L’unité des Chrétiens : selon la Bible ou selon le Pape ? par Richard Bennett et Michael de Semlyen

 »Source :http://www.latrompette.net/post/A34.bible_ou_pape.htm

Transmis par Nacera qui nous rappelle que l’antéchrist ne sera pas un pape. Il sera juste le « faux prophète » qui est portée par « la bête » : Apoc 17:7 Et l’ange me dit : Pourquoi t’étonnes-tu ? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte, qui a les sept têtes et les dix cornes. » Donc lisons cet article dans cette perspective

Richard Bennett est un ancien prêtre catholique. Michael de Semlyen est un ancien théologien catholique renommé.
Source http://www.bereanbeacon.org
Article traduit par Henri Viaud-Murat, publié autrefois sur le site Internet paroledevie.org (site fermé depuis Août 2007).

Un ancien prêtre et un ancien théologien catholiques examinent, à la lumière des récents événements de l’année jubilaire 2000, les fondements de la vraie unité des Chrétiens, en les comparant aux fondements proposés par le Pape pour l’unité des églises chrétiennes. Malheureusement, plus ces églises s’éloignent de la Bible, plus elles se rapprochent de Rome!

La pénitence du Pape.

Le dimanche 12 mars 2000, premier dimanche de Carême, le Pape a présidé une cérémonie solennelle dans la Basilique Saint-Pierre de Rome. Cette cérémonie s’intitulait « Le Jour du Pardon. » Le pape a demandé pardon à Dieu pour les torts historiques de l’Eglise Catholique Romaine. Cette cérémonie fut présentée comme l’un des événements profondément significatifs de cette « année jubilaire » 2000, et comme un pas supplémentaire, sans précédent mais nécessaire, vers l’unité des Chrétiens. Cet événement a bénéficié d’une vaste couverture médiatique, afin d’encourager au maximum cette « unité. » On a voulu donner l’impression d’une tentative authentique pour effacer l’ardoise et présenter des excuses pour les fautes passées de l’Eglise.

Un examen attentif de ce « Jour du Pardon » montre cependant que le Pape s’est efforcé non pas de présenter des excuses, mais de séduire. Tout au long de cette cérémonie, le Pape a prié en se présentant comme un Chrétien. Mais il n’a jamais reconnu aucun des horribles péchés de l’Eglise de Rome. Un exemple caractéristique extrait du texte préparé à cette occasion se trouve dans la Section III du document intitulé « Confessions des péchés qui ont causé du tort à l’unité du Corps de Christ » (1).

L’introduction à la prière, préparée par la Curie Romaine, était rédigée de la manière suivante : « Prions pour que notre reconnaissance des péchés qui ont brisé l’unité du Corps de Christ, et blessé l’amour fraternel, facilitent l’ouverture d’un chemin vers la réconciliation et la communion de tous les Chrétiens. » Cette introduction était suivie d’une prière silencieuse, puis d’une prière du « Saint Père, » adressée au « Père miséricordieux » :

« Père miséricordieux, la nuit avant Sa Passion, Ton Fils a prié pour l’unité de ceux qui croient en Lui. Cependant, désobéissant à Sa volonté, les Chrétiens se sont dressés les uns contre les autres. Ils se sont divisés. Ils se sont mutuellement condamnés les uns les autres et se sont combattus. Nous implorons ardemment Ton pardon, et nous Te supplions de nous accorder un cœur repentant, afin que tous les Chrétiens, réconciliés avec Toi et les uns avec les autres, puissent, en formant un seul corps et un seul esprit, expérimenter à nouveau la joie d’une pleine communion. Nous Te le demandons par Christ Notre Seigneur. »

Si le Pape et la Curie Romaine avaient été réellement sérieux dans la prière qu’ils ont offerte au Dieu Saint, ils auraient dû mentionner et condamner les malédictions prononcées par le Concile de Trente, en particulier à l’encontre des véritables Chrétiens et du véritable Evangile de la Bible. Ces malédictions ont conduit au massacre de millions de Chrétiens tout au long de l’histoire, en particulier pendant les 667 années de l’Inquisition. Elles n’ont jamais été révoquées, malgré le Concile Vatican II. Pour que la prière du Pape soit exaucée, il faudrait dissoudre toute l’Eglise Catholique Romaine, avec son faux Evangile, son infaillibilité papale, et ses décisions « irrévocables » (2). Il est clair que ni le Pape ni la Curie n’ont l’intention de faire cela !

La semaine de l’Unité des Chrétiens.

Au début de l’année 2000, les principales dénominations chrétiennes ont été invitées à la Basilique Saint-Paul de Rome. Cela devait être le plus grand rassemblement de responsables chrétiens en présence du Pape, depuis le Concile Vatican II, au début des années 60. Le mardi 18 janvier tombait au milieu de la semaine de l’Unité des Chrétiens. Il s’agissait en outre de « l’année sainte 2000. » Ce jour-là, des dignitaires représentant les quatre cinquièmes des Eglises Orthodoxes orientales se sont joints aux Anglicans, aux Luthériens, aux Méthodistes et aux Pentecôtistes. Ils participèrent tous à la cérémonie de l’ouverture de la « Porte Sainte » de la Basilique de Saint-Paul-Hors-les-Murs. L’Archevêque George Carey, Primat de l’Eglise Anglicane, et le Métropolite Athanase, représentant Bartholomé, Patriarche de Constantinople et Chef de L’Eglise Orthodoxe, s’agenouillèrent de part et d’autre du Pape Jean-Paul II, devant la porte qui venait d’être ouverte. Il n’y avait qu’un seul coussin, car seul le Pape devait s’agenouiller. Mais lorsque les deux dignitaires tombèrent aussi à genoux, le Pape s’exclama : « L’Unité ! Merci ! » Ce fut un moment hautement symbolique.

