Note M.A.V. : Certains trouveront peut-être les situations et comportements décrits ci-dessous invraisemblables, surtout de la part de gens qui se disent chrétiens. C’est parce qu’ils n’ont jamais vécu ce genre de situation ! Personnellement, cela m’est arrivé, et je sais, comme le raconte Ron Henzel, précisément parce que l’on a affaire à  des gens qui se disent chrétiens et QUI LE SONT !, que l’on met longtemps à  s’en remettre et que l’on en sort profondément meurtri !

Une des caractéristiques les plus insidieuses de l’abus spirituel, c’est l’état de terreur dans lequel sont abandonnées de nombreuses victimes.

Après avoir passé un certain temps dans ces groupes, les membres qui s’échappent sont souvent totalement sans défense lorsqu’ils sont confrontés à  ce genre de terrorisme spirituel.

Ils peuvent en arriver au point où, bien qu’ils ne se sentent plus capables d’endurer encore la peur très réelle et le tourment généré par l’appartenance au groupe, ils préfèrent prendre le risque de continuer à  endurer cette peur et ce tourment, plutôt que de se retrouver isolé du groupe.

Pourtant, généralement, ils finissent par s’enfuir, tout en étant convaincus que leur départ signifie qu’ils vont aller en enfer, et en ne sachant pas comment ils vont devoir désormais composer avec cette perspective.

Pour un certain nombre de ceux qui traversent le processus lié à  leur départ, la peur de la damnation éternelle devient obsessionnelle. Une fois qu’ils ont définitivement quitté le groupe, ils tombent presque toujours dans une dépression sévère, et ils sont parfois suicidaires.

En ce qui me concerne, j’avais trop peur de me suicider, parce que toutes les assurances de mon salut m’avaient été enlevées par mon groupe abusif, et je ne voulais pas arriver en enfer plus tôt que prévu  !

J’ai continué à  prier Dieu pour qu’Il me donne ce dont je pouvais avoir besoin pour être assuré du salut : la repentance, plus de foi, etc., et cela a perduré longtemps après mon départ du groupe. Une femme qui avait quitté notre groupe avant moi se souvient avoir pris une grande respiration et s’être dit à  elle-même  :

–  »  Bien, cela signifie probablement que je vais aller en enfer… Mais je ne peux plus rester !  »

Une autre ancienne membre a déménagé à  des centaines de kilomètres pour pouvoir éviter l’inévitable, la condamnation virulente de la part des membres qu’elle laissait derrière elle, dont quelques-uns avaient été des amis de longue date avant même qu’elle se joigne au groupe.

Parfois, certaines personnes nous arrivent sous l’emprise de la terreur pour la raison suivante : elles sont tourmentées par l’idée que Dieu les a abandonnées, parce qu’elles sont parties d’une église en particulier, d’une dénomination, d’un petit groupe, d’une organisation religieuse ou d’une fraternité locale… ou parce qu’elles pensent les quitter ! Cette peur leur a été inculquée par le groupe.

De telles personnes sont même terrifiées par le simple fait de découvrir un site Web comme celui-ci.

–  »  Peut-être est-ce un signe indiquant à  quel point je me suis éloignée de Dieu !  » peuvent-elles se dire à  elles-mêmes.

Elles sentent les tentacules de Satan s’enrouler autour de leurs âmes, et les mains froides de la mort les agripper ! De telles personnes se sentent comme si elles étaient contaminées à  vie, endommagées, et devenues un poison pour tous les autres « vrais » chrétiens.

Parfois elles se tournent vers une grande église pour pouvoir s’y cacher dans l’ombre. Ou bien, elles évitent toutes les églises. Elles peuvent se mettre à  errer sans but spirituel, comme engourdies, éprouvant parfois de sérieuses attaques de terreur et de panique.

–  »  Est-ce que Dieu m’aime ? « 

– »  Est-ce que Dieu se soucie encore de moi ? « 

– »  Est-il trop tard pour moi? « 

–  »  S’il te plaît, mon Dieu, dis-moi qu’il n’est pas trop tard  ! Montre-moi ce que je dois faire pour que tu m’aimes ! « 

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 »  Mais c’était tellement agréable au tout début… « 

À de nombreuses reprises, nous entendons la même histoire  :

–  »  Quand je me suis joint au groupe, ils étaient tellement pleins d’amour, tellement gentils, si unis. Ils me traitaient de façon spéciale. Je n’avais jamais vécu autant de choses agréables que lorsque je me suis joint au groupe.  »

Et ensuite  ?

