(auteur inconnu)

Ce qui rend la vie d’Hénoc, cet homme de Dieu, si intéressante pour nous, c’est que son témoignage fut rendu dans une période qui, comme la nôtre, précédait un terrible jugement de Dieu.

Bientôt, les jugements apocalyptiques fondront sur un monde apostat, de même que bientôt après l’enlèvement d’Hénoc les eaux du déluge exterminèrent tout être vivant de la terre.

Le récit de la vie et du témoignage d’Hénoc nous est donné en trois passages différents de l’Ecriture.

 » Hénoc, âgé de 65 ans, engendra Mathusalem. Hénoc, après la naissance de Mathusalem, marcha 300 ans avec Dieu et il engendra des fils et des filles. La durée totale de sa vie fut de 365 ans. Hénoc marcha avec Dieu ; puis il ne fut plus, parce que Dieu l’enleva. « 

 » C’est par la foi qu’Hénoc fut enlevé, de sorte qu’il ne vit pas la mort ; et on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé. Car avant son enlèvement, il a reçu le témoignage qu’il plaisait à Dieu. Or, sans la foi, il est impossible de lui plaire. « 

 » C’est aussi pour eux qu’Hénoc, le septième patriarche depuis Adam, a prophétisé en ces termes : Voici que le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer le jugement contre tous et pour faire rendre compte à tous les impies de tous les actes d’impiété qu’ils ont commis, et de toutes les paroles dures qu’ont proférées contre lui les pécheurs impies. « 

(Gen. 5:21-24 ; Hébr. 11:5,6 ; Jude 14,15).

Pour bien comprendre l’importance du témoignage d’Hénoc, il faut nous rappeler en quels temps sombres il a vécu. Dieu a fait enregistrer le tableau suivant de l’état des hommes avant le déluge :

« L’Eternel vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que chaque jour son coeur ne concevait que des pensées mauvaises. » (Gen. 6:5).

Ce qui ne veut pas dire que ces hommes étaient sans aucun idéal de progrès, bien au contraire, les descendants de Caïn avaient inventé toutes sortes d’objets pour l’amélioration du sort de la race humaine sur la terre.

Un autre Hénoc, fils de Caïn, bâtit une ville, qu’il appela de son propre nom, comme dit le Psalmiste :

 » Ils s’imaginent que leurs maisons subsisteront toujours, et leurs demeures de génération en génération ; ils appellent les terres de leur propre nom. «  (Ps. 49:11).

En contraste avec les citoyens des cieux, ces  » habitants de la terre « , comme le livre de l’Apocalypse les appelle, s’installent définitivement sur une terre prête à  être jugée.

Caïn ne s’était pas courbé sous le jugement que Dieu avait prononcé sur lui à cause du meurtre commis sur son frère. Dieu avait dit : « Tu seras un vagabond sur la terre. »

La différence entre un pèlerin et un vagabond, c’est qu’un pèlerin a un but, tandis que le vagabond n’en a pas. Le croyant a comme but la Cité dont Dieu est l’architecte et le Constructeur.

Par son incrédulité, Caïn avait perdu tout droit sur cette destinée céleste. Le coeur naturel en révolte se choisit ensuite cette terre maudite pour y bâtir des cités, centres d’arts et de métiers, de plaisir et de péché.

Jabal fut un grand agriculteur, occupé de ce qui pouvait alimenter les habitants du monde, un producteur utile.

Jubal inventa des harpes et des flûtes.

À peine la terre avait-elle reçu le sang d’Abel, le premier  » martyr pour la foi « , que l’homme chercha à  oublier le sentiment d’horreur et à étouffer la voie de la conscience par l’illusion du progrès et par les sons joyeux de la harpe et de la flûte, comme le monde d’aujourd’hui cherche à  oublier le crime commis contre le Fils de Dieu, et les crimes innombrables contre les saints, par l’étourdissement que procurent les plaisirs et les distractions frivoles.

Considérons maintenant le caractère religieux de ce monde de Caïn.

