Chères citoyennes, Chers citoyens,

Ces derniers mois ont démontré les objectifs électoralistes du gouvernement au détriment de l’intérêt collectif pour tous les français.

La majorité, loyalement aveuglée, a cédé une nouvelle fois à une discipline de parti et laissé au loin le devoir de représentation qui leur incombe.
Cette distanciation exponentielle dans laquelle se met la majorité, conduit à des travaux législatifs se détachant des réalités et besoins des citoyens.
La loi sur diverses dispositions de vigilance sanitaire a été votée le 5 novembre en lecture définitive à l’Assemblée nationale. Par cette loi, le Gouvernement est venu inscrire un peu plus des mesures exorbitantes dans notre droit commun, par des lois manifestement attentatoires aux libertés fondamentales.
L’arsenal liberticide donné une fois de plus au Gouvernement par le Parlement y est conséquent.
Jusqu’à fin juillet 2022, le gouvernement pourra librement maintenir le pass sanitaire pour les activités du quotidien, maintenir l’obligation vaccinale pour les soignants, la possibilité d’activer l’état d’urgence sanitaire avec les mesures qu’il comprend comme le couvre-feu et le confinement, ainsi que de prolonger l’utilisation d’un système de collecte de données sur les personnes atteintes du Covid et cas contacts.
Cette loi met en péril la démocratie et les valeurs qui constituent notre pays. Dans une contribution que j’ai fournie au Conseil constitutionnel, j’ai souligné nombre de principes auxquels cette loi contrevient.
– Le principe d’intelligibilité de la loi en laissant appliquer de manière arbitraire des mesures liberticides.
– Le principe d’égalité en stigmatisant les non-vaccinés, créant une citoyenneté à deux vitesses dans notre pays.
– Le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant par sa maltraitance systématique de cette catégorie d’âge. Ces derniers étant considérés comme simple variable d’ajustement.
– Le principe de protection de la santé en exposant la population, incluant les plus jeunes, aux effets secondaires des vaccins. Les conséquences des mesures de restrictions ont également un impact conséquent avec notamment l’augmentation des maladies chroniques, des troubles psychiques et la difficulté d’accès aux soins.
– Le principe de proportionnalité, en instaurant des mesures sécuritaires n’ayant plus aucun lien avec le sanitaire. Sur ce point, cette prolongation jusqu’à juillet 2022 montre un objectif électoral manifeste plutôt que sanitaire.
Cette confusion d’intérêt entre celui général de la population et électoraliste du gouvernement s’est également vue sur d’autres textes.
La révision du projet de loi finance 2021 sur laquelle je suis intervenue en discussion générale, introduit une nouvelle dépense de 3,8 milliards d’euros sur un budget pourtant discuté et voté une année auparavant. Cette mesure, d’un premier aspect positif avec la création d’une indemnité inflation pour les plus précaires, ne traite pourtant par de manière pérenne les dysfonctionnements de notre société.
Pire, elle aura des conséquences négatives sur l’avenir de notre service public.
Il est impératif de mettre un terme à ces dérives, qu’elles soient liberticides, électoralistes et paupérisantes. Les institutions démocratiques doivent contribuer à l’épanouissement de la population et non à sa maltraitance.
Le mouvement, Ensemble Pour les Libertés créé en septembre, continue de s’agrandir en ce sens. Je serai ravie de vous rencontrer dans les différentes réunions à travers la France qui seront organisées dans les prochaines semaines, pour que nous puissions ensemble échanger sur la société que nous voulons.
Martine Wonner
Députée du Bas-Rhin

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