– »  Ce fut si graduel et subtil « , nous disent-ils.  »  C’est seulement après quelques mois que j’ai commencé à  redouter de me rendre aux réunions, de fréquenter les autres  »  frères et sœurs  » ou de voir notre leader. Mais à  ce moment-là , il était déjà  trop tard  ! Ils m’avaient convaincus que c’était une œuvre spéciale de Dieu – un mouvement spécial sous l’inspiration de Dieu – une voix prophétique pour notre époque.  »

–  »  Les quitter était comme quitter Dieu… et là , malgré cette menace, je ne pouvais plus endurer cette situation  ! Je me faisais réprimander pour tout ce que je faisais. J’étais toujours, soit l’objet d’un dur traitement; soit il me fallait être là  pour voir d’autres personnes endurer un dur traitement. Si jamais je posais des questions à  propos de leur jugement, je m’entendais dire que j’étais rebelle, charnel, non repentant. J’en suis finalement arrivé au point où je ne pouvais plus du tout franchir cette porte…  »

–  »  Mais ils me disaient… « , nous racontent ces gens,  »  Ils m’ont dit, je ne sais plus à  combien de reprises, même aux premiers jours quand je commençais à  fréquenter le groupe… Ils me disaient à  quel point c’était spirituellement dangereux de quitter le groupe. Ils me disaient que les gens quittaient seulement parce que leur état de pécheur était mis en lumière au contact du groupe, et ils n’aimaient pas ça, alors ils quittaient. Je me souviens avoir espérer ne jamais être comme eux – et maintenant je suis comme eux !  »

 »  Ils m’ont dit que si je quittais… « 

Mon expérience est passablement semblable à  la vôtre. Je sais ce que c’est personnellement de passer à  travers ces choses qui sont décrites ici. Donc, regardons quelques-unes unes des choses dont les abuseurs spirituels nous disent qu’elles nous arriveront si nous les quittons  :

–  »  Ils m’ont dit que si je quittais, je  »  tomberais  » spirituellement. « 

Peu importe le nombre de versets de la Bible peuvent-ils citer, peu importe les nombreux exemples de ce qui est arrivé spirituellement à  d’autres personnes après que celles-ci aient quitté, tout cela n’est que pure bêtise et vous n’avez pas à  les croire.

Plusieurs groupes ont l’habitude de monter en épingle les exemples de ceux qui ont quitté et qui se sont retrouvés dans une dégringolade spirituelle. Mais ce reflet négatif est-il vraiment celui des gens qui sont partis, ou bien est-ce le reflet du groupe qu’ils ont quitté ?

Quand un groupe peut citer une longue liste de fautes spirituelles censées avoir été commises par ceux qui les ont fui, cela devrait surtout mettre en exergue l’aspect négatif du groupe, plutôt que celui de ceux qui sont partis ! Pourtant, pour se justifier, il est étonnant de constater à  quel point ils savent se servir de ces exemples, de manière tordue, astucieuse et partiale !

Tout groupe qui laisse derrière lui de nombreuses personnes brisées devrait être évité à  tout prix.

Malheureusement, nous ne pouvons généralement pas rencontrer ces personnes brisées, blessées, qui sont abandonnées à  elles-mêmes après leur sortie de ces groupes, et qui sont là , tout autour de nous. De fait, habituellement, quand les gens quittent des groupes spirituellement abusifs, ils se cachent et ne veulent pas être retrouvés. Ainsi, tout ce qui nous reste, c’est la parole des leaders, qui claironnent en long et en large à  quel point ces ex-membres ont  »  récidivé  » (dans le péché), sont  »  tombés « . Peut-être peuvent-ils même insinuer quelques  »  péchés  » particuliers dont ces gens sont censés être coupables.

Certains leaders abusifs n’entrent pas dans les détails concernant les prétendus  »  péchés  » dont seraient coupables ces ex-membres. Au lieu de cela, ces leaders sont si confiants dans leur poigne sur le reste des membres restants, qu’ils se satisfont de les laisser tirer leurs propres conclusions.

–  »  Pourquoi sont-ils partis ? « , demanda un membre.

–  »  Ils sont tombés « , fut la réponse toute prête.

Fin de l’histoire  !

Après avoir entendu cette explication de nombreuses fois, les membres qui demeurent au sein du groupe en viennent à  considérer comme équivalent, aux yeux de Dieu, le fait de les quitter, et le fait de  » tomber « . Mais, lorsque nous examinons ces idées à  la lumière des Écritures, cette lumière fait ressortir ces idées comme étant un non-sens. Et c’est ce qu’elles sont en réalité. Ce n’est pas de nous rendre à  une église, de faire partie d’un groupe, d’une organisation ou en nous attachant à  quelque être humain sur cette terre qui nous rapproche de Dieu  !

Nous ne pouvons nous approcher de Dieu qu’en en allant à  une Personne, une seule  : nous nous approchons de Dieu en allant à  Jésus.

Jésus disait lui-même  :

 »  Je suis le chemin et la vérité et la vie. Personne ne va au Père si ce n’est par moi.  » Jean 14 : 6.

Puisque nous n’allons pas à  Dieu parce que nous allons vers un groupe particulier, il s’ensuit que nous ne quittons pas Dieu en quittant ce même groupe ! La seule façon de quitter Dieu est de quitter Christ,

ce qui implique de renoncer à  Lui et de tourner le dos à  la foi.