Caïn a mis la base, par le sacrifice non-sanglant qu’il a offert, de toutes les grandes religions de ce monde, comme le Bouddhisme, l’Islam, et même des grandes professions chrétiennes, toutes caractérisées par un système de  » bonnes oeuvres «  et par l’illusion d’être justifiées par celles-ci, tandis que nous retrouvons le  » sacrifice non-sanglant «  dans, par exemple, la Messe.

La religion des oeuvres plaît au coeur naturel de l’homme, de là  sa popularité et son succès. Caïn ne connaissait pas son état de péché, puisqu’il ne connaissait pas Dieu, et il pensait qu’il pouvait facilement Le satisfaire en Lui apportant quelques fruits de son jardin, produits de son travail sur une terre maudite.

Ainsi, l’origine de sa religion était le mépris de la sainteté de Dieu.

Il avait des pensées tellement légères au sujet du péché, qu’il estimait qu’avec ce présent, ce sacrifice, sa dette envers Dieu devait être considérée comme étant suffisamment payée. Tandis qu’Abel avait compris que le péché doit être expié, et Abel avait apporté un sacrifice sanglant, une brebis de son troupeau, image du sacrifice de Christ à  la croix.

Mais jamais pensée religieuse n’a eu autant de succès que la pensée de Caïn.

L’homme continue à mettre sa confiance dans les  » bonnes œuvres « , les œuvres de la loi, et à  apporter des sacrifices non-sanglants. Au milieu d’un tel monde social et religieux, Hénoc a rendu son témoignage. Son nom signifie «  dévoué «  ou  » instruit « . Désirant plaire à Dieu, il écouta attentivement Sa voix, et fut ainsi enseigné de Dieu Lui-même.

Son nom figure au milieu de la descendance, non de Caïn, mais de Seth, famille où l’on pouvait rencontrer de la piété, comme il est écrit :

«  À Seth aussi il naquit un fils qu’il appela du nom d’Enoch. C’est alors que l’on commença à invoquer le nom de l’Eternel. « 

Les noms des six patriarches de cette lignée sont mentionnés : Adam, Seth, Enoch, Qénân, Mahalaleél et Yéréd, et six fois nous lisons ce triste refrain : « ET IL MOURUT ».

Mais pour le septième la voix tyrannique de la mort est interrompue, car là où la mort régnait, Hénoc a cru que le Dieu de la vie et de la résurrection est plus puissant que Satan, qui a le pouvoir de la mort, et Dieu répondit à  sa foi par le miracle de l’enlèvement.

Lorsque nous nous demandons sur quoi était basée sa foi, voici la réponse : C’est sur la personne et l’oeuvre du Seigneur Jésus.

Mais comment a-t-il connu un tel évangile ?

Les patriarches qui ont vécu durant les 1500 ans avant le déluge, ont eu des vies d’une telle durée, que chacun a pu parler avec plusieurs générations.

Hénoc a pu parler avec presque tous ceux qui ont vécu avant le déluge.

L’évangile que Dieu Lui-même a prêché à  Adam et à  Eve, après leur chute, dans le paradis, a été transmis oralement de patriarche en patriarche, et il n’est pas impossible qu’Hénoc l’ait appris de la bouche de témoins oculaires comme Adam et Eve eux-mêmes.

Ils ont pu lui parler des beautés parfaites de la création originelle de Dieu, mais aussi, comment ils avaient été trompés par les ruses de Satan et qu’ils avaient désobéi à Dieu.

Ils ont pu lui parler des condamnations venues sur la race humaine à cause de leur péché :

 » Il est réservé à  tous les hommes, d’abord de mourir, et ensuite le jugement. « 

Mais, avec ce jugement, Dieu avait annoncé l’évangile de Sa grâce, et Adam et Eve avaient cru dans cette promesse bénie :

 » Je mettrai inimitié entre toi (le serpent) et la femme, et entre ta semence et sa semence. Elle t’écrasera la tête et toi tu lui écraseras le talon. «  (Gen. 3:15)

Dieu Lui-même avait annoncé la venue de Son Fils Jésus-Christ dans ce monde pour détruire les oeuvres du Diable. Au milieu d’un monde de péché et de perdition, quelqu’un, appelé LA SEMENCE DE LA FEMME, devait venir. Quelle expression remarquable pour Celui qui naquit sans péché de la vierge Marie, non comme semence de l’homme pécheur, mais par la vertu du Saint Esprit.