Le Souverain Pontife avait toutes les raisons d’exprimer sa gratitude aux Eglises représentées par les deux hommes qui l’entouraient. En mai 1999, la Commission Commune Internationale de l’Eglise Anglicane et de l’Eglise Catholique avait publié une déclaration reconnaissant « le Pape comme ayant l’autorité suprême sur le monde chrétien, » en le désignant comme « un don destiné à être accepté par toutes les églises. » Encore faut-il cependant que ce « don » soit reconnu par le Synode de l’Eglise Anglicane et l’ensemble de la communauté Anglicane internationale.

Cinq mois plus tard, en octobre 1999, le Jour de la Réforme, l’Eglise Romaine et l’Eglise Luthérienne ont signé une déclaration conjointe, proclamant que leurs points de vue opposés sur la « doctrine de la justification » avaient été réconciliés (3). Par cette déclaration de réconciliation et d’unité, la voie semble dégagée pour que les Luthériens rejoignent les Anglicans dans la reconnaissance de la suprématie du Pape. Les relations longtemps glaciales entre l’Eglise Orthodoxe Russe et l’Eglise Catholique se sont réchauffées. On parle à présent d’une visite du Pape à Moscou et d’une rencontre avec le Patriarche Alexy. Les Pentecôtistes et les Charismatiques ont accéléré leur voyage vers Rome. Tous les responsables évangéliques qui ont signé le texte ECT « Evangelicals and Catholics Together » (Les Evangéliques et les Catholiques ensemble) ont conduit des foules de Chrétiens évangéliques à s’agenouiller devant la « porte sainte » que leur a ouverte l’Eglise Catholique Romaine.

Les paroles prononcées par le Pape ce jour-là ont laissé croire qu’il associait l’égalité à la liberté. __Il s’est bien gardé de dévoiler tout ce que l’Eglise Catholique Romaine considérait comme non négociable. Plutôt que de parler d’une unité fondée sur la vérité, le Pape, comme d’habitude, a cherché à attirer ses interlocuteurs dans une conformité basée sur le compromis. Le « dialogue œcuménique » mentionné par le Pape dans son discours du 18 janvier est clairement gouverné par un ensemble de règles bien définies, celles du Concile de Vatican II. __ Le Document post-conciliaire N° 42 sur l’œcuménisme précise que « le dialogue n’est pas une fin en soi… Il n’est pas une simple discussion académique » (4).

« Le dialogue œcuménique sert plutôt à transformer les modes de penser, les comportements et la vie quotidienne des communautés (non-catholiques). Il les préparera ainsi à retrouver l’unité de la foi, au sein d’une église une et visible » (5).

Le Pape attend de ce processus de dialogue qu’il permette d’offrir à toutes les églises chrétiennes le temps nécessaire pour qu’elles reviennent sous son autorité. Son but sera ainsi atteint. Selon ses propres termes, « petit à petit, à mesure que tous les obstacles à une pleine communion ecclésiastique seront ôtés, tous les Chrétiens seront rassemblés dans une célébration commune de l’Eucharistie (la Messe), dans l’unité de cette église une et unique… Nous croyons que cette unité réside dans l’Eglise Catholique. C’est quelque chose qu’elle ne perdra jamais » (6). Le « petit à petit » du document de Vatican II se transforme à présent en pas de géant !

Parmi tous les participants à ce rassemblement du 18 janvier, combien réalisaient vraiment ce qui était en train de se passer ? La position officielle du Pape en ce qui concerne cette « rencontre œcuménique » était la suivante : « Cette rencontre n’est pas seulement une tâche accomplie par des individus. Mais elle est aussi un devoir pour l’Eglise (Romaine). Ce devoir prend le pas sur toute opinion individuelle » (7). Ainsi, les opinions de tous les participants à la rencontre du 18 janvier étaient considérées comme des « opinions individuelles » sans aucune valeur. Le but de tout dialogue avec l’Eglise Catholique, aux yeux de ses dirigeants, est avant tout d’aboutir à « l’unité, » comprise comme le rassemblement de tous les Chrétiens sous l’autorité de l’Eglise Catholique Romaine. Tous les Chrétiens seront ainsi rassemblés pour célébrer l’Eucharistie (la Messe), « dans l’unité de cette église une et unique… Nous croyons que cette unité réside dans l’Eglise Catholique. C’est quelque chose qu’elle ne perdra jamais. » Elle ne pouvait le dire plus clairement !

Vraie et fausse unité.

La véritable unité des disciples de Christ est très éloignée de cette fausse unité fabriquée par l’homme. Le fondement de l’unité des Chrétiens est constitué par leur position en « Dieu le Père et dans le Seigneur Jésus-Christ » (8). La prière du Seigneur, dans Jean 17:21, pour que Ses disciples soient un, ne peut être exaucée que par la vie d’hommes justifiés par la grâce salvatrice de Dieu, uniquement par la foi seule en Jésus-Christ Lui seul ! Le fait que le Seigneur Jésus-Christ ait prié pour l’unité des Chrétiens signifie que cette unité est réelle. Dieu, le Père de Son peuple, a choisi avant même la fondation du monde ceux qui devaient croire en Son Fils. Il les a justifiés en leur donnant Sa justice. Il les a sauvés, il les a placés en Lui, et Il les gardera dans cette unité jusqu’à la consommation de toutes choses. Les Chrétiens sont déjà placés dans cette unité qui est en Christ Jésus. Ils n’ont rien fait pour établir cette unité. Mais Dieu leur ordonne de la préserver. Selon les paroles de l’apôtre Paul, nous devons « conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix » (9).