Lorsque nous allons vers Jésus, nous n’avons pas à  marcher sur des œufs. Nous n’avons pas à  nous demander s’Il nous accepte. Car il a aussi dit  :

 »  Celui qui vient à  moi, je ne le rejetterai pas.  » Jean 6  : 37b

Jésus ne rejette pas ceux qui viennent à  Lui, pas plus qu’Il les écarte. C’est là  une différence fondamentale entre Jésus et les leaders spirituellement abusifs.

Un des versets favoris dont se servent les abuseurs spirituels pour intimider les gens, est 1 Jean 2  : 19  :

 »  C’est de chez nous qu’ils sont sortis, mais ils n’étaient pas des nôtres. S’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous. Mais il fallait que fût manifesté que tous, tant qu’ils sont, ils ne sont pas des nôtres. « – 1Jean2  : 19

Les abuseurs spirituels attireront l’attention de leurs membres vers ce verset et vers ceux qui ont quitté leurs soi-disant  »  fraternité  » ou  »  église  » ou quoi que soit d’autre, et ils diront  :

–  »  Voyez! La Bible dit que ces gens n’étaient pas fondamentalement de vrais chrétiens, sinon ils seraient restés avec nous !  »

Mais c’est une déformation abusive des Écritures  !

Car en disant  :  »  C’est de chez nous qu’ils sont sortis « , Jean ne faisait pas allusion à  une église en particulier ou à  un groupe de croyants. Il faisait allusion à  ceux qui avaient quitté la foi elle-même, et qui avaient nié que Jésus était le Fils de Dieu (comme Jean le fait remarquer au verset 22).

En fait, l’apôtre Jean faisait référence à  un groupe bien spécifique au sein de l’église primitive, groupe qui était appelé  »  gnostiques « .

C’était ces gens qui croyaient avoir une connaissance spirituelle  » spéciale « , que les autres chrétiens faisant profession de foi n’avaient pas.

… C’est pratiquement identique à  que ce que les abuseurs spirituels contemporains déclarent : Ils prétendent avoir une connaissance  »  spéciale « , un don  »  spécial « , une perspicacité, un appel, une stature spéciale, ou autre spécificité.

Les gnostiques étaient des gens pleins d’assurance. Ils pouvaient parler haut et fort. Ils savaient comment paraître si noble et spirituel que la plupart des gens qui les entendaient ne pouvaient pas, la moitié du temps, franchement les comprendre, et ils pratiquaient une remise en question de la spiritualité des chrétiens dans les églises.

(sigle d’une association gnostique contemporaine: remarquons les divers symboles de puissance et de connaissance, dont le serpent !)

Les gnostiques s’introduisaient furtivement dans une église chrétienne et là  ils commençaient à  propager des enseignements pseudo-spirituels. Lorsque les gens leur posaient des questions, ils retournaient alors la situation et ils les accusaient de  » ne pas être assez spirituels pour comprendre « .

Cela avait pour effet que les autres chrétiens se sentaient inférieurs et qu’ils se faisaient dérober leur assurance, ce qui explique pourquoi l’apôtre Jean prend tellement de temps en 1 Jean pour assurer ses lecteurs qu’ils sont ceux qui sont les vrais chrétiens et non les gnostiques*. À l’occasion, ces gnostiques prirent leur petit groupe, se séparèrent et formèrent un nouveau groupe. C’est au sujet de cette situation que parlait l’apôtre Jean, pas la situation d’un croyant qui quitte un groupe abusif.

 

*Note MAV: rappelons que « gnose » signifie « connaissance, savoir ». Les paroles de gens s’appliquent à  toutes les époques, les abuseurs se plaçant toujours au-dessus des abusés en avançant leur titre ou leur diplôme biblique ou leur ancienneté, et en balançant des versets bibliques censés confirmer leur savoir. Oui mais, « la lettre tue, mais l’Esprit vivifie ». De jeunes convertis, n’ayant encore que bien peu de connaissances bibliques, peuvent ressentir par l’Esprit qu’ils n’entendent pas ce qui provient de l’Esprit de vérité et en éprouver un malais, ou voir des comportements qui les alertent. Le diacre Étienne, jeune converti, a eu pour mission divine de parler avec une épée tranchante aux grands érudits du Sanhedrin. Il y a laissé sa vie, mais ses parole de feu ont commencé à  labourer le coeur d’un homme, le futur apôtre Paul.

En fait, si l’apôtre Jean était avec nous de nos jours, je suis convaincu qu’il trouverait bien plus de points communs entre les anciens gnostiques et les abuseurs spirituels contemporains, qu’il n’en trouverait entre les gnostiques et les individus qui quittent les groupes abusifs !