Merveilleux évangile que Dieu prêcha au paradis.

Quelqu’un, celui que nous connaissons comme le Seigneur Jésus, devait venir pour écraser la tête du serpent.

Voilà  ce que notre Sauveur a fait sur la croix :

« Il a dépouillé les principautés et les pouvoirs, et les a publiquement livrés en spectacle, en triomphant d’eux par la croix. » (Col. 2:15)

Ayant reçu le commandement et le pouvoir de laisser sa vie et de la reprendre, Il a pu vaincre Satan qui a le pouvoir de la mort, mais qui n’a point de pouvoir pour la vie. (Jean 10:18 ; Hébr. 2:14,15). Sans doute, selon la prédiction divine, Satan a écrasé le talon au Seigneur Jésus lorsqu’il fut cloué, ce cher Sauveur, par des hommes iniques sur une croix de malédiction, mais finalement, tout est victoire pour Dieu dans cette scène de Golgotha.

Non seulement Hénoc a reçu l’évangile qu’Adam et Eve ont transmis à  leurs descendants, mais Abel aussi avait pu rendre témoignage par la foi au fait que l’homme pécheur ne peut s’approcher de Dieu que par un sacrifice sanglant, image de la mort du Seigneur Jésus.

Loin de la légèreté de Caïn qui pensait racheter ses péchés par un présent offert à  Dieu, fruit de son propre travail, Abel rendait ce témoignage solennel que le péché est une chose si odieuse et terrible aux yeux d’un Dieu saint, que seul le sang précieux de Christ, de l’Agneau pur et sans tache, a pu ôter les péchés de devant les yeux d’un Dieu saint.

Hénoc a été attentif à cet enseignement divin. Ainsi il a, par la foi, obtenu la vie et le salut éternel. Non seulement Hénoc était un pécheur sauvé par le sang de Christ, bien des siècles avant que la croix fut dressée, mais il a, en outre, été capable de rendre un témoignage efficace.

Car il connaissait, à  part du salut, le secret de la marche avec Dieu, de la communion avec Celui qui est Lumière et Amour.

Nous considérerons donc successivement :

1. Hénoc et la marche avec Dieu.

2. Hénoc et l’enlèvement.

3. Hénoc et la prophétie.

HENOC ET LA MARCHE AVEC DIEU

« Et Hénoc marcha avec Dieu trois cents ans. » (Gen. 5)

Si nous comparons la lumière spirituelle, accordée à Hénoc, avec celle qui est accordée aux chrétiens de nos jours, nous sentons notre responsabilité de marcher selon la lumière que Dieu nous a donnée. Les épîtres nous donnent différents aspects de la marche du Chrétien avec son Dieu.

L’apôtre Paul expose, dans l’épître aux Romains, la position du croyant comme mort et enseveli avec Christ et ressuscité en Lui, et il y ajoute :

 » Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que, comme Christ est ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous MARCHIONS EN NOUVEAUTÉ DE VIE. «  (Rom. 6:4).

Lorsque Jésus fit marcher le paralytique de Jean 5, Il lui donna d’abord de la puissance, et ensuite Il lui ordonna :  » Prends ton petit lit et MARCHE. « 

Le fils prodigue reçut des sandales aux pieds pour qu’il puisse MARCHER.

Ainsi Jésus, lorsque nous l’acceptons comme notre Sauveur personnel, nous donne la force, la même puissance avec laquelle Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, pour marcher, pour nous conduire comme un chrétien doit se conduire.

 » Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici toutes choses sont devenues nouvelles. «  (2 Cor. 5:17)

Comme enfants de Dieu, nés de Dieu, créés en Christ, nous avons reçu tout ce qui est nécessaire pour pouvoir marcher selon Dieu :

 » Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à  la vie et à  la piété.. «  (2 Pierre 1:3).

Non seulement pour connaître les principes de la marche, mais aussi pour être conduits dans tous les détails.