Le véritable œcuménisme.

Le même apôtre décrit clairement quel est le fondement de l’unité véritable entre les Chrétiens :

« Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation ; il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, et parmi tous, et en tous » (10).

Par conséquent, les Chrétiens qui ont foi en Dieu et en Sa Parole écrite, comme l’ont fait le Seigneur Jésus et Ses apôtres après Lui (Sola Scriptura), sont déjà un en esprit et en vérité, membres d’un seul Corps. Ils sont sauvés devant le Dieu parfaitement Saint, par la grâce seule (Sola Gratia), par la foi seule (Sola Fide), et en Christ Seul (Solo Christo), pour la gloire et la louange de Dieu Seul (Soli Deo Gloria). Ces cinq principes bibliques établissent le fondement de toute véritable unité dans le Seigneur. Ils ont soutenu l’Eglise persécutée tout au long des siècles, et lui ont permis de s’accrocher fermement à la simplicité de l’Evangile. Le véritable œcuménisme, pour les Chrétiens, consiste à être en communion fraternelle et à œuvrer ensemble, dans la foi à ces cinq principes bibliques, seuls capables de maintenir le fondement d’une véritable unité dans le Seigneur. Plus ces principes seront partagés par les Chrétiens, et plus leur véritable unité sera évidente.

Le faux œcuménisme.

En revanche, le faux œcuménisme ne s’intéresse qu’aux institutions. Il consiste à réunir pour des causes communes divers groupes de gens qui font profession d’être Chrétiens, alors que beaucoup d’entre eux ne sont même pas convertis. Ils prétendent confesser le Seigneur Jésus-Christ, en accord avec les Ecritures. Mais ils ont accepté des compromis en ce qui concerne la plupart des cinq principes que nous venons d’énoncer, et qui constituent la seule base d’une véritable unité. En général, plus une église, ou une institution chrétienne, est engagée dans le compromis par rapport à ces principes, plus elle a tendance à se soumettre à l’autorité de Rome !

Le Conseil Mondial des Eglises est l’une de ces institutions. Il n’y a aucun accord en son sein sur aucun des cinq principes qui démontrent l’existence du fondement de la véritable unité dans le Seigneur Jésus-Christ seul. Le Pape et son église se rejoignent dans la même apostasie, loin du véritable Evangile, sans respecter aucun des cinq principes que nous avons énoncés. Ils ont construit une contrefaçon du Corps du Seigneur Jésus-Christ, et s’efforcent de trouver des moyens efficaces pour lier tous les « Chrétiens » à un trône pontifical très visible, très actif et très attractif.

Comment le Pape définit la conformité.

Voici comment le Pape définit la pleine unité, dans sa lettre intitulée « Afin qu’ils soient Un » :  » « L’Eglise Catholique, à la fois dans ses actes et dans ses documents solennels, affirme que la communion des églises chrétiennes avec l’église de Rome, et la communion de leurs évêques avec les évêques de Rome, sont les conditions essentielles et indispensables d’une communion pleine et visible » » (11).

Pour parvenir à cette pleine unité, le Pape a défini un ensemble de cinq principes qui doivent être adoptés par tous. En réalité, ces cinq principes sont à l’opposé des cinq principes bibliques que nous avons défini comme constituant le fondement de la véritable unité. Selon les termes du Pape, « il est déjà possible d’identifier les domaines nécessitant une étude plus poussée, avant qu’un véritable consensus de foi puisse être atteint. Ces cinq domaines sont les suivants :

« La relation entre l’Ecriture Sacrée, représentant la plus haute autorité en matière de foi, et la Tradition Sacrée, comme indispensable à l’interprétation de la Parole de Dieu.
« L’Eucharistie, comme Sacrement du Corps et du Sang de Christ, offrande de louange au Père, mémorial du sacrifice, et Présence Réelle de Christ, et l’effusion sanctifiante du Saint-Esprit.
« L’Ordination, comme Sacrement instituant le triple ministère de l’épiscopat, de la prêtrise et du diaconat.
« Le Magistère de l’Eglise, conféré au Pape et aux Evêques, en communion avec lui, et compris comme une responsabilité et une autorité exercées au nom de Christ, pour l’enseignement et la sauvegarde de la foi.
« La Vierge Marie, comme Mère de Dieu et Icône de l’Eglise, la Mère spirituelle qui intercède pour les disciples de Christ et pour toute l’humanité »(12).

En définissant ces cinq principes, l’objectif du Pape est de pousser toutes les églises chrétiennes à se conformer à l’Eglise de Rome, en les conduisant à être en plein accord avec elle seule. Selon les termes du Pape :

« Il est à présent nécessaire d’avancer vers l’unité visible requise et suffisante, manifestée d’une manière réelle et concrète, afin que toutes les églises puissent réellement devenir un signe de cette pleine communion au sein de l’église une, sainte, catholique et apostolique, communion qui sera exprimée dans la célébration commune de l’Eucharistie » (13).

Ainsi, l’Eglise Catholique Romaine s’efforce de forger une unité venant des hommes, exprimée au travers d’une institution à laquelle tous devront se conformer. Une telle conception est en contradiction totale avec la réalité biblique de l’unité des Chrétiens, qui ont déjà été placés par Dieu en Christ de manière invisible, et qui doivent conserver le lien de cette unité qui leur a déjà été donnée par le Saint-Esprit.

Une unité visible obtenue par la force et par la menace.