 »  Ils me disaient que si je quittais, je rejoindrais les ennemis de Dieu. « 

Le leader d’un groupe d’Indianapolis (USA) avertit constamment ses disciples au sujet des  »   »ténèbres du Web » « , qui sont tapis, attendant à  l’extérieur, à  la porte de leur petite congrégation semi-communautaire. Il ne parle pas du Web (bien que, par pure coïncidence, il décourage son troupeau de surfer sur le Web à  cause de la prétendue  »  pornographie spirituelle «  qui s’y trouve, qui est censée être bien pire que la pornographie régulière).

Il parle à  propos du réseau informel formé d’ex-membres qui, soit ont été mis à  la porte, soit ont quitté d’eux-mêmes, et qui ont commencé à  communiquer entre eux dans le but de se soutenir les uns les autres durant le terrible processus de la sortie et du réajustement au monde réel, monde extérieur à  leur petite secte.

Les individus restés longtemps au sein du groupe ont été conditionnés par les avertissements lancés contre les «   ténèbres du Web « , ténèbres qui les attendront à  l’extérieur s’ils s’en vont.

Un par un, à  mesure que les membres quittent ou qu’ils sont exclus, leurs réputations sont salies et leurs individualités sont assassinées par le leader. *

*(Note M.A.V.: Pas grande différence avec les procédures de l’inquisition, la torture physique étant  remplacée par la torture morale. J’ai hélas entendu bien des récits similaires, en France ou dans d’autres pays, de la part de pasteurs ou Anciens qui avaient « osé » quitter leur dénomination, après avoir constaté que celle-ci exerçait un esprit de contrôle et une emprise sur leurs membres, et qu’elle ne marchait pas dans la vérité dans certains domaines)


La plupart du temps, le leader n’a pas besoin de dire grand chose. Le simple fait qu’il ait ordonné à  quelqu’un de s’en aller est suffisant pour persuader les autres membres que la personne est en état de péché.   Quand une personne part d’elle-même, son départ est habituellement précédé d’avertissements solennels à  propos des «  ténèbres du Web « .

Ensuite, lorsque qu’est découvert par le téléphone arabe qu’un ex-membres a été en contact avec d’autres ex-membres, ceux qui sont demeurés dans le groupe se disent à  eux-mêmes et entre eux :

–  »  Voyez  ! C’est inévitable  ! Une fois que vous quittez la  »  protection spirituelle «  de notre groupe, vous tombez dans les «   ténèbres du Web  » !  »

Si les membres ne prenaient pas un tel avertissement au sérieux, ce qui a pour conséquence que les ex-membres connaissent de nombreuses nuits sans sommeil et des accès de dépression, nous pourrions dire qu’il ne s’agit que d’une très mauvaise blague, de très mauvais goût !

L’ objectif est évident  : Faire peur aux gens pour qu’ils restent, créer un sentiment d’isolation complète pour ceux qui ont déjà  quitté le groupe ou qui planifient leur départ.

Certaines personnes ayant quitté le groupe craignent même que des ex-membres leur lancent un jour un appel téléphonique. Alors, c’est la panique.

–  »  Oh non ! « , se disent-ils en tremblant,  »  C’est vrai  ! Je suis tombé dans les  »  ténèbres du Web ! «  à‡a veut dire que je suis un de ces perdus!  »

Il a été observé chez les personnes qui ont récemment quitté un groupe abusif, que celles-ci refusent les appels des ex-membres qui ont quitté depuis un certain temps, à  cause justement de cette peur bien réelle. Cela contribue à  les isoler et à  les tenir dans un état de peur, et ceci, vraisemblablement, pour qu’ils reviennent dans le giron du groupe  »  pour éviter la colère de Dieu.  »

Dans mon groupe, le leader parlait du  »  réseau des gens macabres  » extérieur au groupe, accusant ces gens comme étant prêts, et attendaient que nous quittions le groupe pour que nous  » tombions dans leurs griffes  »

D’autres leaders utilisent différentes autres métaphores et analogies. C’est un thème très commun… mais qui n’a rien de biblique  !

Il n’y a rien dans la Bible qui dit que vous ne pouvez pas quitter un groupe pour en rejoindre un autre composé de chrétiens croyant à  la Bible, spécialement lorsque vous avez été abusé par le groupe que vous quittez :

–  »  Ils me disaient que si je les quittais, ils n’auraient désormais plus rien à  voir avec moi. « 

Ce peut être une expérience très douloureuse.

L’ÉVITEMENT

Parfois, cela va au-delà  des relations amicales. Cela touche aussi les relations familiales. Certaines familles ont des membres au sein d’un groupe abusif depuis plus d’une génération, ou parfois des frères et sœurs ainsi que d’autres parents qui ont rejoint le groupe. Du jour au lendemain, nous sommes quasiment des parias. Dans sa forme la plus extrême, nous appelons ça de  » l’évitement. ».