Nous lisons dans l’épître aux Ephésiens :

 » Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des OEUVRES BONNES que Dieu a préparées d’avance, afin que NOUS LES PRATIQUIONS. «  (Eph. 2:10)

Non seulement nous avons reçu la force pour la marche chrétienne dans son aspect général, mais nos bonnes oeuvres sont préparées d’avance et l’Esprit veut nous conduire afin que nous les connaissions et que nous les accomplissions.

Une autre exhortation pour la marche chrétienne se trouve en Eph. 4:1 :

 » Je vous exhorte donc, moi, le prisonnier dans le Seigneur A MARCHER D’UNE MANIERE DIGNE DE L’APPEL dont vous avez été appelés. « 

L’appel céleste, l’héritage promis, notre union avec Christ dans la gloire, notre position comme membres du Corps de Christ, tout cela est si divinement élevé, que Dieu nous invite à  reproduire la hauteur de notre position dans une marche quotidienne qui y répond.

L’apôtre continue en Eph. 5:1 :

 » Soyez donc imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; ET MARCHEZ DANS L’AMOUR, de même que Christ nous a aimés. « 

Dieu est amour, et marcher en communion avec Lui implique une conduite dirigée par l’amour.

 » L’amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint Esprit qui nous a été donné « 

(Rom. 5:5), ce qui nous rend capables de marcher dans l’amour.

Si nous demandons à certains prédicateurs dans la chrétienté, comment un chrétien ou un jeune converti doit marcher, la réponse est en général qu’il faut obéir aux dix commandements de Moïse.

L’apôtre combat cette erreur dans l’épître aux Galates, et il nous enseigne que le Chrétien n’est pas sous la loi, ni pour être justifié, ni comme règle de vie, mais que nous sommes sous l’Esprit :

 » MARCHEZ PAR L’ESPRIT, et vous n’accomplirez point les convoitises de la chair. «  (Gal. 5:16)

Dans l’épître aux Colossiens la Personne glorieuse de Christ nous est présentée, et, conformément, nous sommes exhortés :

 » Comme donc vous avez reçu le Christ Jésus, le Seigneur, MARCHEZ EN LUI. «  (Col. 2:6)

Et comme en Lui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance, cela implique :

 » MARCHEZ DANS LA SAGESSE envers ceux de dehors, saisissant l’occasion. «  (Col. 4:5)

Dans la première épître de Jean nous trouvons ce principe que la communion avec Dieu, qui est lumière, implique notre marche dans la lumière :

 » SI NOUS MARCHONS DANS LA LUMIERE, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus son fils nous purifie de tout péché. «  (1 Jean 1:7)

Et, finalement, dans la seconde épître de Jean, nous lisons que la MARCHE AVEC DIEU implique la MARCHE DANS LA VÉRITÉ :

 » Je me suis beaucoup réjoui de trouver de tes enfants qui MARCHENT DANS LA VÉRITÉ, selon le commandement que nous avons reçu du Père. «  (2 Jean 4)

Combien précieuses sont les ressources Dieu nous dispense sur notre chemin, pour que nous marchions avec Lui !

Si, par la foi, nous regardons le Seigneur Jésus, il ne nous sera jamais trop difficile de suivre Ses traces. Et nous pourrons aussi marcher dans les traces de ses témoins fidèles :

 » Soyez mes imitateurs, frères ; portez les regards sur ceux qui MARCHENT SELON LE MODÈLE que vous avez en nous. «  (Phil. 3:17)

En Hénoc nous avons un croyant qui, ayant tellement moins de lumière que nous, a été capable, par la foi, de marcher avec Dieu pendant trois cents ans ! Là où les hommes étaient occupés à faire de ce monde un paradis artificiel, sans Dieu, Hénoc n’avait rien à  faire avec toute cette activité fiévreuse.

Les hommes bâtissaient et plantaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, et le déluge vint et les emporta tous. Telle sera la fin de ce monde avec sa technologie, sa civilisation, ses arts et sa politique. Le jugement emportera tout cela.

Hénoc a fui les attractions d’un tel monde, car derrière tout le vernis et la peinture, sa foi discernait la corruption et la violence. Il n’avait pas peur d’être solitaire, d’être appelé excentrique.