Quelle est donc cette conformité recherchée avec tant de passion par le Pape ? Comment va-t-elle se traduire dans la pratique ? D’après toute l’expérience passée, et l’enseignement officiel du Pape dans son Droit Canon, tous ceux qui participent pleinement à cette unité seront obligés de soumettre toutes les facultés de leur intelligence et de leur volonté au « Saint Père » (le Pape), à ses décrets, et aux dogmes de son église. Voici ce que décrète l’actuelle Loi Romaine, dans son canon 752 :

« Tous les croyants devront pleinement respecter, dans leur intellect et leur volonté, même si ce n’est dans l’assentiment de la foi, l’enseignement que le Pontife Suprême ou le collège des évêques énoncent en matière de foi ou de morale, lorsqu’ils sont dans l’exercice de leur magistère authentique, même s’ils n’ont pas l’intention de le proclamer par un acte définitif… »

L’Eglise de Rome déclare donc clairement dans sa Loi, mieux que le ferait n’importe quelle secte, que tout croyant doit lui abandonner les facultés que Dieu lui a données, celles de son intellect et de la volonté. Non seulement ceci est exigé, mais le nouveau Droit Canon, le « Code Papal, » promulgué par le Pape actuel, inclut une section intitulée : « Punition des Offenses commises contre les Autorités Ecclésiastiques et la Liberté de l’Eglise. » Sous l’alinéa « Punition des Offenses en général, » nous voyons réapparaître l’Inquisition, comme dans l’ancien temps, car voici ce que dit le Canon 1311 :

« L’Eglise possède le droit propre et inné d’obliger les membres de la foi chrétienne à obéir, au moyen de sanctions pénales » (14).

Une connaissance même superficielle de l’histoire nous révèle clairement que l’Eglise Romaine sait très bien ce que signifie « obliger » les Chrétiens « à obéir. » Naturellement, tant qu’il s’agit d’accueillir des nouveaux venus sous sa grande tente, elle parle par sous-entendus. Mais quand elle disposera à nouveau du pouvoir politique, (ce qui peut bientôt se produire, suite à la rapide mise en place d’un super Etat Européen), le Canon 1311 obtiendra la même notoriété que tous les Canons qui ont enténébré les pages de l’histoire.

Il est important de se rappeler que la Papauté de l’Eglise de Rome est une monarchie absolue, ainsi qu’un gouvernement séculier. L’Eglise de Rome dispose d’une fantastique richesse, de sa propre souveraineté territoriale, de ses tribunaux, de sa noblesse, et de son corps diplomatique. Elle a ses propres services d’enquête et ses propres services secrets, ses lois, ses avocats, son système de jurisprudence et sa propre prison, ses taxes et sa banque. Elle signe des traités internationaux et des concordats, exerce une énorme influence politique, mène des politiques ambitieuses, comme tout autre royaume de ce monde. Elle dispose toujours de son Inquisition, rebaptisée aujourd’hui « Office de la Doctrine de la Foi, » dirigé par le Cardinal Joseph Ratzinger.

Comment l’Epouse de l’Agneau voit l’Eglise Apostate.

Les Chrétiens d’autrefois savaient clairement que la conformité imposée par l’Eglise Catholique Romaine n’était autre que l’obéissance au « siège de Satan » et à l’Antichrist. Tout au long du Moyen Age, cette vérité a été reconnue et proclamée par des hommes comme Dante Alghieri (mort en 1321), John Wycliff (mort en 1384), Jean Huss (1415), Savonarole (1498), et William Tyndale (1536). Depuis la Réforme, l’Eglise Romaine a été associée à l’Antichrist par Martin Luther (1546), Nicolas Ridley (1554), John Bradford (1555), et par John Foxe (1587). Plus récemment, par Isaac Newton (1727) et Jonathan Edwards (1758). À présent que le Saint Empire Romain renaît au sein d’un super Etat Européen, est-il possible que les Chrétiens continuent à ignorer les leçons à la fois de l’histoire et des prophéties bibliques, leçons reçues tout au long des siècles passés ? Les véritables Chrétiens du passé savaient que l’unité ne pouvait être qu’en Christ, et mettaient en garde contre toute conformité à l’Eglise Romaine.

Ils savaient que la véritable Eglise était en Christ, et que l’église apostate était à Rome. Ils comprenaient qu’être uni avec l’Eglise Catholique Romaine signifiait qu’il fallait se soumettre à ses traditions et obéir à son Pape. Ils préféraient se réjouir de savoir que leur unité résidait dans le Bien-Aimé, et rejetaient l’idée de flirter avec le péché.

Le Pape dévoilé.

D’une manière extravagante et avec une pleine assurance, le Pape a de nouveau accompli la Parole prophétique du Seigneur dans 2 Thessaloniciens 2:3-12, décrivant l’Homme de péché, le Fils de la Perdition :

« Que personne ne vous séduise d’aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. Ne vous souvenez-vous pas que je vous disais ces choses, lorsque j’étais encore chez vous ? Et maintenant vous savez ce qui le retient, afin qu’il ne paraisse qu’en son temps. Car le mystère de l’iniquité agit déjà ; il faut seulement que celui qui le retient encore ait disparu. Et alors paraîtra l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche, et qu’il anéantira par l’éclat de son avènement. L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés. »

Le Pape, assis sur son trône, prétend occuper une position divine. Dans la Section III du programme préparé pour le « Jour du Pardon, » l’expression « Le Saint-Père » est mentionnée à huit reprises. Dans l’Eglise Romaine, ce titre n’est pas décerné au Dieu Saint qui siège dans les Cieux, mais au Pape assis sur son trône.