Plusieurs mois avant d’écrire ces lignes, j’étais en train d’attendre dans une file, dans une librairie chrétienne. Je remarquais alors qu’à  cinq ou six pieds de moi, il y avait une femme qui fréquentait toujours le groupe abusif que j’avais quitté. Je fus envahi d’une soudaine vague d’émotions. Devrai-je essayer d’attirer son attention  ? Devrais-je la saluer  ? Devrais-je essayer de lui dire quelque chose  ?

Pendant un court moment, je n’étais pas certain que c’était elle, et l’intensité de mon regard aurait été suffisant pour rendre qui que ce soit mal à  l’aise ! Malgré tout, elle était là , debout, droite comme un poteau, froide, regardant droit devant elle d’un regard de pierre, refusant de reconnaître ma présence. Elle m’évitait. Elle ne pouvait pas ne pas nous avoir vus, moi et ma femme : nous qui étions là  alors qu’elle s’approchait du comptoir. Il lui suffisait de faire un pas de plus pour arriver jusqu’à  notre hauteur. Je commençais alors à  regarder ailleurs dans le magasin, et je vis son mari qui ne se trouvait pas loin, et qui, stratégiquement, nous tournait le dos, faisant semblant de regarder une marchandise. Certainement, au moins l’un d’entre eux devait nous avoir vus !

Ils nous évitaient, exactement comme notre ex-leader abusif nous en avait avertis !*

*Note MAV: J’ai aussi connu cela, j’en ai été stupéfaite et j’ai eu du mal à  m’en remettre, jusqu’au moment où je me suis souvenue de la parabole de la brebis perdue. Lu 15:4 « Quel homme d’entre vous, s’il a cent  brebis, et qu’il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est  perdue, jusqu’à  ce qu’il la retrouve ? ». Ou bien j’étais une brebis perdue et le pasteur aurait dû courir pour me rattraper et m’empêcher de me perdre, ou bien j’étais toujours une soeur en Christ, et nous devions conserver l’amour les uns pour les autres. Au lieu de cela, je me suie vu confrontée à  des regards d’effroi ou de mépris de la part de membres de cette communauté pour qui j’avais souvent prié, que j’avais parfois délivrés, et tous, enseignés. Avec ce constat d’un comportement strictement contraire à  ce que Jésus a dit, j’ai vite compris que j’avais quitté une secte, pas l’Eglise ! J’ajoute que je connais de nombreux chrétiens qui, pour ne pas être harcelés par leur ancienne communauté, ont déménagé, parfois même changé de pays !

 

De toutes les expériences douloureuses de ma vie, celle-ci se trouve à  un rang très élevé, tout en haut de ma liste. Mais depuis ce moment-là , plus de quatre ans se sont écoulées, et le pouvoir curatif de Dieu dans ma vie à  fait en sorte d’adoucir les effets de cette expérience difficile.

Ce n’est pas seulement la douleur de se voir couper d’importantes relations humaines dont il est question ici. Ce qui rend cette expérience encore plus traumatisante, c’est que ceux qui nous évitent, en plus, nous en imputent la responsabilité.

Ils disent des choses comme celle-ci  :

–  »  C’est vous qui nous évitez  ! Simplement, nous agissons à  votre égard, physiquement parlant, comme vous-mêmes le faites à  notre égard, spirituellement parlant.  »

Souvent, ils savent exactement quels mots dire pour vous rendre confus et pour que ce soit vous qui vous sentiez coupables. Mais ne les croyez pas.

Il n’y a pas la plus petite preuve dans la Bible pour justifier le fait qu’ils vous évitent, parce que vous avez simplement quitté leur groupe.

Ils n’utilisent pas correctement la Bible, dans une vaine tentative de justifier leur propre attitude pécheresse à  votre égard.

–  »  Ils me disaient que si je quittais, cela amènerait le mal dans la vie des personnes autour de moi. « 

Les groupes abusifs excellent à  réussir à  faire sentir à  leurs membres qu’ils sont comme des vers se trouvant en dessous d’une roche visqueuse. Ces groupes investissent énormément de temps et d’énergie à  démolir toute pensée positive ou empreinte d’espoir, pensées que les membres peuvent entretenir en eux-mêmes, tout cela dans le but de les rendre dépendants du leader.

C’est leur appartenance au groupe (et finalement au leader) qui doit leur apporter des sentiments d’estime de soi et de compétence, sinon le leader aura peur de perdre le contrôle. Donc, les leaders disent à  leurs membres que le fait de quitter le groupe est la preuve qu’ils n’ont jamais vraiment  » réformé leur comportement « , ne se sont jamais vraiment  » repenti de leurs péchés « , qu’ils n’ont jamais vraiment  » vu le Royaume « , qu’ils n’ont jamais vraiment  » compris l’évangile « , et ainsi de suite. Ce discours révèle tout le conditionnement et la formation, reçus du groupe, les conduisant à  penser d’eux-mêmes qu’ils sont des rebuts de la société.