Il était heureux et satisfait de marcher avec Dieu, seul pendant des siècles, en témoin solitaire contre les hommes impies, et il n’a pas été déçu, car il ne fut plus, puisque DIEU L’AVAIT PRIS.

HÉNOC ET L’ENLÈVEMENT

Deux hommes de Dieu typifient les jours qui viendront dans un proche avenir. Hénoc typifie l’Eglise de Christ, le Corps de Christ. Noé symbolise le futur résidu croyant d’Israel.

Hénoc fut enlevé avant que viennent les eaux du déluge, Noé a dû traverser ces eaux sous la protection de Dieu.

Tous les vrais rachetés de Christ qui seront vivants au moment de Son retour, seront enlevés avant la grande tribulation, selon la promesse du Seigneur :

 » Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai moi aussi, de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre. Je viens bientôt. «  (Apoc. 3:10,11)

Après l’enlèvement de l’Église, les épreuves de la grande tribulation commenceront, telles qu’elles nous sont décrites dans les chapitres 6 jusqu’à  19 de l’Apocalypse. Mais au chapitre 7 nous voyons un résidu croyant d’entre le peuple d’Israel, marqué du sceau, et rendu capable de traverser cette grande tribulation.

De chacune des douze tribus d’Israel, il y a 12.000 scellés. Ils auront à  rendre un témoignage positif, et un témoignage négatif. Leur témoignage positif est de prêcher l’évangile du Royaume, leur témoignage négatif sera leur refus de donner hommage à l’image de la Bête. Plusieurs de ces missionaires juifs subiront le martyre à cause de leur foi, mais ils revivront tous au début du règne de Christ, puisqu’ils auront part à  la première résurrection, et ils recevront leur récompense.

Ces saints de la grande tribulation sont typifiés par Noé. Mais Hénoc est l’image de l’église des rachetés qui sera enlevée bientôt.

Quelle doit avoir été la surprise des pécheurs d’avant le déluge, lorsque Hénoc, cet homme de Dieu, ne fut plus trouvé, mais quelle sensation combien plus grande pour le monde de demain, lorsque de tous les vrais chrétiens, personne ne sera plus trouvé.

Si l’enlèvement d’Hénoc était un miracle notoire, dans lequel la mort fut engloutie dans la victoire, combien plus grand sera le miracle, lorsque les myriades de rachetés ressusciteront et seront changés, comme le dit la Parole en 1 Thess. 4 :

 » Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à  la voix d’un archange, au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. «  (1 Thess. 4:16,17)

D’autres écritures accentuent le caractère incomparable de cet événement, qui aura lieu prochainement :

 » Car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés. Il faut en effet que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité.. alors s’accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire… Nous voulons, non pas être dévêtus, mais être revêtus, afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie… Pour nous, notre cité est dans les cieux ; de là  nous attendons comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera notre corps humilié, en le rendant semblable à  son corps glorieux. «  (1 Cor. 15:52,54 ; 2 Cor. 5:4 ; Phil. 3:20,21).

Quel éclat de puissance et de victoire, lorsque les saints transmués rencontreront leur Chef et leur Epoux dans les airs, et quelle défaite de Satan ! Tous ceux qui, dans l’époque actuelle, ont mis leur confiance en Jésus comme leur Sauveur personnel, auront part à cette glorieuse transformation.

L’enlèvement d’Hénoc était, comme le départ d’Elie pour le ciel, et comme l’exaltation du Seigneur Jésus, une anticipation de notre futur enlèvement.

Hénoc, en cela, typifie TOUS les vrais croyants du Christianisme.

Cependant l’épître aux Hébreux nous révèle un autre détail important de la vie d’Hénoc.

« Car avant son enlèvement, il a reçu le témoignage qu’il plaisait à Dieu. » (Hébr. 11:5)

Nous avons déjà accentué le fait que TOUS les croyants, ceux aussi qui sont dispersés dans les différentes églises et sectes chrétiennes, auront part à  cet enlèvement, avant la grande tribulation. Cependant c’est à Philadelphie que la promesse est donnée en Apoc. 3:10.