Quand on le considère à la lumière des Ecritures, le Pape de Rome, qui se prétend pourtant Chrétien, est clairement « l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu » (v. 4). Le Pape de Rome va même plus loin, jusqu’à se donner le titre de « Vicaire de Christ. » C’est-à-dire qu’il prétend occuper la place de Christ Lui-même, en tant que Docteur, Berger, et Sacrificateur. Cela revient à dire qu’il est Dieu, assis « dans le temple de Dieu, et se proclamant lui-même Dieu. » Il ne s’agit pas d’une simple affirmation, car la Loi du Pape lui donne autorité, en exigeant une soumission de l’intelligence et de la volonté, et en promettant que les contrevenants seront punis, selon les Canons 752 et 1311.

Le Pape est en réalité le pire ennemi de Christ. Prétendant servir Christ, il s’efforce en fait de saper le ministère unique du Seigneur en usurpant Sa position et Sa puissance.

C.H. Spurgeon l’avait parfaitement compris. Ses paroles sont toujours valables aujourd’hui :

« Celui qui a rebâti Jéricho a été maudit. À combien plus forte raison, celui qui œuvre à restaurer l’autorité de la Papauté au milieu de nous. Nos pères ont fait écrouler les gigantesques murailles de la Papauté par leur foi, leurs efforts persévérants, et le son éclatant des trompettes de l’Evangile. Voilà qu’à présent certains s’efforcent de rebâtir ce système maudit sur ses anciennes fondations. Ô Seigneur, qu’il Te plaise de déjouer leurs tentatives indignes et d’abattre toute pierre qu’ils ont posée. Nous devrions sérieusement nous engager à nous purifier complètement de toute erreur qui pourrait avoir tendance à stimuler l’esprit de la Papauté. Quand cette purification sera accomplie dans nos communautés, nous devrons chercher à nous opposer par tous les moyens à ce que ces erreurs se répandent rapidement dans l’Eglise et dans le monde » (15).

1. Extrait d’un document publié sur le site Internet du Vatican : http://www.vatican.va/jubilee_2000/jubilevents/events_day_pardon
2. N° 28 Lumen Gentium, Concile de Vatican II, Documents conciliaires et post-conciliaires, Austin Farney, Ed. 1981, page 380.
3. Voir l’analyse de Richard Bennett : « The Roman Catholic-Lutheran Joint Declaration on the Doctrine of Justification : A Denial of the Gospel and the Righteousness of Christ » (La déclaration conjointe Catholique-Luthérienne sur la doctrine de la justification, une négation de l’Evangile et de la justice de Christ).
4. Flannery, N° 42, « Reflections and Suggestions Concerning Ecumenical Dialogue, » S.U.P.C., 15 août 1975, page 549.
5. Ibid., pages 540-541.
6. Ibid., page 541.
7. Ibid., page 545.
8. 1 Thessaloniciens 1:1.
9. Ephésiens 4:3.
10. Ephésiens 4:4-6.
11. Ut Unum Sint, « That They May Be One : On Commitment to Ecumenism » (Afin qu’ils soient Un : sur l’engagement à l’œcuménisme), Jean-Paul II, United States Catholic Conference, Publ. N° 5-050, paragraphe 97.
12. Ibid., parag. 79.
13. Ibid., parag. 78.
14. Code de Droit Canon, Edition Latin-Anglais, Canon Law Society of America, Washington, DC, 1983.
15. « Morning and Evening, » sermon sur Josué 6:26.

  6Comments

  1. nacéra   •  

    L’Église catholique est la seule organisation dont le chef suprême, le Pape, est à la fois chef d’un État, la cité du Vatican, et chef spirituel de l’Église tout entière.
    L’Église catholique entretient des relations diplomatiques avec 174 pays et de nombreux organismes internationaux prestigieux. De plus, en tant que gouvernement de « droit divin », et compte tenu de sa situation dans le monde, l’Église catholique s’est dotée de divers organes de fonctionnement, dont la curie, et un code d’éthique propre à tous ses adhérents : le Droit canonique (canon signifie règle, guide). Le Code de droit canonique, egalement appelé droit ecclésiastique, constitue le corpus législatif de l’Église catholique.

    1983 Codex Iuris Canonici 183
    Code de Droit Canonique de l’Eglise romaine promulgué sous l’autorité de Jean Paul II le 25 janvier 1983 (dans la version latine).
    catho.org/9.php?d=fj ou http://www.vatican.va/archive/FR...

    Plan du Code:
    livre I: Normes générales (1-203)
    Livre II: Le Peuple de Dieu (204-746)
    Livre III: La Fonction d’Enseignement (747-833)
    Livre IV: La Fonction de Sanctification (834-1253)
    Livre V: Les Biens Temporels de l’Eglise (1254-1310)
    Livre VI: Les Sanctions dans l’Eglise (1311-1399)
    Livre VII: Les Procès (1400-1752)

    Cette version spéciale du Code de droit canonique complet est référencée au Code de droit pour les Eglises Orientales (CIO) et au Code de droit Canonique de 1917 (CIS) ainsi qu’à la Somme de saint Thomas d’Aquin.

    Voici quelques articles du livre II

    Section I: L’autorité Suprême de l’Eglise (330-367)

    Art. 1 Le Pontife Romain (331-335)
    331
    L’Evêque de l’Eglise de Rome, en qui demeure la charge que le Seigneur a donnée d’une manière singulière à Pierre, premier des Apôtres, et qui doit être transmise à ses successeurs, est le chef du Collège les Evêques, Vicaire du Christ et Pasteur de l’Eglise tout entière sur cette terre; c’est pourquoi il possède dans l’Eglise, en vertu de sa charge, le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu’il peut toujours exercer librement.
    LG 18 LG 20 LG 22 LG 23n.3-4 OE 3 UR 2 CD 2 CIS 218 CIO 43

    332
    1 Le Pontife Romain obtient le pouvoir plénier et suprême dans l’Eglise par l’élection légitime acceptée par lui, conjointement à la consécration épiscopale. C’est pourquoi, l’élu au pontificat suprême revêtu du caractère épiscopal obtient ce pouvoir dès le moment de son acceptation. Et si l’élu n’a pas le caractère épiscopal, il sera ordonné aussitôt Evêque.