Comme ultime stratagème, si la confession des péchés personnels était mise en relief et pratiquée dans le groupe, les leaders se servent souvent de ces péchés confessés et passés en les ramenant à  la surface, les projetant au visage de ceux qui essaient de les quitter.

Cela aboutit dans le fait que les personnes qui se séparent de groupes abusifs le font avec un sentiment envahissant d’être contaminées spirituellement, d’être en quelque sorte un  »  poison spirituel  » pour les autres ou d’être une  »  marchandise endommagée « .

Nous constatons que les ex-membres qui ont subi un tel traitement en arrivent souvent à  vivre replier sur eux-mêmes. Ils peuvent visiter d’autres églises, mais ils restent à  l’écart en évitant tout contact personnel avec les autres.

Parfois, le leader ira même jusqu’à  contacter l’église à  laquelle l’ex-membre s’est rattaché.

Il lancera alors toutes sortes d’accusations contre leur ex-membre. C’est ce qui s’est produit dans mon cas. En décembre 1992, mon ex-leader écrivit une lettre à  mon nouveau pasteur. Dans cette lettre mon ex-leader m’accusait faussement de toutes sortes de choses, certain que son groupe confirmerait tout ce qui pourrait être affirmé. Sa lettre recommandait même à  ma nouvelle église de me  »  renvoyer  » au groupe pour que je puisse y recevoir une  »  correction ! « .

Heureusement, j’avais alors un pasteur qui n’était pas tombé de la dernière pluie. Il parla à  mon ex-leader au téléphone, le questionnant très minutieusement et finalement, il lui dit  :

–  »  Jusqu’à  maintenant vous n’avez pas mentionné quoi que se soit qui justifierait qu’il doive être discipliné selon un concept biblique.  »

Mon nouveau pasteur concluait (correctement) que la vraie question en jeu était le désaccord personnel existant entre moi et mon ex-leader, désaccord que ce dernier essayait de transformer en problème d’inconduite morale et spirituelle. Mon nouveau pasteur disait la vérité. Il a évalué la situation de manière adéquate et a considéré celle-ci pour ce qu’elle était.

Cela m’a quelque peu réconforté, mais pas complètement, parce qu’au cours des cinq années et demi de mon implication au sein de mon ancien groupe, mon ex-leader avait qualifié à  peu près tous les autres pasteurs qui n’étaient pas sous son influence, soit de  »  corrompus  » ou de  »  spirituellement immatures « .

Peut-être avait-il raison, et avais-je alors devant moi un de  » ces nombreux pasteurs qui ne savent pas de quoi ils parlent « .,Peut-être devais-je écouter mon ex-leader ! Étais-je moi aussi, réellement, un de ces chrétiens  »  récidivistes « ,  »  tombés en disgrâce « , et peut-être avais-je effectivement besoin d’être discipliné …

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Le rétablissement après l’abus spirituel ne consiste pas seulement à  être restauré dans un seul domaine, mais on a besoin de redresser une foule d’autres choses complexes, toutes interconnectées.

à‡a prend du temps de détecter chacune de ces forteresses de culpabilité et de les détruire dans votre pensée. Mais, avec le temps, vous pouvez y parvenir.

En attendant  :

Lorsqu’ils vous disent que le fait de quitter le groupe blessera d’autres personnes, pensez à  quel point, eux, ils vous ont blessé.

Jésus agirait-Il ainsi  ?

Je ne le pense pas  !

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–  »  Ils me disaient que si je les quittais, quelque chose de terrible pouvait m’arriver. « 

Dans un certain groupe, le leader consacrait beaucoup de temps à  raconter les incidents malheureux qui étaient survenus aux ex-membres, après que ceux-ci aient quitté le groupe. Certains d’entre eux avaient eu des accidents de la route. Un homme s’était cassé un bras…

Toutes ces choses étaient censées être des  »  signes de rappel venant de Dieu « , signes devant servir à  avertir ces personnes qu’elles devaient revenir au groupe.

Dans un autre groupe, une ex-membre avait été vicieusement agressée. Quelque temps après, elle reçut une lettre du groupe qui disait en substance  :

–  »  À quoi t’attendais-tu  ? Tu as quitté la protection spirituelle du groupe ! « *

*Note MAV: Ne sous-estimons pas la portée de ces malédictions lancées « au nom de Jésus ». Ce sont des traits enflammés. Il faut briser le pouvoir de ces paroles, mais cela ne sera efficace que si on a vraiment pardonné…

Il y a une autre manière vicieuse, pour les abuseurs spirituels, de manipuler les gens qu’ils essaient de garder sous leur contrôle.

Dehors, il y a là  Satan et ses démons qui attendent, se cachent, cherchant qui dévorer.

« Si tu quittes le groupe, Dieu va permettre que tu te fasses attraper ! »

C’est une distorsion grossière et cruelle de la vérité biblique. Oui, Satan est là . Oui, il est vraiment affamé de dévorer des chrétiens (et d’autres !), et de les dévorer spirituellement, mais pas nécessairement physiquement. Le premier objectif de Satan est de nous détourner de Dieu, pas de nous rendre malades, de nous blesser ou de nous tuer.