On peut remarquer que Philadelphie n’embrasse pas tous les croyants, mais seulement un résidu fidèle qui a plu au Seigneur. TOUS les croyants seront enlevés*, mais TOUS n’auront pas reçu, AVANT leur enlèvement, le témoignage QU’ILS PLAISAIENT A DIEU.

**Note M.A.V.: Prenons avec prudence cette affirmation qui, sous une forme aussi simplifiée, est non conforme à  Apocalypse 12, 13 et 18, à  la Parabole des dix vierges, et à de multiples textes (notamment les lettres au sept Églises). Il y a croyants et croyants. Les vrais croyants nés de nouveau en portent les fruits et marchent dans la sanctification et la mort à eux-mêmes. Les croyants restant attachés au monde (et à  ses plaisirs, et bien sûr au péché) feront partie « du reste de la postérité » (Apoc 12:17)

C’est que l’enlèvement appartient aux voies de la pure grâce de Dieu, mais l’approbation donnée à Hénoc et à Philadelphie est en rapport avec la RESPONSABILITÉ.

Dans la lettre que le Seigneur adresse à Philadelphie, ce témoignage corporatif qui a su Lui rester fidèle, nous ne lisons aucun blâme, mais seulement des paroles d’approbation :

« Tu as peu de puissance, tu as gardé ma parole et tu n’as pas renié mon nom. » (Apoc. 3:8)

Au milieu des sectes et des systèmes, au milieu de tant d’enfants de Dieu qui désobéissent au Seigneur, il Lui est doux de voir un petit et faible troupeau, qui n’aura pas suivi la multitude pour mal faire, comme Hénoc ne s’était pas associé aux exploits dans l’art et dans l’industrie du monde de Caïn.

Philadelphie, un témoignage collectif, a trouvé toute sa satisfaction dans le Seigneur Jésus, comme Hénoc a trouvé toute sa satisfaction dans une marche en communion avec Dieu. Aucune grande oeuvre n’est mentionnée comme caractérisant la vie d’Hénoc, et c’est ainsi qu’au sujet de Philadelphie, nous ne trouvons ni oeuvres d’éclat, ni l’approbation des hommes religieux.

Tout ce qu’elle a fait pour recevoir l’approbation de la part du Seigneur, c’est GARDER SA PAROLE, et NE PAS RENIER SON NOM.

Le Seigneur, dans sa lettre, donne, avant l’enlèvement, le témoignage que ces chrétiens ont plu à  Dieu, et ce même témoignage est rendu par leurs adversaires, qui reconnaissent que le Seigneur a aimé un tel résidu. (Apoc. 3:9)

Nous avons ici les deux ou trois réunis au Nom du Seigneur Jésus, dans la vérité, et dans la séparation du mal. L’apôtre dit aux Galates que s’il voulait encore plaire aux hommes, il ne serait plus serviteur de Dieu. Celui qui plaît à  Dieu, doit accepter d’être rejeté et méprisé par les hommes.

Mais la foi d’Hénoc a été victorieuse du monde de Caïn :

 » Or, sans la foi, il est impossible de lui plaire ; celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui le cherchent. «  (Hébr. 11:6)

La marche avec Dieu séparait Hénoc du monde qui l’entourait, car Dieu Lui-même est séparé du mal.

LA SÉPARATION D’AVEC LE MAL

Jamais on ne comprendra la valeur de la séparation d’avec le mal, si l’on n’a pas compris que Dieu Lui-même, étant saint, est séparé du mal.

Nous trouvons ce principe clairement établi en 2 Cor. 6 :

 » Ne formez pas avec les incroyants un attelage disparate. Car quelle association y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ? Et quel accord entre Christ et Bélial ? Quelle part le croyant a-t-il avec le non-croyant ? Quel contrat d’alliance entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je MARCHERAI au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi :Sortez du milieu d’eux ; et SÉPAREZ-VOUS, dit le Seigneur ; ne touchez pas à  ce qui est impur ; et moi, je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. Puisque nous avons de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en développant jusqu’à  son terme la sainteté dans la crainte de Dieu. «  (2 Cor. 6:14-7:1).