    2 S’il arrive que le Pontife Romain renonce à sa charge, il est requis pour la validité que la renonciation soit faite librement et qu’elle soit dûment manifestée, mais non pas qu’elle soit acceptée par qui que ce soit. CD 2 CIS 219 CIS 220 CIS 221 CIO 44

    333
    1 En vertu de sa charge, non seulement le Pontife Romain possède le pouvoir sur l’Eglise tout entière, mais il obtient aussi sur toutes les Eglises particulières et leurs regroupements la primauté du pouvoir ordinaire par laquelle est à la fois affermi et garanti le pouvoir propre ordinaire et immédiat que les Evêques possèdent sur les Eglises particulières confiées à leur soin. LG 13 LG 18 LG 22 LG 27 CD 2 CD 8

    2 Dans l’exercice de sa charge de Pasteur Suprême de l’Eglise, le Pontife Romain est toujours en lien de communion avec les autres Evêques ainsi qu’avec l’Eglise tout entière; il a cependant le droit, selon les besoins de l’Eglise, de déterminer la façon personnelle ou collégiale d’exercer cette charge.
    AGD 22 LG 13 LG 18 LG 22 LG 23 LG 27p.3-4

    3 Contre une sentence ou un décret du Pontife Romain il n’y a ni appel ni recours. CIS 228 CIO 45

    334
    Les Evêques assistent le Pontife Romain dans l’exercice de sa charge en lui apportant leur collaboration sous diverses formes, entre autres celle du Synode des Evêques. Il est aidé en outre des Pères Cardinaux ainsi que par d’autres personnes et par diverses institutions selon les besoins du moment; toutes ces personnes et institutions remplissent en son nom et sous son autorité la tâche qui leur est confiée pour le bien de toutes les Eglises, selon les règles définies par le droit. CD 10 CIO 46

    335
    Quand le siège de Rome devient vacant ou totalement empêché, rien ne doit être innové dans le gouvernement de l’Eglise tout entière; les lois spéciales portées pour ces circonstances seront alors observées.CIO 47

    PREMIERE PARTIE LES FIDELES DU CHRIST (204-329)
    204
    1 Les fidèles du Christ sont ceux qui, en tant qu’incorporés au Christ par le baptême, sont constitués en peuple de Dieu et qui, pour cette raison, faits participants à leur manière à la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ, sont appelés à exercer, chacun selon sa condition propre, la mission que Dieu a confiée à l’Eglise pour qu’elle l’accomplisse dans le monde.
    LG 9-17 LG 31 LG 34-36 AA 2 AA 6 AA 7 AA 9 AA 10

    2 Cette Eglise, constituée et organisée en ce monde comme une société, subsiste dans l’Eglise catholique gouvernée par le successeur de Pierre et les Evêques en communion avec lui.
    LG 8 LG 9 LG 14 LG 22 LG 38 GS 40 CIO 7

    205
    Sont pleinement dans la communion de l’Eglise catholique sur cette terre les baptisés qui sont unis au Christ dans l’ensemble visible de cette Eglise, par les liens de la profession de foi, des sacrements et du gouvernement ecclésiastique. LG 14 CIO 8

    207
    1 Par institution divine, il y a dans l’Eglise, parmi les fidèles, les ministres sacrés qui en droit sont appelés clercs, et les autres qui sont appelés laïcs.
    LG 10 LG 20 LG 30-33

    TITRE I: OBLIGATIONS ET DROITS DE TOUS LES FIDELES
    209
    1 Les fidèles sont liés par l’obligation de garder toujours, même dans leur manière d’agir, la communion avec l’Eglise. LG 11-13 LG 23 LG 32 GS 1

    2 Ils rempliront avec grand soin les devoirs auxquels ils sont tenus tant envers l’Eglise tout entière qu’envers l’Eglise particulière à laquelle ils appartiennent selon les dispositions du droit. LG 30

    212
    1 Les fidèles conscients de leur propre responsabilité sont tenus d’adhérer par obéissance chrétienne à ce que les Pasteurs sacrés, comme représentants du Christ, déclarent en tant que maîtres de la foi ou décident en tant que chefs de l’Eglise. LG 25 LG 37 PO 9

    213
    Les fidèles ont le droit de recevoir de la part des Pasteurs sacrés l’aide provenant des biens spirituels de l’Eglise, surtout de la parole de Dieu et des sacrements. SC 19 LG 37 PO 9 CIS 682 CIO 16

    214
    Les fidèles ont le droit de rendre le culte à Dieu selon les dispositions de leur rite propre approuvé par les Pasteurs légitimes de l’Eglise, et de suivre leur forme propre de vie spirituelle qui soit toutefois conforme à la doctrine de l’Eglise.
    SC 4 OE 2 OE 3 OE 5 CIO 17

    218
    Ceux qui s’adonnent aux disciplines sacrées jouissent d’une juste liberté de recherche comme aussi d’expression prudente de leur opinion dans les matières où ils sont compétents, en gardant le respect dû au magistère de l’Eglise. GE 10 GS 62 CIO 21

    221
    2 Les fidèles ont aussi le droit, s’ils sont appelés en jugement par l’autorité compétente, d’être jugés selon les dispositions du droit qui doivent être appliquées avec équité. 3 Les fidèles ont le droit de n’être frappés de peines canoniques que selon la loi.
    CIO 24

