La grâce surpasse la loi, par Paul Calzada

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« Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Matthieu 5.20).

La justice, des religieux mentionnés par Jésus, reposait sur l’observance de la loi. Ils essayaient, autant que cela leur était possible, de respecter les règles de la loi. Ces efforts les amenaient à vivre une vie aussi morale que possible. Ils cherchaient à avoir une conduite respectable. Ils s’efforçaient d’avoir une vie marquée par une certaine éthique.

Jésus invite ses disciples à manifester une justice supérieure à celle de ces hommes religieux. En ce sens la grâce n’est pas une porte ouverte pour vivre dans le laxisme. Lorsque nous disons que c’est par la grâce que nous sommes sauvés, pardonnés, réconciliés avec Dieu, cela ne signifie pas que nous pouvons vivre dans le péché. Dans ce texte de Matthieu, Jésus nous dit que la justice que l’on obtient par la grâce, suite à la repentance et à la réception du pardon divin, est supérieure à la justice légaliste.

La justice que Dieu accorde, par sa grâce, au pécheur repentant, amène ce pécheur à vivre une vie morale, sainte, à un niveau de respectabilité qui ne saurait être en dessous de l’éthique de vie des religieux légalistes.

Comment procèdent la loi et la grâce ? La loi nous oblige à porter les regards sur nous-mêmes. Elle nous conduit à nous observer, et à analyser ce que nous avons fait ou pas. La grâce nous conduit à porter les regards sur Dieu, et à être transformés dans notre être intérieur par sa présence en nous. La grâce nous établit dans la position de fils de Dieu. Elle nous fait prendre conscience de la place que nous avons en Christ.

La grâce a des exigences plus grandes que la loi, mais ces exigences nous les respectons, non par nos efforts, mais parce que Christ vit en nous. Si nous disons que nous sommes sous la grâce, alors nos œuvres ne sauraient être inférieures à ce que Dieu attend de ses enfants.

Sous la grâce, il n’est pas nécessaire de tuer pour être considéré comme meurtrier, il suffit de haïr son semblable (1 Jean 3.16). La loi me demande d’aimer, la grâce me permet d’aimer. Ainsi, la grâce nous conduit à avoir une conduite qui dépasse celle d’une simple observation de la loi. La loi impose une discipline, la grâce fait de nous des disciples : « Tout disciple accompli sera comme son maître » (Luc 6.40).

Ma prière pour ce jour :

Seigneur, merci pour ta grâce. Je me confie en elle pour continuer le chemin. Je veux garder mes yeux sur toi afin d’être transformé, par ta grâce, à ton image. Amen !

Paul Calzada

 

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