Le Saint Esprit a accumulé ici des citations de l’Ancien Testament pour montrer qu’autant sous l’ancienne alliance que sous la nouvelle, le secret de la marche avec Dieu, c’est la séparation d’avec le mal.

Car Dieu ne peut marcher qu’avec ceux qui marchent dans une sainte séparation d’avec Ses ennemis.

Maintenant que la chrétienté A GARDÉ LA FORME EXTÉRIEURE DE LA PIÉTÉ, mais en a RENIÉ LA PUISSANCE, il est nécessaire de nous rappeler qu’on ne peut pas marcher avec Dieu, ni Lui PLAIRE, sans être séparé des vases à  usage vil, comme l’écrit l’apôtre :

 » Pourtant la solide base posée par Dieu subsiste, scellée par ces paroles : Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent ; et : Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il se retire de l’iniquité. Dans une grande maison (la Chrétienté actuelle, mélange de croyants et d’incrédules, de vérité et d’erreur), il n’y a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais il y en a aussi de bois et de terre ; les uns pour un usage noble et les autres pour un usage vil. Si donc quelqu’un se purifie en se retirant des vases à  usage vil, il sera un vase d’un usage noble, sanctifié, utile à  son maître, propre à  toute bonne oeuvre. Fuis les passions de la jeunesse et recherche la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un coeur pur. «  (2 Tim. 2:19-22)

On ne peut pas rester en communion (dans l’Eglise ou dans l’Assemblée) avec un mal connu et toléré, sans en être souillé soi-même. Et, en restant ainsi avec du mal non-jugé, on ne peut pas plaire à  Dieu. Si l’on se demande pourquoi des chrétiens, autrement pieux, restent au milieu du mal, la réponse est que, séparés du mal, nous avons à souffrir L’OPPROBRE DE CHRIST :

 » C’est pourquoi Jésus aussi, pour sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte. Sortons donc hors du camp pour aller à lui, EN PORTANT SON OPPROBRE. Car nous n’avons pas ici de cité permanente, mais nous cherchons celle qui est à venir. «  (Hébr. 13:12-14).

Si Hénoc avait choisi d’avoir une place d’honneur dans les cités de la race de Caïn, il n’aurait pas été capable de PLAIRE A DIEU. Il a accepté d’être en dehors d’un tel monde, autant sous son aspect social que sous son aspect RELIGIEUX. Ainsi, par la foi, il a reçu le témoignage qu’il plaisait à  Dieu.

LA PROPHÉTIE D’HÉNOC

Hénoc a pu, par la foi et par son intimité avec Dieu, discerner le vrai caractère d’iniquité des descendants de Caïn, et ceci nous l’apprenons par sa prophétie, qui nous a été transmise par Jude.

Ainsi que Dieu avait révélé à son ami Abraham, ce qu’Il allait faire de Sodome et Gomorrhe, et à  Daniel, l’homme bien-aimé, l’avenir des nations et du Royaume de Christ, et qu’Il a donné à  Jean, le disciple qui était couché à table près de Jésus, les visions de l’Apocalypse, c’est ainsi que Dieu a révélé à un ami comme Hénoc, qui marchait si près de Dieu, quel serait le caractère de l’avenir. Cette prophétie a été si frappante que l’ennemi a essayé de la fausser par une contrefaçon, le soi-disant livre apocryphe de la  » PROPHÉTIE D’HÉNOC « .

Mais par l’Esprit nous pouvons discerner le caractère erronné de cette imitation, car il est dit dans ce livre que le Seigneur viendra pour juger ses saints. Ceci serait en contradiction avec les paroles du Seigneur Lui-même en Jean 5:24, qui dit que les saints ne viendront point en jugement. Jude, au contraire, nous rapporte les paroles d’Hénoc, qui sont strictement en harmonie avec d’autres Ecritures sur le même sujet.