    222
    1 Les fidèles sont tenus par l’obligation de subvenir aux besoins de l’Eglise afin qu’elle dispose de ce qui est nécessaire au culte divin, aux oeuvres d’apostolat et de charité et à l’honnête subsistance de ses ministres. AA 21 AGD 36 PO 20 PO 21

    223
    2 En considération du bien commun, il revient à l’autorité ecclésiastique de régler l’exercice des droits propres aux fidèles. DH 7 CIO 26

    Quelques articles du livre V : TITRE I: L’ACQUISITION DES BIENS

    1259
    L’Eglise peut acquérir des biens temporels par tout moyen juste selon le droit naturel ou positif, qui le permet aux autres personnes. CIS 1499 CIO 1010

    1260
    L’Eglise a le droit inné d’exiger des fidèles ce qui est nécessaire à ses fins propres.CIS 1496 CIO 1011

    1261
    1 Les fidèles ont la liberté de disposer de leurs biens temporels en faveur de l’Eglise.

    2 L’Evêque diocésain est tenu d’avertir les fidèles de l’obligation dont il s’agit au can. 222 Par.1, et d’en urger l’application de manière opportune. CD 6 CD 17 PO 20 GS 88

    1262
    Les fidèles aideront l’Eglise en s’acquittant des contributions demandées selon les règles établies par la conférence des Evêques.Droit part. Français

    1263
    L’Evêque diocésain a le droit, après avoir entendu le conseil pour les affaires économiques et le conseil presbytéral, de lever pour les besoins du diocèse, sur les personnes juridiques publiques soumises à son gouvernement, un impôt modéré, proportionnel à leurs revenus; aux autres personnes physiques et juridiques, il lui est seulement permis d’imposer, en cas de grave nécessité et dans les mêmes conditions, une contribution extraordinaire et modérée, restant sauves les lois et coutumes particulières qui lui accorderaient des droits plus étendus. CIS 1502 CIS 1504-1506 CIO 1012

  2. nacéra   •  

    LA PUNITION DES DELITS EN GENERAL (1311-1363)

    Canon 1311
    L’Eglise a le droit inné et propre de contraindre par des sanctions pénales les fidèles délinquants.
    LG 8 GS 76 CIS 2214
    (catho.org/9.php?d=fj : code de droit canonique promulgué sous l’autorité de Jean Paul II en 83)

    1. Quelques délits du code de 1983

    Commettent le crime de faux :
    ceux qui font des dénonciations calomnieuses ou portent atteinte à la bonne réputation d’autrui (c. 1390 § 2 ; cf. c. 2363 et c. 2355 / CIC 1917

    Commettent des délits contre la religion et l’unité de l’Eglise :

    les apostats, les hérétiques, les schismatiques (c. 1364 § 1 ; c. 2314 / CIC 1917) ;

    les parents qui font baptiser ou élever leurs enfants dans une religion non catholique (c. 1366 ; cf. c. 2319 § 1, 4° / CIC 1917).

    Commettent des délits contre les autorités ecclésiastiques et la liberté de l’Eglise :

    ceux qui enseignent une doctrine condamnée par le Pontife Romain ou le Concile OEcuménique (c. 1371, 1° ; cf. c. 2317 / CIC 1917 ;

    ceux qui n’obéissent pas au Siège Apostolique, à l’Ordinaire ou au Supérieur donnant légitimement un ordre, et qui persistent dans leur désobéissance (c. 1371, 2° ; cf. c. 2331 § 1 / CIC 1917) ;

    l’évêque qui, sans mandat pontifical, consacre quelqu’un évêque, et celui qui reçoit la consécration de cet évêque (c. 1382 ; cf. c. 2370 / CIC 1917).

    ceux qui s’inscrivent à une association qui conspire contre l’Eglise ( , c. 1374 ; cf. c. 2335 / CIC 1917 (les francs-maçons)) ;

    Déclaration sur l’incompatibilité entre l’appartenance à l’Eglise et à la Franc-Maçonnerie
    Congrégation pour la Doctrine de la Foi 26 novembre 1983 Joseph, card. Ratzinger, Préfet

    On a demandé si le jugement de l’Eglise sur les associations maçonniques était changé, étant donné que dans le nouveau Code de droit canonique il n’en est pas fait mention expresse, comme dans le Code antérieur.

    Cette Congrégation est en mesure de répondre qu’une telle circonstance est due au critère adopté dans la rédaction, qui a été suivi aussi pour d’autres associations également passées sous silence parce qu’elles sont inclues dans des catégories plus larges.

    Le jugement négatif de l’Eglise sur les associations maçonniques demeure donc inchangé, parce que leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Eglise, et l’inscription à ces associations reste interdite par l’Eglise. Les fidèles qui appartiennent aux associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent accéder à la sainte communion.

    Les autorités ecclésiastiques locales n’ont pas compétence pour se prononcer sur la nature des associations maçonniques par un jugement qui impliquerait une dérogation à ce qui a été affirmé ci dessus, dans la ligne de la déclaration de cette Congrégation du 17 février 1981 (cf. AAS 73, 1981, p. 240-241: DC 1981, n° 1805, p. 349. Voir aussi la déclaration de l’épiscopat allemand du 12 mai 1980, DC 1981, n° 1807, p. 444-448).

    Le Souverain Pontife Jean-Paul II, dans l’audience accordée au cardinal préfet soussigné, a approuvé cette déclaration, qui avait été délibérée en réunion ordinaire de la Congrégation, et en a ordonné la publication.

