom de Jésus (1 Timothée 4 :5). Cependant, pour certains chrétiens, il est impensable de manger des aliments cuits dans du vin. Étant consciente de ce fait, je m’abstiendrai donc d’en manger en présence d’une telle personne. Non pas que je sois hypocrite, mais parce que je ne veux pas les heurter et créer en eux un trouble.

Autre exemple, dans certains pays, les insectes sont des mets de grande qualité. Refuser d’en manger, alors qu’ils ont été spécialement préparés en notre honneur, serait mal vu et produirait dans le cœur des hôtes une blessure. Manger ces insectes, alors que cela nous répugne est une manifestation de l’amour et du respect que nous devons avoir les uns pour les autres. Un jour, mon mari et moi recevions à dîner des frères ivoiriens. Pour les honorer, j’ai mis les petits plats dans les grands et j’ai passé plus de six heures en cuisine pour concocter des plats typiquement français. Ces hommes n’ont même pas daigné goûter mon entrée : huîtres chaudes gratinées sur lit de poireaux. Imaginez ma déception lorsque j’ai vu leur regard dédaigneux à la simple vue de ce plat. L’apôtre Paul quoique profondément agacé par toutes les idoles qu’il trouvait à Athènes, ne s’est pas drapé dans sa connaissance en condamnant les athéniens. Bien au contraire ! Il mit à profit cette idolâtrie pour leur présenter Christ. Cette tempérance dont il fit preuve permit la conversion de nombreuses personnes (Actes 17 : 16-34).

Nous sommes des ambassadeurs de Dieu auprès des païens, notre attitude, nos comportements, peuvent aussi être une belle manière d’évangéliser :

« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme. Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes œuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera » (1 Pierre 2 : 9-12)

En ces temps de la fin, le combat entre notre esprit et notre chair va aller en s’intensifiant. Nous ne pourrons le remporter qu’en nous attachant solidement à Christ et en cherchant à le connaître chaque jour un peu plus. Ce qui nous permettra de nous maîtriser, ce ne sont pas des techniques de développement personnel, ni la récitation de prières positives, mais l’application de la Parole de Dieu :

« Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ » (2 Pierre 1 : 3-8).

Je nous exhorte à tenir ferme afin que nos sens soient en alerte et que nous puissions entendre retentir la dernière trompette :

« Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire » (2 Corinthiens 15 : 51-53).

Sans la maîtrise de soi, nous ne pourrions pas demeurer dans la sanctification qui est primordiale pour bénéficier de la présence de Dieu.

« Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification ; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité ; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu ; c’est que personne n’use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté. Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. Celui donc qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint Esprit » 1 Thessaloniciens 4 : 3:8.

Estelle K.

(1)Le banquet, de Platon

(2)http://www.e-sante.fr/perte-gout-odorat/symptome-maladie/1351

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