Hénoc fut le premier des prophètes, et son oeil, illuminé par la foi, était si clairvoyant, qu’il a prédit des choses qui ne devaient arriver que 6000 ans après. Et la vérité exacte que nous trouvons dans ses paroles, augmente la valeur de sa prophétie. Il dit :

 » Voici que le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer le jugement contre tous et pour faire rendre compte à  tous les impies de tous les actes d’impiété qu’ils ont commis, et de toutes les paroles dures qu’ont proférées contre lui les pécheurs impies. «  (Jude 15)

Dans cette prophétie, Hénoc ne nous présente pas l’enlèvement des saints, mais l’apparition en gloire du Seigneur Jésus AVEC ses saints, après la grande tribulation, pour exercer un jugement guerrier sur ce monde, et pour établir son règne glorieux sur la terre.

Ce qu’Hénoc a vu, c’est l’événement central de la prophétie, une scène de gloire et de sainte puissance, c’est le moment où les rois de la terre en révolte, arrivés au sommet de leur pouvoir usurpé, armés de leurs engins les plus diaboliques, penseront réaliser leur inique dessein de faire la guerre à  l’Agneau.

Mais l’Agneau les vaincra, et Il sera admiré dans Ses saints.

Il mettra fin au système de ce monde hostile à  Dieu. Ce monde qui débuta aux jours de Caïn et dont les exploits techniques et les inventions scientifiques auront amené l’homme de péché au comble de ses péchés sataniques.

Le faux roi d’Israel s’assiéra dans le temple de Dieu en disant qu’il est Dieu, mais Christ et ses saints viendront pour mettre fin à  l’adoration de l’homme qui est venu à  son apogée. Jude spécifie que le péché des impies est surtout religieux, car dans les versets qui précèdent il parle des corrupteurs du Christianisme :

 » Ce sont les taches dans vos agapes, où sans crainte ils festoient et se repaissent, nuées sans eaux emportées par les vents… astres errants auxquels l’obscurité des ténèbres est réservée pour l’éternité !.. C’est aussi pour eux qu’Hénoc a prophétisé.. «  (Jude 12,13).

Les chefs religieux de la chrétienté, qui sont eux-mêmes inconvertis, seront laissés sur cette terre, lorsque la vraie église des croyants sera enlevée.

Ces trompeurs cléricaux devront traverser la grande tribulation, d’abord comme grands chefs politiques, qui dirigent la grande Babylone, la prostituée, qui sera assise sur la Bête romaine, pour diriger la politique de ce monde, mais ensuite ils trouveront une triste fin quand la grande Babylone sera détruite.

Quel succès semblent avoir ces grands chefs qui propagent l’unification de toutes les églises et des sectes chrétiennes.

Ils préparent une politique qui mettra la femme sur la Bête (Apoc. 17), mais l’Ecriture nous montre que ce ne sera que pour un court moment, car le jugement viendra sur la chrétienté apostate.

Hénoc a été sans doute soutenu par la puissance de sa prophétie pour rester séparé du système religieux de son temps. Il a discerné le caractère hypocrite et faux des belles apparences religieuses.

Ainsi il est utile que les enfants de Dieu se rappellent constamment dans ces derniers jours, quel terrible jugement viendra bientôt sur la chrétienté professante, unie, de façon humaine, par la fusion des églises romaine et protestantes, après l’enlèvement des saints, du Corps de Christ.

 » Et j’entendis du ciel une autre voix : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin de ne point participer à  ses péchés et de ne pas recevoir votre part de ses plaies. Car ses péchés se sont accumulés jusqu’au ciel, et Dieu s’est souvenu de ses injustices. «  (Apoc. 18:4,5)

Sa marche en communion avec Dieu séparait Hénoc du monde qui l’entourait.

Ainsi notre marche dans la lumière et dans la vérité nous séparera des églises, des sectes, des groupes et des dénominations, même si ces groupes professent l’unité par la fusion. Ainsi les croyants, qui ont accepté le lieu de la séparation et de l’opprobre, seront non seulement enlevés comme Hénoc pour ne pas voir la mort, mais, avant leur enlèvement, ils recevront le témoignage qu’ils plaisaient à  Dieu.

Puissent la MARCHE et L’ENLÈVEMENT et la PROPHÉTIE d’Hénoc avoir leur effet sanctifiant sur nos vies, JUSQU’À CE QU’IL VIENNE, LUI, JÉSUS.