    A Rome, au siège de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 26 novembre 1983.

    Joseph, card. Ratzinger, Préfet
    (Enseignements pontificaux sur la Franc-Maçonnerie http://www.spiritualite-chretien... )

  3. dany   •  

    De tout coeur avec cet article qui explique bien les turpitudes de l’esprit romain: dans l’inquisition c’etait la brutalité, dans la fausse unité c’est la seduction.
    Ce systeme catholique romain ne peut changer car ce serait renier ses dogmes. Le catholiscisme romain et ses soeurs spirituelles(orthodoxie, religions chretiennes orientales, protestantisme) sont avec l’islam les 2 faces d’une meme piece de monnaie.
    « Pardon Seigneur pour les evangeliques qui se sont laissés seduire par cet esprit antichrist, fais revenir tes enfants vers Toi qui es le seul Père et Chef des croyants. »

  4. Mestchersky Boris   •  
  5. Mestchersky Boris   •  

    Michele H, bonjour, vous m’avez posé une question auquel j’ai repondu, pour m’entendre dire, par la suite, que cette homme avait une éducation et une foi.
    Je voulais simplement par cet article que vous même avez présenté, remémorez en quoi cela nous impliquent.

    Cet homme est de l’extrême-droite, royaliste, se sont là les fruits qu’il porte, et derrière son air gougenards se cache bien d’autres surprises.
    Il n’est pas prophête comme le dit si bien Michèle, le voir pourtant apparaître içi, me fait froid dans le dos.

    Sans explications aucunes, ni de mise en garde, malgrés que ses propos puissent parraîtrent justes.

    Dans un articles de guy Millière, paru dans ménapress ( Metule News agency ), il y a une observation intérréssante. Qui sont ceux qui adhèrent au discours pronnoncé ?

    Une frésque dans l’aéroport de Denver aux U.S.A, décrit devant quiconque passe avec ses valises, aussi et fort bien le plan conçu par les résponsables du N.O.M.
    l’hilarité de cette individu ne me surprends plus !
    A contrario, Jérémie pouvait-il s’amuser autant, des térribles visions qu’il recevait de la part de l’Eternel D.ieu d’Israël ?

    Mestchersky Boris

    Michèle H : il vous est loisible de le contacter pour savoir  » ce qui se cache derrière ».
    Goguenard ? Hilarité ?
    Il parvient à rire de lui-même ce qui n’est pas donné à tout le monde ! Il est simple et dit lui-même avoir peur ! Je ne le vois pas trouver cela particulièrement drôle : il a d’autres soucis et il les exprime….et là se trouve son regard qui vous déplait . Passer la tribulation n’a rien d’agréable pour personne !
    Mais cessez de juger l’homme et écoutez ce qu’il a à dire ou ne l’écoutez pas !
    Au fait, ce n’est pas le bon fil pour en discuter.

  6. giuseppe   •  

    dans le livre « le christianisme traditionnel vérité ou tromperie? Ewald Frank
    —————————————————————————————————
    1ère édition:1989(allemand) .1è édition:1992(français): en pages:172-173 figure ceci:

    « Le pape appelle à une « Europe sans frontières ».Le Pape demande la construction d’une ‘Europe sans frontières’ qui n’ait pas renié ses racines chrétiennes.Il a confié ce ‘projet d’une Europe sans frontières’,à l’intercession de Marie,la mère de Dieu,a-t-il dit lundi devant environ 6000 personnes à Covadonga aux Asturies,la dernière station de son voyage de 3 jours en Espagne'(Frankfurter Allgemeine Zeitung,22.08.1989).

    C’est de nouveau au Pape qu’est venue la pensée juste de jeter un pont par-dessus le gouffre séparant l’Est de l’Ouest.La citation suivante donne de plus amples renseignements à ce sujet: »L’intérêt pressant du pape pour une Europe Unie sur un fondement religieux catholique s’exprime aussi dans la proclamation de saints protecteurs pour l’Europe.

    Le pape Paul VI déjà avait proclamé ‘Benedict de Norcia’ comme patron de l’Europe.Le pape Jean-Paul II a proclamé maintenant pour l’église catholique universelle ,en tant que saints protecteurs supplémentaires de l’Europe,les saints frères ‘Cyrille’ et ‘Méthode’ qui ont œuvré au IX è siècle comme apôtres et docteurs des Slaves ».

    « par la proclamation solennelle des saints Cyrille et Méthode comme patrons de l’Europe,Jean-Paul II voudrait montrer d’une part sa contribution
    à la formation de l’Europe ,et d’autre part mettre l’accent sur le fait que le profil spirituel et culturel de l’Europe n’est pas seulement imprégné de la civilisation latino-romaine et des traditions spirituelles occidentales,mais qu’il est tout autant imprégné de la culture classique grecque et de la tradition
    byzantino-slave ».

    « Le président de la Conférence épiscopale d’Allemagne,le cardinal Josef Höffner,déclara à ce sujet à Cologne,que l’action des deux nouveaux saints protecteurs en tant « qu’apôtres des Slaves » peut-être comparée à ce que saint Bénédict avait accompli dans l’Europe du Centre et de l’Ouest.

    Ces trois saints seraient donc pareillement des ‘bâtisseurs spirituels de l’Europe,et même de toute l’Europe entière ».

    « La décision du Pape serait une invitation pressante,faite à tous dans l’ensemble de l’Europe,à se confier en l’intercession de ces trois grands saints et cela aussi dans le cadre des pas décisifs qui ont déjà été engagés sur le chemin d’une complète unité entre l’église catholique et l’église orthodoxe… »(O.Markmann,Endzeit,Entrückung,Antichrist,p.72-73).

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