Quiconque affirme autre chose ignore les Écritures.

Mais permettez-moi de vous demander quelque chose : Croyez-vous que Jésus est Dieu, venu dans une chair humaine (Jean 1 :1), et qu’il est mort pour nos péchés et qu’il est ressuscité (1 Corinthiens 15  : 3-4)  ?

Si c’est le cas, alors vous êtes une personne qui est habité par l’Esprit Saint de Dieu

(Jean 14  : 17).

Dieu est en vous, et comme l’apôtre Jean nous l’enseigne, ça veut dire que nous n’avons pas besoin de vivre dans la peur de Satan  :

 »  Vous, mes petits enfants, qui êtes de Dieu, vous êtes vainqueurs de ces prophètes-là , parce que celui qui est au milieu de vous est plus grand que celui qui est dans le monde.  » 1 Jean 4  : 4

Pour que Satan puisse sérieusement blesser spirituellement un croyant, il en faudrait bien plus que le fait, pour un croyant, de quitter un groupe. Dieu aurait alors abandonné le croyant – et cela ne se produira jamais, car la Bible dit :

 »  le Seigneur lui-même a dit  : Non, je ne te lâcherai pas, je ne t’abandonnerai pas !  » Hébreux 13 : 5 b

Si quelqu’un se disant leader chrétien, ou quoi que se soit d’autre, vous dit que, si vous quittez leur groupe, Satan sera à  vos trousses pour vous attraper, dites-lui de décamper  !

La liste de choses qu’ils nous dépeignent lorsque nous les quittons commence, à  peu près toujours, avec le fait que nous allons  » récidiver  » ou  » retomber  » (dans le péché), si nous quittons notre groupe spirituel abusif. Les autres menaces composant cette liste accompagnent souvent la première menace : Ils nous éviteront et nous ne nous rendrons plus compte que Dieu, tôt ou tard, nous sanctionnera, et, finalement, nous finirons probablement en enfer. Avez-vous remarqué que la première menace ( »  récidiver « ,  »  retomber « ) est renforcée par les autres menaces  ?

Posez-vous la question suivante : Si vous étiez ignoré par vos  » amis  » chrétiens qui auraient pu vous avertir que Dieu était sur le point de vous attraper et de vous envoyer en enfer, cela n’augmenterait-il pas vos chances de  » retomber  » ? Or aucun vrai chrétien ne devrait jamais désirer que son frère ou sa sœur  » retombe  » dans le péché ! Pourtant, c’est précisément ce genre de système que mettent sur pied les abuseurs spirituels, un système conçu pour pousser ceux qui quittent à   »  tomber  »  ! Ces abuseurs enlèvent tout soutien spirituel et ils informent leurs victimes qu’elles échoueront.

Il est évident qu’ils traitent la personne qui s’en va comme un ennemi. La Bible ne justifie en aucun cas une telle attitude  ! Et rappelons-nous que ce n’est pas du tout ainsi, selon la Bible, que nous sommes supposés traiter nos ennemis.

L’abus spirituel met aussi en place un système dans lequel les membres deviennent totalement dépendants du leadership.,Donc, il est impossible pour le leadership d’accepter quelque forme d’indépendance, quelle qu’elle soit, de la part de ses membres.

Aussi, lorsqu’un des membres commence à  faire montre d’indépendance, le leader se doit de proposer certaines explications : soit la personne traverse simplement une phase de rébellion et éventuellement elle réintègrera sa place (après de nombreuses réprimandes et menaces, comme il se doit ), soit la personne est réellement perdue pour toujours. Souvent un leader passera en revue une liste complète  »  d’avertissements « , comme ceux que nous avons vus plus haut, et si ces avertissements ne produisent pas l’effet escompté, le leader dira alors à  son troupeau  :

–  »  Bien voilà , si nous avions affaire à  un chrétien, il aurait écouté mes avertissements. Puisqu’il n’a pas écouté, il doit être un vaurien  » (Traduction  : Il s’en va en enfer.)

La menace de la damnation éternelle est, comme de raison, l’arme ultime de l’arsenal des abuseurs spirituels.

Si cela ne fonctionne pas, qu’est-ce qui fonctionnera ? Probablement rien d’autre et ils le savent.

Mais c’est là  une arme conçue, non tant pour vous ramener, c’est plutôt une arme pour empêcher les autres de partir  !

Souvenez-vous  : L’abuseur spirituel essaie de vous faire peur parce qu’il a peur lui-même. Il vit dans la peur constante d’être découvert. Il veut désespérément éviter d’être examiné à  la loupe par quelqu’un de l’extérieur, mais il veut aussi éviter que sa fraude soit découverte par son propre troupeau. Il craint le jour où sera découvert le fait que « l’empereur » n’a pas de vêtements.

Vous vouer aux flammes de l’enfer est sa façon d’essayer de barrer les portes contre toutes évasions ultérieures hors de son contrôle.

Tous les leaders abusifs n’utilisent pas cette arme au même degré. Plus l’abuseur est astucieux, plus il gardera cette arme pour des occasions stratégiques. Par exemple  : Si quelqu’un occupait spécifiquement un poste élevé dans le groupe, et que cette personne l’a quitté, il est alors vraisemblable que le leader prononcera un jugement en rapport avec l’enfer.

Mais le fait est tout simplement, bibliquement parlant, que vous n’avez pas à  en tenir compte !

 »  Ils ne m’ont pas dit que si je les quittais… « 

Il y a certaines choses que certains groupes (pas tous) abusifs font et dont ils ne vous préviennent pas. Ils font ces choses dans le but de causer encore plus de confusion dans l’esprit des gens qui quittent le groupe. Parfois, ils demandent à  un membre de vous appelez et celui-ci vous demande de revenir. Cela porte passablement à  confusion, car un appel de ce genre-là  vient en contradiction avec les attaques répétées à  l’égard des personnes qui quittent le groupe ! Il est même des cas où quelqu’un, condamné à  l’enfer par le leader, se voit appeler au téléphone par un membre qui le supplie de revenir  !

Parfois, l’ex-membre rencontrera son ex-leader, ou d’autres membres du groupe, et, apparemment, la rencontre est agréable.

L’ex-leader pourra dire quelque chose d’encourageant et ouvrir ses bras. L’ex-leader peut même admettre avoir quelque tort, bien qu’habituellement, dans un tel contexte, il ne reconnaisse pas un tort précis.

J’ai reçu deux lettres d’excuses de mon ex-leader depuis que j’ai quitté mon groupe abusif. Après la réception de la première lettre, il m’écrivit pour me dire encore une fois que, lorsqu’il s’était excusé la première fois, il n’avait rien de spécifique à  l’esprit. Après sa deuxième lettre d’excuses, le leader recommença ses attaques personnelles dirigées sur ma personne sur Internet. Ce genre de comportement est attribuable à  un fait fondamental  : Votre ex-leader a peur de vous, et il a peur que ses techniques destinées à  vous faire peur ne fonctionnent plus.Vous êtes un ancien de son groupe. Vous savez ce qui se passe vraiment au sein du groupe. Vous savez comment les gens sont réellement traités.

Vous êtes dangereux pour lui, parce que vous pouvez en parler aux autres.

Finalement  : Voilà  ce qui en est réellement à  ce sujet.

–  »  Ils me disaient que si je les quittais… « 

Au bout du compte, ils vous disent ces choses pour vous faire peur. Ils veulent que vous ayez peur de Dieu, peur de Satan, peur des autres (les  »  ennemis de Dieu « ), pour que vous évitiez les autres membres du groupe et que vous ayez peur de vous-même.

Ils veulent faire en sorte que vous n’ayez nulle part où aller, personne vers qui vous tournez, à  l’exception d’eux-mêmes.

Votre ex-leader peut vous avoir inculqué de si nombreuses peurs qu’il vous semble que, partout où vous tournez votre regard, vous trouvez quelque confirmation de ses avertissements.

Pour la plupart des individus, le rétablissement de ce genre d’esclavage est un long processus.

L’esclavage lui-même est une forme de conditionnement. Vous avez développé des façons de penser, ancrées très profondément, et devenues des habitudes, au sein de ce groupe qui, dans plusieurs cas, ne peuvent se changer en un seul jour.

Vous devez relaxer (peu importe ce que votre ex-leader disait à  ce sujet). En fonction de votre condition physique, vous devriez envisager de vous faire examiner par un médecin. Vous avez besoin de vous accorder du temps pour guérir.

Une étape du processus de rétablissement consiste à  réaliser que vous n’êtes pas seul, que cette arnaque a été perpétré sur plusieurs autres personnes, dont quelques-unes d’entre elles sont bien plus intelligentes que vous et moi.

Vous n’êtes pas seul  !

Le fait, bien réel, que ces tactiques soient aussi répandues et qu’il y ait de tant de groupes clairement abusifs, devrait vous aider à  voir que les comportements au sein de ces groupes ne proviennent pas de Dieu.

Une autre étape dans le processus de rétablissement consiste à  vous poser quelques questions simples  :

  1. Des chrétiens remplis d’amour essaient-ils de faire peur aux autres en cas d’un éventuel départ  ?
  1. des chrétiens remplis d’amour permettent-ils aux gens de ne pas être d’accord avec eux, sur des points non-essentiels, sous peine d’une damnation de souffrances éternelles  ?
  1. des chrétiens remplis d’amour poursuivent-ils les gens, même après que ceux-ci sont partis  ?

Vous connaissez la réponse …